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 Face à la France :Un lobby noir américain (suite)

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mihou
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mihou

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Localisation : Washington D.C.
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02062005
MessageFace à la France :Un lobby noir américain (suite)

Ensuite, nous irons voir le président Obasanjo du Nigeria, président en exercice de l’Union Africaine, pour lui exprimer les mêmes préoccupations.

En plus de cela, nous allons actionner le Black Caucus (Ndlr : Groupe de pression parlementaire, composé de sénateurs et de représentants noirs, qui influence la politique étrangère des USA. On y retrouve aussi bien des républicains que des démocrates. Ce groupe est incontournable en matière de décisions qui concernent directement l’Afrique) et le gouvernement des États-Unis afin qu’ils s’impliquent directement dans la résolution de la crise ivoirienne par une prise de position sans ambiguïté à l’ONU. Nous ferons en sorte que toutes ces actions convergent vers la résolution définitive de la crise ivoirienne.

Et nous sommes sûrs de réussir si nous, fils de la diaspora, mettons ensemble nos forces pour venir au secours de la Côte d’Ivoire. C’est de l’indépendance totale de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique qu’il est question là. Et nous allons y travailler sérieusement,
car il est temps que les Ivoiriens et, partant, les Africains réfléchissent d’eux-mêmes et s’autodéterminent seuls, sans une influence quelconque.

Les rapports entre la France et ses ex-colonies africaines doivent être des rapports de respect mutuel et de souveraineté. Aujourd’hui, on ne peut pas accepter, en Afrique, des coups d’État et guerres suscités et sponsorisés par des puissances étrangères. La France doit aider les pays africains à consolider la démocratie plutôt qu’à créer les conditions du désordre, de la haine et de guerre civile. Pour venir 10 ans après, comme ce fut le cas au Rwanda, présenter des excuses pour la guerre et le génocide qui ont détruit ce pays. Nous ne pouvons l’accepter. Nous ferons donc tout, avec l’aide des Ivoiriens patriotes et des Africains panafricanistes, pour que le cas de la Côte d’Ivoire soit le dernier acte du néocolonialisme en Afrique.

Comment percevez-vous le fait que, pendant que de nouveaux leaders politiques, partisans de l’expression démocratique émergent, d’autres se munissent d’armes pour tenter de changer l’ordre démocratique en marche ?

Mon sentiment, en tant qu’américain, est qu’un coup d ’État est ce que nous appelons ‘‘The step backward’’, c’est-à-dire un retour en arrière. Il faut que les partisans de coups d’État aient à l’esprit beaucoup de choses. On ne peut pas travailler pour soi et contre l’intérêt général.
On ne peut pas prendre un fusil contre ses propres frères et penser que cela réglera les choses.

Or, c’est généralement cela l’esprit des coups d’État.

L’Afrique doit rejeter ce mode de gestion politique, ce mode d’accéder au pouvoir. Cela n’honore pas ce continent qui a des choses si merveilleuses à apprendre et à offrir au monde. Vous êtes les fils d’une même mère et il n’est pas souhaitable de vous entretuer. Il faut privilégier la discussion, le dialogue, qui a toujours fait le charme de ce continent. L’Afrique doit désormais accepter les principes démocratiques, la bonne gouvernance et surtout l’émergence d’un nouveau type de leaders politiques.

Vous qui êtes un des initiateurs du retour des hommes d’affaires africains-américains vers l’Afrique. Est-ce que vos projets de coopération économique entre les Africains et leurs frères de la diaspora ne se retrouvent-ils pas menacés par les différentes rébellions ?

Cela constitue effectivement un frein aux initiatives que nous entendons davantage prendre pour l’Afrique, parce que cette méthode heurte sérieusement les initiatives économiques en général. Cela effraye les investisseurs qui voudront s’intéresser à l’Afrique. Même les simples prospecteurs seront découragés. Quand il y a des conflits dans une zone, cela fait fuir les investisseurs, parce que “l’argent n’aime pas le bruit”. Malheureusement, c’est dans ce cas de figure que nous allons nous trouver. C’est pour toutes ces raisons que nous appelons à la fin de la guerre, parce que nous envisageons faire venir beaucoup d’investisseurs américains en Afrique, pour offrir des facilités et le vrai développement aux Africains.

