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 pesticides aux Antilles : la situation est grave

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AuteurMessage
mihou
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

17092007
Messagepesticides aux Antilles : la situation est grave

<http://mdrgf.c.topica.com/maahSDPabBic0bIHHVqeafpL0Q/> pesticides
aux Antilles : la situation est grave



<http://mdrgf.c.topica.com/maahSDPabBicYbIHHVqeafpL0Q/>
Le ministre de l‚Agriculture admet que la Martinique et la Guadeloupe ont
été véritablement empoisonnées par des pesticides toxiques

Le ministre de l‚Agriculture admet que la Martinique et la Guadeloupe ont
été véritablement empoisonnées par des pesticides toxiques, alors qu‚un
rapport explosif sur le sujet sera publié demain.

La situation est «très grave» aux Antilles. Sur Europe 1 lundi matin, le
ministre de l‚Agriculture, Michel Barnier, n‚a pas cherché à cacher son
inquiétude quant aux risques sanitaires provoqués par l‚usage intensif de
pesticides en Martinique et en Guadeloupe.

Le professeur Dominique Belpomme, cancérologue réputé, rendra public
demain un rapport explosif sur le désastre provoqué par le recours massif
au chlordécone, un pesticide fortement toxique, dans les Antilles. Dans Le
Parisien, le médecin parle notamment d‚un «véritable empoisonnement» du
sol et de l‚eau, et estime que cette affaire se révèle beaucoup plus grave
que celle du sang contaminé».

Pour preuve des effets du chlordécone, mais aussi d‚autres pesticides
comme le paraquat et «plusieurs dizaines d‚autres», employés dans «des
conditions très opaques», le cancérologue cite notamment le taux
«majeur» (le second mondial) de cancers de la prostate aux Antilles.

«Toutes les femmes enceintes et tous les enfants» contaminés

S‚il reconnaît que les scientifiques n'ont «pas encore la preuve
épidémiologique» que ces cancers sont «liés au chlordécone», il explique
aussi qu‚on a en revanche «pu démontrer scientifiquement que toutes les
femmes enceintes et tous les enfants qui naissaient» en Guadeloupe
étaient «contaminés au chlordécone».

Or, explique Dominique Belpomme, la France a interdit ce pesticide,
pourtant signalé comme dangereux depuis 1972, seulement en «1990 sur
son territoire». A l‚exception des Antilles, où il a fallu attendre 1993, et où
le produit a continué d‚être utilisé jusqu‚en 2002 de manière clandestine.
Résultat : en Martinique, la plupart des sources d‚eau sont polluées, de
même que les fruits et légumes racines et certaines viandes.

Face au scandale qui se profile, Michel Barnier a martelé sur Europe 1 que
l‚agriculture locale était «dans un nouvel état d‚esprit». Pour le ministre, il
faut «gérer le passé», avec «rigueur» et «le souci de connaître la vérité».
Et d‚insister sur l‚opportunité «de faire autrement» puisque «les
bananeraies ont été détruites par le cyclone» en août dernier. «Au moment
où l'on va replanter, on a l'occasion d'utiliser peu ou pas de pesticides»,
insiste le ministre de l‚Agriculture.

source : le Figaro.fr avec AFP

_________________
Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
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pesticides aux Antilles : la situation est grave :: Commentaires

Lundi 17 Septembre 2007

MICHEL BARNIER DECOUVRE LES AMERIQUES.......PLUTÔT LA CATASTROPHE DU CHLORDECONE AUX ANTILLES !









Dans le genre foutage de gueule, on ne pouvait pas faire mieux. La France
métropolitaine par l'intermédiaire de son ministre de l'agriculture
Michel Barnier se rend compte que l'usage des pesticides a
provoqué un désastre sanitaire aux Antilles. Sur la base d'un rapport
du cancérologue Dominique Belpomme, qui doit être rendu public mardi à
l'Assemblée nationale, le ministre confirme bien que la Martinique et la Guadeloupe ont été "empoisonnées" par des pesticides menant à une catastrophe écologique et sanitaire. Cette prise de conscience tardive sur une situation, dont on parlait déjà ici en avril 2007, nécessite quelques réflexions.


D'abord, Michel Barnier confirme bien que la classe politique pratique « l'omerta » quand ça l'arrange. L'entendre dire la main sur le coeur : « Nous traiterons la question du chlordécone, en ce qui nous concerne, avec la plus grande transparence »,
en est la preuve flagrante. Où était-il quand des personnalités
Afro-Antillaises tels que Raphaël Confiant, Edouard Glissant, des
militants associatifs et des Hommes politiques locaux parlaient de
l'empoisonnement des sols et de l'eau par le chlordécone ?
[size=12][size=12][/size][/size]






Ensuite,
quand le ministre de l'Agriculture entend refaire une virginité à
l'Etat ou passer l'éponge sur ce désastre à la faveur du débat sur le
cyclone Dean, il prend les Afro-Antillais, majoritairement touchés,
pour des CONS. Quel mépris !
On ne peut pas, comme le
fait Michel Barnier, fermer les yeux sur les raisons et les
conséquences de l'usage massif des pesticides aux Antilles. Quand on
entend dans sa bouche : « l'occasion se présente de replanter avec peu ou pas de pesticide, d'aller vers la banane zéro pesticide »,
il n'est pas excessif de penser qu’il ne s'est pas réellement rendu
compte qu'il s'agit d'une affaire d'Etat, à l’instar du sang contaminé.



