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 Une Troisième Guerre Mondiale, sinon rien 1

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AuteurMessage
mihou
Rang: Administrateur
mihou

Nombre de messages : 8092
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

Une Troisième Guerre Mondiale, sinon rien 1 Empty
22042006
MessageUne Troisième Guerre Mondiale, sinon rien 1

La capitale birmane a-t-elle été transférée 200 miles plus au nord parce que les Birmans craignent les retombées radioactives en pleine mousson ?


Rangoon, ville située à basse altitude, se trouve sur le trajet des pluies de la mousson qui transporterait éventuellement les retombées radioactives venues d’Iran jusqu’en Asie du Sud et du Sud-est entre le mois de mai et le mois d’octobre. Les villes côtières situées sur l’Océan Indien comme Rangoon, Dhaka, Calcutta, Mumbai, Chennai, et Colombo seraient davantage affectées par de telles retombées radioactives que des villes situées plus en altitude, à cause de l’effet intensificateur joué par l’humidité. Des centaines de fonctionnaires ont reçu l’ordre, avec seulement deux jours de préavis, de plier bagages et de quitter Rangoon pour Pyinmana, ville de montagne, qui jouit d’un climat plus sec.

Au Bengale oriental, le gouvernement de gauche et ses alliés politiques se préparent à organiser des manifestations de masse pendant la visite que Bush doit prochainement effectuer en Inde. Ils protestent contre la guerre en Irak ainsi que contre les menaces qui pèsent sur l’Iran.

Au Yémen, on rapporte que les compagnies pétrolières occidentales s’inquiètent des intentions des États-Unis en Iran : ce pays arabe qui est situé très au sud, est soumis aux pluies tropicales de la mousson susceptibles de se retrouver contaminées après une attaque nucléaire et de constituer une menace pour la santé de leurs employés.


L’administration Bush a fini par renoncer à ses projets, concoctés à la hâte, d’attaque des installations nucléaires et militaires iraniennes avant la présidentielle de 2004. Le 9 octobre, Rumsfeld avait rencontré certains de ses homologues dans le but de les rallier à la cause des frappes, à bord du John F. Kennedy, porte-avions aujourd’hui désarmé. Cette rencontre a été confirmée par le ministre danois de la Défense alors en poste, mais il n’a pas évoqué les thèmes qui y ont été abordés. D’après des témoignages de membres de l’équipage, un « QG. de guerre » spécial avait été installé en vue de coordonner les frappes. La Grande-Bretagne, l’Australie, l’Italie et les Pays-Bas, opposés aux plans d’attaque, n’assistaient pas à la rencontre. Partout dans le monde, les gradés des services de renseignement et ceux de l’armée attendent aussi avec inquiétude les conséquences qu’aurait une attaque de l’Iran par les États-Unis. Il existerait une probabilité très élevée de représailles chiites en Irak, dans la province orientale de l’Arabie Saoudite, au Koweit, à Bahrain, aux Émirats Arabes Unis, au Liban, et en Afghanistan, contre des cibles américaines militaires, diplomatiques, et économiques dans la région.

Les retombées radioactives résultant d’une attaque nucléaire conventionnelle ou tactique causeraient d’importants problèmes avec le Pakistan, l’Inde, la Chine, la Russie, le Japon ainsi qu’avec d’autres pays d’Asie et du Pacifique se trouvant sur la trajectoire des vents ; parmi ces problèmes on pourrait assister à la chute du gouvernement de Pervez Mousharraf au Pakistan, et à son remplacement par un régime islamiste radical doté de l’arme nucléaire, ce qui provoquerait une riposte militaire de l’Inde, une des puissances nucléaires.


