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QUOI DE NEUF SUR NOTRE PLANETE
LA FRANCE NON RECONNAISSANTE
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 La géopolitique des grandes nations

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Tite Prout
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Tite Prout

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07012007
MessageLa géopolitique des grandes nations

L’union européenne : un grand dessein en panne
L’Union européenne, créée officiellement en 1992, rassemble vingt-cinq États. Ces États sont indépendants politiquement et c’est pourquoi l’Union européenne n’est pas réellement un ensemble géopolitique. De plus, elle n’a pas de président officiel pouvant parler en son nom .

I. La mécanique des contradictions
La construction de l’Union européenne débute en 1950 avec six États fondateurs. Politiquement, certains États sont en conflit : Allemagne, France et Angleterre. L’association économique qu’est le « Marché commun » (1957) n’a pas fait disparaître les rivalités pour autant.

L’augmentation du nombre de membres de l’Union européenne oblige les États à mieux se coordonner. On projette alors l’adoption d’une éventuelle constitution européenne. Dans certains pays tels que l’Espagne et l’Allemagne, les députés l’ont simplement approuvée. Par contre, aux Pays-Bas et en France, c’est seulement par référendum que la constitution sera acceptée. Dans ces deux pays, elle n’a pas été acceptée. Tout le processus est bloqué et cela satisfait la Chine et les Américains .

- Chronologie de la constitution européenne – Voir page 90.

L’Union européenne est une nouvelle construction géopolitique puisqu’elle rassemble des États qui ont voulu faire partie de la fédération.
L’élargissement du « Marché commun » se fait avec l’idéologie qu’ensemble, les communistes et le monde libre allaient vivre en paix, car le contexte est celui de l’après deuxième Guerre mondiale et pendant la Guerre froide. Les États-Unis sont favorables à cet agrandissement puisque cela rapporte des capitaux aux Américains. Pour les gens de gauche, cette union représentait les ambitions américaines dont l’Union soviétique. On craignait alors que l’Allemagne se réarme ce qui a fait tomber le projet d’une communauté européenne de défense (CED) . LA Communauté européenne du charbon et de l’Acier (CECA) est créée en 1951 entre six États.

L’élargissement du « Marché commun » au domaine agricole et la libre-circulation des produits s’appliquent en 1993. La communauté européenne est économiquement viable ce qui pousse l’Angleterre à y entrer en 1961. Ce n’est qu’en 1972 que ce dernier pays entre officiellement dans la CEE avec le Danemark et l’Irlande. En 1986, c’est le tour de l’Espagne et du Portugal d’entrer dans la CEE.

En 1992, les accords de Maastricht sont signés par les douze États de la CEE, qui se nomme dorénavant l’Union européenne. Une monnaie commune est adoptée et un cadre diplomatique. En 1995, l’Autriche, la Suède et la Finlande s’intègrent. La Suisse, même aujourd’hui, n’est toujours pas membre de l’Union européenne. En 1999, c’est le tour des trois États baltes (Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie et Slovénie) de s’intégrer. Chypre et Malte y entrent par la suite ce qui crée « l’Europe des Vingt-Cinq » .

II. Le malaise des promoteurs de l’Union européenne
Lors de difficultés étatiques, les gouvernements imputaient souvent la faute sur le « maquis institutionnel » de l’Union européenne .
En 2003, lors de la préparation de l’invasion irakienne par les Américains, les pays de l’Union européenne sont divisés. Pendant que la plupart des pays sont du côté américain, la France, Belgique, Suisse, Allemagne, Suède, Finlande, l’Autriche et l’Irlande sont contre.

La France, quel rôle pour demain?
La géopolitique de la France est caractérisée par des rivalités entre le pouvoir central et celui des collectivités territoriales .
I. Logique interne, logique européenne
La France possède vingt-deux régions découpées en départements pour des projets de coordination . L’idée de l’État-nation est importante en France. Ce pays possède cinq régions où l’on parle une autre langue que le français : le Breton, le Basque, le Catalan, le Corse et l’Alsacien. « La politique de décentralisation et de régionalisation et le développement des revendications régionalistes posent des problèmes géopolitiques internes ».

