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 Une menace? Quelle menace?

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Tite Prout
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11052007
MessageUne menace? Quelle menace?

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Le Devoir

LES ACTUALITÉS, vendredi 11 mai 2007, p. a1

Une menace? Quelle menace?

Le Canada est-il moins sécuritaire qu'avant? Rien n'est moins sûr.

Rioux Soucy, Louise-Maude

Depuis les attentats du 11-Septembre en sol
américain, pas un jour ne passe sans que la menace terroriste fasse son
chemin jusque dans nos journaux et nos bulletins de nouvelles, une
tendance qui s'est alourdie ces derniers mois avec l'envoi de
militaires canadiens en Afghanistan. Est-ce à dire que le Canada est
moins sécuritaire qu'avant? Rien n'est moins sûr.

Trois-Rivières - Encore une fois hier, la menace
terroriste a défrayé les manchettes avec cette commission d'enquête qui
cherche à faire la lumière sur l'attentat perpétré contre un vol d'Air
India en 1985. C'est qu'au-delà du douloureux et nécessaire exercice de
reconstitution, l'ex-juge John Major cherche aussi à tirer les leçons
de cette tragédie pour affiner la lutte du Canada contre le terrorisme,
notamment le terrorisme sikh. Pourtant, selon une étude présentée cette
semaine au 75e congrès de l'Acfas, les activités terroristes n'ont
jamais été aussi rares au pays depuis 1973.

Pour paraphraser Shakespeare, les médias feraient
donc beaucoup de bruit pour rien lorsqu'il s'agit de traiter de la
menace terroriste en sol canadien? Force est de reconnaître que oui,
explique le criminologue Stéphane Leman-Langlois, qui signe avec
Geneviève Ouellet une étude qui retrace l'évolution du terrorisme
politique au Canada depuis 1973. «Il est vrai qu'en lisant les
journaux, on pourrait s'imaginer que le terrorisme est partout
puisqu'il y a toujours quelqu'un pour réclamer des ressources et des
budgets supplémentaires pour "gérer" la menace. Laquelle? Ça, ça reste
très difficile à cerner.»

Ainsi, lorsqu'on fait la somme de tous les
événements terroristes qui se sont produits depuis le début des années
1970, les années 2000 donnent l'impression d'être des enfants de choeur
comparativement aux turbulentes années 1980. «Nos courbes montrent
clairement une activité plus importante dans les années 80 et un
ralentissement continu ces dernières années», raconte le professeur à
l'école de criminologie de l'Université de Montréal, rappelant à la
mémoire des congressistes réunis à Trois-Rivières non seulement
l'attentat contre le vol 182 d'Air India mais aussi celui contre le vol
de Lockerbie, en Écosse, en 1988.

Par terrorisme, les deux chercheurs entendent
englober toutes les utilisations de violence ou de menace de violence
coercitive perpétrées dans un dessein politique, ce qui comprend bien
sûr les actes commis au nom d'une religion ou d'une idéologie mais
exclut les tueries comme celles de Polytechnique ou, plus récemment, du
collège Dawson, à Montréal. «Des tueries comme celles-là, ça ne rentre
pas dans le terrorisme parce qu'il n'y a pas de visée coercitive et pas
de revendication politique, c'est un acte sans but, sans fondement»,
explique M. Leman-Langlois.

Globalement, 73 % de tous les événements recensés
depuis 1973 correspondent à ce que les chercheurs nomment des «bruits
de fond», soit du vandalisme ou de la nuisance publique. Viennent
ensuite les destructions matérielles d'envergure comme les bombes
posées dans les cliniques du Dr Morgentaler (13 %). Suivent les
attaques avec blessés, parmi lesquelles on compte par exemple
l'attentat perpétré par le Direct Action Network contre une usine de
Boeing (10 %). Et ici, le terrorisme se solde rarement par des décès.
Seulement 2 % des attentats ont conduit à des assassinats et 2 % à des
meurtres indiscriminés, c'est-à-dire non ciblés, comme ce fut le cas
pour les passagers du vol 182 d'Air India.

La décennie la plus chaude reste sans conteste les
années 1980, alors que le Canada s'échauffe principalement sur les
questions de langue. Encore là, ce ne sont pas les actes terroristes
plus graves qui se multiplient mais bien le bruit de fond qui gagne en
décibels. Le quart des événements recensés est directement lié aux
guerres intestines entre les anglos et les francos. Viennent ensuite, à
égalité, les préoccupations liées aux droits des animaux et les
incidents dits néonazis, à raison de 15 % chacun. «Malgré cela,
l'activité terroriste est restée somme toute faible au Canada, même
pendant ces années plus troubles», précise le chercheur.

Alors que les courbes du bruit de fond et des actes
terroristes affichent des seuils minimaux constants depuis les
dernières années, le discours terroriste, lui, ne cesse de prendre de
l'ampleur. D'ailleurs, entre le discours et la réalité, l'hiatus n'a
jamais été aussi grand, croit le professeur à l'école de criminologie
de l'Université de Montréal. «Le 11-Septembre a changé le monde en ce
sens qu'il a fait en sorte qu'on parle comme jamais du terrorisme
aujourd'hui, mais sur le terrain, l'activité terroriste est franchement
au plus bas.» Tout ce battage médiatique encourage d'ailleurs les
initiatives destinées à durcir la législation et à renforcer la
prévention. Mais il semble qu'une fois de plus, les gouvernements
fassent fausse route.

Les graphiques présentés cette semaine révèlent en
effet que les activités terroristes ne sont pas du tout influencées par
la législation. Ce sont plutôt les événements historiques qui font
bouger les courbes, et encore, leurs actions se répercutent
principalement sur le plan du bruit de fond et beaucoup moins sur les
actes terroristes réels, explique le chercheur affilié au Centre
international de criminologie comparée de l'UdeM. Et la menace d'une
attaque d'al-Qaïda en sol canadien, dans tout ça? «En théorie, une
telle attaque n'est pas impossible puisque rien n'empêche un groupe
d'individus de se réclamer de cette mouvance, mais franchement, j'y
crois difficilement», conclut M. Leman-Langlois.



Illustration(s) :



Catégorie : La Une; Actualités

Sujet(s) uniforme(s) : Terrorisme et assassinats politiques

Type(s) d'article : Article

Taille : Moyen, 679 mots

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Doc. : news·20070511·LE·143079
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