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 LE VOTE NOIR EN FRANCE

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mihou
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

20042007
MessageLE VOTE NOIR EN FRANCE

Pour la première fois, une enquête d’opinion
réalisée par l’Ifop pour Jeune Afrique auprès d’un échantillon
représentatif des quelque 2 millions d’électeurs français d’origine
africaine révèle leurs choix électoraux. Au regard des résultats,
certains candidats, et non des moindres, feraient bien d’apprendre à
leur parler…









Ségolène Royal
Olivier Besancenot et José Bové


Nicolas Sarkozy
Le Pen, Voynet et Buffet


François Bayrou


















Ségolène Royal superstar



C’est l’enseignement majeur de ce sondage. Ségolène Royal est largement "élue" au premier tour par les Français d’origine africaine et quasiment plébiscitée au second,
quel que soit le cas de figure. Avec, à chaque fois, un pourcentage
très supérieur aux intentions de vote en sa faveur telles qu’elles
ressortent des sondages effectués au niveau national : 57 % au premier
tour (entre 24 % et 26 % selon les différents instituts) et 85 % au
second contre Nicolas Sarkozy (entre 46 % et 50 % au niveau national).
La candidate socialiste profite à la fois d’une tradition de vote à
gauche bien établie au sein de la communauté d’origine africaine et
d’un report des voix significatif des électeurs qui, en son sein,
avaient voté pour Jacques Chirac au premier tour en 2002. Son électorat
est majoritairement jeune (64 % de moins de 35 ans), légèrement plus
féminin que masculin, d’origine nettement plus subsaharienne que
maghrébine (seize points de différence) et de condition sociale modeste
: sans emploi, artisans, ouvriers, employés. Sans doute est-ce pour
cette dernière raison que la motivation première du vote Royal repose sur des préoccupations d’ordre social : la lutte contre le chômage, l’éducation et la protection sociale passent avant la lutte contre les discriminations.



Ils vont voter pour Ségolène Royal : les raisons de leur choix



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Sarkozy : le rejet



Avec 11 % des voix au premier tour (entre 26 % et 30 % au niveau
national) et 15 % au second dans l’hypothèse d’un duel avec Royal
(entre 50 % et 54 % au niveau national), l’ex-ministre de l’Intérieur arrive en troisième position
dans les intentions de vote des Français d’origine africaine. Ce vote
anti-Sarko, qui se mesure bien dans le report massif des voix de
François Bayrou sur Ségolène Royal au second tour, n’est guère
surprenant de la part d’une population très sensible au sort qui est
réservé par l’administration et la police à ses "frères et soeurs"
immigrés. Il démontre aussi que le discours développé par le candidat
de l’UMP sur la fraternité républicaine et la mise en place de figures
emblématiques comme Rachida Dati et Rama Yade ne suffisent pas (ou pas
encore) à infléchir ce qu’il faut bien qualifier pour l’instant de
rejet. Cela dit, le vote Sarkozy existe bel et bien, même s’il est très
minoritaire. Il est majoritairement populaire, maghrébin, féminin et
plutôt âgé (20 % de plus de 50 ans), ce qui n’étonnera pas au regard de
la motivation principale de cet électorat : 26 % des pro- Sarkozy de notre échantillon représentatif des Français d’origine africaine avancent le thème de la sécurité pour expliquer leur choix.



Ils vont voter pour Nicolas Sarkozy : les raisons de leur choix



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Bayrou : l'alternative



Loin derrière Royal, mais à huit points devant Sarkozy, François Bayrou arrive en deuxième position
parmi les neuf nominés de notre sondage. Il est en outre celui dont le
score au premier tour (19 %) se rapproche le plus de son score au
niveau national (entre 17 % et 20 %). Comme le centre dont il se veut
l’incarnation, Bayrou bénéficie d’un vote plutôt équilibré en âge et en
sexe et qui s’exprime surtout parmi les catégories
socioprofessionnelles aisées ou moyennement aisées. Trois spécificités
néanmoins : le caractère très "maghrébin" de ce vote à la fois
imprécis et sophistiqué, la mise en avant du thème de la lutte contre
les discriminations comme motivation principale du choix (l’image de
tolérance de Bayrou passe bien) et le fort pourcentage (18 %)
d’électeurs pour qui le fait de voter pour le candidat de l’UDF ne
repose sur aucun enjeu particulier. Pour eux, la personnalité
alternative et "troisième voie" de François Bayrou suffit. En cas de
second tour où il serait présent face à Nicolas Sarkozy, Bayrou
l’emporterait chez les Français d’origine africaine par un score
équivalent à celui de Ségolène Royal (plus de 80 %), ce qui implique un
très bon report des voix de cette dernière. Face à Royal, il perdrait
largement (71 % contre 29 %), tout en ayant fait le plein des voix
Sarkozy. Dans l’hypothèse Ségo-Sarko, enfin, l’essentiel des électeurs
du candidat centriste voterait pour la première.