En guise de contre-attaque, l’Iran enverrait immédiatement ses missiles Shahab I et II sur la Zone Verte américaine à Bagdad, sur la base aérienne du Qatar, sur la base de la Marine américaine à Bahrain, sur la base de Camp Doha au Kowait, sur la base aérienne Al Seeb à Oman, sur l’aéroport international de Bagdad, sur la base américaine de Kandahar en Afghanistan. L’Iran enverrait aussi ses missiles longue-portée Shahab III sur les villes israéliennes de Tel Aviv, de Haifa, de Beersheba, d’Eilat, et sur le complexe nucléaire israélien de Dimona. L’Iran enverrait également des missiles sur les vaisseaux américains qui naviguent dans le Golfe Persique et sur les sites pétroliers de l’Arabie Saoudite et du Koweit.

Des frappes pourraient aussi entraîner la fin virtuelle de l’OTAN en tant qu’organisation de défense viable, en finissant de séparer Washington de l’Europe. De plus, il se pourrait bien que la Chine choisisse de soutenir financièrement et militairement l’Iran, qui est sa deuxième source en matière d’importation de pétrole après l’Arabie Saoudite, et que la Chine a l’intention de faire transiter par l’Iran le gaz naturel qu’elle achète au Turkménistan. [La Chine importe 60% de son pétrole dont 17% à l’Iran].

Sous l’égide de l’Organisation de coopération de Shanghai (SCO), la Russie a récemment pris part à un exercice militaire auquel participaient en outre la Chine et l’Inde, en cas de velléités expansionnistes des États-Unis en Asie y compris une attaque de l’Iran, qui pourrait devenir membre de la SCO. En août dernier, la Russie et la Chine ont pour la première fois organisé des manoeuvres communes, avec la participation des armées de Terre et de l’Air et de la Marine.

Début décembre 2005, l’Iran a également mis sur pied de vastes manoeuvres à Bandar Abbas sur le Golfe Persique. Le 6 décembre, un C-130 iranien, en provenance de l’aéroport de Mehrabad et se rendant à Bandar, à bord duquel se trouvaient des journalistes iraniens censés couvrir les manoeuvres tomba sur un immeuble de Téhéran, faisant au moins 116 victimes dont 68 journalistes.

Au sein de l’armée américaine et sur toute la planète, les intentions de l’administration néocon de Bush et ses alliés israéliens suscitent de plus en plus de tension.

Wayne Madsen


Wayne Madsen est journaliste d’investigation, auteur d’éditoriaux, d’articles et de livres publiés aux États-Unis.
Depuis 1994 il enquête sur des sujets tels la politique de Washington, la sécurité nationale, et le monde du renseignement. Il a écrit pour The Village Voice, The Progressive, CAQ, Counterpunch, et pour l’Intelligence Newsletter (basée à Paris).

Madsen est l’auteur de Genocide and Covert Operations in Africa 1993-1999 (« Génocide et opérations secrètes en Afrique de 1993 à 1999 »), co-auteur de America’s Nightmare : The Presidency of George Bush II ( « Le cauchemar de l’Amérique : La présidence de George Bush II ») et de Jaded Tasks : Big Oil, Black Ops & Brass Plates (« La routine : pétrole à gogo, opérations clandestines et plaques commémoratives », à paraître). Madsen est également l’auteur de The Handbook of Personal Data Protection (London : Macmillan, 1992) (« Manuel de protection des données personnelles »), un livre qui traite de la législation internationale sur la protection des données et qui a remporté un vif succès.

Madsen, ancien officier de la Marine américaine, avait été affecté à la NSA (National Security Agency, « agence de sécurité nationale ») sous la présidence de Reagan. Il a aussi 20 ans d’expérience en matière de sécurité informatique et de protection des données. En outre, il a travaillé pour le NAVDAC (Naval Data Automation Command), le Départment d’État, RCA Corporation, et CSC (Computer Sciences Corporation).


- Source : Wayne Madsen www.waynemadsenreport.com

- Traduction Catherine-Françoise Karaguezian pour Le Grand Soir.
www.legrandsoir.info/articles.php3 ?id_article=3143
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