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 Venezuela:Chavez claque la porte du FMI et de la BM

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mihou
Rang: Administrateur
mihou

Nombre de messages : 8092
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

Venezuela:Chavez claque la porte du FMI et de la BM Empty
02052007
MessageVenezuela:Chavez claque la porte du FMI et de la BM

Venezuela

Chavez claque la porte du FMI et de la BM

Venezuela:Chavez claque la porte du FMI et de la BM Venezuela_orenoque_rtrs200Des ouvriers célèbrent la nationalisation des champs pétrolifères de la Ceinture de l'Orénoque.
(Photo: Reuters)

Le
président vénézuélien Hugo Chavez a décidé de retirer son pays du Fonds
monétaire international et de la Banque mondiale, deux organisations
responsables, selon lui, de la pauvreté en Amérique du sud. Elles
seraient remplacées par une institution bancaire régionale. Dans le
même temps, Hugo Chavez poursuit sa politique de reprise en main des
industries stratégiques. Après l’électricité et les télécommunications,
c’est au tour du secteur pétrolier.


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«J’annonce notre sortie de la Banque
mondiale et du Fonds monétaire international. Ils doivent nous rendre
les fonds. Il vaut mieux que nous sortions avant qu’on nous ait pillés.
Pourquoi ? Parce que ces deux institutions sont en crise
». C’est
par cette déclaration que le bouillant président vénézuélien a
formalisé, lundi 30 avril, le départ de son pays des deux institutions
financières internationales. Dans une allocution à l’occasion de la
Fête du 1er mai diffusée à la télévision nationale, Hugo Chavez a
annoncé ce retrait quelques semaines après que le Venezuela eut
remboursé sa dette auprès de la Banque mondiale.
Depuis quelques années, le FMI est confronté à une crise de
légitimité, notamment en Amérique latine, où il fait face à une vague
de mécontentement grandissante. Les deux institutions financières
internationales ont été créées, il y a plus de 60 ans, pour aider au
bon fonctionnement de l'économie mondiale et lutter contre la pauvreté.
Dominées depuis leur naissance par les Etats-Unis et l'Europe en vertu
d'un accord informel -les premiers dirigent la Banque mondiale et les
seconds le FMI-, ces organisations sont aujourd'hui contestées.
Le contrôle du pétrole de l’Orénoque
Comme le Brésil, l’Uruguay et l’Argentine qui ont remboursé, par
anticipation, une grande partie de leurs dettes grâce à la croissance
économique retrouvée, le Venezuela, avec cinq années d’avance, a
remboursé tout ce qu’il devait à la Banque mondiale. En effet, la manne
issue du boom pétrolier a permis au pays de rembourser sa dette qui
était de trois milliards de dollars à son arrivée au pouvoir en 1999.
Du coup, le président Chavez demande à présent des comptes. Il a
notamment réclamé la restitution des quote-parts versées par son pays
au FMI et à la Banque mondiale, en tant que sociétaire de ces
institutions. Soit quelques milliards de dollars. Et l’anti-américain
président vénézuélien d’expliquer qu’il souhaite «créer une institution bancaire régionale qui se substituerait à ces deux organisations» accusées d’être «des mécanismes de l’impérialisme destinés à exploiter les pays pauvres».
En février dernier, le chef d’Etat vénézuélien a lancé l’idée d’une
«Banque du Sud» censée promouvoir la solidarité entre pays
latino-américains. Le projet a reçu le soutien de l’Argentine, la
Bolivie, l’Equateur et depuis peu, du géant brésilien. Reste que tous
ces pays ne disposent pas, comme le Venezuela, d’une extraordinaire
manne pétrolière qui lui a permis de rembourser sa dette.
Toujours dans le but de conforter son indépendance, Hugo Chavez
poursuit sa politique de reprise en main des industries stratégiques.
Après l’électricité et les télécommunications, le pays reprend le
contrôle du secteur pétrolier. Seul membre latino-américain de l’OPEP
et cinquième producteur mondial, le Venezuela a donc décidé de
récupérer les gigantesques gisements de la Ceinture de l’Orénoque dans
l’est du pays. Cette région est gorgée de réserves de pétrole brut
lourd et visqueux, jugé peu exploitable jusqu’à ces dernières années.
Mais les avancées technologiques et la flambée des cours du prix du
brut ont changé la donne. Le 27 avril dernier, le président a ainsi
annoncé la poursuite de la nationalisation du pétrole.
Dans les faits, la plupart des grandes compagnies pétrolières
internationales - comme ExxonMobil, BP ou Total - si elles veulent
continuer à exploiter les gisements, sont tenues d’accepter de céder la
majorité du capital de leur filiale locale à l’entreprise publique
Petroleos de Venezuela (PVDSA). Le président Chavez a promis
d’indemniser les sociétés étrangères pour la cession d’actions. Or les
finances du gouvernement sont au plus bas. En effet, le rachat des
parts des trois compagnies américaines dans les secteurs de
l’électricité et des télécommunications a grevé le budget de l’Etat.
Les finances de PVDSA sont également dans le rouge. L’an dernier, le
groupe pétrolier national a dépensé près de 13 milliards de dollars
pour financer les programmes sociaux du gouvernement. D’où l’hypothèse
émise par plusieurs analystes de payer les sociétés étrangères en
barils d’or noir.



par Myriam
Berber
Article publié le 01/05/2007 Dernière mise à jour le 01/05/2007 à 15:20 TU


http://www.rfi.fr/actufr/articles/089/article_51459.asp

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Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
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