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 «La Françafrique» vs «L’Autre Afrique»

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Delugio
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Nombre de messages : 107
Date d'inscription : 29/05/2005

29092005
Message«La Françafrique» vs «L’Autre Afrique»

«La Françafrique» vs «L’Autre Afrique» : vers la guerre ouverte - Affrontement

Le Courrier d'Abidjan - vendredi 23 septembre 2005 – http://news.abidjan.net/article/?n=149951

La dernière sortie de Thabo Mbeki, aussitôt appuyée par le président tanzanien, montre que cette fois-ci, l’Afrique digne n’est plus disposée à laisser se perpétuer les manœuvres de la Françafrique la plus sordide. L’Union africaine est menacée d’implosion.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Le dernier communiqué du président de la République sud-africaine en est un. A travers quelques phrases bien senties, Thabo Mbeki ouvre le débat fondamental, aborde la question centrale de la crise ivoirienne. La véritable contradiction. «Il est tout à fait clair que certaines forces s’échinent à perpétuer la déstabilisation dans la région. (…) Le Gouvernement sud-africain est néanmoins conscient du fait qu’il y a des intérêts significatifs en jeu et qu’il y aurait des éléments qui se sentiraient menacés par le retour de la paix dans la région, surtout une paix négociée par les Africains eux-mêmes», a-t-il affirmé, pointant, derrière les médias français, l’iceberg de la Françafrique et de ses réseaux. Et si la «guerre mondiale africaine» qui se cache derrière le conflit ivoirien, se décidait enfin à apparaître ?
En effet, plus le conflit ivoirien dure, plus sa résolution emprunte des voies rationnelles (notamment à travers l’esprit scientifique de la médiation Mbeki), plus il paraît évident à la majorité des Africains – et même des diplomates occidentaux les plus courageux – que le principal obstacle à la paix se trouve à l’Elysée et s’appelle Jacques Chirac. L’électrochoc s’est produit en novembre 2004 à Abidjan, et chaque saillie hargneuse de la France contre l’Afrique du Sud, sa médiation, son président, confirme les soupçons désormais portés par la quasi-totalité des observateurs en Afrique. D’autant plus qu’après le fourmillement des années 1950, jamais période n’a été aussi propice à une révolution africaine.
Il est désormais clair que l’autre Afrique, dont le porte-flambeau est l’Afrique du Sud, ne se laissera pas marginaliser sur le dossier ivoirien. L’Afrique libre ne laissera pas se reproduire le drame rwandais durant lequel elle a regardé, impuissante, les extrémistes françafricains du Hutu Power tuer près d’un million de leurs compatriotes avec l’approbation active de François Mitterrand.
Le conflit ivoirien fera date, et pourra même marquer une déchirure profonde au sein de l’Union africaine si les Etats valets de la France n’arrêtent pas leur char. Le président tanzanien Benjamin Mkapa a déjà marqué le signal, et montré que l’Autre Afrique est prête à se battre. Lors d’une visite à Pretoria, il a encouragé son homologue sud-africain à ne pas baisser les bras. «Lorsqu’il vous est demandé de prêter main forte, n’hésitez pas. Il ne manquera pas de gens pour vous décourager et dénigrer (…) S'il vous plaît, gardez le cap en dépit de tout ce qui se dit et de tout ce qui est fait. Vous n'agissez pas pour la gloire, mais pour le bien du continent», a fermement affirmé le président tanzanien. Il est sans aucun doute le premier d’une longue liste de soutiens africains qui ne manqueront pas de se manifester – c’est pour cette raison que Paris a tenté d’écarter l’UA au profit de la CEDEAO, travaillée quotidiennement au corps. On imagine aisément que les présidents rwandais, ougandais (Museveni vient d’inviter Gbagbo dans son pays pour une visite officielle), angolais, zimbabwéen, mais également d’autres chefs d’Etat au militantisme moins voyant, ne resteront pas sans réaction face à l’humiliation programmée de Mbeki.
Au niveau de la société civile, les réactions ne tarderont pas non plus à s’exprimer. Les derniers mois ont été d’une grande clarification. Ainsi, une bonne partie de la presse burkinabé a déjà révisé des positions qui étaient dues à un matraquage psychologique sans précédent. Après la visite d’Hermann Yaméogo à Abidjan, L’Indépendant, le journal de Norbert Zongo, monte au créneau et nous dévoile une fracture qui va jusque dans le régime de Blaise Compaoré : «Au Burkina, le combat de Hermann commence à porter ses fruits. Blaise a tenté, mais sans succès, d’empêcher sa tournée en Côte d’Ivoire. Il l’a réalisée et les Burkinabé de Côte d’Ivoire ou du moins ceux qu’il a pu rencontrer savent maintenant qui sont contre eux au Burkina. Avec la récente sortie de Kadhafi, sûr que beaucoup de personnes, même de l’entourage de Blaise Compaoré vont commencer à réviser leur position sur cette crise. Ils sont nombreux qui cautionnent même les points de vue de Hermann Yaméogo. Un des pontes du pouvoir qui était aux affaires et qui officie actuellement à l’extérieur du pays, ne l’avait-il pas appelé pour lui apporter tout son soutien après son interview sur RFI ? Les mentalités commencent à changer. Il y a la peur certes, mais bientôt de nombreux Burkinabé sauront désormais que cette guerre en Côte d’Ivoire est savamment entretenue par le pré-carré français dont Blaise Compaoré est le meilleur répondant en Afrique de l’Ouest (…). En effet, c’est la France et ses néo-colonies avec à leur tête le Burkina Faso de Blaise Compaoré, le Gabon et le Togo de Faure (le trio infernal en Afrique) qui alimentent la crise ivoirienne. Le général Mathias Doué en disgrâce avec le régime Gbagbo passe son temps à sillonner les capitales de ces pays cités. On l’aurait aperçu tout récemment (peu avant ses déclarations fracassantes du samedi 20 août sur RFI) à l’aéroport de Libreville. Il enregistrait ses bagages pour Ouagadougou. Puis on l’aurait aperçu à Bobo-Dioulasso d’où il serait revenu à Ouagadougou pour reprendre l’avion pour Paris. Le président sud-africain Thabo M’béki a lui aussi fini par comprendre toutes les interconnexions de cette crise après avoir tenté sans succès d’éteindre le feu en Côte d’Ivoire. Lui qui a eu tant de succès au Burundi et en RD Congo.» Quelque chose est en train de se passer en Afrique… De plus en plus, les analystes se rendent compte que de la guerre du Biafra au conflit du Liberia, de la Sierra Leone, de Guinée et aujourd’hui de Côte d’Ivoire, un seul ennemi lutte contre la stabilisation de l’Afrique de l’Ouest : la France officielle. Nous y reviendrons.
Théophile Kouamouo
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