Ils vont voter pour François Bayrou : les raisons de leur choix



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Besancenot et Bové : la surprise



Le trotskiste Olivier Besancenot et l’altermondialiste José Bové
réalisent dans notre enquête un score marginal, certes, mais égal,
voire supérieur pour le second, à celui qui est le leur au niveau
national. Le premier bénéficie d’un courant d’extrême gauche encore
vivace au sein de l’immigration d’origine maghrébine, et le second de
son image de tiers-mondiste antimondialiste parmi les originaires
d’Afrique subsaharienne.



Il va voter pour Olivier Besancenot : les raisons de son choix


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Le Pen, Voynet, Buffet : le naufrage



Ce
sont les moins de 3 % de notre sondage. On se doutait que l’écologie
était considérée un peu comme un luxe de bobos occidentaux par une
population confrontée avant tout à des urgences d’ordre social (Dominique Voynet : 0,5 %). On savait que l’archéo-ouvriérisme d’Arlette Laguiller
n’avait guère de chance de séduire plus de 2 % (tous d’origine
maghrébine) de nos électeurs. Mais on mesurait mal la perte d’influence
du Parti communiste au sein d’une population où ce dernier jouissait,
jusqu’aux années 1980, d’un prestige réel. Elle est abyssale, Marie-George Buffet ne réalisant que 2,5 % des intentions de vote, majoritairement chez les électeurs de plus de 50 ans. Quant à Jean-Marie Le Pen
(12,5 % des intentions au niveau national, 1 % dans notre sondage), sa
performance quasi nulle n’étonnera personne. Tout juste relèvera-t-on
que ce 1 % se recrute surtout chez les originaires d’Afrique
subsaharienne : fans de Dieudonné et sectateurs de la Tribu Ka ?
http://www.jeuneafrique.com/dossierweb/presidentielle_france/index.asp

_________________
Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
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LE VOTE NOIR EN FRANCE :: Commentaires

