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 Les historiens européens et la traite négrière 2

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mihou
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

02062005
MessageLes historiens européens et la traite négrière 2

Les historiens européens et la traite négrière : le poids du mensonge, le choc de la culpabilité...

Source:
http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=58&artsuite=0

L’HISTOIRE DE LA TRAITE NÉGRIÈRE A FAIT COULER BEAUCOUP D’ENCRE ET POURTANT DE NOMBREUSES ZONES D’OMBRES EXISTENT ENCORE SUR CETTE PAGE DE L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ. JEAN PHILIPPE OMOTUNDE A DÉCIDÉ D’ABORDER LE SUJET EN PUBLIANT UN OUVRAGE SUR LE SUJET AUX ÉDITIONS MÉNAIBUC...



AFRICAMAAT : La traite négrière reste un sujet d’actualité car ses effets subsistent encore. Cependant, beaucoup de gens avancent toutes sortes d’idées sur le sujet en disant un peu vite que se sont des nègres qui ont vendu des nègres aux négriers. C’est de la que vous vient l’idée de cet ouvrage ?

JPO : Oui, au début je voulais publier un article sur le sujet. J’ai donc discuté avec pas mal de monde et j’ai très vite j’ai dépassé les 50 pages. Ce n’était donc plus possible de publier le document sur le site, d’où cet ouvrage : La traite négrière européenne : vérité & mensonges.

AFRICAMAAT : C’est un sujet qui nous intéresse tous, peu importe où nous sommes dans le monde car il est à l’origine de nos malheurs actuels. Tous les ouvrages occidentaux disent que les Africains sont responsables de leur malheur car ils se sont vendus aux négriers. Beaucoup de noirs aux USA, au Brésil et dans la Caraïbe en sont d’ailleurs convaincus car on leur enseigne cela dans les écoles, d’où leur rejet actuel de l’Afrique.

JPO : Le tableau que vous avez dressé de la situation est exact. Je suis moi-même descendant d’esclave africain déporté en Guadeloupe pour cultiver la canne à sucre et cette version de l’histoire je la connais par cœur. Bon mais maintenant, il faut réfléchir et tâcher de comprendre les réalités historiques de l’époque.

AFRICAMAAT : Comment allons-nous nous y prendre ?

JPO : Bon déjà, on va mettre nos gants de boxe et monter sur le ring en se rappelant du grand Muhammad Ali car il va y avoir de la casse compte tenu du nombre d’arguments que nous allons devoir mettre KO.

AFRICAMAAT : Commençons par le rôle de l’Eglise dans l’affaire.

JPO : Si on tient compte du fait que le rôle de l’Eglise est de préparer la venue du royaume de Dieu et qu’au royaume de Dieu il n’y a ni maître ni esclave, l’Eglise s’est fourvoyée car elle défend et justifie l’esclavage dans la Bible ! Voyons cela.. Dans les textes de l’Ancien comme ceux du Nouveau Testament leurs auteurs soit-disant inspirés, reconnaissent et acceptent l’esclavage. Ils cherchent seulement à tenter de l’humaniser. St Paul demande par exemple aux esclaves d’obéir à leur maître "avec crainte et tremblement". "Nous avons tous, en effet, été baptisé dans un seul corps, soit juifs, soit grecs, soit esclaves, soit libres et nous avons tous étés abreuvés d’un seul Esprit" dit le passage de Corinthiens 12,v 13 mais dans épître aux Galates, la Bible se contredit en lançant : "Il n’y a ni hommes, ni femmes, ni Juifs, ni Grecs, ni hommes libres, ni esclaves, vous êtes tous un en Jésus Christ". Jésus Christ est à toutes les sauces, tantôt esclavagiste, tantôt abolitionniste. Vous voyez !

AFRICAMAAT : Aïe, vous n’y allez pas de main morte là !

JPO : Deuxièmement, l’Eglise a non seulement possédé des esclaves mais aussi expulsé les Noirs de ses locaux à l’époque de la ségrégation aux USA ou durant l’Apartheid en Afrique du Sud, ne l’oublions pas ! Aux Antilles, c’est le fouet qui donnait le signal de la prière aux esclaves sur les plantations, vous pensez que c’est sérieux ? Martin Luther King comptait même parmi ses plus durs adversaires, des hommes d’église qui voyaient d’un très mauvais œil son combat pour les droits civiques.

