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QUOI DE NEUF SUR NOTRE PLANETE
 
LA FRANCE NON RECONNAISSANTE
Ephémerides

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 M. Dominique Strauss Khan

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AuteurMessage
mihou
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

03102007
MessageM. Dominique Strauss Khan

Date: Mon, 1 Oct 2007 20:33:19 +0000

M. Dominique Strauss Khan,
élu le 28 septembre 2007, Directeur Général du Fonds Monétaire
international, réserve sa première visite officielle au Président
Nicolas Sarkozy, le nouveau parrain international de l’ancien
responsable socialiste, qui le recevra lundi 1er octobre à l’Elysée.


Retour sur le parcours de ce dirigeant socialiste propulsé sur la scène internationale par le plus à droite des Présidents Français.

Avant
l’heure, Dominique Strauss-Khan, le nouveau Directeur Général du Fonds
Monétaire International, se prononce en faveur d’une attaque contre
l’Iran et regrette que les Américains se soient trompés de cible
préférant attaquer l’Irak au lieu de l’Iran. Il considère que le Liban
est l’« agresseur » dans la dernière guerre d’Israël contre le Liban,
en juillet 2006, et que la « fameuse politique arabe de la France » est une « supercherie du Quai d’Orsay ».


Ancien
ministre des Finances et de l’Economie, ancien candidat à la présidence
de la République, le socialiste préféré des Français pour succéder à
François Hollande au poste de premier secrétaire du parti socialiste
français, Dominique Strauss Khan, de son vrai prénom Gaston, paraît
plus proche des néo-conservateurs américains que les ténors de la
droite française. C’est d’ailleurs là son point de convergence avec son
nouveau parrain international le plus à droite des Présidents français Nicolas Sarkozy, l’artisan de la mutation post-gaulliste de la Droite française et de son ralliement aux thèses atlantistes.


I- DSK dans le texte. Un belliciste impénitent : A vous de juger
La Revue « Le Meilleur des Mondes » a organisé à l’occasion de la dernière
campagne présidentielle française (Mai 2007) une interview croisée entre Nicolas Sarkozy,
ministre de l’intérieur à l’époque, et, Dominique Strauss Khan,
candidat à la candidature socialiste. La revue passe pour être un
relais des thèses de la Foundation for the Defense of Democracies,
porte-voix des néoconservateurs en France.
Le numéro en question est paru aux Éditions Denoël, Automne 2006.
Dominique Strauss-Kahn est interviewé par Elie Cohen, Myriam Encaoua,
Gérard Grunberg, Michel Laval et Michel Taubman. Il parle longuement du
Liban et de l’Iran, de l’Union européenne, de sa vision de l’économie
française.


Voici
les principaux passages de l’interview de M. Dominique Strauss-Khan,
député de la circonscription populeuse de Sarcelles mais résident du
quartier chic de Neuilly :

Iran :
« On mesure que les Américains se sont trompés de cible : la menace ne
venait pas de l’Irak, mais de son voisin perse ».« La politique qui est
aujourd’hui conduite en Iran
sous la houlette d’Ahmadinejad comporte de nombreuses expressions du
totalitarisme qui, en tant que telles, doivent être combattues. À ce
propos, c’est pour moi une grave erreur d’avoir prétendu, comme l’ont
fait Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy,
que l’Iran jouait « un rôle stabilisateur » dans la région. Cela
entraîne une confusion sur la nature réelle de ce qu’est le régime
iranien actuel. Cela revient à envoyer un message erroné à un pays qui
use largement de sa capacité de nuisance on le voit au Liban via le Hezbollah,
en Irak ou avec le chantage nucléaire qu’il cherche à exercer. » . « On
mesure que les Américains se sont trompés de cible : la menace ne
venait pas de l’Irak, mais de son voisin perse ».

NDLR-RN :
Dominique Strauss Khan se trouve sur ce point sur la même longueur
d’onde que Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères,
nouveau voltigeur de pointe de la diplomatie atlantiste du nouveau
gouvernement français, passé de « Médecins sans Frontières » à
« Va-t-en guerre sans Frontières », sur la même longueur d’onde que Nicolas Sarkozy, le digne successeur de Tony Blair, l’ancien « caniche britannique » du président George Bush. M. Sarkozy qui a adopté la même terminologie que les dirigeants israéliens désignant Gaza sous le vocable de « Hamastan », n’a pas exclu lors de son intervention devant la conférence des ambassadeurs de France,
fin Août 2007, de recourir à des sanctions unilatérales même en dehors
cadre de l’ONU, résumant la position française en une formule : « la
bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran ». Formule maladroite,
rudimentairement démagogique, s’il en est, car dans l’hypothèse de la
mise au point d’une bombe iranienne les pays occidentaux devraient
réfléchir par deux fois avant de se lancer dans une aventure nucléaire,
dont les principales victimes par ricochet, seraient, d’abord, leurs
alliés pétromonarchiques du Golfe, ainsi que le ravitaillement
énergétique des pays industrialisés économies.