avatar
Naissance d’un vote noir ?
Message le Ven 20 Avr - 9:58 par mihou
Les Noirs de France ont donc décidé de s’inviter à la présidentielle de
2007. Pour la première fois dans l’histoire de l’Hexagone, ils
entendent peser sur l’issue de la consultation. Car s’ils ont depuis
toujours le sentiment d’être les principales victimes du racisme en
France, de nombreux événements sont venus renforcer ce sentiment au
cours de l’année 2005. Une série d’incendies dans des immeubles
vétustes qui ont provoqué la mort de nombreuses personnes ; l’affaire
entre l’humoriste Dieudonné et l’animateur télé Marc-Olivier Fogiel qui
va dresser les communautés noire et juive l’une contre l’autre ; les «
invectives » d’intellectuels de renom tels que le philosophe Alain
Finkielkraut. Mais aussi et surtout l’incident dans la banlieue
d’Argenteuil et les propos jugés insultants de Nicolas Sarkozy - «
nettoyer la racaille au Kärcher » - qui vont déclencher les fameuses
émeutes des banlieues de novembre 2005.
Tous ces événements poussent la communauté noire à s’auto-organiser.
Les mouvements antiracistes traditionnels - MRAP, SOS Racisme, Licra -
sont désormais considérés comme instrumentalisés et inaptes à incarner
et défendre les aspirations des Noirs.
De nouvelles stratégies de lutte s’appuyant sur un nouveau type
d’organisations voient le jour. Rejetant les accusations de
communautarisme, ces associations revendiquent clairement l’identité
noire et mettent en avant la « question noire en France ». Les plus
importantes d’entre elles fédèrent Africains et Antillais. On n’avait
pas vu ça depuis la fin du mouvement de la négritude ! C’est le cas du
Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), du Club
Élite ou d’Africagora.
Le Club Élite créé par Calixthe Beyala va se positionner comme un lobby
de Noirs sur le terrain politique. Son objectif : amener
l’establishment politique et économique français à promouvoir des Noirs
dans les institutions de la République et dans les grands groupes
publics et privés. Sa démarche se veut discrète mais directe. Des
déjeuners ou des dîners avec des personnalités politiques ou des médias
sont organisés. Parmi les invités, le patron du PS François Hollande,
le président de l’UMP Nicolas Sarkozy, Patrick de Carolis, PDG de
France Télévisions. Le 5 avril, le Club Élite a rendez-vous avec
François Bayrou, le président de l’UDF. On trouve dans ce groupe des
Africains « qui ont réussi » : chefs d’entreprise, avocats, médecins,
journalistes, experts-comptables, etc. Le Club se veut élitiste (le
montant des cotisations est élevé) et sélectif (on y entre par
cooptation).
Africagora s’inscrit lui aussi dans le registre du lobbying, mais cible
plus directement les grandes entreprises. Dogad Dogui, son président,
souhaite les voir s’ouvrir plus largement aux Noirs.
Le Cran a des objectifs beaucoup plus classiques empruntés au
militantisme antiraciste. Mais sa démarche, très médiatique, est plus
offensive. « On ne peut occulter l’apartheid ethno-racial de fait en se
cachant derrière les grands principes républicains », soutient Patrick
Lozès, son président. En rendant publics en janvier dernier les
résultats d’un sondage consacré aux Noirs, le Cran a incontestablement
créé l’événement et brisé un tabou : celui des statistiques ethniques.
Le sondage révèle que les Noirs sont près de 2 millions en âge de
voter. À quelques semaines de la présidentielle, il a parfaitement
réussi à mettre en évidence le poids politique et social des Français
noirs. Pour Patrick Lozès, cette enquête permet à ces derniers de
suggérer que si on ne les entend pas, eux sauront d’une façon ou d’une
autre se faire entendre.
Mais vers quel candidat les Noirs pourraient-ils majoritairement
pencher ? Le Cran, qui a adressé un questionnaire précis aux candidats
à la présidentielle sur leur politique à l’égard des Noirs, s’est gardé
jusqu’à présent de se prononcer, réservant sa réponse pour le 7 avril.
Le Club Élite se veut une association non partisane. Le clivage
gauche/droite est pourtant inévitable. Plusieurs de ses membres
pro-Sarkozy s’activent déjà autour d’un certain Cercle des
Afro-Français qui entend lancer un appel en faveur de l’ancien ministre
de l’Intérieur. Les autres, qu’ils soient royalistes ou séduits par
Bayrou, ont choisi de garder leur vote secret.
Il est évident que la communauté noire ne votera pas
unanimement pour un camp. Quoi de plus normal en démocratie ? Face à un
Basile Boli qui soutient Nicolas Sarkozy et une Calixthe Beyala qui
hésite entre le champion de l’UMP et celui de l’UDF, on trouve des
figures telles que Yannick Noah, Lilian Thuram ou Christiane Taubira
favorables à Ségolène Royal. Mais ces choix personnels, fussent-ils
ceux de têtes d’affiche, sont loin d’être une indication sur une réelle
tendance.
Ce qui est sûr, c’est que les banlieues où l’on trouve le plus
de Noirs restent hostiles au candidat de l’UMP. Il y a un an,
Abderhamane Dahmane, secrétaire national de l’UMP chargé des relations
avec les associations de Français issus de l’immigration, estimait à 20
% le taux de sympathie de Sarkozy auprès de la population noire. Les
expulsions de logements insalubres, la gestion des violences urbaines,
expliquait-il au quotidien Le Monde, étaient la cause de ce faible
taux.
Qu’en est-il aujourd’hui ? De l’avis de nombreux Noirs, Nicolas Sarkozy
a certainement les propositions les plus audacieuses pour leur
communauté. C’est ce qui apparaît notamment dans les réponses au
questionnaire du Cran. Il est favorable aux « statistiques de la
diversité » pour lutter contre les discriminations raciales auxquelles
s’oppose Ségolène Royal. Il est pour la discrimination positive, que
rejette la candidate socialiste. Il a annoncé des exonérations d’impôts
aux immigrés qui investiront dans leur pays d’origine, là où Ségolène
Royal parle de « codéveloppement ». Cela lui suffira-t-il pour remonter
la pente ? Même si le sondage publié dans le dernier numéro (2411) de
Jeune Afrique laisse apparaître une nette préférence des citoyens issus
de l’Afrique subsaharienne pour la candidate socialiste, les jeux sont
loin d’être faits.