Enfin, parce que le représentant de l'Etat ne semble pas comprendre que la France métropolitaine a sciemment laissé empoisonner les populations des Antilles, descendants d'Africains déportés pendant la Traite négrière Transatlantique, on
lui rafraîchira donc la mémoire en lui rappelant que le taux des
cancers de la prostate est majeur aux Antilles, que les malformations
utérines constituent une réalité épidémiologique.
Et pour mieux prouver qu’il est question d’un Crime d’Etat, on fera remarquer à notre ministre de l'agriculture que la France a interdit les pesticides dangereux en 1990 sur son territoire, sauf... aux Antilles. Faut-il
en conclure que la vie d'un Français de couleur Noire ne vaut pas celle
d'un Français de couleur Blanche ? On attend qu'on nous démontre le
contraire en considérant la catastrophe sanitaire et écologique aux
Antilles comme une affaire d'Etat. Au boulot, Messieurs et Mesdames !


A2N
SILENCE, LE CHLORDECONE A TUE DES MILLIERS DE MARTINIQUAIS ET GUADELOUPEENS !








Un
« désastre sanitaire » aux Antilles françaises ! Et la république ne
sait plus trop comment faire pour dissimuler sa responsabilité totale
dans L’utilisation d’un pesticide dans les plantations bananières des Antilles, qui a
eu des conséquences terribles, humaines, sanitaires et écologiques. En
faisant un rapport sur une réalité jusqu’ici dissimulée par les médias
et Hommes politiques, le
cancérologue
Dominique Belpomme, qui n’est pas réputé pour sa légéreté, a dégoupillé
une grenade qui menace de faire exploser les rapports paternalistes
entretenus par la « métropole » à l’égard des départements d’Outre-Mer.
Selon le professeur, le taux des cancers de la prostate est « majeur »
dans la région, même si les lobbys Békés et les politiques s’évertuent
à noyer le poisson dans l’eau. Ne l’oublions pas, s’il y a une crise
économique, ce qui est inévitable, les Antilles deviendront aussi
volcaniques de L’ETNA en Italie. Alors, au nom de la préservation de la
paix sociale, l’Etat feint de comprendre la colère et les inquiétudes
en provenance des îles aux cocotiers et belles plages ( sic !)


Il
n’empêche, rien ne sera plus comme avant, c'est-à-dire il y a encore
quelques semaines lorsque des pesonnalités Afro-Antillaises, dont les
écrivains Confiant, Boutrin, Glissant et d’autres, alertaient les
candidats à la présidentielle. Tenez, parcourez ce texte, ci-dessous,
paru sur en juin dernier, où toutes les questions soulevées
aujourd’hui, l’étaient déjà, sans que ça n’intéresse personne. Et pour
cause, il ne s’agit que de noirs empoisonnés sur plusieurs générations.
C'est-à-dire un scandale, comme l’a répété le professeur Belpomme, plus
important que celui du « sang contaminé ». On imagine bien pourquoi la
gène est palpable devant l’insupportable mépris ayant conduit à un
Homicide D’Etat ayant entrainé la mort de plusieurs centaines, ce qui
n’est qu’un bilan provisoire en attendant les prochains décès, autres
maladies, les cas de malformations congénitales et d’infertilité chez
les hommes et femmes. Silence on empoisonne !


A2N





par la rédaction de Montray Kreyol




La Guadeloupe et la Martinique
sont très gravement polluées depuis plusieurs dizaines d’années par des
pesticides interdits, en particulier le Chlordecone, massivement
utilisé dans la culture de la banane. En dépit d’innombrables rapports
et études conduites ces dernières années par les autorités concernées,
les responsabilités de ce véritable désastre sanitaire ne sont toujours
pas établies. La santé des populations semble gravement menacée. La
tentative de mise en examen le 4 juin 2007 de l’un des avocats qui
représentent un collectif d’associations qui ont déposé plainte pour
empoisonnement vient de mettre le feu aux poudres.


Associations de consommateurs et de défense de l’environnement, professions judiciaires et avocats de la Guadeloupe sont en ébullition. Au début du mois de mai 2007 le Procureur de la République
de Pointe-à-Pitre prenait un réquisitoire invitant un juge
d’instruction à mettre en examen l’avocat Harry Jawad Durimel,
porte-parole des Verts de la Guadeloupe,
et candidat aux législatives du 9 juin prochain, pour des prétendus
faits de violation du secret de l’instruction et entrave à sa bonne
marche dans une affaire remontant à février 2004, dans laquelle il
assistait deux clients accusés de trafic de stupéfiants. Harry Jawad
Durimel, convoqué le lundi 4 juin 2007 au Tribunal de grande instance
de Pointe-à-Pitre dans un contexte tendu, n’a finalement pas été mis en
examen au terme d’une audition de 9 heures. Il est ressorti de la salle
d’audience en tant que témoin assisté. Les avocats ne sont pas
satisfaits de cette décision. Et ont décidé de maintenir leur mouvement
de grogne. Aucune audience pour laquelle la présence d’un avocat est
nécessaire ne devait se tenir le 5 juin. Harry Jawad Durimel et ses
avocats comptent saisir la chambre de l’instruction qui se tient à
Basse-Terre, afin d’y déposer un recours en nullité contre les
poursuites qui visent leur confrère.


L’avocat
qui clame haut et fort son innocence, et soupçonne qu’on veut le faire
taire en raison de son son activisme dans l’affaire du Chlordecone, a
notamment reçu le soutien de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats.


On mesure l’émotion suscitée par l’affaire à la lecture du communiqué publié par l’Ordre des avocats du barreau de la Guadeloupe le 5 juin 2007 :

« Les Avocats du Barreau de la Guadeloupe,
réunis en assemblée générale ce lundi 4 juin 2007, ont pris acte de ce
que, le juge d’instruction, après avoir entendu pendant plus de 9
heures la défense présentée dans l’intérêt de Maître Harry Jawad
Durimel, au cours de laquelle ont été mises en évidence des violations
massives et systématiques des règles de droit, n’a pas cru devoir
prendre la décision qu’imposait l’inconsistance du dossier, à savoir la
mise hors de cause de notre confrère.