Bien que l’Union européenne abolit les frontières pour la circulation des produits et personnes, n’en reste pas moins que chaque États sont indépendants politiquement et socialement . Vu le grand ensemble que forme l’Union européenne, les pays ont commencé à se distinguer : il y a les « grands » et les « petits » pays.
L’intégration de la Turquie cause des problèmes puisque c’est un pays musulman et considérant son nombre élevé d’habitants, le nombre de députés à l’Assemblée européenne serait très (trop) important .
L’ambition de la France quant au sujet de l’Europe est surtout d’avoir une Europe puissante et non pas seulement de créer un territoire de libre-échange.

II. La France dans le monde
Le conflit entre la France et son ancienne colonie algérienne a duré sept ans (1954-1962) et ressemblait à une guerre civile autant pour les Français que pour les Algériens. La masse d’Algériens immigrant en France est importante . Même après le conflit, l’immigration algérienne continuait. Les motivations de ces immigrants étaient la recherche de travail et la fuite des rivalités au pouvoir en Algérie.
La guerre d’Algérie terminée, la France se désintéresse de la région maghrébine. Les problèmes géopolitiques de la France se situent alors, en grande partie, dans le sud de la Méditerranée. La France est le pays qui possède le plus de Musulmans de l’Europe . C’est aussi le pays qui a le plus de Juifs.
Lors de la question de l’invasion de l’Irak en 2003, la France et les États-Unis entretiennent des relations houleuses.
Même après l’effondrement de l’Union soviétique, la présence américaine en Europe est importante. Les pays de l’Europe de l’Est ont demandé aux États-Unis de laisser leurs bases militaires sur leurs territoires et de faire partie de l’OTAN .

L’Allemagne au centre de l’Europe
La chute du bloc soviétique marque la fin du « rideau de fer » séparant l’Allemagne de l’Ouest (sous contrôle américain) de l’Allemagne de l’Est (communiste) . L’Allemagne, après l’effondrement soviétique, a toujours entretenue de bonnes relations avec les États-Unis jusqu’à l’invasion de l’Irak en 2003 où elle s’est proclamée indépendante de sa politique internationale en affirmant son désaccord.

Géant économique, nain politique
L’Allemagne n’a pas cherché à reconquérir les territoires perdus lors de la deuxième Guerre mondiale. Après sa défaite, l’Allemagne est devenue une puissance industrielle.

La Grande-Bretagne : le choix intangible du « grand large »
La Grande-Bretagne a été une puissance grâce à la grandeur de son commerce et de sa force militaire. Les indépendances de ses colonies anglaises se sont bien déroulées et ont formées un Commonwealth.
Les relations entre les États-Unis et la Grande-Bretagne sont tendues vers les années 1810 (guerre 1812-1814). Les deux pays se rapprochent lorsque les États-Unis entrent en guerre contre l’Allemagne suite à l’attaque de Pearl Harbor. Les États-Unis apportent alors de l’aide à l’Angleterre qui était alors le seul pays à tenir tête contre Hitler .
Après la deuxième Guerre mondiale, il y a quelques rivalités entre les Américains et l’Angleterre. Ce sont surtout des rivalités économiques entre les compagnies.

III. L’Europe, le Royaume
La Grande-Bretagne est opportuniste dans le sens où elle fait tout en fonction d’un gain économique . De plus, elle prône un élargissement de l’Union européenne pour diminuer la cohérence politique au sein de l’Europe. L’Angleterre refuse d’adopter l’Euro.
L’opinion britannique est confrontée à deux problèmes internes : l’Irlande avec leur refus de se soumettre à la réforme protestante et celui de l’Écosse avec les guerres religieuses du XVIIe siècle .

L’Italie : un État européen de formation récente
Le dictateur Mussolini voulait faire de l’Italie un État central. L’alliance de Mussolini avec Hitler a été fatale puisqu’elle a provoqué une guerre de 1943 à 1945.
La moitié sud de l’Italie pouvait alors être considérée comme des pays en développement et le nord, comme des pays développés. L’Italie était alors séparée en deux : l’Italie du Sud (Mezzogiorno) et l’Italie du Nord (Meridionala).

L’Italie du Sud est gangrenée par des groupes mafieux. Le discours populiste accuse les groupes mafieux du retard économique de l’Italie. L’émigration italienne aux États-Unis est importante. D’autres groupes mafieux font leur apparition (Camorra napolitaine et la N’drangheta de Calabre) .

