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 En Cisjordanie, des colons israéliens perturbent la récolte

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mihou
Rang: Administrateur
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

02112006
MessageEn Cisjordanie, des colons israéliens perturbent la récolte

Objet : En Cisjordanie, des colons israéliens perturbent la récolte des olives (Le Monde 3-11-06)
En Cisjordanie, des colons israéliens perturbent la récolte des olives





Mercredi 25 octobre, comme chaque matin depuis la fin du ramadan et des
fêtes de l'Aïd el-Fitr, les habitants de Farata, un village du nord de la
Cisjordanie, sont descendus dans leurs champs d'oliviers. Bassel Souleiman, un
jeune chauffeur de taxi, avait commencé à déplier une bâche sous ses arbres,
ravi que la cueillette, qui s'annonce prometteuse, apaise quelque peu les soucis
financiers de sa famille, quand un groupe d'une quarantaine de colons israéliens
est arrivé.

" Ils venaient de Gilead et d'Ytzhar, deux colonies voisines, raconte-t-il
: ils avaient le visage masqué. Ils étaient armés de bâtons, de pierres et d'un
pistolet pour l'un d'eux. " Les soldats israéliens qui patrouillaient aux abords
du village s'étaient alors éloignés. Des coups de feu ont claqué. Des pierres
ont volé. Les femmes et les enfants se sont enfuis. L'armée a fait demi-tour
mais ses appels au calme n'ont pas eu d'effet. " Un colon a foncé sur moi, dit
Bassel : il m'a frappé le bras avec un bout de bois et un autre m'a assené un
coup sur la tête. Le soldat qui était à environ 50 mètres n'a pas bougé. "

Jusqu'à ce jour, la coordination avec l'armée israélienne s'était révélée
étonnamment efficace en Cisjordanie. Désireux d'éviter que ne se répètent les
violences qui marquent traditionnellement la saison de la cueillette, le
ministre de la défense, Amir Péretz, avait donné des consignes de fermeté aux
troupes sur le terrain.

" Il y a un net progrès, reconnaît Arik Asherman, le patron de
l'organisation Rabbin pour les droits de l'homme, dont les membres viennent
souvent épauler les paysans : l'armée est mieux organisée et elle écoute
davantage les Palestiniens. Sauf à Farata. " D'après Abou Waël, le père de
Bassel, la pluie qui tombait ce jour-là sur le village avait convaincu - à tort
- les soldats que les habitants ne viendraient pas travailler.

Traité dans un hôpital israélien, puis, faute d'argent pour s'acquitter
des frais, dans un établissement de Naplouse, le jeune homme s'en est sorti avec
une épaule cassée, un léger traumatisme crânien et deux mois d'arrêt de travail
minimum. Quatre autres villageois ont été blessés dans l'attaque.


" AUCUNE ILLUSION "


Dans la bousculade qui a suivi, plusieurs Palestiniens ont également été
arrêtés. Les colons, eux, ont pu s'éclipser sans être inquiétés par les soldats.
" Je crains qu'ils ne soient jamais retrouvés, dit Arik Asherman : dans ce genre
d'affaire, le comportement des forces de sécurité n'a pas changé. L'impunité
reste la règle. " Les policiers qui ont visité Bassel sur son lit d'hôpital lui
ont conseillé de déposer plainte au commissariat de Kedumim, une vaste colonie
implantée en face de Farata. " Je pourrais reconnaître mon agresseur, mais je ne
me fais aucune illusion, dit-il : je ne sais même pas si les soldats de garde à
l'entrée de la colonie me laisseront rentrer. En 2002, des colons ont blessé mon
oncle d'une balle dans la jambe et crevé les pneus du tracteur sur lequel il se
trouvait. La police n'est même pas venue l'interroger. Nos juges et nos
bourreaux sont les mêmes. Comment obtenir gain de cause dans une situation
pareille ? "

Selon un rapport de l'organisation israélienne Yesh Din publié en juin, 90
% des plaintes pour violences ou vandalisme déposées par les Palestiniens contre
des colons de Cisjordanie sont classées sans suite.

Benjamin Barthe (Farata, envoyé spécial)

_________________
Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
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