C’est pourquoi

Les Avocats du Barreau de la Guadeloupe, garants des libertés et soucieux du respect du droit :

Décident de poursuivre leur mobilisation pour que Justice soit rendue ; Maintiennent leur décision de suspendre toute participation aux activités judiciaires, et ce, jusqu’à nouvel ordre ; Dit que la présente motion sera transmise : à Madame le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, au Conseil National des Barreaux, à la Conférence des Bâtonniers de France et d’Outre Mer, au Bâtonnier de Paris, à la Confédération Nationale des Avocats, à la FNUJA, au Syndicat des Avocats de France (SAF), aux Syndicats d’Avocats de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane, à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). Le Barreau de la Guadeloupe ».

L’affaire
n’en finit pas de faire des vagues, dans l’attente d’une nouvelle
comparution de l’avocat devant le tribunal le 14 juin prochain. Ainsi,
comme le relatait Domactu.com le 6 juin , le procès en appel du
« crash » d’Air Caraïbe intervenu à Saint-Barthélémy en 2001 devait
être examiné le mardi 5 juin par la cour d’appel de Basse-Terre. Mais
en raison du mouvement des avocats en soutien à maître Harry Jawad
Durimel, l’audience n’a pu se tenir, et a été renvoyée au 29 janvier
2008. Une décision qui a provoqué la colère des familles des victimes,
dont certaines avaient fait le déplacement depuis la métropole et le
Canada pour suivre le procès…


Une affaire explosive !

Le
24 février 2006 l’Union des producteurs agricoles de Guadeloupe,
l’Association agriculture, société, santé, environnement, l’Union
régionale des consommateurs et l’association SOS Environnement
Guadeloupe déposaient difficilement plainte contre X pour :


Mise
en danger d’autrui (risque immédiat de mort ou d’infirmité) par
violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de
prudence, faits prévus par l’article 223-1 du Code Pénal, et réprimés
par les articles 223-1, 223-18 et 223-20 du Code Pénal.
Administration
de substance nuisible ayant porté atteinte à l’intégrité d’autrui,
faits prévus et réprimés par les articles 222-15, Al 1 et 222-12 Al 1.7
du Code Pénal.


La
plainte était soutenue par un collectif d’une trentaine d’avocats
guadeloupéens, dont l’un des chefs de file est Harry Jawad Durimel. Le
tribunal d’instance de Basse-Terre avait dans un premier temps jugé la
plainte recevable. Mais le procureur de la République avait fait appel de la décision.


Le
Tribunal d’instance de Basse-Terre a donc renvoyé au... 21 juin 2007
l’examen de la recevabilité de la plainte pour empoisonnement au
Chlordécone déposée le 24 février 2006 par le collectif d’associations…


size=12]« On
assiste depuis plusieurs années aux Antilles à une explosion des
cancers, des maladies de Parkinson et d’Alzheimer et des maladies
auto-immunes. Les terres agricoles sont massivement polluées, les
agriculteurs ne sont toujours pas indemnisés et les responsables de ce
désastre ne sont ni identifiés ni poursuivis », dénonçaient le 5 mars
dernier Louis Boutrin et Raphaël Confiant, auteurs du livre « Chronique d’un empoisonnement annoncé », aux Editions l’Harmattan, dans une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle.[/size]

L’utilisation
du Chlordecone, pesticide organochloré, n’a été interdite aux Antilles
qu’en septembre 1993, en raison des risques potentiels qu’il présentait
pour la santé humaine.


Cet
insecticide organochloré, souvent qualifié de pesticide de « première
génération » puisque sa synthèse remonte au début des années 1950, fut
d’abord produit aux Etats-Unis, avant d’être homologué en France au
début des années 1980, pour lutter contre le charançon du bananier.


Selon
le MEDD, "compte tenu de sa rémanence dans l’environnement", les
autorités administratives de Guadeloupe et de Martinique, en
application du principe de précaution, ont pris différentes mesures,
depuis plusieurs années, afin de limiter l’exposition des personnes.
Plusieurs plans d’actions visant la protection des ressources en eaux,
la surveillance de la teneur en résidus des aliments, l’élimination des
derniers stocks de pesticides non utilisés et l’évolution rapide des
pratiques agricoles auraient donc été mis en œuvre ces dernières années.


En
2003, dans les deux départements, la réalisation d’analyses de sols
préalables à la plantation de cultures vivrières a été imposée par
arrêté préfectoral. Afin de compléter ces mesures, le Gouvernement
demandait en outre à l’Agence française de sécurité sanitaire des
aliments (AFSSA) d’évaluer le risque de l’exposition alimentaire de la
population antillaise au Chlordécone et de proposer des limites
maximales de résidus pour les aliments les plus contaminés. En effet,
il existe très peu de données chez l’homme et il est donc nécessaire de
compléter les informations disponibles. Parmi les éléments connus
actuellement, on peut citer les principaux effets rapportés chez des
travailleurs, généralement plus exposés que la population générale,
d’une usine américaine qui produisait du Chlordécone aux Etats-Unis, en
1976, et qui sont des effets neurologiques (tremblements, irritabilité,
troubles visuels et céphalées), des signes d’hépatotoxicité et une
atteinte de la spermatogenèse.


Chez
l’animal de laboratoire, on observe également des atteintes rénales
(néphrotoxicité) et des effets sur la reproduction dont notamment une
dégradation de la spermatogenèse. Mais ces effets n’auraient été
observés, selon le MEDD, « qu’ à des doses nettement plus élevées que
celles auxquelles les populations des Antilles sont actuellement
exposées ».