L’Espagne : le danger des mouvements nationaux
L’Espagne connaît des revendications de nationalisme différent. La Constitution de 1978 a reconnu seize communautés. Les « autonomes » de langue castillane réclame davantage de pouvoir et vise l’indépendance. Le pays basque se distingue par sa langue qui diffère totalement des autres langues de l’Espagne : le portugais, le français, l’italien et l’espagnol.

À la fin du XIXe siècle, la bourgeoisie de Barcelone envisage l’indépendance de l’Espagne .
L’ETA constitue un problème pour l’Espagne. Les mouvements nationalistes basques et catalans refusent la Constitution de 1978 et veulent leur entrée dans l’Union européenne. Ce conflit peut augmenter les tensions géopolitiques dans les pays qui viennent d’entrer dans l’Union européenne (pays Baltes, Pologne, etc.) et qui ont des minorités religieuses ou linguistiques contestant les frontières actuelles .
Les relations entre l’Espagne et les pays hispaniques d’Amérique sont nombreuses.

L’Amérique latine : le rêve impossible de l’unité
Le terme « Amérique latine » a été inventé lorsque l’on a réalisé que les États-Unis et l’Amérique du Sud étaient complètement différents. Le Mexique appartient géologiquement à l’Amérique du Nord bien que ses caractéristiques sociales, économiques et politiques ressemblent davantage à l’Amérique du Sud.

L’Amérique latine ne forme pas un tout uniforme. Il y a d’abord un contraste entre le grand État qu’est le Brésil où la langue est principalement le portugais et la panoplie de petits États dont la langue est le castillan (espagnol). Certains voudraient unir tous ces États qui sont différents. Selon des linguistes, il y a seize aires dialectales différentes .

I. L’Amérique hispanique
L’Amérique latine est caractérisée par un grand nombre de nations. L’Amérique latine est issue de deux grands empires coloniaux : le Portugal et la Castille. Ces deux empires coloniaux ont duré trois siècles. L’Empire espagnol se divise en une quinzaine d’États qui revendiquent l’indépendance malgré tous les efforts de l’Espagne pour calmer cette ardeur, et l’empire du Brésil étend son territoire et devient la République du Brésil .
Il y a une dislocation en Amérique latine suite à la création de plusieurs États qui n’avaient pas les moyens nécessaires pour communiquer entre eux. Le Brésil, lui, réussissait à connecter ses grandes villes vu l’accès au transport maritime.
L’expression « Amérique latine » est purement géopolitique. C’est le jeu de forces entre les États-Unis, l’Amérique du Sud et l’Europe. L’Europe voulait reconquérir ses colonies américaines et les États-Unis ne voulaient plus la présence européenne partout en Amérique.
Ce sont les oligarques créoles qui forment le noyau politique des nations hispaniques. Ils se sont adressés à la classe sociale, autant dans les villes que dans les campagnes. Les multiples guerres, incluant les guerres civiles, n’ont pas été défendues au nom de la nation mais la conséquence en a souvent été une montée du nationalisme.
Le rôle politique de l’oligarchie est réduit à la fin du XIXe siècle à cause de l’immigration européenne et le développement de la classe moyenne. Ces nouveaux acteurs parlent des problèmes sociaux autrefois tenus au silence. On invoque le rôle fondateur d’héros qui a lutté pour l’indépendance du pays .

Les nations d’Amérique latine pendant et après la guerre froide
L’idéologie marxiste influence le continent qui est l’un des trois continents du Tiers Monde (les deux autres étant l’Afrique et l’Asie). Castro prône alors une unité fondamentale et « tricontinentale ». Cette vision rassembleuse était parfois reconnue comme étant une négation de la nation et a alors créé un mouvement anticommuniste et ultranationaliste appuyé par les États-Unis . Les États-Unis ont apporté leur aide aux coups d’États militaires au Brésil (1964), Argentine (1976) et Chili (1973). Des conflits éclatent aussi entre le Brésil et l’Argentine ainsi qu’entre le Pérou et le Chili.

Démocratie et diversité
Dans plusieurs pays d’Amérique latine, la langue espagnole ne prédomine pas sur tout le territoire; une bonne partie de la population a pour langue maternelle une langue indienne. Le multiculturalisme prévaut. Le Mexique est une nation métisse où la langue est l’espagnol. Les Indiens ont souvent des droits particuliers sur leurs territoires.