Depuis l’avènement de la Révolution Islamique, en 1979, la France s’est trouvée en position de « co-bélligérance » face à l’Iran par son soutien massif à l’Irak du temps de Saddam Hussein.
Sous la présidence Sarkozy, elle se retrouve de nouveau en pointe
contre l’Iran dans le dossier nucléaire. La permanence d’une attitude
hostile lui avait valu dans le passé de subir les effets des dommages
collatéraux, avec l’attentat contre le quartier général français à
Beyrouth (59 morts), en 1983, la prise d’otages Français au Liban
(1984-1986) et des attentats à Paris
même (1986-1988) M. Strauss Khan ne déplore pas le bellicisme
américain, juste l’erreur de ciblage de l’Irak plutôt que de l’Iran.


M. Kouchner, lui, était partisan de la manière forte pour évincer Saddam Hussein.
Il a récupéré à son profit la position du précédent gouvernement
Chirac-Villepin, se flattant, au-delà de toute indécence, lors de sa
visite à Bagdad, fin juillet, de l’opposition de la France
à l’intervention américaine en Irak. Une position qu’il avait
vigoureusement combattu en son temps avec ses amis modernisateurs, les
« Sarkozystes de gauche », Romain Goupil, André Glucksman, et la
cohorte des transfuges de la gauche, qui ont substitué la lutte des
places à la lutte des classes. Le voilà de nouveau en pointe contre
l’Iran. La prochaine fois, les deux compères, MM. Strauss Khan et
Kouchner, regretteront que l’Amérique se soit une nouvelle fois trompée
de cible, attaquant l’Iran plutôt que la Syrie et ainsi de suite
…jusqu’à la prochaine proie de l’Amérique.


Liban : « Le Hezbollah
n’est pas seulement une organisation terroriste (..) Mais c’est aussi
une organisation terroriste dont on attend le désarmement par le Liban
(..) Si le Hezbollah
est une composante du gouvernement libanais, le conflit auquel nous
venons d’assister, et auquel nous pouvons encore assister demain,
devient alors un conflit traditionnel entre deux États. Dans ce cas, il
n’y a plus de fondements aux réticences que l’on a pu avoir par rapport
aux réactions israéliennes. Nous avions un agresseur qui venait du Nord
(le Liban), et qui a illégalement agressé un pays (Israël) se trouvant
au sud de sa frontière. Si cet agresseur constitue une partie de l’État
libanais, c’est alors le Liban qui attaque Israël. Je ne crois
évidemment pas que l’on puisse retenir cette interprétation. Il s’agit
donc bien d’une organisation terroriste et il faut que les Libanais
désarment le Hezbollah »

NDLR-RN : M. Strauss-Khan tout comme Nicolas Sarkozy considère que le Hezbollah
est un mouvement « terroriste ». Avant de procéder à un rétropédalage,
le nouveau président français l’avait d’ailleurs assuré, en juillet
dernier, en recevant la famille des soldats israéliens capturés par les
Palestiniens et Libanais, en juin 2006.M. Strauss Khan considère en
outre que le petit Liban est « l’agresseur » d’Israël, la première
puissance militaire régionale, de la même manière que George Bush et Condoleeza Rice.
Il passe sous silence les violations répétées de l’espace aérien
libanais par Israël, le refus de communiquer les cartes des zones de
minage aménagées durant leur occupation de la zone par les Israéliens
pour entraver tout retour à la vie normale dans le sud du Liban, la
persistance de l’occupation des fermes de Chebaa, le maintien en
détention sans jugement de plusieurs centaines de prisonniers libanais
et arabes ainsi que les violations au Droit Humanitaire International
commises d’une façon répétée par Israël en faisant usage de projectiles
prohibés par les lois de la guerre et en sabordant les stations de
ravitaillement électriques du littoral libanais, entraînant une grosse
pollution marine. Il passe aussi sous silence que le Hezbollah
est la principale formation politico-militaire due la principale
communauté religieuse libanaise, pour la réduire à une simple
organisation terroriste, sans doute en raison des revers qu’il a
infligés à Israël.


Politique arabe de la France : « La fameuse politique arabe de la France.
C’est une supercherie que le Quai d’Orsay réussit à vendre depuis des
décennies à l’ensemble de la classe politique ! Elle nous permet de
croire que nous sommes ainsi à l’abri de toute menace terroriste (…)
cela me paraît tout à fait absurde ».

