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QUOI DE NEUF SUR NOTRE PLANETE
 
LA FRANCE NON RECONNAISSANTE
Ephémerides

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 Français soldats d'Israël

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mihou
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

12032007
MessageFrançais soldats d'Israël

http://www.lepoint.fr/content/monde/article.html?id=121751 Tsahal Ces
Français soldats d'Israël 22/02/2007 - Jean-Marie Hosatte (à Jérusalem) - © Le
Point
De plus en plus de jeunes juifs français rejoignent les rangs de l'armée
israélienne. Ils choisissent généralement les unités les plus exposées.

L es deux soldats avancent face au courant d'air brûlant qui s'engouffre par
les fenêtres arrachées. Comme des serpents prêts à l'attaque, des ferrailles
rouillées jaillissent du béton brisé par le souffle des bombes. Les roquettes
ont dessiné de noirs soleils là où elles ont frappé les plaques de blindage.Très
lentement, les deux soldats gravissent un escalier ravagé par les explosions. En
silence, ils patientent trois secondes et se précipitent en hurlant dans une
pièce aux murs couverts d'une suie grasse. Deux ombres bondissent derrière eux
et leur disent calmement en hébreu : « Vous deux, les Français, vous êtes morts
! Vous recommencez tout depuis le début. »
La base de Gesher, dans la vallée du Jourdain, à quelques kilomètres au sud de
Bet Shean, est un ancien poste de la police britannique. Depuis 1967, ses
bâtiments désaffectés servent de centre d'entraînement aux futurs combattants
des unités d'élite de l'armée israélienne. Un groupe d'une trentaine de soldats
s'est porté volontaire pour faire partie de l'unité de reconnaissance du Nahal
Haredi, un régiment composé exclusivement de recrues juives ultra-orthodoxes.
Très peu de ces soldats sont nés en Israël. La plupart viennent de
Grande-Bretagne, d'Afrique du Sud et de France. Au milieu de la matinée, les
jeunes recrues pensent avoir mérité un instant de pause, mais le rabbin Tzvi
Klebanov les rejoint dans le coin où les jeunes hommes épuisés se sont mis à
l'abri du soleil pour leur parler des devoirs du soldat juif. « Le soldat juif
se bat sans haine mais sans faiblesse ! martèle le rabbin, dont la hanche est
ornée d'un colt Desert Eagle. Le soldat juif se bat pour que
l'histoire de son peuple, qui a commencé avec la création du monde, se
perpétue, malgré nos ennemis, jusqu'à la fin des temps ! Vous faites partie de
l'armée de défense d'Israël. Vous n'attaquez pas mais vous faites sentir aux
agresseurs le poids de la colère d'Israël ! Maintenant, nous prions ! »
Michel a 20 ans. Il est né à Marseille. A peine majeur, il est parti seul pour
Israël. Après quelques mois passés dans une école religieuse, il a décidé de
s'engager. « Je ne suis pas encore israélien. Je le serai quand j'aurai terminé
mes quatorze mois de service. Je pense à la France tout le temps. J'adore ce
pays, mais ce n'est plus le mien. Je sens que la France ne veut plus de moi.
C'est elle qui a demandé le divorce ! » dit Michel en rigolant. Le jeune
Marseillais portait déjà l'uniforme de Tsahal quand Ilan Halimi a été assassiné
par le gang de Youssouf Fofana. Un crime abominable : le jeune Français juif a
été séquestré et torturé pendant trois semaines avant de mourir de ses blessures
le 13 février 2006. Sa famille a finalement décidé de le faire inhumer, un an
plus tard, à Jérusalem. Ce n'est donc pas ce fait divers épouvantable qui a
poussé Michel à se porter volontaire pour servir dans l'armée israélienne. Mais
le calvaire d'Ilan Halimi est venu renforcer sa
détermination et conforter la conviction qu'il n'avait plus rien à faire en
France. « La France est obligée de choisir entre la racaille et les juifs. Elle
nous a bien fait comprendre de quel côté elle penchait. Je ne crois pas qu'elle
a été libre de faire son choix. Les juifs en France ne pèsent rien, les autres
peuvent brûler des milliers de voitures si on les contrarie... »

Difficile de donner des chiffres. Michel est-il un cas isolé ? Combien de
jeunes hommes quittent-ils la France pour s'enrôler dans Tsahal ? Difficile de
donner des chiffres. L'armée israélienne est très réticente à rendre publiques
ses statistiques sur l'origine de ses recrues. L'enrôlement des étrangers est un
sujet sensible, car il y a le risque que les juifs qui ne choisiront pas de
s'installer en Israël soient, de part et d'autre de la Méditerranée, soupçonnés
de double allégeance. En France, il est également difficile d'obtenir des
données précises. Mais les responsables de la communauté juive constatent que
les jeunes Français qui sautent le pas s'enrôlent généralement dans les unités
combattantes les plus exposées. Gladys Tibi, présidente du Libi France, une
organisation très active dans l'aide aux soldats israéliens, dit avoir pris
conscience du phénomène un peu par hasard. Traditionnellement, son mouvement
organise un shabbat en l'honneur des volontaires français
qui veulent servir en Israël. Cette année, le Consistoire juif de France lui a
indiqué que, pour les premières semaines de 2007, ce sont déjà 200 jeunes qui
s'apprêtent à quitter définitivement la France pour devenir soldats de Tsahal,
et des centaines d'autres hésitent. C'est donc une proportion non négligeable
des jeunes juifs français qui rêve de porter l'uniforme israélien.
Pour le rabbin Klebanov, le guide spirituel du Nahal Haredi, cela n'a rien
d'étonnant. Les jeunes Français veulent servir l'Etat d'Israël parce qu'ils
sentent qu'ils ne sont plus à leur place dans un environnement chrétien qui,
selon lui, tendrait à s'islamiser à grande vitesse. « Dans leur pays de
naissance, ces jeunes sont soumis à un discours hostile aux juifs et à Israël.
On leur dit que la Shoah est une invention des sionistes. La gauche
altermondialiste les accuse de tous les maux du monde. Les musulmans sont d'une
extraordinaire agressivité à leur égard. Les vieux antisémites n'attendent
qu'une occasion pour leur sauter à la gorge. Alors, certains d'entre eux veulent
redécouvrir leur histoire, et surtout y participer. » Le rabbin n'hésite pas à
assurer que ces jeunes s'inscrivent dans la tradition « des prophètes Abraham et
David, rebelles à l'ordre romain, et des soldats de 1967 ou de la guerre du
Kippour. En redécouvrant leur histoire, ils retrouvent Dieu. Ils
deviennent exigeants avec eux-mêmes. C'est ce qui explique qu'ils se dirigent
d'abord vers des unités comme le Nahal Haredi, où l'on recherche l'excellence
militaire dans un environnement ultra-orthodoxe ».
En France, Eran s'appelait Grégoire. Il a 30 ans. Lui n'a pas entendu la voix
de Dieu ou des Patriarches avant de s'engager dans l'armée israélienne, il y a
trois ans. Ce sont Albert Londres, Joseph Kessel et Jacques Derogy qui lui ont
donné envie de porter l'uniforme israélien. « Je suis originaire de Montbéliard.
J'aime ce coin de France de toutes mes forces et j'y serai attaché jusqu'à mon
dernier instant, même si je ne peux plus imaginer d'y vivre. La France, c'est
l'endroit où je me sens chez moi. Israël, c'est le pays qui donne un sens à ma
vie. En étudiant le sionisme, je me suis rendu compte que le retour des juifs
sur leur terre était l'une des rares belles choses sorties de l'histoire du XXe
siècle. La France, je ne sais plus où elle va. J'ai un amour désespéré pour la
France et un amour plein d'espérance pour Israël . »
La base du Nahal Haredi est perdue sur un piton rocheux planté au-dessus de la
route qui relie Naplouse à Jénine. Une cinquantaine de soldats israéliens
francophones ou de Français soldats volontaires de Tsahal passent ici leur temps
d'armée. Leur secteur est une zone de passage fréquent pour les terroristes. Les
soldats du Nahal Haredi tiennent trois points de contrôle où se présentent
chaque jour des milliers de Palestiniens. Il y a quelques semaines, un soldat a
été abattu. Jonathan pensait devenir pâtissier à Strasbourg. Il a fait une croix
définitive sur ce destin. Pendant quelques mois encore, il va vérifier les
papiers des Palestiniens qui se présentent aux barrages dans ce coin perdu de
Samarie. « Je ne suis pas venu me battre contre les Arabes. Je suis venu vivre
en Israël. Je me suis marié ici. Je ne pouvais pas imaginer avoir des enfants en
France. Dans dix ans, dans vingt ans, ce pays ne ressemblera plus à celui que
j'aime encore tellement. Il faut tourner la
page. Je veux devenir officier, faire carrière dans Tsahal. » La famille de
Jonathan trouve cette décision stupide, mais il se dit convaincu que ses parents
finiront par changer d'avis. Ses frères et ses soeurs envisagent désormais de
faire leur alya - le retour vers Israël. Jonathan pense leur avoir donné «
l'envie d'Israël et de Tsahal ».
Yaakov, 20 ans, vient, lui, de Sarcelles. Il a fait toute sa scolarité dans
une école religieuse juive. Il n'a jamais eu de vrais contacts avec le monde non
juif. Pour lui, l'alya et l'enrôlement dans Tsahal étaient des évidences.
Certains de ses amis ont préféré rester à Paris. Yaakov a des nouvelles
quelquefois. La vie de ses copains qui ont fait un choix différent du sien ne
lui semble finalement pas si terrible. « Leur situation à l'université n'est pas
catastrophique aussi longtemps que l'on ne sait pas qu'ils sont juifs. Moi, je
ne veux pas cacher ce que je suis. » Yaakov voit la France comme un pays
étranger, plutôt hostile à Israël. Il aime manier le paradoxe. Il pense que les
juifs ont une dette vis-à-vis de ce pays dont ils peuvent s'acquitter en pliant
bagage pour, dit-il, ne pas rendre plus difficile la coexistence des chrétiens
et des musulmans en France.
Ces jeunes Français qui s'engagent dans Tsahal sont-ils réellement
représentatifs d'un malaise de fond des juifs de France ? Une fois passé
l'enthousiasme de la jeunesse, combien feront vraiment leur vie en Israël ? Nul
ne le sait




