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QUOI DE NEUF SUR NOTRE PLANETE
 
LA FRANCE NON RECONNAISSANTE
Ephémerides

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 Mal a la France (fin)

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AuteurMessage
mihou
Rang: Administrateur
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

15112005
MessageMal a la France (fin)

Il y faudrait d'autres institutions politiques, enfin respectueuses de la
séparation des pouvoirs qui, aujourd'hui, n'existe qu’en vague théorie. Il y
faudrait un renouvellement complet de la classe politique. La création d'une
justice qui remette le droit à sa place. La refondation de la police dans une
direction où existerait la présomption d'innocence qui interdirait les contrôles
arbitraires ; où l'action de l'institution serait toute entière tournée vers la
lutte contre le crime.

Il nous faudrait une déréglementation économique générale, associée à une
baisse drastique des impôts et des charges permettant que prenne fin l'asthénie
ambiante, et que se créent des entreprises et des emplois. Une refondation du
système scolaire visant à éradiquer la sélection par l'échec. Il nous faudrait
la mise en place de systèmes équivalents aux systèmes d'equal opportunity
américains des années 1960, de façon à ce que la discrimination ethnique reflue.
Je suis libéral et, en général, opposé à ce type de mesures, mais cette
exception s’impose par la nécessité de contrecarrer le racisme inavoué de la
société française que j’ai souvent constaté.

Il nous faudrait, bien sûr, un retour à un sentiment d'appartenance à la
civilisation occidentale, judéo-chrétienne, et pas seulement chrétienne – les
discours sur les racines chrétiennes de l'Europe que l'on tient en France sont
suspects par leur oubli des apports du judaïsme –. Il faudrait une presse et des
médias libres et réellement pluralistes, et des journalistes ayant eux-mêmes
l'esprit libre.

Il faut constater que le laïcisme forcené oblitère les possibilités de disposer
de repères éthiques et conduit au relativisme qui prédomine actuellement.

Il faut – c’est à la fois une urgence et une priorité d’analyse absolues –
admettre que pour s'intégrer, il faut avoir un emploi, donc vivre dans une
société dynamique et ouverte, et que pour s'intégrer il faut avoir envie de
s'intégrer à quelque chose qui fait envie. Le projet sioniste fait envie à ceux
qui font leur alyah, le rêve américain fait envie ! Par contraste, personne de
sensé ne peut avoir envie aujourd'hui de s'intégrer à la société française, qui
ressemble de moins en moins à quelque chose de viable, et sûrement pas
d’excitant.

Il y faudrait voir, oui, que les musulmans en France ne sont pas des «
envahisseurs » ou des étrangers, mais des gens qui, par millions, sont désormais
français, et il faudrait voir qu'on ne peut construire un islam de France
modéré tout en faisant obséquieusement la courbette, ailleurs, devant l'islam
radical.

Tant de réformes et de changements, disais-je…

Et si, plutôt que d'encenser Arafat, les gouvernants français avaient posé le
conflit israélo-arabe comme opposant une démocratie à des dictatures et à une
mentalité totalitaire, la France n'en serait pas là. Si, plutôt que de soutenir
Saddam pour quelques millions de dollars de plus, les gouvernants français
s'étaient placés dans le camp de ceux qui se battent pour la liberté des
Irakiens et pour la dissémination d'un islam modéré compatible avec la
démocratie, la France n'en serait pas là. Si, plutôt que de tenir des discours
délibérément humiliants vis-à-vis de la Turquie, sous prétexte qu'elle est
musulmane, les dirigeants français avaient parlé en termes nuancés, la France
n'en serait pas là.

On se devait, aussi, de traiter différemment la Bosnie, de s'indigner plus
vite, en France, des massacres de Srebrenica ou de Sarajevo, commis par des
nationalistes serbes partisans de l'épuration ethnique.

