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 La guerre et le « pic pétrolier »

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Tite Prout
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Tite Prout

Nombre de messages : 1737
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 01/06/2005

La guerre et le « pic pétrolier » Empty
08102007
MessageLa guerre et le « pic pétrolier »


La guerre et le « pic pétrolier »








Par F. William Engdahl













Confessions d'un « ex-croyant » de la théorie du pic pétrolier






La guerre et le « pic pétrolier » 741533-907235








La bonne nouvelle est que les scénarios catastrophiques voulant que
l'humanité soit sur le point de manquer de pétrole sont erronés. La
mauvaise nouvelle est que le prix du pétrole va continuer à augmenter.
Le pic pétrolier n'est pas notre problème. La politique l'est. Les
grandes pétrolières veulent maintenir le prix du pétrole élevé. Dick
Cheney et ses amis sont tout aussi disposés à les aider.



Sur une base personnelle, j'ai fait
des recherches sur les questions pétrolières depuis les premiers chocs
pétroliers des années 70. En 2003, j'étais intrigué par quelque chose
qui l'on appelle la Théorie du Pic Pétrolier. Cette théorie semblait
expliquer la décision de Washington autrement inexplicable de tout
risquer dans une agression militaire contre l'Irak.



Les défenseurs de la théorie du pic
pétrolier, dirigés par l'ancien géologue Colin Campbell de British
Petrolium et le banquier du Texas Matt Simmons, soutiennent que le
monde fait face à une nouvelle crise soit, la fin de l'ère du pétrole
bon marché, ou au Pic Pétrolier Mondial peut-être d'ici 2012 ou
peut-être même en 2007. Les réserves de pétrole étant censément à leurs
dernières gouttes. Ils ont fait ressortir la forte hausse des prix de
l'essence et du pétrole de même que le déclin de la production dans la
Mer du Nord, en Alaska et dans d'autres gisements de pétrole, pour
prouver qu'ils avaient raison.



Selon Campbell (note 1), le fait
qu'aucun nouveau gisement de taille comparable à ceux de la Mer du Nord
n'a été découvert depuis la découverte desdits gisements en Mer du Nord
vers la fin des années 60, en est la preuve. D'après certaines
informations, il serait même parvenu à convaincre l'Agence
internationale de l'énergie et le gouvernement suédois. Cependant, cela
ne prouve pas qu'il ait raison.












Fossiles intellectuels ?







L'école du pic pétrolier appuie sa théorie sur les manuels occidentaux
conventionnels de géologie, la plupart écrits par des géologues
états-uniens ou britanniques, qui affirment que le pétrole est un «
combustible fossile », un résidu ou un détritus biologique des restes
fossilisés de dinosaures ou peut-être d'algues, signifiant par le fait
même un produit dont l'approvisionnement prendra fin. L'origine
biologique est centrale à la théorie du pic pétrolier qui est utilisée
pour expliquer pourquoi le pétrole est découvert seulement dans
certaines régions du monde où il s'est géologiquement emprisonné il y a
des millions d'années. Cela signifierait par exemple que les restes de
dinosaures morts ont commencé à être compressés et qu'au cours d'une
période de 10 millions d'années, ils se seraient fossilisés et se
seraient emprisonnés dans des réservoirs souterrains de peut-être 4000
à 6000 pieds (1 à 2 Kms) sous la surface de la terre. Dans des rares
cas, ainsi le veut la théorie, des quantités énormes de matière
biologique devraient avoir été emprisonnées dans des formations de rocs
situées dans les hauts-fonds océaniques telles que dans le Golfe du
Mexique, la Mer du Nord ou le Golfe de Guinée. La géologie devrait
uniquement tenter de comprendre l'endroit où ces poches dans les
couches géologiques, appelées des réservoirs, se trouvent à l'intérieur
de bassins sédimentaires spécifiques.



Une théorie complètement différente
sur la formation du pétrole est apparue en Russie au début des années
50 et elle demeure pratiquement inconnue en Occident. Elle affirme que
la théorie conventionnelle états-unienne sur les origines biologiques
est une absurdité non scientifique qui demeure improuvable. Ils
indiquent que les géologues occidentaux ont prévu à plusieurs reprises
la fin du pétrole au cours du siècle dernier, en attendant d'en trouver
plus, encore plus.



Cette explication sur les origines du
pétrole et du gaz n'existe pas uniquement dans la théorie. L'émergence
de la Russie et auparavant de l'URSS en tant que plus grand producteur
au monde de pétrole et de gaz naturel est basée sur l'application de la
théorie dans la pratique. Cela a des conséquences géopolitiques de
grandes envergures.