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN01047naissrionet0
SEGOLENE ROYAL, DEJA PRESIDENTE DU VOTE " NOIR"





[color=#000000]Des
noirs qui soutiennent Pierrot le Fou de L'UMP, il y en a, c'est même
plutôt bon signe pour démontrer que nul n'a le monopole de la
sagesse.Malgré les sorties ouvertement négrophobes du gesticulateur en
chef, il y en a qui continuent de le considérer comme un individu
fréquentable; un peu à l'instar d'un Chamberlain qui voyait en Hitler
un gentleman. On connaît la suite. Candidat du CAC 40 et du MEDEF, ce
qui explique la docilité des médias à son égard, le Rastignac Hongrois
a réussi au moins une chose en 5 ans de présence dans le gouvernement :
monter les français dits issus de l'immigration contre ceux dits de
souche, sous-entendu les Gaulois, quoi !







Par
cynisme, il a utilisé des concepts tels que "l' immigration choisie ou
subie", le "ministère de l'immigration et de l'identité nationale",
afin de d'alimenter les suspicions et les fantasmes contre ces Noirs
venus "manger le pain des français".




Malgré tout
ça, il en a, tels les Yade, Boli, Gynéco, Gentil, Princesse
Kamatari, Mabanckou, Kellman et........Mac Doom ( aussi transformiste
que le chef de l'UMP), qui ont fermé les yeux, plus par intérêt et
opportunisme, oubliant que leur soutien constitue un chèque
en blanc aux dérives anti-républicaines.Surtout, en cautionnant la
politique sectaire et manichéenne du candidat de l'UMP, ces tristes
pantins ont contribué à banaliser la mort accidentelle de deux gamins
de Clichy sous bois, Zyed et Bouna, qui est à l'origine des émeutes
dans les faubourgs de

la République. C'est dire jusqu'où peuvent mener des alliances d'intérêts au nom de la gloire d'un individu voulant diriger

la France , alors qu'il n'arrive déjà pas à trouver un zeste d'harmonie dans son foyer conjugal.




Toutefois, les
faits de collaboration des nouveaux "rois nègres" ne constituent en
rien une tendance lourde chez les Noirs. Pierrot le Fou de l'UMP fait
peur en raison de son instabilité psychologique qui rend tout possible
à ses yeux. Pire, il provoque plus que jamais une fronde généralisée, à
laquelle une majorité de Noirs participent. C'est l'un des
enseignements que l'on peut tirer du sondage IFOP ci-dessous, publié il
y a quelques semaines, dans lequel on voit que la candidate Socialiste,
Ségolène Royal, se taille la part de la LIONNE. Quoi de plus normal
pour la native du Sénégal.C'est très rassurant car, non seulement
l'illuminé de l'UMP ne tire aucun profit de l'exhibition de ses
trophées de chasse: des têtes de NEGRES, en plus, ça donne
une dimension strictement folklorique et anecdotique à la présence de
brebis noires égarées dans l'antre de la droite française post-fasciste.




[color:227b=#000000:227b]A2N










Ségolène
Royal est plébiscitée par les Français d'origine africaine. Ces
derniers voteraient pour elle à 57% au premier tour de l'élection
présidentielle et à 85% au second tour face à Nicolas Sarkozy.
Les rapports de force électoraux apparaissent nettement favorables à Ségolène Royal dans cette catégorie de la population.
57% des électeurs français d'origine
africaine expriment ainsi l'intention de voter pour elle au premier
tour de l'élection présidentielle.
La candidate atteint donc
auprès de cette population un niveau de potentiel électoral bien plus
élevé en comparaison avec l'ensemble de l'électorat français (24% ).
Elle est suivie, de loin, par François Bayrou (19%) puis Nicolas
Sarkozy (11%). Tous les autres candidats proposés obtiennent un score
inférieur à 5%. Notons toutefois qu'une proportion relativement
importante (14%) n'a pas encore fait son choix pour le premier tour
(contre 5% au niveau national).

