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 La réponse brutale de Bush par Fidel Castro

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AuteurMessage
Tite Prout
Maître de Cérémonie du forum
Tite Prout


Nombre de messages : 1737
Localisation : Montréal
Date d'inscription : 01/06/2005

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15042007
MessageLa réponse brutale de Bush par Fidel Castro

La réponse brutale de Bush




Fidel Castro

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La réponse brutale de Bush par Fidel Castro Puce2 Imprimer










Depuis que Fidel Castro a été décrété mourant par Washington et ses
experts, il ne cesse de leur faire des pieds-de-nez. Et depuis qu'il
s'est fait remplacer aux affaires, le voilà devenu un chroniqueur très
prolifique. Voici donc de nouvelles réflexions de Fidel Castro à propos
des Etats-Unis qui protègent "leurs "terroristes.









Réflexions de Fidel Castro



Le représentant le plus authentique du système de terreur que la
puissance la plus redoutable qu’ait connue notre planète a imposé au
monde grâce à sa supériorité technologique, économique et politique est
sans nul doute George W. Bush. Nous faisons donc nôtre la tragédie du
peuple étasunien et ses valeurs morales. Ce n’est que de la
Maison-Blanche que pouvaient partir les instructions données à Kathleen
Cardone, juge de la cour fédérale d’El Paso (Texas), de libérer sous
caution, vendredi dernier, Luis Posada Carriles.

Le président Bush a évité à tout moment de reconnaître
personnellement la nature criminelle et terroriste de l’accusé. Il l’a
protégé en lui imputant une simple violation des démarches migratoires.
La réponse est brutale. En fait, le gouvernement des Etats-Unis et ses
institutions les plus représentatives avaient décidé d’avance de
libérer le monstre.

Les antécédents sont bien connus et remontent très loin en
arrière. Ceux qui l’ont entraîné et lui ont ordonné de détruire en
plein vol un avion de passagers cubain emportant à son bord
soixante-treize personnes, entre athlètes, étudiants et autres
voyageurs cubains et étrangers, en plus de son courageux équipage ;
ceux qui, alors que le terroriste était incarcéré au Venezuela, ont
acheté sa liberté pour qu’il fournisse des armes et dirige pratiquement
une sale guerre qui a coûté au peuple nicaraguayen des milliers de vies
et la ruine du pays pour plusieurs décennies ; ceux qui lui ont donné
toute latitude pour faire de la contrebande de drogues et d’armes afin
de contourner les lois du Congrès ; ceux qui ont mis au point avec lui
la terrible Opération Condor et internationalisé la terreur ; ceux qui
ont torturé, tué et bien des fois fait disparaître physiquement des
centaines de milliers de Latino-américains, ceux-là, donc, ne pouvaient
pas ne pas agir comme ils l’ont fait.
Bien qu’attendue, la décision de Bush n’en est pas moins
humiliante pour notre peuple, parce que c’est Cuba qui, partant des
révélations du journal Por esto !, de l’Etat mexicain de Quintana Roo,
et les ayant complétées par ses propres sources, a expliqué d’une
manière très précise que Posada Carriles était arrivé, partant
d’Amérique centrale, via Cancún, à l’île Mujeres, qu’il y avait
embarqué le Santrina, après que celui-ci eut été inspecté par les
autorités mexicaines, et qu’il avait mis le cap directement sur Miami
en compagnie d’autres terroristes.

Alors que Cuba avait, dès le 11 avril 2005, dénoncé ce fait à
partir de renseignements exacts et sommé publiquement le gouvernement
des Etats-Unis, celui-ci a mis plus d'un mois à arrêter le terroriste
et a mis un an et deux mois à reconnaître que Luis Posada Carriles
était entré illégalement en Floride par la côte, à bord du Santrina, un
prétendu bateau école immatriculé aux Etats-Unis.
Pas un mot de ses innombrables victimes, de ses attentats à la
bombe, ces dernières années, contre des installations touristiques, de
ses dizaines de plans financés par le gouvernement étasunien pour me
tuer. Comme s’il n’avait pas suffi à Bush d’outrager le nom de Cuba en
installant sur le territoire illégalement occupé de Guantánamo un
épouvantable centre de tortures semblable à celui d’Abou Ghraib et qui,
une fois connu, a horrifié le monde. Comme s’il ne lui avait pas suffi
de l’action cruelle de ses prédécesseurs. Comme s’il ne lui avait pas
suffi de contraindre un pays pauvre et sous-développé comme Cuba à
dépenser cent milliards de dollars en trop. Accuser Posada Carriles,
c’était s’accuser lui-même !

Depuis presque un demi-siècle, tout a été bon contre notre petite
île, située à cent cinquante kilomètres et désireuse d’indépendance.
C’est en Floride que les USA ont installé la plus grande station de
renseignement et de subversion qui ait jamais existé au monde.

Comme s’il n’avait pas suffi de l’invasion mercenaire de Playa
Girón qui a causé à notre peuple cent soixante-seize morts et plus de
trois cent blessés, alors que les rares spécialistes de médecine qu’on
nous avait laissés n’avaient aucune expérience en blessures de guerre.

Comme s’il n’avait pas suffi, auparavant, du sabotage sur les
quais de La Havane du cargo français La Coubre qui apportait des armes
et de grenades de manufacture belge, deux explosions parfaitement
synchronisées ayant causé la mort de plus de cent travailleurs et
blessé beaucoup d’autres pendant les opérations de sauvetage.

Comme s’il n’avait pas suffi de la crise des Missiles, en octobre
1962, qui a mené le monde au bord même d’une guerre thermonucléaire
totale, quand les bombes de l’époque étaient déjà cinquante fois plus
puissantes que celles d’Hiroshima et de Nagasaki.

Comme s’il n’avait pas suffi de l’introduction dans notre pays de
virus, de bactéries et de micro-organismes visant des plantations et le
cheptel, voire, même si cela semble incroyable, des êtres humains. Ce
sont des laboratoires étasuniens, en effet, qui ont mis au point
certaines de ces substances pathogènes que des terroristes avérés au
service du gouvernement des Etats-Unis ont ensuite introduit à Cuba

A quoi s’ajoute l’injustice énorme qui consiste à maintenir en
prison cinq patriotes héroïques qui, accusés d’avoir fourni des
informations sur des activités terroristes contre leur pays, ont été
condamnés d’une manière illégitime à des peines de jusqu’à deux
réclusions à vie pour une même personne et qui supportent stoïquement,
chacun dans un pénitencier différent, de cruels sévices.

Le peuple cubain a défié plus d’une fois, sans la moindre
hésitation, le danger de mort. Il a démontré qu’en faisant preuve
d’intelligence, en recourant à des tactiques et stratégies adéquates,
et notamment en étant toujours plus uni autour de son avant-garde
politique et sociale, nulle force au monde n’était capable de le
vaincre.

Je pense que le 1er Mai sera un jour idéal pour que notre peuple,
en dépensant un minimum en carburant et en moyens de transport, fasse
connaître publiquement ses sentiments aux travailleurs et aux pauvres
du monde.



Fidel Castro Ruz

10 avril 2007

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-04-11%2018:14:06&log=invites
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