II. Le cas très particulier de Cuba
L’indépendance de Cuba s’est effectuée bien après les autres États d’Amérique latine. D’abord, Cuba est l’île la plus facilement accessible via l’océan Atlantique . La présence de l’armée espagnole calmait les mouvements révolutionnaires cubains.
La première guerre d’indépendance a lieu en 1878 lorsque deux parties s’affrontent : ceux qui ont libéré les esclaves et ceux qui veulent le maintien de cette pratique. L’armée espagnole a fait échouer le processus. La deuxième guerre d’indépendance débute en 1895 et les Américains y participent en attaquant l’Espagne et gagnent Porto Rico et les Philippines mais échouent à Cuba .
Au début du XXe siècle, la croissance économique et démographique de Cuba est fulgurante. La mafia américaine veut s’y implanter pour contrôler le trafic d’alcool. Batista fait entrer des communistes dans son gouvernement mais doit quitter puisque la constitution cubaine interdit une réélection. Cuba connaît alors le chaos.
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La géopolitique des grandes nations :: Commentaires

Tite Prout
Re: La géopolitique des grandes nations
Message Dim 7 Jan - 19:22 par Tite Prout
En 1953, Castro monte une attaque contre Moncada. Il sera condamné, libéré par Batista et forcé à l’exil. Castro crée « le mouvement du 26 juillet » et débarque sur les côtes orientales de Cuba en décembre 1956. Ce débarquement est un échec et Castro décide de se bâtir un foyer révolutionnaire dans les montagnes avec l’aide américaine .

En janvier 1959, Castro gagne le pouvoir et veut instaurer une réforme agraire. Plusieurs gouvernements précédents ont promis une telle réforme mais ne l’ont jamais appliquée une fois au pouvoir. Les Américains restent stupéfaits lorsqu’ils constatent le sérieux de Castro dans l’application de la réforme. Cette dernière entre en conflit avec les grands sucriers américains. Ces sucriers menacent de supprimer le quota privilégié d’exportation de sucre. En réponse, Castro nationalise les biens américains.

Le Brésil : un nouveau « grand » en puissance
Le Brésil est le plus grand État d’Amérique latine caractérisé par plusieurs sous-ensembles climatiques .
Les inégalités entre le Sud développé et le Nordeste sous-développé sont considérables. Par contre, ces disparités n’ont pas créé des forces séparatistes : l’unité nationale reste très forte ce qui est possiblement attribuable à une même langue commune bien que cet argument reste empiriquement faible. Malgré cette langue commune, les contrastes sociaux sont importants. Quelques tentatives de sécession ont échoué rapidement. L’abolition de l’esclavage s’est fait pacifiquement, et ce, parce que l’armée refusait d’intervenir contre les esclaves.

Vargas occupe la scène politique brésilienne jusqu’en 1964 et veut instaurer la modernisation industrielle et un changement social. Vargas était tantôt situé à gauche avec un réformisme social et parfois à droite avec une dictature corporatiste .
Le Brésil possède aussi des ambitions nucléaires et la communauté internationale le soupçonne de détenir une arme nucléaire ou encore de tenter de la développer .

Contrairement aux autres États d’Amérique latine, c’est la géographie qui est au centre de la nation, et non l’histoire (avec les héros de lutte indépendantiste). Le Brésil n’a pas d’héros fondateur. Donc, la géohistoire avec la géopolitique, aidée par l’armée, a créé cette idée d’état-nation .

Par contre, certains doutes de la nation brésilienne puisqu’il y a de fortes inégalités et les conséquences de la mondialisation apportent souvent son lot de problèmes. Le Brésil possède de grandes ressources agricoles et minières et est l’instigateur du MERCOSUR. Il bénéficie aussi d’une position dominante dans le monde lusophone .

La Russie : un lourd héritage pour quel avenir?
I. Pourquoi cet immense État?
L’Est était déjà très peu habité vu le climat froid. Le peuple russe a alors facilement et graduellement conquis le territoire de l’Est. Le servage a caractérisé le régime des tsars en Russie jusqu’au début du 18ième siècle. En 1917, le régime du tsar est renversé par les Bolcheviks. Le communisme est de mise même dans les États indépendants .
L’Union soviétique créée, Staline a mis en œuvre la « politique des nationalités » puisque l’on veut ciseler le passage de l’empire russe à l’Union soviétique. Cela se concrétise par le développement de particularités culturelles : langue, éducation, etc.
En 1991, le Parti communiste se dissout et l’Union soviétique tombe. La dislocation de l’Union soviétique est attribuable aux ambitions indépendantistes de petites républiques soviétiques telles que la Lituanie, Lettonie et l’Estonie. Malgré le semblant de volonté de maintenir l’Union soviétique ensemble, qui est manifesté par le référendum, lorsque celle-ci tombe en 1991, aucun États contestent leur indépendance au profit de la grande Union.