Dans le détail, la préférence pour Ségolène Royal émane de toutes les catégories d'individus.
Elle s'avère cependant plus élevée parmi les personnes âgées de moins
de 35 ans (64% contre 47% pour les plus âgées), un segment de
population traditionnellement plus marqué à gauche. En revanche, si
François Bayrou bénéficie d'un meilleur score auprès des électeurs âgés
de 25 à 34 ans (26% contre 19% sur l'ensemble), Nicolas Sarkozy
rassemblerait sur son nom davantage de personnes âgées de 35 ans et
plus (16%, dont 20% pour les 50 ans et plus).


En termes de catégories sociales, les résultats
correspondent à ce qui est constaté au niveau national. L'électorat de
Ségolène Royal apparaît relativement homogène bien que l'on puisse
relever un score moins « enthousiaste » de la part des professions
intermédiaires (44% contre 57% en moyenne). C'est d'ailleurs auprès de
ces électeurs que François Bayrou bénéficie de son meilleur soutien
(29% contre 19% en moyenne), de même pour les autres catégories
sociales élevées : 23% pour les artisans, commerçants et chefs
d'entreprise, 24% pour les cadres et professions intellectuelles
supérieures et 24% également pour les employés. En revanche, Nicolas
Sarkozy enregistre une plus forte mobilisation au sein des inactifs en
dehors des retraités (21% contre 11% pour l'ensemble).


Par ailleurs, l'origine géographique met en relief des clivages marqués.
Si Ségolène Royal fédère davantage les Français originaires d'Afrique
subsaharienne (70% contre 54% pour ceux du Maghreb), le candidat UDF
bénéficie d'un meilleur score auprès des Français dont les familles
viennent d'Afrique du Nord (21% contre 9%), de même - mais dans une
moindre mesure - que Nicolas Sarkozy (12% contre 7%).

Enfin, l'observation des transferts entre le vote
de 2002 et les intentions pour 2007 donne des résultats intéressants
(même si une part non négligeable (les jeunes) de cette population ne
votait pas en 2002). En effet, alors que les suffrages accordés à
Lionel Jospin se reporteraient aujourd'hui en majorité sur Ségolène
Royal (71% contre 20% pour François Bayrou et 4% pour Nicolas Sarkozy),
le report des votes de Jacques Chirac est beaucoup plus diffus : 38% de
ses électeurs envisagent aujourd'hui de voter pour Ségolène Royal, 36%
pour Nicolas Sarkozy et 24% pour François Bayrou. Ce dernier confirme
donc, y compris auprès de cette population, sa capacité à fédérer des
électeurs venus d'horizons politiques différents.


Les hypothèses de second tour confirment la domination de Ségolène Royal et installent François Bayrou à la place de challenger.
Dans l'hypothèse d'un second tour opposant Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy,
la candidate soutenue par le PS l'emporterait auprès des électeurs
français d'origine africaine avec un score massif de 85% contre 15%.
Les segments de population en soutien à chacun des candidats coïncident
avec ceux relevés lors du premier tour. Et, là encore, si Ségolène
Royal semble pouvoir s'assurer du plein soutien de l'électorat de
Lionel Jospin en 2002 (95%) elle séduit également une majorité des
électeurs de Jacques Chirac (54%).


Confrontés à un second tour entre Ségolène Royal et le représentant de l'UDF,
les Français d'origine africaine accorderaient la victoire à Ségolène
Royal à hauteur de 71% contre 29% pour François Bayrou. En dehors des
clivages repérés précédemment, les soutiens à la candidate PS sont
particulièrement forts de la part des ouvriers (75%) mais aussi des
artisans, commerçants et chefs d'entreprise (72% contre 63% à 67% pour
les autres catégories sociales). Dans cette hypothèse, les votes
accordés à Lionel Jospin lui seraient transférés en très grande partie
(78% contre 22% pour le candidat UDF) tandis que l'électorat de Jacques
Chirac se montrerait plus favorable à François Bayrou (52% contre 48%
pour Ségolène Royal).