NDLR-RN :
Nous souscrivons d’autant plus aisément au constat de DSK que la
politique arabe de la France a été une véritable « supercherie »……….
envers les Arabes, puisqu’elle consiste à permettre à un soldat
israélien de faire le coup de feu contre les Palestiniens, un peuple
ami de la France, tout en se prévalant de la protection diplomatique de
la nationalité française lors de sa capture (Gilad Shalit), à permettre
à un citoyen français de faire son service militaire dans les rangs de
l’armée israélienne tout en se présentant à la députation à Paris et à
postuler aux fonctions de poste de conseiller du ministre de
l’Intérieur (Arno Klarsfelf). Il est absolument malsain et absolument
contreproductif pour la cohésion nationale de laisser se développer des
contrevérités au sein de l’opinion française. DSK est l’émule en la
matière de Philippe Val, directeur du journal satirique « Charlie
Hebdo », qui considérait que la politique arabe de la France est à
l’origine de l’antisémitisme français.


Rejeter sur l’étranger, en l’occurrence l’Arabe, les turpitudes inhérentes à la France,
faire de l’Arabe le bouc émissaire à tous les maux de la société
française, est un artifice de démagogie, un argument commode de
populisme électoraliste. C’est oublier que l’Affaire Dreyfus a éclaté
cinquante ans avant l’arrivée des premiers arabes en France, que de surcroît « Le commissariat aux questions juives » du régime de Vichy
avait été précédé du « Bureau des affaires nord africaines », dans
l’entre deux guerres, sans que cela n’entraîne la moindre réaction. De
par ses responsabilités M. Strauss Khan se doit de ne pas développer
une vision hémiplégique de la politique de son pays, notamment des
socialistes français. « La politique arabe de la France » a surtout consisté pour les pays arabes de voler au secours de la France,
à deux reprises, au cours du XXme siècle, pour l’aider à vaincre ses
ennemis et à conserver sa liberté, notamment en 1939-1945, en l’aidant
à se débarrasser du joug nazi dont une fraction importante de la
communauté nationale de confession juive en a lourdement pâti. Pour
prix de la contribution arabe à sa liberté, la France
a amputé la Syrie du district d’Alexandrette pour le céder à la
Turquie, son ennemi de la Première Guerre Mondiale (1914-1918), et
carbonisé au napalm les Habitants de Sétif (1945), après la deuxième
Guerre Mondiale (1939-1945) fournissant dans la foulée à Israël la
technologie nucléaire du centre de Dimona (Neguev). La politique arabe de la France a consisté aussi dans la connivence de la France,
dirigée alors par le socialiste Guy Mollet, avec Israël, dirigée à
l’époque par leur cousin socialiste, le travailliste David Ben Gourion,
et le Royaume Uni, dans une expédition punitive contre l’Egypte, en
1956, pour punir Gamal Abdel Nasser
d’avoir osé récupéré sa seule richesse nationale, le Canal de Suez. La
carbonisation de Sétif a été le fait du pouvoir gaulliste, la
nucléarisation d’Israël et l’expédition punitive de Suez,
le fait du pouvoir socialiste, preuve irréfutable d’un consensus
bipartisan français à l’égard des pays arabes. Voilà qui est bien
ingrat de galvauder ainsi une politique de la part d’une personne qui
bénéficie de surcroît de l’hospitalité d’un pays arabe pour ses
vacances estivales, en l’occurrence le Maroc, et qui a courtisé
assidûment le « vote beur » aux dernières élections législatives de
juin 2007 en vue de s’épargner une déconvenue électorale…et qui
sollicite désormais le vote des grands électeurs arabes -L’Arabie
saoudite et l’Egypte- pour sa nomination à la direction du Fonds
Monétaire International. Depuis son Algérie natale, les habitants de
Sétif peuvent témoigner que la politique arabe de la France,
du moins telle qu’ils l’ont vécu dans leur chair, n‘était pas une
supercherie. Question de savoir vivre, DSK fait preuve là d’un manque
d’élégance lorsque l’on songe que le Quai d’Orsay a mis à sa
disposition toute son infrastructure diplomatique pour propulser sa
candidature à la direction du FMI.



_________________
Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
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M. Dominique Strauss Khan :: Commentaires

Re: M. Dominique Strauss Khan
Message le Mer 3 Oct - 8:14 par mihou
Sur
ce point, Dominique Strauss Khan est un bémol au dessous du CRIF dont
le président de l’époque Roger Cukiermann, n’avait pas hésité à
téléphoner à Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée pour lui
signifier son opposition à la nomination d’un « arabe » au Quai
d’Orsay, en l’occurrence une personnalité respectée de la diplomatie
française, Hubert Vedrine, ancien ministre socialiste des Affaires
étrangères et ancien secrétaire général de l’Elysée sous la présidence
de François Mitterrand.

A
propos du projet économique du Parti socialiste, DSK laisse entendre
qu’il s’est affranchi du programme socialiste, reprenant à son compte
la désastreuse formule de Lionel Jospin lors de la campagne
présidentielle de 2002 : « Ceci n’est pas un programme socialiste ».