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« L'alya est un phénomène culturel. »

Le Point : Quel regard portez-vous sur l'alya des Français ?
Zeev Bielski : Je dirais que, qualitativement parlant, les Français qui
s'installent en Israël sont au plus haut de la liste. Dans leur immense
majorité, ils ont une excellente éducation, ils sont bien formés dans des
métiers de pointe. Ils apportent beaucoup à Israël. Pour la plupart, ils ont
réussi professionnellement en France. Ils viennent ici avec assez de capital
pour redémarrer une nouvelle vie sans peser sur Israël et sans renoncer tout à
fait au niveau de vie qui était le leur en France. Le plus souvent, ils achètent
leur logement. Ils sont pour beaucoup dans la bonne santé de l'immobilier en
Israël.
Il y a quelques années, Ariel Sharon avait demandé aux juifs de quitter la
France à cause de l'antisémitisme.
L'appel de Sharon a peut-être eu un certain impact, mais certainement pas
suffisant pour motiver 3 000 personnes à quitter la France chaque année. L'alya
est une décision difficile. On ne vient pas s'installer en Israël sur un coup de
tête. On y pense beaucoup et on se décide un jour quand le besoin de revenir aux
traditions juives devient plus fort que l'attachement pourtant profond et
sincère à la France. L'alya des juifs français n'est pas un mouvement
d'immigration motivé par des problèmes économiques ou la peur de la violence
antisémite. C'est plutôt un phénomène culturel de retour à la tradition, aux
valeurs du judaïsme.
La France est-elle aujourd'hui le premier réservoir d'immigrants pour Israël ?
Non. Les juifs américains sont certainement ceux qui seront les plus nombreux
à faire leur alya dans les années à venir, mais la France vient en deuxième
position devant la Russie, l'Amérique du Sud et le Royaume-Uni. L'alya des
Français est aidée par des individualités fortes comme Pierre Besnainou, le
président du Congrès juif européen. C'est lui qui a mis l'alya au centre des
préoccupations de toutes les institutions juives de France, parce qu'il a
compris que culturellement, spirituellement et historiquement l'installation en
Israël est essentielle pour les juifs de France
Propos recueillis par Jean-Marie Hosatte