Raison
pour laquelle des études épidémiologiques ont ensuite été confiées à
l’INSERM en Guadeloupe (étude HIBISCUS, étude TIMOUN) pour mettre en
évidence des effets éventuels sur la population générale.


Une bombe à retardement !

L’exposition
au Chlordécone a lieu en consommant des aliments contaminés,
principalement les produits végétaux mais aussi, dans une moindre
mesure, les produits d’origine animale.


En
effet les animaux (volailles, caprins, bovins) ont pu aussi être
eux-mêmes contaminés en consommant des végétaux. Les produits de la
pêche (poissons, crustacés) peuvent être également contaminés s’ils
vivent dans des zones où le Chlordécone a pu s’accumuler (sédiments).


L’eau
de boisson peut aussi contribuer à cette exposition si elle provient
d’une source contaminée et si elle n’a pas été traitée.


Le
rapport de l’AFSSA était rendu public en octobre 2005. Son analyse a
conduit les ministères concernés à prendre deux arrêtés qui définissent
les teneurs maximales autorisées :


pour
les denrées d’origine végétale, la teneur maximale autorisée pour les
plus consommées d’entre elles, carottes, concombres, dachines ou
madères, ignames, melons, patates douces et tomates, est fixée à
50µg/kg ; pour les autres végétaux, cette teneur maximale est de 200
µg/kg.


pour
les denrées d’origine animale, la teneur maximale autorisée pour la
viande de volaille, la plus consommée, est de 50 µg/kg (ces teneurs
sont déterminées par rapport au poids de produit à l’état frais) pour
les autres denrées, la teneur maximale est de 200 µg/kg. En ce qui
concerne les personnes consommant des produits cultivés dans des
jardins familiaux sur des sols susceptibles d’être contaminés, l’AFSSA
recommandait, dans l’attente des résultats d’une étude plus approfondie
sur le sujet, de limiter leur consommation de légumes racines (dachine
ou madère, et patate douce) à deux fois par semaine environ.


Silence on empoisonne !

Pour
l’association S-EAU-S, dont l’animateur Gérard Borvon, responsable Eau
des Verts, membre du Comité national de l’eau, a effectué sur place une
mission d’enquête, c’est : « Silence, on empoisonne ! » « Avec
la bénédiction de l’AFSSA, l’Etat Français, sous la signature du
ministre de l’économie des finances et de l’industrie, du ministre de
l’agriculture et de la pêche, du ministre de l’outre-mer, du ministre
de la santé et des solidarités, vient d’autoriser la consommation de
denrées alimentaires d’origine animale et végétales contaminées à des
taux élevés par le Chlordécone, un pesticide particulièrement
redoutable utilisé sur les bananes. »


Le
Gouvernement constituait ensuite une mission d’inspection
interministérielle qui s’est rendue aux Antilles en janvier 2005. Elle
dressait un « constat positif des actions mises en place » et émettait
des recommandations d’ordre sanitaire, environnemental et agronomique.


En
terme d’évaluation du risque, elle recommandait notamment, en insistant
sur la nécessité d’une démarche concertée entre les deux départements,
de renforcer le suivi des résidus de pesticides dans les denrées
locales et importées, dans les ressources en eau, les écosystèmes et
les sols et de poursuivre les études d’exposition des populations en
fonction des habitudes alimentaires et des modalités
d’approvisionnement.


En
terme de gestion du risque enfin, elle préconisait sur les zones jugées
prioritaires, le renforcement de plans d’action destinés à sensibiliser
les agriculteurs à la nécessaire évolution des pratiques agricoles.
Enfin une mission parlementaire publiait un rapport sur le Chlordecone
en juillet 2005.Créée en octobre 2004, sur proposition de M.Philippe
Edmond-Mariette et cosignée par les députés de la Guadeloupe et de la Martinique
(Joël Beaugendre, Gabrielle Louis-Carabin, Eric-René Jalton, Alfred
Marie-Jeanne, Alfred Almont, Louis-Joseph Manscour), elle a depuis lors
été chargée de suivre l’évolution des mesures prises.


Comme
préconisé par la mission d’inspection, un comité interministériel de
pilotage, chargé d’assurer la coordination de l’ensemble du dispositif
a enfin été constitué. Par ailleurs, une mission prospective composée
d’experts de l’AFSSA, de l’INRA et du CIRAD mandatés par le
Gouvernement travaille depuis lors à « l’élaboration d’un rapport
permettant d’analyser les scenarii envisageables pour faire face à la
contamination des sols, tant en ce qui concerne l’évolution des
systèmes de production que les mesures d’accompagnement pouvant être
mises en œuvre par l’Etat. »


On
se demande bien dès lors, quand on a consulté l’ensemble de ces
rapports, ce qui peut continuer à entraver l’instruction de la plainte
qu’ont déposé les associations en 2006.


On nous aurait caché quelque chose ?

A suivre

comitedesoutienharrydurimel@hotmail.com

Dailymotion blogged video
Chlordecone: silence on empoisonne ! par eikichi

Antilles empoisonnées, manipulations d’Etat et racisme journalistique


23/09/2007





Les 17 et 18 septembre 2007, un
trublion et néanmoins cancérologue, praticien à l’hôpital Pompidou,
professeur des universités, le dénommé Dominique Belpomme venait semer
l’agitation dans les programmations journalistiques occupées à traquer l’hyperactivité
présidentielle et la grande cause nationale du moment, la coupe du
monde de rugby ! Encore heureux qu’il ne s’agisse pas d’un Ultramarin
noir foncé crépu forcément excentrique et au militantisme exubérant, le
sujet aurait probablement été traité au mieux dans la rubrique "faits divers, provocation et dieudonnisme".