La nécessité est mère de l'invention







Dans les années 50, sous le voile du « rideau de fer », l'Union
Soviétique faisait face à l'isolement de l'Occident. La guerre froide
battait son plein. La Russie avait peu de pétrole pour faire tourner
son économie. Trouver suffisamment de pétrole sur son propre territoire
était une priorité de sécurité nationale émanant des hautes autorités.
Les scientifiques de l'Institut de physique de la terre de
l'Académie russe des sciences de même que ceux de l'Institut des
sciences géologiques de l'Académie ukrainienne des sciences ont
commencé à mener une enquête fondamentale vers la fin des années 40 :
D'où provient le pétrole ?



En 1956, le professeur Vladimir
Porfir'yev a présenté leurs conclusions : « Le pétrole brut et le gaz
naturel n'ont aucun relation intrinsèque avec la matière biologique
près de la surface de la terre. Ce sont des matériaux primitifs qui ont
jailli des profondeurs abyssales. » Les géologues soviétiques venaient
de tourner la géologie orthodoxe occidentale sens dessus dessous. Ils
ont nommé leur théorie sur les origines du pétrole, la théorie «
abiotique » c'est-à-dire non biologique, pour la différencier de la
théorie occidentale sur les origines biologiques.



S'ils avaient raison, les réserves de
pétrole sur terre seraient limitées seulement par la quantité de
constituants d'hydrocarbure présents dans les entrailles de la Terre au
moment de sa formation. La disponibilité du pétrole dépendrait
uniquement de la technologie pour forer des puits ultra profonds et
pour explorer dans les régions intérieures de la terre. Ils ont
également réalisé que d'anciens gisements pourraient être restaurés et
pourraient continuer à produire à la manière de gisements qui se
remplissent à nouveau par eux-mêmes. Ils affirment que le pétrole se
forme dans les profondeurs de la terre, dans des conditions de très
haute température et sous de très hautes pressions comparables à celles
requises pour la formation des diamants. « Le pétrole est un matériel
primitif d'origine abyssale qui est acheminé sous haute pression par
l'intermédiaire d'éruptions « à froid » dans la croûte terrestre, » a
déclaré Porfir'yev. Son équipe a écarté l'idée que le pétrole est un
résidu biologique des restes fossiles végétal et animal et la considère
comme un canular conçu pour perpétuer le mythe de l'approvisionnement
limité.









Défier la géologie conventionnelle







L'approche scientifique russe et ukrainienne radicalement différente
des origines du pétrole a permis à l'URSS de faire d'immenses
découvertes de gaz et de pétrole dans des régions précédemment jugées
peu propices à la présence de pétrole selon les théories d'exploration
géologiques occidentales. La nouvelle théorie sur le pétrole a été
utilisée au début des années 90, bien après la dissolution de l'URSS,
pour forer du pétrole et du gaz dans une région tenue pendant plus de
quarante-cinq ans pour être un bassin géologiquement stérile, le bassin
Dnieper-Donets, situé entre la Russie et l'Ukraine.



Suivant leur théorie abiotique (non
fossile) des origines abyssales du pétrole, les géophysiciens et les
chimistes pétroliers russes et ukrainiens ont commencé par une analyse
détaillée du passé tectonique et de la structure géologique du sous-sol
cristallin du bassin de Dnieper-Donets. Après des analyses tectoniques
et des analyses de la structure profonde du secteur, ils ont fait des
investigations géophysiques et géochimiques.



Un total de soixante et un puits a été
foré, dont trente sept étaient commercialement productifs, représentant
ainsi un taux extrêmement impressionnant de succès d'exploration de
près de 60%. La taille du champ découvert est comparable au North Slope
en Alaska. En revanche, le forage sauvage des États-Unis a été
considéré un succès avec un taux de réussite de 10%. Neuf des dix puits
sont pour ainsi dire « des trous secs. »



L'expertise géophysique russe
permettant de trouver du pétrole et du gaz a été hermétiquement
enveloppée dans le traditionnel voile soviétique de la sécurité d'état
pendant l'ère de guerre froide et elle est demeurée en grande partie
inconnue des géophysiciens occidentaux qui ont continué à enseigner les
origines fossiles et par conséquent, les sévères limites physiques du
pétrole. Lentement elle commence à naître auprès de quelques stratèges
à l'intérieur et autour du Pentagone bien après la guerre contre l'Irak
de 2003, à l'effet que les géophysiciens russes pourraient être «
quelque chose » d'une importance stratégique majeure.



