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 Amérique latine:offensive de charme de Bush

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Tite Prout
Maître de Cérémonie du forum
Tite Prout

Nombre de messages : 1737
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 01/06/2005

Amérique latine:offensive de charme de Bush Empty
09032007
MessageAmérique latine:offensive de charme de Bush

L’offensive de charme de George W. Bush

Amérique latine:offensive de charme de Bush Bush_lula_green_afp200Manifestants de l'organisation Greenpeace au Brésil. La tournée de George W. Bush en Amérique latine ne sera pas sans danger.
(Photo: AFP)

Le
président des Etats-Unis ne jouit pas d’une très grande popularité chez
ses voisins du sud du continent américain. George Walker Bush a
pourtant entamé, jeudi, au Brésil, une tournée qui le conduira dans
cinq pays d’Amérique latine. Dans les bagages du président, un nouveau
programme d’aide financière et humanitaire. Par ce biais, le président
américain espère pouvoir se débarrasser de «l’odeur de soufre», que son homologue vénézuélien Hugo Chavez lui trouve.


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La formule magique avec laquelle George W.
Bush compte ouvrir les cœurs des Latinos : l’éthanol. C’est au travers
du biocarburant que le président américain veut donner un nouveau
souffle aux relations entre les Etats-Unis et les cinq pays qui
figurent au programme de sa visite : le Brésil, l’Uruguay, la Colombie,
le Guatemala et enfin le Mexique. L’enjeu économique est important pour
les pays d’Amérique latine. Car l’objectif, fixé par Bush, est de
remplacer 20% de la consommation américaine de pétrole par des
biocarburants d’ici 2017. Le coup d’envoi de cette nouvelle ère sous le
signe de l’éthanol devrait être donné ce vendredi à Sao Paulo. Les
deux premiers producteurs de ce biocarburant au monde, les Etats-Unis
et le Brésil, veulent y signer un accord-cadre pour développer ensemble
des modes de raffinage et des standards communs.
La coopération envisagée provoque cependant l’inquiétude aux
Etats-Unis même: Les agriculteurs américains, spécialisés dans les
cultures de maïs, craignent la rude concurrence de l’éthanol brésilien,
bien moins cher en production car issu de la canne à sucre. Mais la
résistance nationale ne vaut pas les intérêts internationaux de George
W. Bush : finaliser une coopération avec son homologue Lula da Silva
pour de la production d’éthanol lui permet de s’émanciper du pétrole
venant de pays qui lui sont moins favorables. Notamment le Venezuela
qui est, avec environ 1,5 millions de barils par jour, l’un des quatre
principaux fournisseurs de pétrole des Etats-Unis.
D’autres sujets que le biocarburant vont être abordés pendant la
quatrième visite du président américain dans la région : En Uruguay,
par exemple, la délégation venue de Washington évoquera la possibilité
d’un soutien américain à un gouvernement de gauche à condition que
celui-ci fasse le nécessaire en matière de lutte contre la corruption
et d’ouverture commerciale. En Colombie, devant son grand allié, le
président conservateur Alvaro Uribe, George W. Bush ne pourra
probablement pas éviter le dossier de la lutte contre la drogue et
l’insécurité. Depuis le lancement, en 2000, du «Plan Colombie»,
le gouvernement de Bogota a reçu la somme impressionnante de 5
milliards de dollars pour se battre contre la production de cocaïne,
dont la Colombie est producteur et fournisseur numéro un au niveau
mondial.
Au Guatemala et au Mexique, enfin, les Américains vont essayer de
parler du dossier de l’émigration. Près de 5 millions de Mexicains et
un million de Guatémaltèques vivent clandestinement aux Etats-Unis. Le
mur, construit par Washington le long d’une partie de la frontière
américano-mexicaine, n’a pas pu régler définitivement ce problème
délicat. Le nouveau président Felipe Calderon devrait alors essayer
d’obtenir de son homologue un investissement pour le développement du
Mexique, en argumentant : «Il serait plus utile, pour réduire l’immigration, de construire un kilomètre de route que dix kilomètres de mur
En bref : la tournée de George W. Bush en Amérique latine est
surchargée et non sans danger. Car avant même de poser le pied sur le
sol sud-américain, le président des Etats-Unis est attendu par de
nombreuses manifestations. A Montevideo, la capitale de l’Uruguay, de
nombreux graffitis tels que «Bush dehors» ou «Bush assassin»
envahissent déjà les murs ; et le quotidien uruguayen La Repubblica a annoncé en titre la venue du «prédateur».
Bush à la reconquête d’une région délaissée pendant six ans
Autrefois, l’Amérique latine était une des priorités sur l’agenda de
George W. Bush. Mais les attentats du 11 septembre 2001 ont absorbé
toute l’attention de Washington. Pendant que les Etats-Unis
s’occupaient du Proche et du Moyen-Orient, la chaise ainsi abandonnée
en Amérique du Sud a été vite récupérée par d’autres, notamment par le
charismatique Hugo Chavez.
La pauvreté et les inégalités persistantes en Amérique latine ont en
effet constitué le terrain idéal pour faire germer les idées du chef de
l’Etat vénézuélien. Celui qui a qualifié son homologue américain de «diable à odeur de soufre»
et qui pense ramener un socialisme du XXIème siècle dans une Amérique
latine unie, a trouvé beaucoup d’adeptes durant ces dernières années.
Et son opposition au grand frère-ennemi du nord est inlassable :
pendant la tournée du président américain, Hugo Chavez présidera, ce
samedi, un grand rassemblement «anti-Bush» organisé par les
organisations d’extrême gauche, à Buenos Aires, pour prôner encore une
fois l’indépendance politique et économique de la région de son grand
concurrent : les Etats-Unis.
Dans ce contexte, George W. Bush va tout faire pour regagner en six
jours la confiance des pays que son administration a négligés pendant
six ans. A cette fin, le chef d’Etat américain n’arrive pas seulement
pour le plus long voyage dans la région de tout son mandat. Il apporte
également dans ses valises des mesures financières et humanitaires non
négligeables censées rivaliser avec l’assistance offerte par le
Venezuela : Un navire-hôpital devrait jeter l’ancre dans douze pays
pour traiter 85 000 personnes et réaliser 1 500 opérations
chirurgicales. De plus, les Etats-Unis envisagent le versement de
75 000 millions de dollars pour soutenir l’étude de l’anglais et 100
millions pour une aide au logement dans la région.
En attendant, la rivalité ouverte et virulente entre Bush et Chavez
commence à sérieusement gêner les présidents des pays d’Amérique
latine. Sous la pression de l’une ou de l’autre idéologie, ils
voudraient pour la plupart rester dans une zone grise au lieu de se
laisser entraîner dans une polarisation dangereuse en choisissant leur
camp.



par Stefanie
Schüler
Article publié le 08/03/2007 Dernière mise à jour le 08/03/2007 à 18:46 TU
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