AFRICAMAAT : On peut faire retentir la cloche du premier round, je crois qu’il y a KO là !

JPO : Je n’ai pas fini. Troisièmement, la Bulle pontificale d’appel soit disant à la "guerre sainte" contre les païens nègres, datant du 8 janvier 1454 et rédigée par le Pape Nicolas V (de son vrai nom Tomaso Parentucelli) dont voilà un extrait, invite clairement le roi Alphonse V du Portugal à décimer l’Afrique, à mettre en esclavage les Nègres et à les déporter, manu militari : "Nous avions jadis, par de précédentes lettres, concédé au Roi Alphone, entre autres choses, la faculté pleine et entière d’attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (nègres), païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle (...) de s’attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de ces infidèles sarrasins (nègres) et païens (...) Beaucoup de Guinéens et d’autres Noirs qui avaient été capturés, certains aussi échangés contre des marchandises non prohibées ou achetés sous quelque autre contrat de vente régulier, furent envoyé dans lesdits Royaumes (Amérique, Antilles...)",(Cf. Le péché du Pape contre l’Afrique, Assani Fassassi, éd. Al qaram.). Le texte est suffisamment clair.

Bon, maintenant quant aux évêques africains qui demandent pardon aujourd’hui pour la traite, il faudrait qu’ils nous donnent au préalable de toute discussion, le nom des évêques africains qui existaient à l’époque de la traite ? Moi, je n’en connais pas donc je ne discute pas avec eux !

AFRICAMAAT : Et l’histoire qu’il fallait évangéliser les Nègres ?

JPO : C’est une autre escroquerie cette affaire. Déjà Dieu est né en Afrique de l’aveu des anciens (Grecs, Egyptiens, etc...). C’est toujours l’Ethiopie qui est désignée par les historiens anciens, comme étant le pays d’origine de la croyance en Dieu.

D’autre part, de l’aveu même de l’abbé de Castelli, alors préfet de la Martinique en 1844 qui dresse un constat cinglant 4 ans avant l’abolition définitive de l’esclavage en 1848, il n’y a jamais eu d’enseignement religieux destiné aux esclaves. Voilà d’ailleurs ce qu’il écrit lui-même :

"Le mouvement de la propagation religieuse est NUL OU PRESQUE NUL, en comparaison de ce qu’il devrait être dans la situation actuelle".

Et pour la Guadeloupe, il poursuit :

"Osons le dire, l’instruction religieuse et morale des esclaves, si fortement recommandée par les ordonnances royales et les prescriptions ministérielles, si impérieusement prescrite surtout par les divins préceptes de l’évangile, est NULLE à la Guadeloupe" (Cf. M. L’abbé de Castelli, De l’esclavage en général et de l’émancipation des Noirs. Les mots en lettres capitales, le sont dans le texte original).

Vous voyez bien que les gens ont l’habitude de nous prendre pour des imbéciles au sens propre comme au sens figuré.

AFRICAMAAT : Echec et mat ! Bon, dites-nous Mr Omotunde, les blancs qui sont des donneurs de leçon à la mémoire courte, ont-il vendu des blancs pour les mettre en esclavage dans le passé ?

JPO : Toute l’histoire de l’Europe est jalonnée de ce type de fait car les sociétés indo-européennes issues du nomadisme ont été pour la plupart esclavagistes (Grèce, Rome...). Durant le Moyen Age à l’époque carolingienne par exemple, des chrétiens vont combattre sans relâche, des peuples européens de langue slave installés dans la majeure partie de l’Europe centrale et orientale, qu’ils traitent de païens.

Les rois saxons Henri l’Oiseleur et Otton Ier vont par exemple dès le Xème siècle en faire leur "sport" favori. Les captifs Slaves vont alors alimenter massivement un commerce esclavagiste prolifique entre Venise et l’empire Arabe au sud de la Méditerranéenne. Les commerçants vénitiens, pourtant chrétiens, ne voient absolument aucune objection à ce trafic d’esclaves blancs. Ils vendent sans état d’âmes de futurs esclaves Slaves aux marchands Arabes. Le "Quai des esclaves", de son vrai nom, la Riva Degli Schiavoni, à Venise est d’ailleurs l’un des vestiges de cette période.