En
réponse à Elie Cohen, un économiste réputé pour son néo-libéralisme,
DSK s’engage tacitement à ne pas respecter les engagements de son
parti : « Je n’endosse pas [les erreurs de diagnostics économiques du
projet socialiste] puisque je [les] dénonce et j’ai passé mon temps à
[les] dénoncer publiquement ! (…) Mais, si mettre toutes [les
propositions économiques] bout à bout constitue une ressource utile,
cette « bibliothèque » ne constitue pas à elle seule une politique. Il
incombera donc au président de la République de fixer ses priorités.
Libre à lui d’ajouter ou d’ajourner telle ou telle mesure selon son
appréciation de la situation économique française ».

Enfin le bouquet final intervient à propos d’Israël : 'Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France,
doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs
la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des
responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie
de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie
d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël ». Déclaration
sur « Europe 1 », en 1991, reprise par le Magazine « La vie en France », le 11 avril 2002 sous le titre « Trop Proche-Orient ».

NDLR-RN :
Il n’aurait pas été mauvais que Dominique Strauss Khan apporte aussi
chaque jour sa modeste pierre à la construction de la France
et à l’éveil politique de ses concitoyens, pas uniquement de ses
coreligionnaires. Nous pensions naïvement que le combat politique
relève d’un engagement civique. DSK nous éclaire sur le sens de son
engagement dont la finalité ultime est le lobbying pro-israélien.
Quelle horrible perspective à l’idée de savoir que la
communautarisation de la vie publique en France
est également imputable, rétrospectivement, au Parti Socialiste, qui
passait portant pour être le parangon de la laïcité citoyenne. A la
tête du FMI, pour reprendre son expression, cherchera-t-il à apporter
sa modeste pierre à la construction d’Israël, à lui ouvrir largement
des lignes de crédit pour lui permettre d’absorber définitivement la
Palestine, de parachever l’édification du « Mur de séparation »,
déclaré pourtant illégal par la cour de Justice internationale ?

Voici dans son intégralité l’article paru le 11 avril 2002 dans Le Magazine « la Vie en France »

DSK DANS LE MAGAZINE 'LA VIE' Trop Proche-Orient

« Pour
une fois unanimes, tous les politiques hexagonaux, chefs de parti et
candidats confondus, mettent en garde contre le risque de 'transposer
en France
le conflit du Proche-Orient'. Un appel nécessaire, à un moment où des
franges entières de la communauté nationale épousent les passions et
les positions, qui des Israéliens, qui des Palestiniens.




À
cet égard, les manifestations du week-end dernier ont montré à la fois
le caractère pacifique de la majorité des sympathisants de l’un ou
l’autre camp, et la violence, sinon le fanatisme, de certains
groupuscules arabes et juifs.




Notre
classe politique a raison de s’émouvoir, mais elle est loin d’être
innocente en la matière : La pêche aux voix en terrain confessionnel
est un sport national fort ancien.




Depuis
des lustres, aucun candidat à la présidence n’a manqué le pèlerinage en
Israël ; aucun n’a manqué de se recueillir, kippa sur la tête, au pied
du Mur des Lamentations. Aujourd’hui, on commence à faire étape à
Alger.
En attendant d’honorer Bamako ou Ankara. Et chaque visiteur d’y aller
de sa petite phrase attestant son 'amitié indéfectible' pour l’État
juif.


À
la veille des élections européennes de mars 1986, Lionel Jospin, alors
secrétaire général du parti socialiste, déclarait froidement, à propos
du transfert de la capitale d’Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, une
démarche pourtant contraire au Droit International : 'En tant
qu’individu, en tant qu’amoureux de la beauté et de l’Histoire, je
préférerais de beaucoup que la capitale soit à Jérusalem plutôt qu’à
Tel-Aviv.'




Il
est vrai qu’à l’époque le Likoud, au pouvoir en Israël depuis 1977,
cherchait à structurer une communauté juive jugée trop assimilée.
'Structurer', cela passait par l’affirmation de la 'centralité'
d’Israël par rapport à la diaspora.




D’où une conjonction entre le souci de la communauté de ménager l’appui de la France
à Israël et le besoin de tel ou tel candidat d’un renfort de voix qui a
fini par devenir une composante permanente de la vie politique
nationale. On mesure l’évolution quand, début 1991, Dominique
Strauss-Kahn affirme publiquement : 'Je considère que tout juif de la
diaspora, et donc de France,
doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs
la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des
responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie
de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie
d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël.'




On
conçoit que pareil discours puisse générer un contre-communautarisme,
musulman, cette fois, au détriment de la cohésion nationale.




Tentation
d’autant plus forte que les grands partis (mis à part le PC, les Verts
et... le FN) n’arrivent toujours pas à surmonter leurs blocages
culturels pour s’ouvrir aux Français originaires du Maghreb, qui
représentent pourtant près de 10% de la population. 'Je refuse le
communautarisme', vient toutefois de lancer Lionel Jospin. Le Premier
ministre candidat ajoute : 'Je ne jouerai jamais les passions les unes
contre les autres ». Espérons que sa déclaration n’engagera pas que lui
seul... Il y va non seulement de la paix intérieure, mais aussi de la
position diplomatique de la France, qui reste
un acteur de poids au Proche-Orient.