Avec un aplomb et une sérénité
remarquables, les différents médias ont répercuté sans une once
supplémentaire de curiosité ni même de volonté de produire des images
réelles du "sujet", l’annonce du rapport du professeur Belpomme, rendu
public le 18 septembre et qui, toutes proportions gardées, annonce une
catastrophe sanitaire aux Antilles, plus grave que celle du sang
contaminé ou de la vache folle ! Des scandales sanitaires qui ont
marqué durablement la vie des Européens et leurs institutions de
traçabilité et de sécurité alimentaire, médiatisés sur des mois, des
années, entrés désormais dans les références collectives, dans la
commune culture économique de la mondialisation.


Pour rappel et succinctement, le
Professeur Belpomme observe une explosion et un taux anormalement élevé
de cancers de la prostate, pour lesquels la Guadeloupe et la Martinique
battent tristement des records mondiaux. Entre autres caractéristiques
de cette "grave crise sanitaire", l’augmentation des malformations
congénitales et la contamination des femmes et des nourrissons à un
pesticide cancérigène, mutagène à forte rémanence qu’est le
chlordécone. Il constate aussi une pollution généralisée des Antilles
audit pesticide. Pesticide intensément utilisé légalement puis
illégalement dans l’industrie agro-alimentaire bananière des Antilles
françaises. Les effets de ces intrants sont d’une durée potentiellement
plus longue que leur utilisation, compte tenu de leur reprotoxicité,
celle des molécules du chlordécone en particulier mais parmi d’autres,
et pas le plus dangereux.



Les réactions des autorités demeurent
stupéfiantes, déroutantes sinon racialisantes. Réfugiées derrière
l’argument de l’absence de preuves épidémiologiques -reconnu
par Dominique Belpomme- sur le lien de causalité entre l’utilisation
intensive du chlordécone et l’explosion des cancers, ils croient passer
au Kärcher la réalité de l’empoisonnement aux pesticides qui elle ne
souffre pas de contestation. Les pesticides demeurent importés par les
planteurs et intérêts économiques des îles, l’aristocratie héritière
des Négriers, les Békés principalement, et pour ce faire ils doivent
nécessairement bénéficier d’autorisations ou de complicités dans
l’administration. Une vieille relation ancillaire qui a déjà réussi à
annihiler les plaintes, demandes d’explications et d’éclaircissements
émanant des forces vives, associatives et individuelles des Antilles
depuis les années 1980, puis1999 et 2001. Des rapports ont déjà atterri
dans les bureaux des ministres en charge de l’environnement ou de la
santé. En 2005 l’Assemblée nationale avait commis un rapport portant
absolution des pratiques sanitaires et mesures de contrôles aux
Antilles.


Pour la gravité des faits relevés,
une catastrophe sanitaire, il ne suffit pas de temporiser en attendant
de nouvelles conclusions scientifiques sur les causalités, mais des
mesures d’urgence s’imposent qui devraient aller de la substitution des
produits contaminés, sources d’eaux, légumes racines, viandes, … par un
soutien public volontariste, à un dépistage systématique des effets sur
l’homme et l’environnement de l’industrie post-négrière. Simple bon
sens et précaution sanitaire minimale que ne méritent certainement pas
les Nègres des Antilles … qui pour beaucoup de leurs élites ont
bêtement voulu croire que les élections de 2007 porteraient y compris
pour la sixième roue de la république, un changement, une rupture dans
la pigmentocratie républicaine.



La couverture médiatique, plutôt le
refus de couverture médiatique appropriée de cette grande crise
sanitaire nègre et nationale [?] mérite le détour. Dans les médias de
grande écoute, contrairement aux usages en matière d’empoisonnement ou
de crise sanitaire -et il y en a eu, vache folle, grippe aviaire,
poulet à la dioxine, sang contaminé …-, on n’a pas vu de reportages sur
les victimes de cancers, de problèmes de fécondité, les usagers des
eaux de sources, les consommateurs de produits de l’agriculture
vivrière, les associations qui ont porté cette question à la
connaissance du grand public depuis des décennies, les responsables des
importations, des plantations, les autorités chargées du contrôle de la
sécurité alimentaire, les rapporteurs des différents textes qui ont été
rendus aux autorités … Une catastrophe sanitaire appelée à durer, les
pesticides en question étant rémanent, et … tout le mode s’en fout ! A
peine quelques déclarations rapides et commentaires dilettantes et
l’affaire est expédiée comme en 1999, 2001, ... Une position du champ
journalistique que l’on imagine facilement différente, s’il s’était agi
de la Corse, de l’Ile de France, de la métropole blanche.



Le ministre de l’agriculture parle
d’une situation "grave" sans en tirer les conséquences. Qui lui en
tiendra rigueur, probablement pas sa hiérarchie occupée à mouliner dans
la communication, et à bomber le torse en expulsant de l’Africain avec
ou sans ADN. Promis juré croit pouvoir prophétiser M. Barnier préposé à
l’agriculture, le cyclone Dean qui a dévasté les plantations de bananes
et de canne à sucre en Martinique offre l’opportunité de se refaire …
sans pesticide ! Et entre temps Dieu entende les empoisonnés et
contaminés. Vive la république, du moment que les Nègres n’en font pas
partie.



Au risque de paraître redondant,
l’affaire du chlordécone illustre encore l’insularité citoyenne des
Antilles et la difficulté et / ou le refus par l’élite politique et
médiatique du champ central, de considérer, admettre sur le même régime
d’égalité les Nègres des îles, les Ultramarins, et plus généralement
les Non-Blancs. Elle montre aussi à quel point la faiblesse d’auto
organisation des communautés noires qui auraient pu éviter la
continuation d’un scandale qui n’a pas fini de frapper, d’atteindre des
seuils aussi critiques par le travail de médias crédibles, sérieux et
professionnalisés. Un corps associatif axé sur des questions politiques
et existentielles des citoyens, assurant le maillage des problématiques
d’identité, d’économie sociale, d’innovation en développement
économique, de genre, d’actions affirmatives, aurait pu imposer dans
les agendas républicains des plans de guérison des plaies qui
gangrènent la vie des Non-Blancs en partie parce que … Non-Blancs.