Vous avez certainement appris par voie de presse beaucoup de choses sur la Côte d’Ivoire. Après avoir organisé des conférences de presse, des forums et galas aux USA pour expliquer la crise ivoirienne, vous voila à Abidjan. Quel est aujourd’hui votre point de vue par rapport à ce qu’on vous expliquait ?

J’ai séjourné en Côte d’Ivoire plusieurs fois et je n’ai constaté aucun changement négatif. La Côte d’ivoire est restée aussi accueillante qu’elle l’a toujours été. Les Ivoiriens sont pourtant qualifiés de xénophobes…Tout ce qui a été dit à propos de la Côte d’Ivoire dans la presse internationale, surtout dans la presse française, sur l’Internet, ne m’a jamais ébranlé. Je suis toujours resté en contact avec des Ivoiriens sur place à Abidjan. Ils m’ont toujours rassuré sur l’état des lieux. Je n’ai jamais douté des qualités humaines des Ivoiriens et je n’ai jamais eu peur de venir à Abidjan malgré ce qui se racontait. Abidjan est formidable et les Ivoiriens sont toujours aussi formidables. Par contre, les événements de début novembre 2004 ont jeté le discrédit sur la force Licorne. Dernièrement, quand je suis arrivé ici, j’ai fait une petite visite guidée à l’hôtel Ivoire. Je vous assure que quand vous voyez les différents films réalisés sur ces événements de novembre et le site même de l’Hôtel Ivoire, vous avez de la peine à comprendre comment une telle barbarie a pu y avoir lieu. C’est d’ailleurs ce pour quoi les membres du Conseil Exécutif du Centre m’ont demandé de faire une escale à Abidjan. Il m’appartient de leur rendre compte de ce que j’ai vu et entendu. Mon message est qu’il fait bon vivre à Abidjan.

Si l’on vous demandait de comparer le président Houphouët au président Gbagbo, que diriez-vous ?

Des gens qui connaissent bien le président Gbagbo m’ont dit beaucoup de bien de lui. Ils m’ont donné des informations mêmes historiques sur sa personne. Entre autres, le fait qu’il ait fait la prison à 4 reprises en tant qu’opposant sans jamais avoir pris les armes à sa sortie de prison. Le fait qu’aussi bien son père (paix à son âme !), son épouse, son fils, en somme toute sa famille ait fait la prison et ait pris la chose comme faisant partie du parcours normal d’un opposant politique africain. Car il est rare en Afrique de s’opposer au pouvoir du parti unique sans faire la prison. J’ai aussi lu les œuvres écrites par l’actuel président ivoirien et les articles de journaux concernant sa vie et son action politique. Sa vision de l’Afrique et l’analyse qu’il fait de son parcours montrent qu’il est un grand homme d’État. Ce sont des choses qui comptent énormément et positivement quand on veut faire de la politique. Nous voudrions l’encourager à persévérer dans la voie de la paix et saluer sa large vision à la fois humaniste et panafricaniste. Quant au président Houphouët- Boigny, je pense qu’il a posé les bases du leadership de la Côte d’Ivoire.

Et le président Gbagbo est en train de travailler à pérenniser ce leadership. Il est sur les traces de Stockely Carmichaël alias Kwame Turray, de Kwame Nkrumah, Julots Nyéréré, Lumumba, Thomas Sankara… Ces leaders panafricanistes qui ont marqué l’Afrique et que le pouvoir néo-colonial , à travers ses sous-préfets locaux, a combattus à mort. Quand on connaît l’histoire d’un tel homme, on peut aisément comprendre pourquoi il a beaucoup de problèmes avec la France. Nous allons l’aider avec notre groupe de lobby, car son combat est en train de donner une autre image de la Côte d’Ivoire qui se réveille enfin. Mais rien ne se fait du jour au lendemain, il faut lutter contre toutes ses forces du mal. Je suis très émerveillé de voir que le président Gbagbo ne recule pas du tout sur certaines des décisions courageuses qu’il prend.

Si vous devriez vous adresser personnellement aux rebelles de Guillaume Soro, que leur diriez-vous ?