Si la Russie avait le savoir-faire
scientifique et que les milieux géologiques occidentaux ne le
possédaient pas, la Russie aurait alors en mains un atout stratégique
aux conséquences géopolitiques majeures. Il n'y aurait rien d'étonnant
à ce que Washington veuille ériger un « mur d'acier » comportant un
réseau de bases militaires et de boucliers antimissile autour de la
Russie, afin de couper ses liens portuaires et ses oléoducs destinés à
alimenter l'Europe de l'ouest, la Chine et le reste de l'Eurasie. Le
pire cauchemar de Halford Mackinder, c'est-à-dire le développement
d'une coopération suite à la convergence des intérêts mutuels des
principaux états d'Eurasie, soutenus par la nécessité et le besoin en
pétrole pour maintenir la croissance économique, se réaliserait.
Ironiquement, c'était ce [motif] flagrant pour les États-Unis de
s'emparer de la vaste richesse de pétrole de l'Irak et éventuellement
de l'Iran, qui catalyse cette coopération plus étroite entre les
ennemis eurasiens traditionnels, la Chine et la Russie, et qui catalyse
une plus grande prise de conscience de la part de l'Europe de l'Ouest
que leurs options s'amenuisent.









Marion King Hubbert, le King de la théorie du pic pétrolier







La théorie du pic pétrolier prend ses assises sur un document publié en
1956 par feu Marion King Hubbert, un géologue du Texas travaillant pour
la société Shell. Il a affirmé que la production des puits de pétrole
est semblable à la courbe d'une cloche et une fois que le « pic » est
atteint le déclin inévitable suit. Il a prévu que la production de
pétrole aux États-Unis atteindrait son pic en 1970. En homme modeste,
il a nommé la courbe de production qu'il a inventée, la courbe de
Hubbert, et son pic, le Pic de Hubbert. Lorsque le rendement de
l'extraction de pétrole aux États-Unis a commencé à diminuer autour de
1970, Hubbert a gagné une certaine renommée.
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La guerre et le « pic pétrolier » :: Commentaires

Tite Prout
Re: La guerre et le « pic pétrolier »
Message Lun 8 Oct - 20:16 par Tite Prout
Le seul problème est que le pic ne
dépendait pas de l'épuisement de la ressource dans les gisements de
pétrole des États-Unis. Il y a eu un « pic » parce que Shell, Mobil,
Texaco et les autres associés de Saudi Aramco ont inondé le marché des
États-Unis avec des importations du Moyen-Orient très bon marché,
exonérées de tarifs douaniers, à des prix si bas que plusieurs
producteurs en sol US, de la Californie et du Texas, ne pouvaient plus
concurrencer et ils ont été forcés de fermer leurs puits.












Le succès du Vietnam







Tandis que les multinationales pétrolières états-uniennes étaient
occupées à contrôler les grands champs facilement accessibles de
l'Arabie Saoudite, du Koweït, de l'Iran et des autres secteurs de
pétrole bon marché et abondants au cours des années 60, les Russes
s'occupaient à tester leur théorie abiotique (non fossile). Ils ont
commencé à forer dans une région de la Sibérie considérée stérile. À
cet endroit, ils ont développé onze gisements majeurs de pétrole et un
champ géant basés sur leurs évaluations géologiques abyssales et «
abiotiques ». Ils ont foré dans la roche cristalline du sous-sol et ils
ont découvert de l'or noir à une échelle comparable à la North Slope en
l'Alaska.



Ils ont par la suite été au Vietnam
dans les années 80 et ils ont offert de financer les coûts de forage
pour démontrer que leur nouvelle théorie géologique fonctionnait. Le
gisement de pétrole du Tigre Blanc au Vietnam foré en mer par la
société russe Petrosov dans la roche de basalte à environ 17 000 pieds
de profondeur (quelque 5 kilomètres sous terre) permet l'extraction de
6 000 barils de pétrole par jour pour alimenter l'économie affamée
d'énergie du Vietnam. En URSS, les experts géologues russes abiotiques
ont perfectionné leurs connaissances et l'URSS en est devenue le plus
grand producteur de pétrole au monde vers le milieu des années 80. Peu
en Occident ont compris pourquoi ou ont pris la peine de se le
demander.



Le Dr J.F. Kenney est l'un des rares
géophysiciens occidentaux a avoir enseigné et a avoir travaillé en
Russie, étudiant sous Vladilen Krayushkin, celui-la même qui a
développé l'énorme bassin de Dnieper-Donets. Kenney m'a dit dans une
récente entrevue que « d'avoir produit la quantité de pétrole que le
seul champ de Ghawar (en Arabie Saoudite) a produite jusqu'à
aujourd'hui, aurait nécessité un cube de détritus fossilisé de
dinosaures, en supposant une efficience de transformation à 100%,
mesurant 19 miles de profondeur, de largeur et en hauteur. (Soit
environ 30 Kms en hauteur en largeur et en profondeur) » En bref, une
absurdité.



Les géologues occidentaux ne se
donnent pas la peine de présenter la preuve scientifique des origines
fossiles. Ils l'affirment simplement comme une sainte vérité. Les
Russes ont produit des volumes de documents scientifiques, la plupart
en russe. Les journaux occidentaux dominants n'ont aucun intérêt à
publier une telle vision révolutionnaire. Des carrières et des
professions universitaires entières sont après tous en jeu.












