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 Traite négrière: Lorient se tourne vers son passé

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mihou
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15082006
MessageTraite négrière: Lorient se tourne vers son passé

lundi 14 aout 2006, 15h41
Traite négrière: Lorient se tourne vers son passé
Par Clarisse LUCAS

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LORIENT (AFP) - Colloque, exposition: feuilletant les pages d'une histoire méconnue, Lorient se souvient sans tabous, près de trois siècles plus tard, d'avoir tenu l'un des tous premiers rôles dans la traite négrière française.
Jusqu'au 15 octobre, l'exposition "Comptoirs d'Afrique" rappelle que la Compagnie des Indes, à l'origine de la création de ce port, avait reçu en 1719 le monopole royal de la traite.

"De 1723 à 1725, Lorient a été le premier port négrier français", remarque Brigitte Nicolas, conservateur en chef du musée de la Compagnie des Indes, qui accueille cette exposition dans la citadelle de Port-Louis, vigie à l'entrée de la rade de Lorient.

Avant la fin du XVIIème siècle, "des intérêts français furent sans aucun doute activés dans le trafic négrier". "Mais c'est dans la +mise en valeur+" par la France de la partie ouest de Saint-Domingue (pour l'essentiel, l'actuelle Haïti) "que les choses s'accélèrent", constate l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, spécialiste de cette période.

Très active dans le commerce maritime dès le Moyen Age, la Bretagne est une des premières régions à participer à ce trafic. Non "à cause d'une +vocation+ particulière", mais d'abord parce "qu'elle dispose des moyens humains, techniques et financiers nécessaires afin de s'engager dans un commerce à la fois long, aléatoire et coûteux", souligne l'universitaire.

Olivier Pétré-Grenouilleau a assuré la direction scientifique d'un colloque organisé en mai dernier, à l'occasion de la commémoration du bicentenaire de l'abolition de l'esclavage, sur "Lorient, la Bretagne et la traite, XVIIè-XIXè siècles".

Il observe que si la Compagnie des Indes -société d'Etat fondée par Colbert en 1664- a progressivement concédé son monopole à des armateurs privés, Lorient a continué à tirer avantage de la traite pendant des années: la Compagnie percevait une redevance sur chaque captif échangé et réalisait des bénéfices sur les produits utilisés dans les transactions.

La période 1720-1739 marque l'apogée de la traite lorientaise, représentant alors environ le quart de son activité globale. La Compagnie ramène d'Inde des "Indiennes", des tissus particulièrement recherchés par les Africains et servant, entre autres, de monnaie d'échange pour acheter des esclaves. Ceux-ci sont emmenés vers Saint-Domingue mais aussi vers la Louisiane et les Mascareignes (actuelles îles Maurice et de la Réunion).

Les guerres franco-britanniques provoquent le déclin de la traite lorientaise entre 1740 et 1770. A cette date, la Compagnie des Indes s'en désengage totalement après avoir armé près de 160 expéditions, en priorité vers la Sénégambie et le golfe de Guinée. Les 25 navires de traite qui partiront ensuite de Lorient jusqu'en 1791 seront le fait d'armateurs privés.

Parmi la centaine d'objets présentés à Port-Louis, une "facture de captifs", datant de 1723. Y figurent le nom et l'âge -entre 18 et 25 ans- de 100 captifs de sexe masculin, razziés dans la région du haut fleuve Sénégal et amenés jusqu'à Saint-Louis, 400 km en aval, où un certain Nicolas Lambert, chargé de la traite intérieure, les remet au sieur Quiron, garde-magasin de la Compagnie des Indes au fort Saint-Louis.

Pour le maire de Lorient, Norbert Métairie, il s'agit enfin d'"aborder l'histoire sans tabous et avec lucidité" et de faire le lien avec "les fondements de l'esclavage moderne, de l'intolérance, du racisme et de la xénophobie".

http://fr.news.yahoo.com/14082006/202/traite-negriere-lorient-se-tourne-vers-son-passe.html

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