Je leur dirais qu’ils doivent faire corps avec leur pays pour l’intérêt de tous, penser aux souffrances des populations. Le plus grand message que je peux leur donner, c’est qu’il ne faut pas créer la division juste pour régler un problème particulier. Ils doivent cesser de servir d’agents exécuteurs pour protéger les intérêts de la France et des multinationales.

“Unis, on résiste. Divisés, on chute”, dit-on.

Ils doivent méditer ce message. Il faut que les rebelles sachent que les Européens ne sont pas intéressés par leurs préoccupations. Ils ont plutôt autre chose derrière la tête. Nous sommes honnêtes en leur disant cela, car nous savons de quoi nous parlons.
L’Afrique doit rester unie et revenir aux Africains, comme Marcus Garvey l’a dit.

Quel message à l’endroit du président Gbagbo ?

Je lui demanderai de toujours résister. Il doit reste r fort là où il est. Pour nous, il est sur le bon chemin, celui de la libération de toute l’Afrique. Il est aujourd’hui un exemple pour les autres Africains. Particulièrement ceux de l’Afrique francophone qui doivent aujourd’hui dire non à l’impérialisme français. Gbagbo doit servir d’exemple à toute l’Afrique, à tous ceux qui veulent dire non à la forfaiture européenne et qui sont encore hésitants. Il est temps pour les Africains de prendre leur destin en main. Ne faiblissez pas, parce que vous êtes dans le vrai. Et votre position sera défendue partout dans le monde, partout où nous serons, partout où les combattants pour la dignité de l’homme noir seront. Nous invitons à cet effet le Président Gbagbo à venir aux États-Unis d’Amérique pour non seulement s’adresser au Conseil de Sécurité des Nations Unies mais surtout pour nous permettre de lui offrir des tribunes pour faire connaître son combat et celui de son peuple. Nous avons partagé cette idée avec l’Ambassadeur Philippe Djangoné Bi qui a promis lui transmettre notre invitation.

Et à Blé Goudé et aux jeunes patriotes ?

Je les encourage à toujours mener le combat qui est le leur. Aux États-Unis, nous avons connu cette période dans les années 60 et ce sont nos jeunes patriotes, dont je faisais partie, qui nous ont tirés d’affaire. Ce sont eux qui ont l’énergie nécessaire pour mener ce combat. Je salue au passage Blé Goudé pour tout ce qu’il fait. Le chemin est long, il sera vilipendé mais il devra résister. Personnellement, je préfère une jeunesse de ce genre-là, celle qui prend la rue les mains nues pour exiger ses droits et défendre la République en danger, qu’une jeunesse qui use du canon pour se faire entendre.
Les ‘‘Jeunes Patriotes’’ de Côte d’Ivoire devraient même exporter leur mode de combat.

Je les encourage personnellement pour l’énergie et le génie qu’ils mettent dans leurs initiatives.

Que vous inspire la médiation MBéki ?

Le président MBéki est un grand homme d’Etat. Il dirige un État qui a une histoire de lutte pour la libération et l’émancipation. Nous savons qu’il va réussir à ramener la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire. Nous allons lui apporter notre soutien sans faille. Il a soumis une feuille de route à toutes les parties impliquées dans la crise ivoirienne, Et selon les informations en notre possession, seul le bloc rebelle continue de ne pas assumer sa part de responsabilité. Selon des informations précises, la communauté africaine, avec l’appui des Nations Unies, s’apprête à les obliger à désarmer. Nous soutiendrons les nouvelles mesures à venir. Et s’il y a des pays et des chefs d’État qui s’y opposent, nous allons les dénoncer et amener l’opinion publique américaine à les combattre. Par exemple, si le Burkina Faso continue de soutenir la rébellion en Côte d’Ivoire, nous demanderons à tous nos concitoyens de boycotter ce pays.

Nous entendons, en tant que lobbyistes africains-américains, impliquer tous nos représentants au Congrès et aider le président MBéki à réussir sa mission. Qui est notre mission à nous tous. Je suis convaincu qu’il n’échouera pas. Car il est plus qu’important que cette espèce d’esclavage et d’apartheid en Afrique s’arrête aux portes de ce millénaire où l’intelligence personnelle devrait primer sur tout.
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