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 T. Kouamouo. Pourquoi Chirac a choisi d’en finir avec Gbagbo

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Delugio
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Nombre de messages : 107
Date d'inscription : 29/05/2005

01082005
MessageT. Kouamouo. Pourquoi Chirac a choisi d’en finir avec Gbagbo

Pourquoi Chirac a choisi d’en finir maintenant avec Gbagbo
Le Courrier d'Abidjan No: 479 du Lundi 1er Août 2005 - 7/31/2005 7:26:25 PM — http://news.abidjan.net/article/?n=140844

Prospective – Selon des informations de première main, la France officielle a décidé de passer à la vitesse supérieure dans la guerre au long cours qu’elle mène à la Côte d’Ivoire patriotique. Qu’est-ce qui a décidé le chef suprême des armées françaises à cogner dans le tas ? Eléments de réponse.

Par Théophile Kouamouo

Quatre, trois, deux, un… Le compte à rebours a déjà commencé. A moins d’un miracle ou d’un énorme contretemps, le feu de la France chiraquienne s’abattra bientôt sur les têtes des Ivoiriens : il faut, ici et maintenant, en finir avec le régime de Laurent Gbagbo… par la force. Selon nos informations, qui proviennent de la nomenklatura française, la décision a été prise au plus haut niveau de l’Etat, au palais de l’Elysée. L’axiome établi par les bons connaisseurs du dossier franco-ivoirien a été une fois de plus vérifié : Jacques Chirac, accroché à la théorie anticonstitutionnelle du «domaine réservé» africain, continue de mener à Abidjan une guerre crypto-personnelle dans laquelle il engage les moyens et la crédibilité de l’Etat français. Sans l’aval du gouvernement, dans un contexte où la France est de plus en plus affaiblie, il s’est décidé de passer en force et en avançant masqué. Tout juste a-t-il mis véritablement dans la confidence deux de ses âmes damnées : le chef de la cellule africaine de l’Elysée, Michel De Bonnecorse (interlocuteur téléphonique habituel du président Gbagbo) et son chef d’Etat-major particulier (qui pilote tout du Palais présidentiel depuis le 19 septembre 2002), Jean-Louis Georgelin.
Une fois de plus, le sous-traitant le plus fidèle et le plus efficace dans la déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest, le président burkinabè Blaise Compaoré, a été sollicité. Des assurances lui ont été données : malgré les murmures de plus en plus rageurs d’une partie de la communauté internationale quant à ses ingérences permanentes en Côte d’Ivoire, Paris lui garantit la plus totale impunité durant l’expédition qui se prépare. C’est ainsi qu’en dépit de la fourniture à Ouagadougou, dans la semaine du 11 juillet, d’un tonnage impressionnant d’armes légères à destination des rebelles ivoiriens (info Le Parisien du 25 juillet), Michel De Bonnecorse s’est rendu dans la capitale burkinabè… sans aucun ordre du jour officiel, selon ses propres aveux au journal d’Etat Sidwaya. Il a longuement rencontré le chef d’Etat-major particulier de Blaise Compaoré, accessoirement pilote irremplaçable de toutes les opérations de déstabilisation de Ouaga en Afrique de l’Ouest : Gilbert Diendiéré.
Une telle sollicitude de manque pas d’éclairer, puisqu’au même moment, Paris s’acharne sur les autorités de Tel Aviv, la capitale israélienne (honnie depuis qu’elle a fourni des drones à Abidjan, de la manière la plus légale qui soit), pour geler toutes les possibilités de réarmement de l’Etat de Côte d’Ivoire… dans la perspective des hostilités qui se préparent activement côté franco-rebelle.