C’est donc à ce moment que le mot latin "Slavus" désignant les Slaves, va être progressivement remplacé par le mot "Sclavus" d’où le mot "Esclave" pour désigner des captifs blancs privés de liberté et considérés comme des "biens meubles". Selon l’historien Jacques Heers, les Bulgares même n’échappaient pas non plus aux trafics d’esclaves blancs (Cf. Jacques Heers, Esclaves domestiques au Moyen Age dans le monde méditerranéen, Paris, Hachette, 1981) : "Condamnés ou pourchassés par l’Eglise d’Orient elle-même, capturés, vendus aux italiens, les Bulgares apparaissent nombreux sur les marchés d’Occident (y formant) une part non négligeable de la population servile dans les années 1200 et 1300".

Donc vous voyez, à l’époque les Européens vendaient des esclaves blancs aux Arabes en passant par Venise d’où l’origine même du mot "esclave" qui désigne dans son sens premier, des blancs mis en captivité. Enfin, avant de déporter des Nègres sur les plantions, les Européens ont d’abord déporté des milliers blancs qui portent par euphémisme, le nom d’engagés.

AFRICAMAAT : KO et fin du round ! Bon, est-il vrai que l’Afrique était peuplée que de sauvages à l’époque précoloniale ?

JPO : Les sauvages africains sont peut être sortis tout droit d’une boîte de chocolat "Ya bon banania" de l’époque coloniale, mais dans la réalité, il n’y avait pas plus de sauvages en Afrique qu’il y en avait en Europe au même moment.

Que dit par exemple l’ethnologue allemand Léo Frobénius (1873-1938), qui a entrepris près d’une douzaine d’expéditions en Afrique noire (Cf. Histoire de la civilisation africaine - Léo Frobénius - traduit par Back et Ermont, Gallimard, Paris 1938) : "Lorsqu’ils (les navigateurs européens) arrivèrent dans la baie de Guinée et abordèrent à Vaïda, les capitaines furent fort étonnés de trouver des rues bien aménagées bordées sur une longueur de plusieurs lieues par deux rangées d’arbres : ils traversèrent pendant de longs jours une campagne couverte de champs magnifiques, habités par des hommes vêtus de costumes éclatants dont ils avaient tissé l’étoffe eux-mêmes ! Plus au sud, dans le Royaume du Congo, une foule grouillante habillée de soie et de velours, de grands Etats bien ordonnés et cela dans les moindres détails, des souverains puissants, des industries opulentes. Civilisés jusqu’à la moelle des os ! Et toute semblable était la condition des pays à la côte orientale, la Mozambique, par exemple". Et ce n’est pas le seul témoignage occidental.

AFRICAMAAT : Que disent les historiens européens à propos de la traite ?

JPO : Sylvie Brunel de l’université Paul Valéry à Montpellier affirme que "Beaucoup d’africains ont tiré parti du commerce de leurs semblables (...) le continent noir incarne aujourd’hui toute la misère du monde (...) Qu’il faille coopérer avec l’Afrique l’aider à sortir de la pauvreté et du sous-développement ne doit pas pour autant s’exercer au nom d’une prétendue "réparation" d’un passé pour le moins trouble" (Cf. Revue, L’histoire n° 280 S, P. 79).

Olivier Pétré-Grenouilleau professeur à l’université de Bretagne-sud raconte que : "C’est parce que la traite était profitable, dans le contexte africain, que des négriers noirs offrirent à leurs homologues occidentaux et orientaux, les captifs que ceux-là ne souhaitent ni ne pouvaient forcer les marchands africains à leur vendre (...) Cet infâme trafic n’aurait pu être mis en place s’il n’avait rencontré l’intérêt de négriers africains disposant d’une réserve d’esclaves, fruit de guerres inter-africaines incessantes à certaines époques"( Cf. La Documentation Française, Les traites négrières, Olivier Pétré-Grenouilleau).