Au début des années 80, l’U.R.S.S. se trouve de plus en plus en arrière de l’économie mondiale et se fait dépasser par les États-Unis mais aussi par le Japon et l’Allemagne. Les entreprises soviétiques sont mal gérées, l’État contrôle des indicateurs sans tenir compte de la conjoncture des marchés et d’autres aspects mondiaux . Coincé, Gorbatchev témoigne son intérêt d’en terminer avec la Guerre froide.

II. La Russie aujourd’hui et son ancien empire
En 1992, la Yougoslavie se désintègre. Pendant que la séparation de la Yougoslavie enclenche des guerres cruelles, le reste de la République soviétique se sépare pacifiquement.
La Communauté des États indépendants (CEI) est créée entre les républiques slaves. Les autres républiques, sauf les républiques baltes et la Géorgie, manifestent leur intérêt d’y entrer et la CEI s’élargit sans réel mandat, ni vraiment de moyens pécuniaires et militaires .

Les conséquences géopolitiques de la dislocation de la République soviétique n’ont pas été calculées. Mis à part la CEI qui a une mission vague, aucune cohésion n’est entretenue entre les États.
Les Russes appuieront les Américains dans leur lutte contre le terrorisme. Ils incluent les islamistes tchétchènes dans le lot des terroristes. Les oléoducs construits reliant la Caspienne à la Méditerranée créent des remous entre la Russie de Poutine et les États-Unis. La Russie tente de jouer un rôle de plus en plus important au niveau mondial mais aussi du côté européen avec leur placement en première position mondiale quant à sa production de gaz et deuxième pour l’exploitation pétrolière.
La Russie rassemble vingt et une républiques autonomes, cinq territoires et une région autonome. Les nationalités causent des problèmes à la Russie actuelle .

Le Japon : des ambitions géopolitiques limitées
Le Japon a deux caractéristiques essentielles : le fait d’être un État archipel avec une grande unité culturelle et d’avoir fait sa révolution industrielle de façon autonome.

En 1868, l’économie japonaise est en croissance. Une bourgeoisie aristocratique militaire s’est créée suite à l’existence de la propriété privée. Le Japon se dota d’une armée moderne pour contrer l’aristocratie militaire.
La croissance démographique du Japon est importante et le territoire japonais ne suffit plus. Le Japon décide donc d’attaquer la Mandchourie malgré les avertissements de Washington.
Le Japon lance l’attaque de Pearl Harbour en 1941 pour affaiblir l’armée américaine. Les États-Unis décident donc d’avancer dans les îles limitrophes du Japon et de lancer une bombe nucléaire à Hiroshima et à Nagasaki. Le Japon capitule en septembre 1945 . Les États-Unis imposent des mesures strictes pour démanteler l’armée et imposer la démocratie.
L’économe japonaise s’est rapidement redressée suite aux grandes quantités de biens exportés et le bas coût de la main-d’œuvre (travailleurs). De plus, la demande des marchés extérieurs est considérable. Cette croissance est si élevée qu’elle devient la deuxième puissance mondiale en 1970 .
Il connaît toutefois un ralentissement économique dans les années 90. La délocalisation des entreprises, la stagnation du marché intérieur et la précarité des banques japonaises expliquent ce ralentissement.
Les problèmes géopolitiques du Japon se situent au niveau de la revendication de certains territoires.
Tite Prout
Re: La géopolitique des grandes nations
Message Dim 7 Jan - 19:23 par Tite Prout
La Chine : une grande énigme géopolitique
I. À l’origine, un grand mouvement politique
La Chine compte 1,5 milliards d’habitants qui forment un peuple uniforme ce qui la différencie de l’Inde qui possède une population évaluée à un milliard d’habitants mais dont les caractéristiques linguistiques et culturelles sont nombreuses.

Les Han forment la civilisation de la Chine. Leur poussée vers le sud leur donne de nouvelles terres. Les Han ont pratiqué la riziculture. Cette conquête vers le sud a été bloquée par les Vietnamiens et ils sont donc obliger de contourner vers les stipes de l’ouest.