Or,
un gouvernement français qui craindrait de mécontenter telle ou telle
fraction de la population se retrouverait bien vite paralysé. Ce qui
ferait le bonheur d’un Sharon ou d’un Saddam. Signé S.Z. Fin de
citations……………..




II- Le négligent de la cassette Mery

L’homme
qui, à la tête du FMI, doit symboliser l’orthodoxie financière et faire
preuve de rigueur dans sa gestion, est, de surcroît, un négligent
incorrigible, à en juger par ses aveux lors de l’Affaire de la cassette
Mery, du nom du collecteur de fonds du RPR Jean Claude Mery, qui avait
consigné, sur une cassette, son témoignage posthume relatif aux trafics
des marchés de travaux publics d’Ile de France (1975-1995), notamment
les commissions prélevées par le parti gaulliste RPR pour autoriser
l’attribution des marchés aux entreprises dociles.




Une
copie de la cassette Mery avait été remise à Dominique Strauss Khan, à
l’époque ministre des Finances, par un avocat fiscaliste Me Alain
Belot, défenseur du couturier de Karl Lagerfeld,
alors en contentieux fiscal avec le ministère des Finances. Sommé de
remettre la cassette à la justice, M. Strauss Khan avait déclaré
l’avoir égaré pour se soustraire à l’accusation d’entrave à la justice.
Selon l’hebdomadaire satirique « Le Canard Enchaîné », en échange de la
remise de la cassette à M. Strauss Khan, le couturier Lagerfeld avait
obtenu une remise de pénalités de l’ordre de cinquante millions de
francs. « Le précédent gouvernement (de M. Alain Juppé) y était allé de
sa fleur fiscale » assure également « Le Canard enchaîné » dans son
édition du mercredi 19 septembre 2007 (cf tu parles Karl, page 5),
Karl Lagerfeld,
un chiraquien pur sucre, a ainsi obtenu une remise fiscale consistante
d’un gouvernement socialiste sans que la gauche n’en titre profit ni
politiquement, ni électoralement du fait de la négligence supposée de
Dominique Strauss Khan. Les révélations de la cassette auraient pu
impliquer directement le Président de l’époque Jacques Chirac
et perturber le déroulement des élections présidentielles de 2002, qui
ont vu l’élimination du candidat socialiste le premier ministre Lionel
Jospin, au bénéfice du candidat de l’extrême droite Jean Marie le Pen,
au 2me tour de la consultation. Jospin élu, gageons que DSK avait
toutes ses chances pour être son premier ministre. Mais cette
négligence lui a été fatale, à lui, et à la gauche, ouvrant la voie à
un long règne de la droite, à une longue cure d’opposition des
Socialistes pour déboucher finalement sur la course aux honneurs
illustrée par le nombre impressionnant de transfuges socialistes qui
ont renié leurs convictions pour un strapontin gouvernemental sous la
présidence Sarkozy.




III- DSK au quotidien

Au
quotidien, le comportement est plus choquant si l’on se réfère au Blog
de Jean Quatremer, journaliste du quotidien français « Libération »
accrédité auprès des institutions européennes à Bruxelles.




M.
Quatremer exprime la crainte que DSK ne se laisse aller à ses penchants
naturels vers la gente féminine et ne place la France et lui-même dans
une inconfortable position, les
éclaboussant d’un scandale
comparable à celui qui a abrégé la carrière internationale de Paul
Wolfowitz, l’ancien dirigeant de la Banque Mondiale, contraint à la
démission pour avoir favorisé la carrière de son amie de cœur.




« Personne
ne peut soutenir que M. Strauss-Khan est le candidat le plus qualifié
au Monde de par son expérience, son intelligence et sa formation (...)
Il est le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon. (...) Seuls
ceux qui veulent que le Fonds ne soit plus légitime peuvent applaudir »
la candidature de DSK, soutenait le journal britannique « Financial
Times » il y a exactement un mois le 28 Août 2007.


Tout le monde s’en était rendu compte de cette évidence, sauf en France.



_ Pour en savoir plus sur la manipulation de l’opinion et l’OPA tentée par Israël sur la communauté juive de France, voir à ce propos :

« Le
lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » de John
Mearsheimer et S.Valt –Editions La Découverte- septembre 2007


« Une haine imaginaire ? essai sur le nouvel antisémitisme en France » de Guillaume Weil Raynal –Editions Armand Collin-2006.