Fermer la porte







L'arrestation en 2003 du russe Mikhail Khodorkovsky, de la société
pétrolière Yukos Oil, a eu lieu juste avant qu'il ne puisse vendre une
part majeure de Yukos Oil à ExxonMobil à la suite d'un entretien privé
que Khodorkovsky a eu avec Dick Cheney. En obtenant cette participation
dans Yukos Oil, Exxon aurait eu le contrôle du plus grand ensemble de
ressources au monde de géologues et d'ingénieurs qualifiés dans les
techniques abiotiques de forage en profondeur.



Depuis 2003, le nombre de
scientifiques russes qui partageaient leurs connaissances a nettement
diminué. Des offres au début des années 90 pour partager leurs
connaissances avec les États-Unis et d'autres géophysiciens du pétrole
ont été froidement rejetées selon des géophysiciens états-uniens
impliqués.



Alors pourquoi une guerre à haut
risque pour contrôler l'Irak? Depuis maintenant un siècle que les
grandes sociétés pétrolières US et leurs alliées des pays occidentaux
contrôlent le pétrole mondial par l'intermédiaire du contrôle de
l'Arabie Saoudite, du Koweït et du Nigeria. Aujourd'hui, en voyant les
gisements géants de pétrole se tarir, les sociétés perçoivent les
gisements de pétrole contrôlés par les gouvernements de l'Irak et de
l'Iran comme la plus grande réserve de pétrole bon marché et facile [à
forer] qui subsistent encore à ce jour. Avec la demande énorme en
pétrole de la Chine et maintenant de l'Inde, il devient un impératif
géopolitique pour les États-Unis de prendre directement le contrôle
militaire de ces réserves au Moyen-Orient le plus rapidement possible.
Le vice-président Dick Cheney est arrivé à son poste actuel via
Halliburton Corporation, la plus grande société au monde de services
géophysique dans le domaine pétrolier. La seule menace potentielle à ce
contrôle du pétrole par les États-Unis s'avère justement se trouver à
l'intérieur de la Russie et avec les géantes sociétés russes maintenant
contrôlées par l'État. Hum!



Selon Kenney, les géophysiciens russes
ont utilisé les théories du brillant scientifique allemand Alfred
Wegener au moins 30 ans avant que les géologues occidentaux aient «
découvert » Wegener dans les années 60. En 1915, Wegener a publié la
théorie novatrice, « La genèse des Continents et des Océans », qui
suggère qu'il y a plus de 200 millions d'années, il existait un
super-continent unique « La Pangée » et qu'il a été séparé dans la
forme actuelle des continents par ce qu'il a appelé « La dérive des
continents. »



Jusqu'aux années 60, les présumés
scientifiques des États-Unis tels que le Dr Frank Press, alors
conseiller en science de la Maison Blanche, faisait référence à Wegener
comme étant un « fou. » Des géologues à la fin des années 60 ont été
forcés de ravaler leurs propos alors que Wegener offrait la seule
explication qui leur a permis de découvrir les vastes ressources
pétrolières de la Mer du Nord. Peut-être que dans quelques décennies,
les géologues occidentaux repenseront leur mythologie sur les origines
fossiles et réaliseront ce que les Russes connaissent depuis les années
50. Entre-temps, Moscou possède un atout énergétique majeur.



F. William Engdahl est l'auteur de A
Century of War: Anglo-American Oil Politics (Un siècle de guerre : la
politique anglo-US du pétrole) Pluto Press Ltd.
Son prochain livre, Seeds of Destruction : The Hidden
Agenda of Genetic Manipulation (Les semences de la destruction:
L'agenda cachée des manipulations génétiques)

Il peut être contacté via son site web www.engdahl.oilgeopolitics.net.





Traduction de Dany Quirion pour Alter Info





Note du traducteur


(1): Dans la communauté francophone plusieurs soutiennent, avec les
mêmes arguments, la théorie du Pic Pétrolier en prétendant à la fois
qu'aucun gisements de pétrole en importance n'a été découvert depuis
les années 60 et que les gisements actuels sont sur le point de se
tarir. Pour seul exemple, je nommerai le journaliste d'enquête français
Éric Laurent.




Référence vidéo sur ce site : http://www.alterinfo.net/Eric-Laurent-La-face-cachee-du-Petrole-video





Référence écrite que votre honorable serviteur a lui-même déposé sur ce
site avant de devenir à son tour un « ex-croyant » de la théorie du Pic
Pétrolier : http://www.alterinfo.net/La-face-cachee-du-petrole













Lundi 08 Octobre 2007




danyquirion@videotron.ca
 

La guerre et le « pic pétrolier »

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