II. La grande humiliation
Au XIXe siècle, la Chine connaît une croissance démographique fulgurante. Des difficultés internes affaiblissent l’État chinois qui ne peut plus résister aux pressions européennes et japonaises . Le faible entretien des digues les a fait éclater et plusieurs révolutions paysannes ont éclatées. De plus, ses relations commerciales avec l’international sont de plus en plus mauvaises. Ces faiblesses intérieures favorisaient les pays extérieurs tels que les pays européens et le Japon . Ces pays ont profité de ces faiblesses chinoises. En 1894, l’armée japonaise remporte la guerre contre la Chine. La Chine a dû alors se soumettre à plusieurs mesures.
En 1991, en Chine du Sud, un mouvement d’intellectuels veut mettre fin à la décadence de l’empire et veut la proclamation de la République dont le premier président était Sun Yat-Sen, un chrétien.

Pendant la première guerre mondiale, les puissances européennes n’avaient pas les forces de contrer la Chine. Le Japon vient à déclarer la guerre à l’Allemagne pour obtenir ses concessions en Chine. La souveraineté du Japon est proclamée dans le traité de Versailles en 1919. Sun Yat-Sen décède en 1925 et est remplacé par le général Tchang Kaï-chek. Il étouffe plusieurs révoltes populaires. Les dirigeants communistes ont dû fuir et se mettre sous la tutelle de leur leader Mao Zedong. La Russie est du côté de Tchang Kaï-Chek.
Les Japonais envahissent la Mandchourie et crées la Mandchoukouo. En 1946, les communistes et Chang Kaï-Chek s’affrontent encore. Les États-Unis ne versent plus d’argent vu la corruption du gouvernement en place et les communistes remportent la majorité de la Chine avec Mao Zedong qui forme la République populaire de Chine en 1949 .

L’ère maoïste
Mao Zedong réforme le système chinois en instaurant une collectivisation agraire, en reconstruisant intensivement le pays et en adoptant quelques autres mesures . Il coupe les liens avec l’Union soviétique et les États-Unis. L’augmentation faramineuse de la population a été un problème pour la Chine qui a été obligée d’imposer des restrictions de natalité. De 1966 à 1976, la « Révolution culturelle » est imposée pour retrouver les idées prolétariennes .

III. L’Empire du Milieu bientôt au cœur du monde.
L’essor économique de la Chine et ses causes géopolitiques
Le dirigeant Deng Xiaping qui remplace le défunt Mao Zedung (mort en 1976) élimine la collectivisation de l’agriculture et instaure un terrain d’entente entre communistes et capitalistes ce qui a fait éclore la croissance économique de la Chine. Cette croissance est aussi attribuable à la surveillance de la haute finance internationale et des grandes banques américaines.

IV. De multiples questions géopolitiques autour de la Chine
D’abord, il y a eu Taïwan qui a été un problème dès la création de la République populaire de Chine en 1949 . Deuxièmement, Hongkong a été aussi un problème mais celui-ci semble réglé depuis 1997. Le litige était, à l’origine, les « guerres de l’opium » . En troisième lieu, la Chine possède des ambitions d’expansion maritime et veut l’annexion des archipels Paracel et Spratly . Le Vietnam et les Philippines revendiquent ou encore seraient prêts à partager ces îles avec la Chine.
En 1951, la Chine veut reconquérir le Tibet pour des motivations géographiques et politiques. Au début du XXe siècle, la Chine impose des mesures antireligieuses et antiféodales suivant la « Révolution culturelle » et le Tibet se tourne donc vers son voisin l’Inde. Le Dalaï-lama, réfugié en Inde, a le soutien de la communauté internationale et est prêt à des compromis

Quatrièmement, la région autonome du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, est un autre problème géopolitique de la Chine. Cette région est aussi nommée le Turkestan chinois. C’est l’extension du monde musulman qui crée des conséquences géopolitiques .

L’Indonésie : au carrefour des civilisations et de l’Islam
L’Indonésie et la Chine entretiennent pendant longtemps de bonnes relations. Après l’indépendance de l’Inde en 1945, des milliers de Chinois et communistes implantés en Indonésie se font assassinés puisqu’on les accusait de préparer un putsch contre le gouvernement vu leur importance économique dans le pays. Le nouvel ordre est assuré avec la coopération des musulmans.
Le général de l’armée, Suharto, a profité de la situation pour promouvoir un parti laïque et développer des liens financiers avec les Américains et les institutions économiques internationales. En 1998, Suharto tombe suite à la crise financière. Sa fille le remplace au pouvoir et a du gérer une rébellion islamique au nord du Sumatra ainsi qu’une révolte catholique à l’est.

