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 es nouveaux ennemis de la fertilité

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Tite Prout
Maître de Cérémonie du forum
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Nombre de messages : 1737
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 01/06/2005

MessageSujet: es nouveaux ennemis de la fertilité   Lun 4 Juin - 18:14

es nouveaux ennemis
de la fertilité


Les
troubles de la fertilité sont de plus en plus courants… Et certains
spécialistes pensent avoir trouvé les coupables : les perturbateurs
endocriniens. Certaines substances chimiques passeraient dans
l’alimentation et dérégleraient nos équilibres hormonaux. Plastiques,
pesticides… Quels sont ces produits ? Où se cachent-ils ? Comment les
éviter ? Tour d’horizon.











Des nombreuses substances
de l’environnement peuvent avoir des effets
sur notre équilibre hormonal. On les appelle les "perturbateurs endocriniens".
Principale cible : les hormones stéroïdiennes, qui interviennent dans
la croissance et les fonctions sexuelles… Conséquences : des troubles
de la fertilité et des malformations sexuelles notamment. Des observations
sur des grenouilles qui se féminisaient, des crocodiles stériles et autres
victimes de pollutions accidentelles ont amené les scientifiques à se poser
des question sur l’impact chez l’être humain. Car l’effet
de ces polluants peut se produire à des concentrations très faibles.


Par
exemple, le tributylétain (composé anti-salissures utilisé dans la peinture
des coques de bateaux) :
celui-ci a provoqué la stérilité des bulots en mer du nord à des concentrations équivalentes à une
goutte d’eau dans une piscine olympique.


Et chez l’homme ?

Mais peu d’études ont démontré ces effets chez l’homme des perturbateurs endocriniens. Le seul cas réellement
certain est le fameux distilbène,
qui, il faut le rappeler, a
des effets sur plusieurs générations
.
Des problèmes d’infertilité chez des ouvriers agricoles manipulant
divers pesticides ont également été observés. Et de manière générale,
des phénomènes tels que la baisse du nombre de spermatozoïdes chez
l’homme ou la hausse des problèmes d’infertilité laisse penser à un
facteur environnemental… Et notamment les perturbateurs endocriniens.
Car ceux-ci se cachent dans de nombreux endroits : aliments d’origine
animale ou végétale, emballages alimentaires, produits de combustion…


Alors
quels sont les principaux produits en cause ? La Communauté Européenne
a retenu en 2005 une liste de plus de 66 perturbateurs endocriniens.
Celle-ci englobe un grand nombre de composés. Parmi les perturbateurs
les plus connus, on distingue plusieurs catégories.


Le plastique pas fantastique !

Les
plastiques sont sur la sellette aujourd’hui. De nombreux composés sont
suspectés d’être de forts perturbateurs endocriniens. On notera par
exemple :

4-n-nonylphénol
:
Des
composés comme le 4-n-nonylphénol
interviennent dans la fabrication de nombreux plastiques (agent "antivieillissement")
et dans les détergents. On peut le retrouver également dans des pesticides
(comme surfactant). Or on sait qu’il a un effet oestrogénique chez
les mammifères.

Le
bisphénol A :
Le
bisphénol A est dans le "top ten" des produits chimiques
fabriqués. Il est utilisé dans les plastiques et les résines. On le
trouve notamment dans les revêtements intérieurs de boîtes de conserve,
certains biberons, les CD et DVD et même certaines résines utilisées
par les dentistes. Objet de controverses, il a montré chez le rat et
la souris un effet délétère sur la qualité du sperme et une augmentation
du risque de fausses couches.
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Tite Prout
Maître de Cérémonie du forum
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Nombre de messages : 1737
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 01/06/2005

MessageSujet: Re: es nouveaux ennemis de la fertilité   Lun 4 Juin - 18:15

Les
phtalates :
On
entend de plus en plus parler des phtalates. Ces composés sont utilisés
dans le PVC (polychlorure de vinyle), les jouets, les peintures, les
adhésifs, les colles, les encres, certains
médicaments et cosmétiques
… Or ces composés auraient une toxicité pour
les embryons, notamment ceux de sexe masculin (provoquant des anomalies
génitales).

Les
PCB :
Les
PCB (polychlororbyphényles) sont des produits utilisés dans les
plastiques ou dans les transformateurs (pyralène) et qui ont un impact
sur les systèmes immunitaires et génitaux.


Les
composés comme les phtalates, le nonylphénol ou le bisphénol A sont
très souvent présents dans les emballages plastiques alimentaires. Or
ils passent dans les aliments : selon une étude américaine, le
bisphénol A par exemple est retrouvé dans les urines de 95 % de la
population !