Pierre Kassenti


http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1896
LES ANTILLES EMPOISONNEES......, RAPHAEL CONFIANT APPELLE L'AFRIQUE A LA RESCOUSSE !







Il
y aura bientôt quatre siècles que des centaines de milliers d’Africains
furent déportés comme esclaves aux Amériques et singulièrement dans
l’archipel des Antilles, cela dans des conditions de barbarie presque
inimaginables. Une fois sur place, des colons ou planteurs européens
prirent le relais des négriers, eux aussi européens, contraignant ces
hommes et ses femmes -vos ancêtres et les nôtres- à travailler comme
des bêtes de somme, chaînes aux pieds et carcans au cou, dans les
champs de coton, de café et surtout de canne à sucre, toujours dans des
conditions de férocité sans pareille.




Malgré le statut de «département d’Outre-mer»
et la possession d’une carte d’identité française, nous autres,
Antillais et Guyanais, nous autres Créoles en un mot, ne somment pas
pour autant devenus français. Il ne faut pas confondre «identité» et
«carte d’identité». Nous sommes des peuples à part entière qui aspirent
à assumer pleinement leur souveraineté, même si nous savons que le
chemin qui y conduit sera forcément long et difficultueux. A la fin des
années 60, certains mouvements politiques de nos pays sollicitèrent
l’appui des états africains nouvellement indépendants pour porter la
question antillo-guyanaise devant le Comité de Décolonisation de l’ONU.
Nous reçûmes, hélas, une fin de non-recevoir de la part de Léopold
Sédar Senghor et Félix Houphouët-Boigny notamment. On était, à
l’époque, il est vrai, en pleine période néocoloniale et le pré carré
qu’est la «Françafrique» était en train de se mettre en place.
Aujourd’hui, nous autres, Créoles, voulons croire que les choses ont
changé et que l’Afrique noire est mieux disposée à aider ceux qu’elle
considère souvent comme sa «diaspora», terme toutefois impropre
puisqu’il implique que n’importe quel Antillo-Guyanais aurait le droit
de venir s’installer dans n’importe quel pays africain et d’en obtenir
automatiquement la nationalité.


Nous
ne sommes pas une diaspora. Nous sommes des peuples à part entière,
mais nous n’oublions pas pour autant que la plus grande partie de nos
ancêtres provenaient d’Afrique noire et que bon nombre, sinon la
majorité, des créations culturelles créoles portent la marque
indélébile de la terre d’où nos pères furent arrachés. Cela signifie
que s’il n’y a pas identité entre Créoles et Africains, il y a entre eux un nécessaire devoir de solidarité. Nous avons besoin de votre appui et de votre solidarité aujourd’hui. Non
pas d’une solidarité politique comme ce fut le cas dans les années 60
du siècle dernier, mais d’une solidarité humanitaire : nous ne
demandons pas à ce que la question antillaise soit à nouveau portée
devant le Comité de Décolonisation de l’ONU, mais bien que le génocide
par empoisonnement perpétré par l’Etat français, pendant plus de 30 ans
(1972-2002), soit porté devant l’OUA (Organisation des Etats Africains)
d’une part et devant l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de l’autre.



De
quoi s’agit-il exactement ? D’un véritable crime contre l’humanité qui,
comme tel, est imprescriptible. En effet, pendant trente ans, l’Etat
français a délivré des A.M.M. (Autorisation de Mise sur le Marché) de
différents pesticides cancérigènes, parmi lesquels le redoutable
Chlordécone, produit interdit aux Etats-Unis et au Canada depuis 1976.
Alors que diverses études, signalaient la dangerosité extrême de ce
pesticide, et cela dès le début des années 70, celui-ci a autorisé les
grands planteurs blancs créoles à l’utiliser au-delà du raisonnable
dans les bananeraies de la Guadeloupe et de la Martinique,
ce qui eut pour effet d’empoisonner nos sols, nos rivières, nos nappes
phréatiques et nos rivages. Pendant plus de trente ans, nous avons bu,
sans le savoir, une eau du robinet gorgée de pesticides et surtout de
chlordécone, nous avons mangé des légumes et des poissons contaminés,
sans que jamais l’Etat français ne lève le petit doigt pour arrêter ce
qui ressemble fort à une tentative de génocide. Sans compter que le
taux de rémanence de ce poison est évalué à soixante, voire cent ans !
Aujourd’hui, les résultats sont là : nos pays vivent une véritable
catastrophe sanitaire. Celle-ci se décline ainsi :


- explosion du nombre de cas de cancers, cela chez des patients de plus en plus jeunes (moins de 40 ans). La Martinique
détient, d’ailleurs, le triste record d’être le deuxième pays au monde
après les Etats-Unis pour le taux de cancer de la prostate.


- développement inquiétant des maladies d’Alzheimer et de Parkinson,
là encore chez des personnes qui sont loin d’avoir atteint l’âge
(canonique) où ces affections sont considérées comme inévitables


- nombre effarant de fausse-couches et de malformations congénitales
qui ne s’expliquent pas seulement par les grossesses trop précoces,
comme on tente de nous en persuader, puisque l’âge de la conception a
toujours été nettement plus bas dans nos pays qu’en Europe


- augmentation inexpliquée du taux d’infertilité à la fois féminine et masculine,
ce qui fait que nos pays sont tombés au-dessous du seuil de
renouvellement normal d’une population qui est de 2, avec seulement 1,8
enfant par femme (contre 2,1 en France !).