L’islam indonésien est une particularité à prendre en considération lors de l’analyse géopolitique de ce pays . La majorité de la population indonésienne est musulmane mais le reste est multiculturelle.
L’Indonésie forme le plus grand ensemble d’îles au monde mais où 10% de sa population habite quatre îles seulement. Sa population est nettement diversifiée. C’est la langue et civilisation malaises qui caractérisent la population. L’Indonésie actuelle est le résultat des rapports géopolitiques de l’Europe occidentale .
L’islam est une religion très pratiquée en Indonésie mais les musulmans le pratique d’une façon ouverte. Sukarno prône une religion monothéiste, sans en choisir une en particuliers. C’est le Pancasila .

L’Union indienne : l’unité dans la diversité
I. Le miracle indien
L’Inde a une très grande diversité linguistique et a un système fédéral. Malgré tout, aucun mouvement ne revendique une séparation. En 1947, l’empire indien se disloque en plusieurs États-Nations. Au niveau démographique, l’Inde occupe le deuxième rang mondial mais ne tardera pas à égaler la Chine. Le Cachemire est le territoire revendiqué par l’Inde. Le terme du « monde indien » est approprié puisqu’il forme une civilisation hindoue et parce qu’il forme aussi un ensemble géopolitique de conflits avec le Pakistan.

Un problème géopolitique : comment l’Inde a-t-elle été colonisée?
Au XVIIe siècle, les empereurs étaient des musulmans de lange persan. Le commerce indien avec sa compétitivité a motivé les Français et Anglais à se mêler des rivalités. Les Anglais l’emportent en 1763. En remportant la guerre en 1757 contre les soldats indigènes, les Anglais contrôlent dorénavant l’administration financière. Par la suite, ils étendent leur influence en éliminant le nombre de principautés ce qui a créé la « Grande Mutinerie » de 1857. Les Anglais ne se risquent plus de confisquer des principautés .
La construction des chemins de fer, d’usine sidérurgiques et de textile est le début de l’industrialisation . Depuis l’indépendance, l’Inde est pratiquement stable avec des élections régulières et une alternance politique.

II. L’Inde, future puissance?
Le PIB de l’Inde équivaut à la moitié de celui de la Chine. Malgré tout, l’Inde est considéré comme un grand acteur vu sa possession de l’arme nucléaire. Suite à l’implication des talibans dans les attentats du 11 septembre 2001, l’Inde se place avec les États-Unis pour lutter contre le terrorisme. L’Inde compte sur cette alliance pour contrer ses deux menaces : Pékin et Islamabad . Cette prise de partie pour les États-Unis va à l’encontre de la tradition indienne du « non-alignement ».
Bien que l’Inde ait instauré des réformes inspirées du socialisme, cela n’a pas été à l’encontre du développement des grandes entreprises capitalistes indiennes. Les musulmans et les hindouistes cohabitent jusqu’ici assez bien, bien que le « terrorisme islamiste » cherche à déstabiliser la région.

Les relations entre l’Inde et la Chine
De 1947 à 1949, l’Inde et la Chine coopéraient mais la conférence anticoloniale de Bandung en 1955 sonne le glas à ce rapprochement. En 1962, un conflit frontalier éclate. En 1998, les essais nucléaires indiens visaient particulièrement la Chine et non pas particulièrement le Pakistan. L’Inde et la Chine signe aussi un « partenariat stratégique pour la paix et la prospérité ».

III. Inde-Pakistan : le chaudron politique
La création du Pakistan en 1947 marque le début de la guerre froide. Le Pakistan coopère avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Irak, l’Iran et la Turquie pour contrer l’influence soviétique au Moyen-Orient . Le Libyen Kadhafi annonce que le Pakistan fournit les États du Moyen-Orient en ressources nucléaires .

Lacoste, Yves. Géopolitique, la longue histoire d’aujourd’hui, Larousse 2006.

Résumé de Laurie Duguay
Re: La géopolitique des grandes nations
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La géopolitique des grandes nations

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