«Pourquoi décider d’opter maintenant pour la «solution finale», alors que la France s’est engagée diplomatiquement et militairement pour un règlement politique et démocratique de la crise ?», se demanderont les naïfs. La gestion de la guerre et du génocide rwandais nous édifie sur cette duplicité française quant à la résolution des conflits africains où ses intérêts stratégiques sont en jeu. L’on se souvient que la «France du jour» s’est impliquée, dans ce pays des Grands Lacs, pour la mise en œuvre des accords d’Arusha. Pendant ce temps, la «France de la nuit» préparait activement la déflagration en surarmant, malgré l’embargo, les nervis du génocide et en entraînant, à travers le Commandement des opérations spéciales (COS), les «petites mains» de l’extermination des Tutsis. C’est la même chose qui se passe en Côte d’Ivoire : pendant qu’elle crie «Marcoussis ! Marcoussis !», la France officielle, à travers le Burkina Faso, surarme les rebelles et les entraîne à travers «l’armée de l’ombre» des Services spéciaux, dont deux éléments ont été arrêtés à Anyama, pendant les affrontements FDS-rebelles – selon le propre aveu du porte-parole de Licorne, Philippe de Cussac, qui a trouvé une justification risible (nous y reviendrons).
Nous l’avons plusieurs fois dit depuis que l’accord de Pretoria a «tué» l’affaire Ouattara, ouvrant ainsi, pour l’opinion mondiale, la voie à des élections «libres, transparentes et ouvertes à tous» : les élections générales de la fin 2005 «font trembler la France». Le président Jacques Chirac n’a aucune intention de participer à un processus qui légitimera et émancipera définitivement la Côte d’Ivoire patriotique, avec à sa tête le président Laurent Gbagbo. «L’esprit de Marcoussis» était clair : il s’agissait d’une transition destinée à préparer la restauration, l’arrivée au pouvoir des «houphouëtistes», économiquement (d’où l’octroi de juteux ministères) et politiquement (d’où la technologie électorale des naturalisations massives censées profiter à Alassane Ouattara). Marcoussis a été appliqué. Des dispositions pires que celles de Marcoussis ont été appliquées, et la configuration politique n’a fait que s’infléchir encore plus en faveur d’un Laurent Gbagbo pressé d’aller en campagne.
Il faut vite «mélanger le pays» : en l’absence de grands bouleversements, Thabo Mbeki viendra bientôt, dans une posture diplomatique confortable, exiger le respect du chronogramme de Yamoussoukro post-Pretoria II. C’est-à-dire en premier lieu l’encasernement des assaillants, donc le début de la fin de la rébellion.
Jacques Chirac n’en veut pas : la France n’a pas tant investi, dans l’opération Licorne et dans les opérations secrètes, pour arriver en août 2005 à une situation quasiment identique à celle d’avant septembre 2005.
Deux possibilités s’offrent à lui, se dit-il. Dans le meilleur des cas, un écrasement de Gbagbo par une coalition G7-rebelles sournoisement soutenue par Licorne. Dans le pire des cas, une nouvelle inflexion des rapports de force (par exemple la prise de villes du Sud et de certains quartiers d’Abidjan par un quatrième mouvement rebelle) qui amènerait la communauté internationale à envisager sérieusement le schéma d’une «transition sans Gbagbo» pour «éviter les massacres» (comme dans le Liberia de Charles Taylor). Ou alors celui d’une transition de deux à trois ans «à la congolaise» (Gbagbo flanqué de vice-présidents, et le pays sous tutelle de fait de l’ONU), le temps que les élections en France mettent au pouvoir une équipe qui aura les coudées franches pour «finir le travail» pour le plus grand bien de l’Empire.
Aveuglé par la haine et le racisme, émasculé par ses cinglantes défaites en interne et la fronde de Nicolas Sarkozy, traumatisé par le bilan de quatorze années durant lesquelles il a liquidé tous les acquis du gaullisme, le président français est dans un état d’esprit tel qu’il lui faut une «bonne guerre» pour évacuer son surplus de testostérone et de hargne. Il ne sera pas dit que sous lui, l’Empire français en Afrique s’est effrité. Malgré les opérations de rapprochement chapeautées par les réseaux maçonniques à Paris et à Abidjan (qui s’apparentent de plus en plus à de la distraction à l’usage de Gbagbo), Chirac est décidé. Il va cogner. Mitterrand a eu sa guerre du Rwanda en fin de règne. Lui aura sa guerre de Côte d’Ivoire. Echouera-t-il lamentablement, comme son prédécesseur ? Cela dépend, en grande partie, de la détermination des Ivoiriens à protéger leur souveraineté contre vents et marées.
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