Lorsque
le scandale finit par éclater et que cet empoisonnement généralisé fut
mis à jour, l’Etat français a tenté de nous faire croire que la
dangerosité du chlordécone n’a été connue qu’en 1989, ce qui est un
mensonge absolu. Un mensonge d’Etat ! Répétons-le : dès la fin des
années 70, ce pesticide avait été interdit en Amérique du Nord et
plusieurs publications scientifiques émanant de l’«American Cancer
Institute» en démontraient la cancérogénicité. Il est vrai que ces
études étaient rédigées en anglais et qu’il est bien connu que les
Français ne sont pas très brillants en langues étrangères…En réalité,
cet empoisonnement de nos populations fut délibéré et les responsables
en sont parfaitement connus : d’abord l’Etat français lui-même (et cela
quel que fut le parti au pouvoir durant ces trente ans, Droite et
Gauche s’étant partagés le pouvoir) ; ensuite les différents préfets et
chefs des services déconcentrés de l’Etat en poste dans nos pays à
cette époque ; enfin les Békés ou Blancs créoles, descendants des
esclavagistes d’antan, à la fois gros planteurs, principaux
importateurs de pesticides et détenteurs du monopole de la vente des
engins agricoles. La représentation parlementaire antillaise a
vainement tenté d’obtenir du Palais Bourbon la création d’une
«commission d’enquête parlementaire», comme dans les affaires du sang
contaminé, de la vache folle, de l’amiante, d’Air Lib ou encore
d’Outreau, mais en vain. Il ne nous fut octroyé, à nous, descendants
d’esclaves, qu’une vague «mission d’information parlementaire» dénuée
de tout pouvoir d’enquête et de coercition. Ce qui est la preuve que
nous sommes bien des «Français entièrement à part et non des Français à
part entière», selon la célèbre formule d’Aimé Césaire.


Les trente ans d’empoisonnement que viennent de vivre la Guadeloupe et la Martinique n’en étant qu’une énième preuve.

Aujourd’hui, nous réclamons donc que justice soit faite. Nous exigeons :

. une enquête épidémiologique à grande échelle
afin de mesurer la vraie ampleur de la contamination, enquête conduite
par des scientifiques étrangers car nous n’avons plus confiance dans
leurs collègues français


. l’indemnisation sans délai des petits et moyens agriculteurs
qui, ayant loué ou acheté des terres anciennement plantées en banane,
sont dans l’impossibilité de livrer des produits sains à nos
populations et sont, pour certains, au bord de la faillite


. la mise en place immédiate d’un processus de dépollution de nos sols selon les procédés de « phytoremédiation »
mis au point récemment au Canada, dépollution qui devra être prise en
charge par l’Etat français sur la base du principe dit du « pollueur-payeur »


. la convocation devant la justice des principaux responsables de cet empoisonnement annoncé qui, de toute évidence, ont fait preuve dans cette affaire d’une négrophobie et d’un comportement raciste à peine voilés.


Mais, hélas, nous crions dans le désert. Alors que nos patates douces
ou nos ignames qui arrivent dans les ports français sont immédiatement
détruits par les services sanitaires, l’Etat n’a jusqu’à ce jour pris
aucune mesure pour que ces mêmes légumes soient interdits de vente dans
nos pays, du moins ceux qui proviennent de sols contaminés. C’est aussi
qu’aucune cartographie sérieuse de cette contamination n’a été établie
à ce jour, si bien que les agriculteurs qui travaillent des terres non
polluées se voient autant pénalisés que leurs confrères ayant hérités
de terre polluées. La moindre des choses eut été, de la part des
services de l’Etat français, de mettre en place un système de traçabilité des
productions maraîchères et vivrières antillaises. Il y a là un
laisser-aller, un laisser-faire, un je-m’en-fichisme, véritablement
criminels à l’endroit des peuples antillais. Bien qu’alertée par un
livre sur la question («Chronique d’un empoisonnement annoncé», de L.
Boutrin et R. Confiant, édit. L’Harmattan 2007) ainsi qu’une conférence
dans l’enceinte même de l’Assemblée Nationale française, aucun grand
média français n’a à ce jour porté l’affaire à la connaissance du
public hexagonal. Il semblerait qu’une sorte d’omerta se soit imposée
au sujet du chlordécone et des ravages qu’il provoque.



Nous nous permettons donc respectueusement de lancer un appel solennel
à tous les chefs d’Etat d’Afrique noire pour qu’ils nous aident à
briser cette chape de silence afin d’obliger l’Etat français à prendre
ses responsabilités à l’égard des populations antillaises deux fois
déportées, comme nous l’avons vu, et aujourd’hui empoisonnées. En
effet, nous réalisons aujourd’hui que le «génocide par substitution»
dénoncé par Aimé Césaire dès la fin des années 70, c’est-à-dire le
remplacement des populations créoles par des gens venus d’ailleurs,
s’est accompagné, dans le silence le plus total, d’un véritable
«génocide par empoisonnement». L’OUA doit s’emparer de cet affaire sans
délai, sinon tous les appels à «la solidarité du monde noir», au «panafricanisme» ou à «l’unité culturelle négro-africaine»,
émanant d’intellectuels africains, antillais ou noirs américains, se
révéleraient des mots creux, vides de sens, véritables paravents de
notre commune lâcheté.




Aidez-nous ! Ne serait-ce qu’au nom de nos ancêtres communs…




Veuillez accepter, madame la Présidente, monsieur le Président, l’expression de mes salutations respectueuses.
http://www.alert2neg.com/article-7148934.html
Samedi 13 Octobre 2007

CHLORDECONE: LE PR DOMINIQUE BELPOMME RESISTE A LA PROPAGANDE DES LOBBIES






En
tant que médecin, je suis soumis au serment d’Hippocrate, et donc à un
devoir de prévention des maladies et d’information du public. C’est
dans cet esprit que j’ai coordonné le Rapport d’expertise et d’audit
externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique [2].



