MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE

Ce Forum MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE est lieu d'échange, d'apprentissage et d'ouverture sur le monde.IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  
Derniers sujets
Marque-page social
Marque-page social Digg  Marque-page social Delicious  Marque-page social Reddit  Marque-page social Stumbleupon  Marque-page social Slashdot  Marque-page social Furl  Marque-page social Yahoo  Marque-page social Google  Marque-page social Blinklist  Marque-page social Blogmarks  Marque-page social Technorati  

Conservez et partagez l'adresse de MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE sur votre site de social bookmarking
MON BLOGUE-MY BLOG
QUOI DE NEUF SUR NOTRE PLANETE
 
LA FRANCE NON RECONNAISSANTE
Ephémerides

Partagez | 
 

 Une menace pèse sur la diversité linguistique de l'Europe.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
mihou
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

23092007
MessageUne menace pèse sur la diversité linguistique de l'Europe.

Septembre 2007 Hey guys, lose the frogtalk and speak a real language !




Une menace pèse sur la diversité linguistique de l'Europe... En cause, un texte technique : le «protocole de Londres» sur les brevets européens.
Le 26 septembre 2007, les députés français doivent ratifier le «protocole de Londres»
sur les brevets. Celui-ci, qui a été rédigé en 2000, n'attend plus que
son adoption par le Parlement français pour entrer en vigueur dans la
douzaine de pays qui l'ont déjà ratifié.Jusqu'ici, les
gouvernements français ont repoussé le protocole de Londres sur les
brevets parce qu'il supprime la traduction française des brevets avec
de lourdes conséquences sur notre langue mais aussi notre vie
quotidienne et notre avenir professionnel..Le protocole a été
seulement ratifié à ce jour par 11 États (Allemagne, Angleterre,
Danemark, Islande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Monaco, Pays-Bas,
Slovénie, Suède) sur 32 concernés.Plus de la moitié des pays, dont l'Italie, l'Espagne, la Finlande, la Grèce,... le refusent obstinément.En
France, au nom de la diversité linguistique, 150 personnalités réunies
autour du linguiste Claude Hagège et de l'académicien Erik Orsenna
appellent les députés à bien réfléchir avant de le ratifier !Basic english for everybody
Aujourd'hui,
une entreprise qui désire protéger une invention en Europe doit d'abord
déposer sa demande soit en anglais (66% des cas), soit en allemand
(27%) soit en français (7%). Une fois le brevet délivré (après 4 ou 5
ans), elle doit le traduire dans toutes les langues des pays où elle
souhaite une protection.Dans le coût d'obtention d'un brevet,
les frais de traduction s'élèvent à 3.400 € en moyenne sur un total de
27.000 €. À ce coût d'obtention s'ajoutent les taxes annuelles (de
l'ordre de 90.000 € sur 20 ans).Le protocole de Londres, se focalisant sur la réduction des frais de traduction, limite l'obligation de traduction aux «revendications», soit 2 à 5 pages par brevet (à l'exclusion des «descriptions»).Les
principaux bénéficiaires du protocole de Londres sont les
multinationales, en particulier les laboratoires pharmaceutiques qui
dépensent des sommes colossales en brevets, et les entreprises
américaines et asiatiques qui pourront se protéger à moindre coût,
n'ayant plus besoin de traduire en français leurs brevets européens.Les
perdants potentiels sont les petites et moyennes entreprises qui
devront traduire à leurs frais les descriptions en anglais ou en
allemand des brevets concurrents pour s'assurer qu'ils ne réalisent pas
de contrefaçon à leur insu.
Le gouvernement français, par
la bouche de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la Francophonie, se
justifie de ratifier le protocole de Londres en assurant que le
français sera au même rang que l'anglais et l'allemand... à ce détail
près qu'il ne concerne déjà plus que 7% des demandes de brevets.La
hâte du gouvernement à vouloir ratifier le protocole s'explique par son
souci de se faire pardonner le vote négatif des Français sur la
Constitution européenne (29 mai 2005).Dans le même ordre d'idées, il a approuvé le «traité simplifié»
en remplacement du projet de Constitution. Il a aussi renoncé à
s'opposer aux négociations d'adhésion de la Turquie et se dispose même
à abroger l'amendement anti-adhésion de 2005...French pride
Pour
Claude Hagège et Erik Orsenna, les fallacieuses économies sur les coûts
de traduction cachent une volonté d'avancer vers la société mondialisée
anglophone dont rêvent quelques cadres et dirigeants de haut vol.Dans