Liliane Crété auteur de "La traite des nègres sous l’ancien régime" (éd. Perrin), ajoute que : "Il faut reconnaître que les Africains furent en partie responsable de leurs malheurs".

Bref, inutile de tous les passer en revue, tous les textes sont du même acabit.

AFRICAMAAT : Oui mais certains responsables africains disent qu’ils ont autrefois vendu des Nègres ?

JPO : Bon maintenant il va falloir sévir. Que ceux qui disent cela nous sortent leur contrat de vente ! Sans contrat de vente on ne discute pas ! Quand on dit que les Européens ont vendu des esclaves noirs, les documents sont là. D’ailleurs sans document authentique, aucun européen ne nous prendrait au sérieux n’est ce pas ? Bon !

AFRICAMAAT : Y avait-il déjà des esclaves en Afrique ?

JPO : Ce thème est l’un des arguments principaux des Européens mais il est fallacieux, comme tous leurs arguments. Si l’esclave se défini comme un "bien meuble" (Code Noir), un "objet animé" (Aristote), un "être maudit" (malédiction de Cham, Bible, Génèse), un "instrument de production" (Ernest Renan), une "bête de somme" ou un "objet de distraction" (Rome), il convient d’admettre une bonne fois pour toute, que ce type d’individu était inexistant en Afrique noire précoloniale ! L’Afrique a pratiqué le servage mais l’esclavage non ! C’est incompatible avec son berceau idéologique, l’Egypte ancienne, où l’esclavage n’existait pas, n’en déplaise à Mr Pierre Grandet (Cf. L’histoire n°280 S) qui va même jusqu’à dire que le "silence des sources (...) ne permet pas de supposer que l’esclavage ait été ignoré en Egypte". Même lorsque l’on n’a rien, il faut quant même affirmer.

Vous imaginez si nous nous abaissions à de telle conclusion sans disposer d’aucune preuve à propos de l’histoire de l’Europe ?

AFRICAMAAT : Voyons le dossier le plus sensible, celui de la soi-disante responsabilité africaine ?

JPO : J’y viens mais d’abord quelques préalables. Sur tous les continents, l’histoire de l’humanité a connu les mêmes étapes. Des individus ont tout d’abord formé les premiers clans puis ces clans se sont affrontés plus ou moins violemment. Chaque victoire permettait au clan vainqueur de s’agrandir. Ce phénomène fit que les clans devinrent des principautés qui s’affrontèrent pour finalement donner naissance à des royaumes. Puis les royaumes se sont affrontés pour donner naissance à l’Etat. Telle est l’histoire de France par exemple.

Donc parler de luttes intestines africaines sans donner l’explication de ces luttes est une preuve d’incompétence de l’auteur, il faut le savoir ! Ainsi, avec un minimum d’honnêteté, Serge Daget avoue (Cf. La traite des Noirs, éd. Ouest-France Université) : "Rappelons encore une fois, les remarques faites à leurs époques par deux souverains africains au sujet de leurs guerres. Le roi du Dan-Homey (le Dahomey, actuel Bénin et plus exactement Abomey capitale du royaume) comme le roi des Asantes disaient l’un et l’autre que l’objectif de leurs combats militaires n’était pas de remplir les navires négriers de captifs à déporter. Leurs guerres étaient politiques. Dans le cas du Dahomey par exemple, la politique essentielle consistait à se libérer de la tutelle et des tributs économiques que, peut être antérieurement à sa propre constitution politique bien datée au milieu du XVIIème siècle, le royaume versait déjà à l’empire Yoruba d’Oyo. Dans le cas du royaume Asante (on dit Achanti en français), la politique essentielle consistait à réduire puis détruire la puissance des royaumes et empires environnants, Denkyira, Akwapin, Akwamu, Gonja, afin d’assurer sa prépondérance, la transcender par la création d’un empire, puis de maintenir celui-ci".

Donc, avant l’arrivée des blancs, le processus historique universel de la formation des vrais états africains était en marche. Il est donc faux de dire que les luttes avaient pour but l’approvisionnement de la traite !
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