Après
la récente polémique qui a eu lieu autour de ce rapport – dont le
contenu est resté totalement inchangé depuis sa parution en juin 2007
–, certains prétendent que je serais revenu sur mes déclarations
initiales en expliquant qu’il n’existe pas de lien scientifiquement
établi entre le chlordécone et le cancer de la prostate. Or, mon
discours est toujours resté constant, même si on peut regretter que des
raccourcis malheureux aient pu laisser faire croire le contraire.



En
page 38, le rapport s’interroge en effet sur la pertinence de l’étude
épidémiologique Karu-prostate, qui a pour objectif de montrer s’il
existe ou non un lien associatif entre une contamination par le
chlordécone et l’apparition des cancers de la prostate en Guadeloupe :
« Pourquoi s’être fixé comme seule cause possible aux cancers de la
prostate, le chlordécone, alors que la cartographie réalisée en
Martinique montre qu’il n’existe aucune relation géographique entre le
zonage de la pollution par le chlordécone (très intense dans la partie
Nord-Est de l’île), et l’incidence élevée des cancers de la prostate
(surtout décelés dans le Sud), autrement dit, que les cancers de la
prostate sont plus fréquents dans des régions qui n’apparaissent pas
être particulièrement polluées par le chlordécone ? »



Des
études toxicologiques ont démontré le caractère CMR (cancérigène,
mutagène et/ou reprotoxique) du chlordécone, qui est très fortement
suspecté d’être impliqué notamment dans l’apparition de myélomes
(leucémie des os) dans le Nord de la Martinique. Mais en ce qui
concerne les cancers de la prostate, il serait nécessaire d’étudier au
moins une quinzaine d’autres pesticides et leurs métabolites pour
comprendre pourquoi les Antilles sont si lourdement touchées : la
Guadeloupe est le territoire où l’incidence de ces cancers est la plus
élevée dans le monde [3], alors que l’incidence est de même très élevée
pour la Martinique, mais on ne peut savoir ce qui en est aujourd’hui
faute de mise à jour du registre des cancers depuis 2000.



En
ce sens, l’ARTAC a soumis aux différentes instances locales concernées
et va soumettre aux pouvoirs publics nationaux une proposition de
programme de recherche chiffrée, visant à réaliser une étude de
biomonitoring portant sur les tissus adipeux et des dosages sanguins
des personnes touchées par le cancer de la prostate ou du sein, qui
seront mis en parallèle avec les résultats obtenus à partir de
personnes témoins. En outre, des études de toxicogénomique devraient
permettre de mieux connaître l’impact de différents pesticides sur les
gènes humains, et en particulier de vérifier s’il existe un lien de
causalité entre la contamination par le chlordécone et l’augmentation
de fréquence des myélomes en Martinique.



Les
subventions attendues pour la réalisation de ces études permettraient
de rémunérer les différentes équipes de recherche impliquées, notamment
les laboratoires spécialisés dans ce type d’analyses. Notre objectif
est avant tout d’apporter des réponses scientifiques permettant
d’expliquer l’incidence excessivement élevée des cancers, en
particulier de la prostate, aux Antilles afin d’en améliorer la
prévention et le traitement.



Lorsqu’à
sa demande j’ai rencontré M. le Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer,
M. Christian Estrosi, je lui ai indiqué que le rapport était
incontournable du point de vue scientifique, qu’il n’y avait aucun
« catastrophisme » dans mon discours, et qu’il était de sa
responsabilité de contribuer à la mise en œuvre le plus rapidement
possible d’un plan d’action global impliquant de façon transversale les
aspects environnementaux, sanitaires et agricoles, afin de remédier aux
problèmes actuels, cela dans l’intérêt des antillais. J’ai également
indiqué au Secrétaire d’Etat qu’un tel plan pouvait être mis en place
sans nuire aux intérêts socio-économiques des Antilles, mais que la
sécurité sanitaire des antillais, y compris des générations futures,
est prioritaire.



Un
récente réunion avec le Directeur-adjoint du cabinet de la Ministre de
la Santé, Mme Roselyne Bachelot, ainsi que des responsables de la
gestion des alertes sanitaire, m’a également permis d’insister sur la
nécessité de mener des études de biomonitoring et de toxicogénomique,
afin d’identifier les causes exactes de cette épidémie de cancers.



Nous
attendons donc des représentants de l’Etat et des autorités locales la
mise à disposition de moyens suffisants permettant de faire face à la
crise actuelle et de faire réaliser les études annoncées dans les plus
brefs délais.



Je
me dois enfin de remercier l’ensemble de mes confrères et consœurs
médecins qui se mobilisent localement pour faire émerger la vérité.



Pr. Dominique BELPOMME


Cancérologue, Président de l’ARTAC[1]
www.montraykreyol.org/spip.php?article629










[1] Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse www.artac.info


[2] Disponible sur http://www.artac.info/static/telechargement/Rapport%20Martinique.pdf


[3]
Mallick S, Blanchet P, Multigner L., Related Articles, Links Prostate
cancer incidence in Guadeloupe, a French Caribbean archipelago. Eur
Urol. 2005 Jun ;47(6):769-72. Epub 2005 Mar 9. PMID : 15925071.




Dailymotion blogged video
Roselyne bachelot ne voit rien de bien grave !

http://www.alert2neg.com/article-7179800.html
Re: pesticides aux Antilles : la situation est grave
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pesticides aux Antilles : la situation est grave

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