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« Ils veulent vivre dans un environnement juif. »



U n homme s'étouffe de rage devant une fonctionnaire israélienne du
ministère de l'Intégration qui oppose une indolence soviétique à sa fureur
toulousaine. La scène se passe dans le hall d'arrivée de l'aéroport de Tel-Aviv.
Six cent cinquante nouveaux immigrants venus de France s'énervent devant des
guichets où ils doivent recevoir leur certificat d'immigration. On leur avait
promis que l'Agence juive s'occuperait de toute la paperasserie avant leur
départ. Ils espéraient qu'ils vivraient leur première journée de citoyen
israélien dans la joie et la ferveur. Au lieu de cela, ils affrontent le silence
buté de fonctionnaires arrivés de Russie à la fin des années 80. L'homme en
colère crie à la cantonade. Il veut qu'on lui trouve un responsable, un chef,
quelqu'un qui parle français. On lui amène un certain Avraham, qui s'excuse mais
demande un peu de compréhension. Six cent cinquante Français fourbus qui tombent
sur les épaules de fonctionnaires habitués à traiter avec
des Ethiopiens, ce n'est pas une mince affaire. Justement, le monsieur s'énerve
de plus belle. Il n'est pas un refugié, lui. Il ne sort pas du fond de la
Sibérie ou de la corne de l'Afrique. Il vient de Toulouse. Il ne demande rien à
Israël. Lui, il apporte son argent, ses diplômes, son énergie et sa volonté, et
il ne va pas se laisser enquiquiner par une bande d'endormis, même s'ils sont
juifs comme lui.
Six mois plus tard, l'homme rit de sa colère. Il vit à Ashdod. Il a payé son
appartement 250 000 dollars environ. Il a consacré ses premiers mois à
l'apprentissage de l'hébreu dans un oulpan , une école spécialement adaptée aux
immigrants de tous âges et de toutes origines. Il n'a pas eu le temps de penser
à la France, à son ancienne vie. A 55 ans, il ne s'imaginait pas qu'il lui
serait aussi facile de tirer un trait définitif sur sa vie en France. Pour lui,
c'est le signe que le divorce était consommé depuis longtemps. Il n'a pas de
mots assez durs pour de Gaulle, Giscard, Michel Jobert, Roland Dumas, qu'il
accuse sans nuances d'avoir « vendu la France au monde arabe ». Jacques Chirac
aurait, lui, outrageusement favorisé les « immigrés arabo-musulmans » au
détriment des juifs de France. Il se dit convaincu que la situation va empirer
et que c'est pour cette raison que 3 000 d'entre eux ont quitté la France en
2005 et encore 3 000 en 2006.
Pour le rabbin Henri Kahn, fondateur et rédacteur en chef de la revue
Kountrass , il ne faut pas se laisser abuser par ce genre de propos. Si la peur
des Arabes était vraiment leur première raison de quitter la France, pourquoi
viendraient-ils s'installer plus nombreux que jamais à portée de missiles
Kassam, tirés depuis Gaza par les extrémistes palestiniens ? Selon le rabbin
Kahn, les juifs religieux représentent une proportion importante des nouveaux
immigrants. Ces juifs français qui ont quitté Villeurbanne ou Strasbourg se
rassemblent en groupes homogènes à Beit Vagan, Har Nof, Kyriat Moshe ou Bnei
Braq, les quartiers religieux de Jérusalem et Tel-Aviv.
Le docteur Daniel Drai, Lyonnais d'origine, ne croit pas non plus que les
juifs français quittent leur pays parce qu'ils ont peur de la violence des
musulmans. La plupart d'entre eux avaient les moyens de s'installer aux
Etats-Unis ou en Australie, des pays moins risqués. Ils ont préféré Israël, où
ils sont beaucoup plus exposés parce que, religieux ou laïques, ils voulaient
vivre dans un environnement juif

J.-M. H.

_________________
Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
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