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 De vous à moi - Pourquoi refusons-nous de penser l’économie?

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AuteurMessage
Anton
Membre initié


Nombre de messages : 27
Date d'inscription : 14/06/2007

14062007
MessageDe vous à moi - Pourquoi refusons-nous de penser l’économie?

Par Théophile Koumaouo (20-03-2007)


http://www.lecourrierdabidjan.info/a_la_une.asp?id=13398
Dans cet article paru le 19/03 dans le journal ivoirien "Courrier d'Abidjan", Théophile Kouamouo fait remarquer l'absence criante dans la presse africaine d'analyses et de débats de fond sur les questions économiques ...
alors que ceux-ci sont courants dans la presse occidentale. Selon lui, la cause en serait la démission des experts économistes africains, trop souvent soumis à une orthodoxie économique edictée par des puissance extérieures et craignant par souci carrieriste d'exprimer une vision propre.
De ce fait, l'Afrique subit des politiques imposées de l'extérieur ou réagit aux évènements car elle ne se donne pas les moyens de penser sa propre politique de développment. Cette déficience de la pensée économique africaine a pour conséquence d'entraîner la mise en ouevre de politiques économiques inadaptées au développement du continent. Pourtant, l'Afrique a grand besoin d'experts connaissant le continent et capables d'apporter des réponses adaptées aux besoins des populations.La semaine qui vient de s’écouler a été marquée par la pose, à Grand-Bassam, de la première pierre du Centre Mahatma-Gandhi – c’est ainsi que sera appelée la zone franche pour les technologies de l’information et les biotechnologies, qui doit drainer des investissements de près de 200 milliards dans les prochaines années, et propulser la Côte d’Ivoire dans «la révolution informatique».
A première vue, ce projet fait partie de la culture d’anticipation ayant souvent manqué à une Afrique qui, selon la formule de Wèrèwèrè Liking, réagit plus qu’elle n’agit, toujours en retard d’un réflexe. Ceci dit, à part la glorification emphatique du projet réalisé avec la coopération indienne, ou alors l’indifférence sceptique, peu de réflexions ont accompagné le lancement d’une Zone qui, si elle voit le jour, va fondamentalement changer la Côte d’Ivoire. La presse, peu outillée, ne fait que rapporter les faits, les déclarations, les projections. Les intellectuels et les experts se taisent. Personne ne prend la parole pour mettre les enjeux de la fameuse «révolution informatique» à la portée du citoyen lambda.

Cela n’est guère surprenant. Passionné de politique politicienne, notre bout d’Afrique se retrouve peu bavard, voire mieux, lorsque l’on évoque des enjeux de nature économique, stratégique, prospectiviste. Ces sujets ne sont, pour ainsi dire, pas «sexy». Les débats ne se limitent pas aux batailles rangées manichéennes et viriles mettant aux prises deux grandes équipes de football déchaînant les passions ou deux leaders politiques radicalisant les positions. Au cœur de ces débats qui se font trop rares, il y a la pensée. La pensée autonome, exigeante, structurée, exigeante en temps. Pourquoi ne voulons-nous donc pas penser les choses les plus importantes pour le devenir de nos enfants ? En une question comme en mille : où sont nos économistes, où sont nos experts ?

La lecture quotidienne des pages économiques de la presse occidentale peut s’avérer un exercice passionnant. Des personnes éclairées, outillées, devisent sur les différents secteurs, les mutations qu’ils connaissent, les hommes qui les animent, les législations qui existent ou qui n’existent pas encore. Pourquoi là-bas et pas ici ?

Bien entendu, beaucoup d’entre nous accuseront les journalistes, encore les journalistes, ces satanés journalistes «nuls» et «peu pertinents». Ce serait injuste.
La position d’un journaliste sur la scène publique peut être comparé à celle d’un serveur dans un restaurant. Il passe les plats. Ceux qui peuvent être considérés comme les cuisiniers sont les experts et les acteurs – qui apportent la matière première de base que le journaliste analysera et exploitera. Le grand public, ce sont les clients du restaurant. Un serveur peut commenter la carte des vins, donner telle ou telle information, évoquer telle ou telle tendance culinaire, mais il ne peut pas se substituer au cuisinier.

- Il y a quelques semaines, le débat monétaire au sein de la zone CFA a été réactivé par le quotidien français Le Monde. Un article évoquait les propos de Pierre Arnaud, vice-président de la Compagnie fruitière, une multinationale française travaillant essentiellement en Afrique. Pierre Arnaud critiquait violemment «l’aberration monétaire» que constitue la parité fixe du franc CFA avec l’euro. «Nous sommes au bord de l'asphyxie parce qu'on impose à des pays comme le Niger une politique monétaire taillée pour l'Allemagne (…) Nous demandons qu'on nous redonne de l'air et que le CFA soit lié de façon souple à un panier de devises où le dollar cohabiterait avec l'euro, voire le yuan», disait-il. Il y a sept ans, Mamadou Koulibaly, alors ministre des Finances du gouvernement de transition, disait la même chose. A part des cris d’orfraie sans consistance venant des partisans d’un statu quo de qui l’on ne doit même pas attendre qu’il se justifie, on n’avait rien entendu. On n’entend rien non plus cette fois-ci. La crise de gouvernance de la BCEAO suscite des conflits de personnes, des querelles d’orgueil nationaux piqués au vif, mais très peu de débats de fond. Où sont nos économistes, où sont nos experts ? Sont-ils tellement dans l’attente de telle ou telle consultation au profit de telle ou telle institution internationale qu’ils tiennent la pensée libre pour dangereuse pour leur gombo ? Attendent-ils toujours de leurs donneurs d’ordre les nouvelles clauses de telle ou telle «orthodoxie» pour s’exprimer ? Pauvres de nous !

- Depuis plusieurs mois, l’on voit les ravages que créent les sociétés de placement d’argent véreuses qui ont poussé comme des champignons devant nos yeux médusés. Si elles ont réussi à «mordre», c’est bien parce que le système financier ivoirien est défaillant. Les banques n’offrent pas toujours toute la gamme des placements, et les taux d’intérêt sont souvent peu incitatifs aux yeux de certains. Il est difficile pour les entreprises et les individus d’emprunter, quand bien même leurs projets sont porteurs. On nous apprend pourtant que l’argent dort dans des établissements financiers croulant sous les fonds. La rapidité avec laquelle le système financier répond aux emprunts obligataires de l’Etat est à cet égard significative.


Comment améliorer l’existant ? Comment maximiser le capital, qu’il soit financier, foncier, humain, afin d’augmenter la richesse nationale ? Les journalistes ne peuvent pas répondre à ce type de questions. Les experts ont démissionné. Et certains professionnels, finalement assez conservateurs, toujours persuadés qu’ils gagnent dans l’immobilité sociale, ne suscitent pas non plus les interrogations. On en a pourtant besoin !

Théophile Kouamouo (



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