Gare aux pesticides

On connaît de longue date les effets délétères des pesticides. Nombre d’entre-eux
sont aujourd’hui étiquetés comme "perturbateurs endocriniens".
Certains sont bien sûr interdits, à l’image du DDT. L’exemple du dibromochloropropane
est célèbre. Ce produit destiné à tuer les vers a été utilisé dans de nombreuses
bananeraies, provoquant une explosion des cas de stérilité. Il a été très
vite interdit dans les pays du Nord, mais a continué d’être utilisé en
Afrique ou en Amérique du Sud… Aujourd’hui, d’autres substances sont montrées
du doigt. C’est le cas du chlordécone, suspecté depuis 1996 de provoquer
une baisse du nombre de spermatozoïdes et de diminuer leur mobilité. Le vinchlozoline
(destiné à lutter contre les champignons) provoquerait des perturbations
des fonctions reproductrices et pourrait entraîner des modifications génétiques
chez la descendance (observations chez les rats). Citons également l’Atrazine,
un herbicide assez courant, qui est reconnu comme perturbateur endocrinien.


Phytoestrogènes, entre
vice et vertu


Mais les perturbateurs
endocriniens ne sont pas uniquement fabriqués par
l’homme. Il en existe des "naturels". C’est le cas des
phytoestrogènes.
Les principales sources dans l’alimentation sont les produits à base
de dérivés
de soja. Il faut noter que les études portant sur ces substances concernent
surtout leurs bénéfices santé, d’ailleurs controversés, contre les
cancers ou les maladies cardiovasculaires. Mais certains scientifiques se
sont inquiétés
de l’éventuelle toxicité à haute dose des phytoestrogènes, notamment
chez les bébés et les jeunes enfants. Si la question reste l’objet de débats,
l’Agence française de Sécurité des Aliments (Afssa) a tout de même
rendu un rapport recommandant de ne pas donner de "lait" de soja
avant trois ans et de réduire les teneurs des phytoestrogènes dans les produits à base
de ce végétal.


Pop Pop Pop

On regroupe certains
perturbateurs endocriniens sous le terme de polluants organiques persistants
(POP). C’est une classe
hétérogène car elle regroupe des éléments de différentes origines :
les produits industriels comme le PCB, des pesticides organochlorés (DDT)
ou les dioxines. Leur point commun est de persister très longtemps dans
l’environnement, et de perturber fortement les fonctions hormonales oestrogéniques
et thyroïdiennes notamment. A noter : les "retardateurs de flammes"
utilisés
dans les tissus, fauteuils, téléviseurs… contre les incendies sont actuellement
soupçonnés d’être des POP.


Identifier
les futures menaces…


Peut-on
aujourd’hui contrôler les substances produites, afin d’éviter
les risques ? Difficile aujourd’hui de connaître la toxicité des
70 000 substances produites et vendues par l’industrie chimique !
Si les pesticides sont bien encadrés (les études de toxicité sont obligatoires
pour la mise sur le marché), que dire des autres composés ? Peut-on
essayer de reconnaître parmi eux les plus à risque d’être des perturbateurs
endocriniens ?
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Tite Prout
Maître de Cérémonie du forum
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Localisation : Montréal
Date d'inscription : 01/06/2005

MessageSujet: Re: es nouveaux ennemis de la fertilité   Lun 4 Juin - 18:16






Voir aussi
nos dossiers :

Les
causes de l'infertilité


Infections et intoxications

Pollution
et santé




Les nouveaux ennemis
de la fertilité


(Page
3 sur 3)


















Le problème
est que leur structure chimique n’a parfois rien à voir avec l’hormone "imitée" !
Faire un tri par "similitude chimique" ne garanti pas l’innocuité.
Autre problème, basé sur l’exemple du DDT : parfois ce n’est
pas le composé qui est nocif, mais les produits issus de sa dégradation
dans l’organisme… Difficile
donc de "dépister" les
molécules à risque juste en regardant leur formule de base. Enfin, il faut évaluer
les interactions : deux substances inoffensives qui se retrouvent en
contact peuvent former un composé délétère. Et difficile de définir toutes
les interactions possibles, entre substances chimiques ou avec les produits
naturels ! Alors comment faire ? Un élément de réponse est donné par
l’union Européenne avecla
mise en place de la directive REACH (Registration, Evaluation and Autorisation
of Chemicals). Cette la nouvelle législation en matière de produits
chimiques impose aux industriels une évaluation toxicologique de tout produit
chimique mis sur le marché. Elle devrait être définitivement adoptée en 2006.
Affaire à suivre…


Alain Sousa

Source : La
contamination des aliments par les perturbateurs endocriniens, quels risques
pour l’homme ? Présentation de Jean-Pierre
Cravedi (Inra de Toulouse, UMR 1089), organisée par l’Institut français
pour la nutrition, octobre 2005.
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