« Les nouveaux désinformateurs » de Guillaume Weil Raynal-Editions Armand Collon-2007

Pour
aller plus loin avec DSK au quotidien, se référer à Médiatiques DSK et
la tradition anglo-saxonne (Par Daniel Schneidermann) Le journal
Libération du vendredi 13 juillet 2007




Post Scriptum :

Source : http://renenaba.blog.fr/

http://renenaba.blog.fr/
Gouvernance globale
Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI
par Thierry Meyssan*
Dominique
Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une
image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus
démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds
monétaire international, l’organisation internationale qui a
institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond
en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des
années sur les relations de DSK avec les États-Unis.


e







Globalisation économique, privatisation des services publics



La
nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale
du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre 2007, a donné
lieu à deux messages contradictoires. D’un côté la presse occidentale
exalte la capacité du bloc altantiste à imposer son candidat face à
celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d’autre part, elle affirme que la
principale mission de M. Strauss-Kahn sera d’associer plus largement
les pays du Sud aux décisions, c’est-à-dire de mettre fin à la
domination du bloc atlantiste.
Avec
chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se
trouvent aujourd’hui à la tête de quatre grandes organisations
internationales. En effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal
Lamy dirige l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre
préside la Banque européenne de reconstruction et de développement
(BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque centrale européenne (BCE).
Mais doit-on mettre ces quatre institutions sur le même plan ? Et
surtout, doit-on se réjouir d’une situation qui, loin de manifester la
place de la France dans le monde, illustre l’intégration des élites
françaises dans la mondialisation, c’est-à-dire leur acharnement à
détruire leur pays, en tant qu’État-nation, un cadre politique qu’ils
jugent dépassé ?
Le
dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des
organisations internationales la plus critiquée dans le monde. Il a
abondamment financé l’installation de dictatures dans les pays du Sud,
notamment en Argentine, au Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux Philippines,
en Thaïlande etc… En outre, ses exigences soudaines de remboursement
immédiat de prêts ont contraints des États à sacrifier leur avenir en
dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux. Ses adversaires l’accusent
donc d’avoir provoqué, par l’oppression et la famine, des centaines de
millions de morts en un demi-siècle, c’est-à-dire bien plus que les
agressions militaires des États-Unis durant la même période. De son
côté, le FMI considère au contraire que ses politiques « d’ajustement
structurel » loin d’avoir provoqué ces catastrophes y ont mis fin. Des
« Prix Nobel » d’économie aussi divers que le néo-keynésien Joseph
Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman
ont accusé le FMI d’être le grand organisateur des déséquilibres
Nord-Sud. En effet, l’action principale du FMI aura été de
financiariser l’économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du
Nord de s’enrichir en exploitant le travail, plus encore que les
ressources, des pays du Sud. S’il n’était la vénération que la société
de consommation voue à ses banquiers, il y a longtemps que le FMI
aurait été déclaré organisation criminelle. Pourtant, c’est bien cette
institution que le socialiste Dominique Strauss-Kahn a ambitionné de
diriger, et c’est bien M. Strauss-Kahn qui a obtenu le soutien appuyé
des grands argentiers de la planète, pressés de toutes parts par les
multinationales les moins scrupuleuses.
Si
l’on laisse de côté l’intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn, qui
devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec un
salaire annuel de base de 461 510 dollars net d’impôts, l’on doit se
poser la question de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons
un coup d’œil sur sa biographie et découvrons-y ce que la presse
mainstream cache depuis des années : ses liens avec les principaux
dirigeants de l’administration états-unienne.
Issu d’une famille aisée de gauche, « DSK » a été élevé au Maroc, puis à Monaco.
Il reçoit une éducation juive —plus séfarade qu’ashkénaze—, à laquelle
il accorde plus d’importance au plan culturel que religieux. Il est
diplômé de Sciences-Po Paris, ancien élève d’HEC, licencié en droit et
agrégé de sciences économiques. Il se destine à être avocat d’affaires.
Il
entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant
social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à
s’en séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe
Cambadélis, les deux meilleurs élèves français d’Irving Brown, l’agent
de liaison de la CIA avec la gauche ouest-européenne [1].
Jospin et Cambadelis sont issus d’un petit parti trotskiste (les
« Lambertistes ») traditionnellement lié à la CIA. Avec une centaine de
camarades, ils ont infiltré le PS et ont réussi à prendre les renes.
Il
entre en 1986 à l’Assemblée nationale à la faveur du scrutin
proportionnel alors brièvement mis en place. Il choisit de s’implanter,
en 1988, dans une circonscription du Val-d’Oise, à Sarcelles, qui
abrite une forte communauté juive. Il s’y fait élire en faisant jouer
le réflexe identitaire. Il devient président de la Commission des
finances de l’Assemblée, puis, en 1991, ministre délégué à l’Industrie
et au Commerce extérieur auprès du ministre de l’Économie Pierre
Bérégovoy. Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant
dilettante vivant au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans
l’eau, tandis que « Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses
idéaux ouvriers et son besoin de reconnaissance personnelle par le
monde de la finance. « DSK » s’amuse de se dire socialiste tout en
faisant le contraire, tandis que « Béré » a des états d’âme.
Alors
qu’il est ministre délégué à l’Industrie, il a connaissance des
problèmes rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit
Lyonnais. Il intervient personnellement pour favoriser diverses
opérations hasardeuses réalisées en faveur de son ami Franck
Ullman-Hamon. Cet homme d’affaires est connu pour avoir par ailleurs
réalisé diverses interventions en Amérique latine pour le compte
d’Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne
de Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les
filiales du Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de
francs au contribuable français.
À la même
époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en troisièmes
noces— une star d’une rare beauté, Anne Sinclair, la journaliste
préférée des Français. Le couple choisit de tenir la presse à l’écart
de la cérémonie, mais de donner de l’éclat à la fête au sein de la
communauté juive, où ils s’affirment comme des personnalités
brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le professeur de
philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse
du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline
(épouse du patron de presse Jean-François Kahn).
En 1987, il se démarque de François Mitterrand,
il conduit une délégation du Parti socialiste en Israël et se rend à la
mairie de Jérusalem qu’il considère comme capitale de l’État hébreu. En
1991, il participe à un voyage de solidarité en Israël, organisé par le
Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en
pleine Guerre du Golfe.
En 1994, usant de sa
qualité d’ancien ministre de l’Industrie, il créé le Cercle de
l’Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois 48 des 50
plus grands patrons français. La moitié d’entre eux au moins payent une
cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts soient
défendus à Bruxelles. Il laisse la présidence de cette association
patronale à Raymond Lévy (ex-Pdg de Renault) et en assure la
vice-présidence. Incidemment, le même Raymond Lévy sera nommé à la tête
du Consortium de réalisation, chargé de liquider les placements pourris
du Crédit Lyonnais et, au passage, d’étouffer les affaires
Ullman-Hamon.
Simultanément,
DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat d’affaires et
établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la Sofres et
EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour quelques
conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette activité peu
contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F par an [2].
Par la suite, il donne des cours à l’université, à Stanford et Casablanca, sans compter des conférences ici et là,
toujours royalement payées.
Précisément,
aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains. C’est là
qu’ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover Institution [3].
À l’époque, le prévôt de Stanford —c’est-à-dire la personne qui négocie
l’engagement de Dominique Strauss-Kahn— n’est autre que Condoleezza Rice [4].
Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la connaissance de George P.
Schultz et des universitaires qui formeront le vivier de
l’administration Bush.
En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel Jospin, candidat
à la présidence de la République, Propositions pour la France. Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les transactions en devises, dont il affirmera plus tard qu’elle est impraticable.
Député
de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d’en confier
les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler la plus
juive des communes françaises avec la plus française des communes
d’Israël », Netanya.
Re: M. Dominique Strauss Khan
Message le Sam 6 Oct - 15:12 par mihou
De 1997 à 1999, il est
ministre de l’Économie et des Finances. Il pilote le passage à l’euro
et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il fait entrer la France
dans le processus de financiarisation de l’économie en multipliant les
mesures démagogiques sectorielles. L’adoption de la semaine de 35
heures diminue considérablement le nombre d’heures travaillées ; tandis
que l’exonération de charges sociales sur les stock-options déplace les
revenus des cadres du travail vers la finance. Il résulte de cette
politique que le début de décroissance de la production française est
compensée, au plan statistique, par un développement des profits
financiers. Cependant, en fin de compte, le pouvoir d’achat des classes
moyennes s’effrite sensiblement.
Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du pouvoir. Dès 1993, on le voit au Forum de Davos.
Anne Sinclair l’introduit au Siècle, l’association la plus mondaine de
Paris. Puis, Antoine et Simone Veil le font entrer au Club Vauban. En
2000, l’OTAN l’invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy
et Jean-Claude Trichet qui occupent avec lui aujourd’hui de prestigieux
fauteuils dans les institutions internationales.
Dominique
Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres entre
engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l’objet d’une mise
en examen dans une affaire concernant la principale mutuelle étudiante,
la MNEF, puis dans une autre relative à la caisse noire de la compagnie
pétrolière nationale Elf. Les magistrats estimeront en définitive que
ses activités étaient licites, à défaut d’être morales.
Cependant
les instructions pénales et une commission d’enquête parlementaire
mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin,
lorsqu’il était ministre de l’Éducation, avait modifié par décret le
taux des remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité sociale,
transformant la Mutuelle en véritable pompe à finances pour le compte
du PS. Puis, il avait étendu les activités de la MNEF dans les campus
toujours pour détourner plus d’argent. Dominique Strauss-Kahn lui-même
recevait des émoluments considérables pour des prestations imaginaires.
Plus tard, il avait fait prendre en charge le salaire de sa secrétaire
au Cercle de l’Industrie (ou à son cabinet, il n’est guère possible de
différencier) par le groupe Elf.
Derrière
des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et les
belles femmes, Dominique Strauss-Kahn est un tueur : lorsqu’apparaît, à
titre posthume, l’enregistrement vidéo du promoteur immobilier
Jean-Claude Méry mettant en cause Jacques Chirac, on ne tarde pas à découvrir qu’il est un des organisateurs de ce mauvais coup.
Ses
démêlées avec la Justice l’écarteront un temps de la scène politique.
Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair, fera preuve
de sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa faveur par
sa seule attitude.
Opérant son grand retour,
en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux, il prend en mains le
développement de la Fondation Jean-Jaurès, le partenaire de la National
Endowment for Democracy (NED) pour la gauche française [5].
La chose est d’autant plus aisée que, depuis Stanford, il connaît la
nouvelle conseillère nationale de sécurité des États-Unis Condoleezza
Rice, et que c’est la sœur adoptive [6]
de celle-ci, Mardeleine Albright qui dirige le National Democratic
Institute (NDI), organisme tampon de la NED chargé d’acheminer les
subsides du département d’État US dans les caisses du Parti socialiste
français.
En 2003, le German Marshall Fund of
the United States, une des principales officines atlantistes, crée un
Forum sur le commerce et la pauvreté. DSK devient l’un des six
administrateurs, rémunéré comme toujours [7]. Il y écrit, ou tout au moins signe, divers rapports en faveur du libre-échange absolu.
La
même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal
Boniface, à démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a
eu le toupet de souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est
idéologiquement incohérent et électoralement contre-productif alors que
le PS doit ambitionner de réunir derrière lui les six millions de
Français de culture arabe.
En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote
la création du Cercle Léon Blum, au sein du PS, dont l’objectif est de
veiller au soutien du parti au mouvement sioniste.
En 2004, il déclare lors d’une interview sur France-Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France
doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour
laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités
politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les
jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma
modeste pierre à la construction d’Israël. » [8]
En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe »
(AG2E) en faveur du « oui » au référendum d’approbation du projet de
Traité constitutionnel européen. Il travaille alors en lien avec le
Policy Network (Grande-Bretagne) et la Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les Français votent « non ».
En
2007, alors que l’écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les
conséquences sociales actuelles de l’esclavage et de la colonisation,
DSK participe activement à la création du Conseil représentatif des
noirs de France (CRAN), une organisation qui bénéficie de conseils
techniques de spécialistes israéliens et reproduit le modèle du Conseil
représentatif des juifs de France (CRIF) [9].
À défaut de trouver un écho parmi les noirs de France, cette initiative
sera une réussite médiatique, comme l’avait été quelques années plus
tôt la création de SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.
Lorsque
s’ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le candidat à
l’élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn apparaît à la
fois comme le candidat le mieux placé face à son rival déclaré,
l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, et comme le candidat officiel
des États-Unis pour la gauche française.
Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et plaide pour un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].
Tout
semble réglé à l’avance. Les cotisations d’adhésion au Parti socialiste
ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les quelques
milliers de membres de parti lambertiste ont pu acquérir des cartes,
juste pour participer au vote de désignation interne du candidat. La
manœuvre a été organisée par le lieutenant de DSK, Jean-Christophe
Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce parti et que nous avons
déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA.
Pourtant,
contre toute attente, c’est un outsider, Ségolène Royal, qui est
désigné. C’est qu’à Washington on a un autre projet : placer Nicolas
Sarkozy
à l’Élysée. Pour cela, il convient d’installer face à lui un concurrent
peu crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera largement
récompensé par la direction générale du FMI.

Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas
Sarkozy présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza
Rice lui apporte son soutien. Tout en participant à la création de
l’European Council on Foreign Relations (E-CFR) [11],
il sillonne le monde, officiellement pour convaincre les États du Sud
de soutenir également sa candidature. En réalité, leur vote importe
peu, puisque les USA et l’Union européenne ont à eux seuls 48 % des
voix. La campagne de DSK est payée par la France
et organisée par l’agence de relations publiques TD International. Ce
que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera en prétendant ne
travailler qu’avec la correspondante française de l’agence. TD
International « vendra » à la presse la légende d’un DSK désœuvré,
téléphonant
au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lors d’un
colloque à Yalta, lequel lui aurait suggéré d’ambitionner le FMI. En
réalité, Dominique Strauss-Kahn et Christine Ockrent participaient au
Yalta
European Seminar, moyennant un défraiement de 7 000 euros chacun
indirectement versés par George Soros. Ce colloque avait pour but de
soutenir la « révolution orange » et l’arrimage de l’Ukraine
à l’OTAN. Or, TD International est une officine de la CIA, notamment
chargée de la construction de l’image publique de la « révolution
orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un célèbre agent
qui
n’était ni plus ni moins que le chef de poste du stay-behind en France
et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d’une extrême gravité qui ne
furent jamais dévoilés au public.
Hugo Chavez,
le président de la République bolivarienne du Vénézuela, quant à lui,
n’a pas été convaincu par le show de Dominique Strauss-Kahn. Il a
confirmé le retrait de son pays du FMI « avant qu’ils ne nous pillent »
et invité tous les États du Sud qui le peuvent à faire de même.

[url=][/url]Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
Re: M. Dominique Strauss Khan
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M. Dominique Strauss Khan

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