Enfin, l'alternative d'un second tour composé
exclusivement de candidats de droite et du centre fait apparaître une
nette préférence pour le candidat UDF (83%) au candidat UMP (17%). En
termes de distinction socio-démographique, tout se passe comme si
François Bayrou bénéficiait alors des soutiens qui auraient pu être
accordés à Ségolène Royal tout en recueillant davantage de faveurs
auprès des segments de population identifiés comme se situant plus à
droite. Le représentant de l'UDF aurait ainsi les moyens de rassembler
sur son nom 80% des électeurs d'origine maghrébine mais aussi et
surtout 84% de ceux d'Afrique subsaharienne. De même, François Bayrou
semblerait alors pouvoir compter à la fois sur la quasi totalité de
l'électorat de Lionel Jospin (92%) et sur la majeure partie de celui de
Jacques Chirac (63%).
Enfin, les motivations des votes accordés à chacun des candidats au premier tour apparaissent bien spécifiques.

La candidate PS rassemble essentiellement son électorat d'origine africaine sur la partie de son programme consacrée au chômage
(21%). Les autres électeurs ont motivé leur choix sur la base des idées
de Ségolène Royal en matière d'éducation (17%), de protection sociale
ou de lutte contre les discriminations (15% pour chacun de ces thèmes),
voire d'immigration ou de pouvoir d'achat (10% sur chacun des deux
sujets). La sécurité, la politique étrangère et la politique de santé
ne semblent pas avoir été développés de façon suffisamment convaincante
par la candidate socialiste, leur score ne dépassant pas 5% des
citations.

Quant à François Bayrou, c'est son programme en matière de lutte contre les discriminations
qui apparaît le plus séduisant : 20% en font la motivation principale
de leur vote. Le reste de son électorat se concentre sur trois autres
sujets : le pouvoir d'achat (14%), l'éducation (13%) et la protection
sociale (12%). Les autres thèmes proposés ne sont pas cités par plus de
7% des électeurs de ce candidat. Notons ici que 18% du potentiel
électoral de François Bayrou n'appuie son vote sur aucun des thèmes
proposés, un score élevé dans la mesure où il n'est que de 4% pour
Ségolène Royal et inexistant pour Nicolas Sarkozy.

Enfin, les motivations de vote en faveur de Nicolas Sarkozy sont dominées par le thème de la sécurité
(26%), un sujet sur lequel il ne souffre pas de concurrence. 17% sont
également attirés par les idées du candidat en matière de chômage, 16%
s'agissant de la protection sociale, 12% pour l'immigration et 10% pour
la lutte contre les discriminations. Moins de 10% des électeurs
sarkozystes évoquent les autres thèmes en tant que motivation de leur
vote.
Etude réalisée auprès d'un échantillon de
526 personnes, représentatif de la population française d’origine
africaine âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des
quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification
par région. Du 7 au 9 mars 2007

NB : Compte tenu de l’absence de
données officielles permettant d’établir la structure de la population
française d’origine africaine inscrites sur les listes électorales, les
quotas utilisés dans le cadre de cette étude ont été extraits du cumul
des 4 vagues du BPF (Baromètre Politique Français) réalisé par l’Ifop
pour le CEVIPOF auprès d’un échantillon représentatif d’électeurs
français. Au total, 21 776 personnes ont été interrogées dans ces 4
vagues, dont 806 déclarant avoir un parent ou un grand-parent
originaire d’un pays d’Afrique. C’est sur la base de ces données
actualisées que nous avons pu établir le profil de cette population.
Ainsi, selon l’Ifop, les Français d’origine africaine représenteraient
entre 3,5% et 4% de l’électorat français.
Mode de recueil Les interviews ont eu lieu en face à face.

Avertissement
: l’Ifop rappelle que les résultats de cette enquête doivent être
interprétés comme une indication significative de l’état des rapports
de force actuels dans la perspective du prochain scrutin présidentiel.
En aucun cas, ils ne constituent un élément prédictif des résultats le
jour du vote. La notice de cette enquête est consultable à la
Commission des Sondages.


Contact : [email]ifop2007@ifop.com[/email]






Ségolène Royal au Sénégal - JT 20H
Vidéo envoyée par omar95






Segolene - Antilles - Tv France O

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LE VOTE NOIR EN FRANCE

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