Il aurait fallu pour cela, sans doute, que le syndrome français n'existe pas. Or
celui-ci est plus ancien qu'il n'y paraît. La France, depuis plus de deux
siècles, n'a cessé de changer de régimes politiques, ses quatre premières
républiques se sont achevées par la remise des pleins pouvoirs à un autocrate
effectif ou potentiel. Un souverain absolu élu au suffrage universel… ce qui
n’est certes pas le symptôme le moins caractéristique et fondateur du mal dont
je parle.

France était encore un régime autoritaire, raciste et collaborationniste voici
soixante ans. Elle a été au dix-neuvième siècle terre d'élection de
l'antisémitisme. Sous Pétain, on appelait à la dénonciation des Juifs qu'on
déportait ensuite vers la mort. L'attitude présente vis-à-vis des musulmans
s'inscrit dans la droite ligne d'une xénophobie récurrente, dans laquelle
l'anti-israélisme vient prolonger l'antisémitisme ancien. L'anti-américanisme,
quant à lui, vient incarner le refus de prendre en considération les
transformations planétaires et le refus parallèle de cesser de prendre la France
pour le nombril du monde.

Les Français doivent le discerner : ce qu'ils prenaient pour le nombril du monde
est devenu le territoire sur lequel se déroule le naufrage le plus lamentable du
monde développé.

Le verront-ils seulement ?

Le journaliste américain que je citais plus haut disait aussi qu'il y avait des
millions de musulmans aux Etats-Unis, mais qu'il n'y existait pas à leur sujet
les problèmes très graves que connaît la France. Son explication : on intègre
par le travail aux Etats-Unis, on ne pratique pas de contrôles d'identité au
faciès, si un crime est commis, la police et la justice agissent efficacement.
On crée aisément une entreprise aux USA, à l’abri des préjugés et des
innombrables freins administratifs, et ainsi l'ascenseur social fonctionne mieux
que jamais.

Aux Etats-Unis, on ne considère pas les musulmans comme des envahisseurs, mais
on s'en prend sans merci à l'islam radical. Dans l'Amérique profonde, qu'on soit
Juif ou chrétien, on prie Dieu, on défend l'éthique judéo-chrétienne. En ce
contexte, non seulement les musulmans s'intègrent par le travail et
l'entreprise, mais ils peuvent coexister avec des gens qui professent une
éthique.

Les bras de l'Amérique sont ouverts à ceux qui veulent aller au bout de leurs
rêves, à ceux qui se reconnaissent dans les valeurs éthiques nées du
judéo-christianisme, même s'ils ne sont pas judéo chrétiens.


L'Amérique est prête à se battre pour la liberté de tous les hommes,
fussent-ils musulmans, et elle est prête à intégrer tous les hommes.

Les bras de la France sont bien moins ouverts. On ne rêve guère en France ou si
on rêve et qu'on a les moyens, on s'en va, car la France d'aujourd'hui n'est
plus propice aux rêves. Si on rêve et qu'on n'a pas les moyens, cela devient
une toute autre chose, et ce n'est pas un hasard si la France détient le record
du monde de consommation d'antidépresseurs et de somnifères. On ne se reconnaît
plus, en France, dans les valeurs éthiques du judéo-christianisme. On ne s'y
bat plus pour la liberté de tous les hommes, et on n'y est plus du tout prêt
pour effectuer l’intégration dont on parle tant et haut.

Le mal français est-il curable ? J'en doute fortement. A court terme, le feu
finira par s'éteindre, l'ordre sera rétabli. Le gouvernement fait des promesses
ineptes et inapplicables qui resteront sans suite – j'en prends tristement le
pari – et qu'il n'a, de toutes façons, pas les moyens de financer dès lors que
les caisses sont vides et les déficits déjà catastrophiques. L'offre politique
au cours des prochains mois oscillera, selon toute vraisemblance, entre
l'apaisement par des gadgets « sociaux » qui ne fera que retarder la prochaine
explosion sans l'empêcher, et le nationalisme autoritaire, qui lui ne retardera
rien. Ou pas très longtemps.
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