cette société-là, malheureux seront les cadres, techniciens et
commerciaux incapables de penser, écrire, débattre et argumenter en
anglais. «Si le français n'est plus utilisé par le monde
scientifique, alors il deviendra une langue vernaculaire, que nous
n'utiliserons que lors des conversations familiales»
, prévient Bernard Lecherbonnier, linguiste à l'université Paris XIII.My tailor is rich
Le président Sarkozy plaide pour une «France bilingue».
Lui-même est fasciné par les Français qui vivent et parlent à
l'américaine, comme Christine Lagarde, dont il a fait, en partie pour
cette raison, son ministre de l'Économie.Il va de soi que c'est
une bonne chose que beaucoup de jeunes Français sachent tenir de
petites conversations en anglais ; c'est aussi une bonne chose que les
entreprises puissent recruter des cadres parfaitement à l'aise avec
l'anglais pour des besoins spécifiques (*).Le «bilinguisme»
français-anglais généralisé est-il pour autant inéluctable et même
souhaitable ? Faut-il se féliciter que de grandes entreprises imposent
à leurs cadres l'usage de l'anglais en réunion, y compris parfois
lorsque la réunion se tient exclusivement entre Français !?Notons
en premier lieu que le bilinguisme n'est pas indispensable à la
réussite personnelle. Le président Sarkozy en administre la preuve, lui
qui a échoué à cause de l'anglais au concours de sortie de Sciences Po.J'ai
pu constater que nos meilleurs patrons (y compris à la tête d'une très
grande entreprise aéronautique européenne), sont réticents à tenir une
conversation approfondie dans la langue de Shakespeare...J'ai
aussi pu constater que Boutros Boutros-Ghali, qui fut un excellent
Secrétaire général de l'ONU, met un casque de traduction lorsqu'un
Américain intervient à la tribune !A contrario, je ne m'étendrai
pas sur les performances entrepreneuriales de deux grands patrons,
Jean-Marie Messier (Vivendi) et Jean-Yves Haberer (Crédit Lyonnais),
qui l'un et l'autre se flattaient de vivre et parler en Américains.Le
président Mitterrand, qui se gardait de parler autrement qu'en français
à l'étranger, a souligné l'intérêt de la traduction dans une
négociation politique aussi bien que commerciale : elle laisse à chacun
du temps pour réfléchir et préparer ses réponses !Qui plus est,
une négociation en direct est toujours déséquilibrée entre celui qui
parle et pense dans sa langue maternelle et celui qui doit plus ou
moins chercher ses mots.À l'échelon macro-économique, notons que
le Japon a pu tailler des croupières aux Occidentaux dans les années
1980 sans rien renier de ses traditions, sa langue et son écriture, et
sans que ses dirigeants et cadres soient devenus massivement bilingues.Dans
l'avenir, il est douteux que 1,5 milliard de Chinois se mettent à
l'anglo-américain. On peut par contre tenir pour vraisemblable que des
solutions techniques permettront des traductions instantanées via un
mobile, et rendront vaines nos gesticulations autour du bilinguisme.Au
moment où l'on s'inquiète en France de ce qu'un quart des enfants
quittent l'école sans maîtriser la langue française, sans doute
l'urgence est-elle de ce côté-là plutôt que dans la généralisation de
l'anglais en maternelle ou au primaire...Il serait bon que nos
députés y songent avant de ratifier un protocole qui placera nos
entreprises et nos cadres monolingues en situation d'infériorité face à
leurs concurrents anglo-saxons ou asiatiques.NB : si vous ne
comprenez pas les titres de cet article, je crains que vous ne soyez
mal engagé dans la voie du bilinguisme radieux promis par nos
hyperactifs élus:-)André Larané
Sur
le protocole de Londres, on peut voir le site de l'APROBI (Association
des Professionnels de la Traduction des Brevets d'Invention) : La vérité au sujet du protocole de Londres ou encore le site Réflexe Propriété
Industriellehttp://www.herodote.net/articles/article.php?ID=286&get_all=1&ID_reac=5608&tout=1#5608

_________________
Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vuesdumonde.forumactif.com/

 Sujets similaires

-
» 20 mars 2016 : message de la Conseillère "Langue française et diversité linguistique" de l'OIF
» Charade menace l'ivrogne.
» ADN - La menace:
» [Blu-Ray] Menace II Society - Director's Cut (Import US)
» Petite aide linguistique pour le forum italien
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

Une menace pèse sur la diversité linguistique de l'Europe. :: Commentaires

Aucun commentaire.
 

Une menace pèse sur la diversité linguistique de l'Europe.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE :: SOCIETE-SOCIETY :: DEBATS ET OPINIONS/DISCUSSIONS AND VIEWS-
Sauter vers: