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 A LIRE: NOUVELLES DE LA FRANCE RACISTE

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mihou
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18102006
MessageA LIRE: NOUVELLES DE LA FRANCE RACISTE

Le chiffre du jour

420 000

C’est le nombre d’Israéliens émigrés aux USA. Le ministre israélien de l’immigration Ze’ev Boim entame une tournée aux States pour tenter de convaincre ces « olim » à l’envers de « rentrer chez eux ». La plupart d’entre eux ayant expliqué leur départ d’Israël par des motifs économiques, le ministre et son équipe vont leur proposer des avantages fiscaux et tenter de les convaincre que les « opportunités professionnelles » sont en train de s’améliorer en Israël. Il va lui falloir beaucoup de force de conviction pour enthousiasmer ces déçus du sionisme.

Source : www.jta.org, Oct. 17, 2006

Coups de dent

La chronique hebdomadaire d’Ayman El Kayman

Paraît chaque lundi matin

N° 11 – 16 octobre 2006

Dessin de Florian Doru Crihana, Roumanie

Vers la République virtuelle

« Demain on rasera gratis » : c’est ce à quoi se résument l’ensemble des discours électoraux de tous les candidats à toutes les élections dans les démocraties représentatives. Et comme l’a dit le Grand Corse (Charles Pasqua), « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Si j’étais électeur en France – ce qu’heureusement, je ne suis pas -, j’avoue que j’aurais bien du mal à faire mon choix, le dimanche 22 avril 2007, entre la quinzaine de candidats qui se proposeront aux suffrages. À droite, il y aura le choix entre Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen et, peut-être, Bruno Mégret, Corinne Lepage et deux ou trois autres candidats. À gauche, il y aura le choix entre Ségolène Royal, Marie-Georges Buffet, Dominique Voynet, Arlette Laguiller, Olivier Besancenot et, là aussi, deux ou trois autres. Au centre, il y aura le choix entre…François Bayrou et François Bayrou, le paysan béarnais qui se proclame « centriste révolutionnaire ». Parmi tous ces candidats, seuls trois ont des chances sérieuses de se maintenir au second tour : Sarkozy, Royal et/ou Le Pen. Bref, le choix sera entre peste et choléra.

Vous trouvez peut-être que je vais trop vite en besogne dans mon énumération des candidats et pensez qu’il faudrait attendre les « primaires » au sein de l’UMP et du PS pour savoir qui sera candidat. Mais franchement, je crois que les jeux sont déjà faits : à droite, le petit Nicolas Dupont-Aignan ne fait vraiment pas le poids face au bulldozer hongrois ; à gauche, une fois éliminés Jack Lang et Lionel Jospin, Canine Royale devance largement DSK et Lolo. C’est que la gaillarde a bénéficié d’un lancement professionnel digne des plus célèbres marques de lessive. En l’occurrence, sa conseillère en communication-publicité n’est personne d’autre que Natalie Rastoin, directrice générale d’Ogilvy France, une vieille amie. Ogilvy est l’une des sociétés du groupe transnational WPP (Wire Plastic Products), aujourd’hui le deuxième groupe mondial de marketing-publicité-communication du monde, avec 94 000 employés, fondé il y a vingt ans par Sir Martin Sorrell, un homme capable de vendre n’importe quoi à n’importe qui, et proche de Bill Clinton. Ogilvy possède entre autres deux grandes sociétés mondiales de désinformation, Hill&Knowlton et Burson-Marsteller. Ce qui explique bien des choses, par exemple la curieuse proposition faite par Canine Royale en plein mois d’août, alors que la guerre israélienne contre le Liban battait son plein, que Bill Clinton devienne médiateur dans cette guerre. Et aussi l’efficace stratégie de communication adoptée par Royale, avec son blog « Désirs d’avenir ».

Le succès de Royale sur Internet a d’ailleurs des effets pour le moins curieux : ainsi, 85 000 nouvaux adhérents étaient censés avoir rejoint le PS en adhérant en ligne. Il suffisait pour cela de remplir un formulaire sur le web et de payer 20 Euro, toujours en ligne. Mais par prudence, le PS demandait aux nouveaux adhérents de prendre contact avec la section locale du parti pour confirmer leur adhésion. Et ainsi 20 000 de ces nouveaux adhérents sont restés virtuels. Et au PS, on s’inquiète, car on découvre que ces nouveaux adhérents sont prêts à tout, sauf à aller coller des affiches ou distribuer des tracts. Comment le PS va-t-il gérer sa transformation en parti virtuel ?

Cette question se pose d’ailleurs pour tous les candidats et leurs partis. Car tous ont investi fortement le web, créant des blogs, des sites, faisant des mailings de masse. Cela donne des choses plutôt curieuses : ainsi les » blogs coopératifs » de Le Pen, De Villiers et…Besancenot ont exactement la même apparence, et la publicité pour les uns s’affiche sur les blogs des autres.

Le monde politique français est donc en train d’achever sa mutation culturelle, son « américanisation » (il faudrait plutôt dire sa « yankeeisation »). Désormais, même les dinosaures comme Arlette Laguiller, la « seule porte-parole du camp des travailleurs », sollicitent le client sur la toile.

À ce compte, il n’y aurait plus qu’à franchir le cap. Pourquoi maintenir ces vieilleries que sont l’Assemblée nationale et le Sénat, pourquoi conserver des bureaux de vote, des isoloirs et des bulletins de vote en papier ? Pourquoi ne pas passer au tout-électronique et inventer la République virtuelle ? D’autant plus sa devise « Liberté, égalité, fraternité » est déjà totalement virtuelle ? Citoyens de tous les pays, dématérialisez-vous !

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
Ayman El Kayman

16 octobre 2006

Retrouvez les chroniques hebdomadaires d'Ayman El Kayman sur son blog http://fr.blog.360.yahoo.com/aykay06

Versione italiana :

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1341&lg=it

Bibliothèque

Le Syndrome d’Haman ou : Pourquoi, à une question, les juifs répondent-ils toujours en posant une autre question ?

par Israel Adam Shamir, 5 octobre 2006. Original : http://www.israelshamir.net/English/Eng3.htm

[Conférence à Paris, à l’occasion de la présentation du nouvel ouvrage d’Israel Adam Shamir en français – Notre-Dame des Douleurs (traduction en français de Our Lady of Sorrow.]

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice et Maria Poumier, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner sources et auteurs.

Ahasuerus, Haman et Esther, par Rembrandt Van Rijn, 1660

Musée Pouchkine, Moscou. Photo bridgemanart.com

Doit-on s’efforcer d’être loyal, droit et juste ? Ulysse, le grand voyageur campé par Homère, répondait par un ‘oui’ catégorique à cette interrogation, car les Dieux de la Grèce abhorraient l’injustice.

Mais si vous voulez être baisé, vous répondez : « non ! », comme le montre de manière si pittoresque Michel Houellebecq dans son roman consacré à la révolution étouffée dans l’œuf de Mai 1968, dans son roman Les Particules élémentaires.

Il semble que, jadis, les humains s’efforçaient d’être loyaux et que, s’ils ne l’étaient pas, ils avaient honte d’eux-mêmes ; mais qu’aujourd’hui, en revanche, les gens aient renoncé à la droiture. Peut-être les Dieux d’Ulysse, qui haïssaient rien tant que l’injustice, ont-ils changé d’avis ? Mais ne serait-ce pas, plutôt, que l’humanité a changé de dieux ?

On peut faire remonter le début de ce grand chambardement à l’ère de l’humanisme, c’est-à-dire jusqu’au moment où l’Europe a coupé les liens qui reliaient l’homme au divin, dans sa quête effrénée de la liberté et du bonheur. Mais même en l’absence de référence directe à Dieu, la droiture n’en continua pas moins à être fondée sur le sentiment religieux. Ainsi, au siècle de la Raison et des Lumières, Emmanuel Kant opina que l’instinct d’honnêteté est une loi morale qui nous est intrinsèque, et qui correspond au ciel étoilé, au-dessus de nos têtes, ce qui n’était rien d’autre qu’une allusion, voilée – une de plus… – à Dieu. Agis de telle façon que tes actes soient pris pour exemples par autrui et puissent servir de règle générale, énonce l’Impératif catégorique de Kant. Autrement dit : « Agis conformément à un principe, dès lors que tu pourrais souhaiter qu’il soit une loi universelle. »

En dépit de son apparence séculière, l’attitude kantienne est fondée sur la présomption cachée – et très chrétienne – que tous les hommes sont égaux entre eux (présomption également partagée par les musulmans, les confucéens et les bouddhistes…).

Mais si, en revanche, nous faisions notre la présomption de la loi judaïque, nous parviendrions à une conclusion totalement différente. En effet, d’après la loi judaïque, certains hommes sont intrinsèquement plus égaux que les autres, et aucune loi universelle ne saurait s’appliquer à la fois à l’espèce supérieure [il n’y en a qu’une, nous le verrons, NdT] et aux espèces inférieures.

Il y a une loi pour la Minorité Élue, une autre loi pour la Majorité Indigène mal dégrossie, et encore une troisième loi qui s’applique, quant à elle, aux modes d’interaction entre les deux groupes cités (c’est là une vision des choses partagée par les Brahmanes hindouistes. Mais ceux-ci n’ont pas, en ce qui les concerne, déteint sur nous…). L’éthique judaïque est devenue la règle dans [tous] les pays où les indigènes ont été vaincus ou profondément subjugués, c’est-à-dire, en particulier, aux USA et en Israël. Depuis 1968, cette éthique du deux poids – deux mesures a progressé profondément dans notre univers kantien, au point de subvertir tout discours politique, sous les deux angles de la justice et de l’éthique.

Une loi est juste dès lors qu’elle est énoncée en des termes généraux et qu’elle s’applique à des espèces entières. Ainsi du « Tu ne tueras point ». Cependant, dans l’éthique judaïque traditionnelle, il faut savoir que « Tu ne tueras point » signifie tout simplement : « Tu ne tueras point d’autres juifs ». Tuer d’autres êtres, non-juifs – et donc, des êtres inférieurs – n’est même pas constitutif d’un « meurtre », d’un « assassinat ». En totale cohérence avec cette conception, les USA ont déporté, voici de cela environ un mois, une Allemande âgée de quatre-vingts ans, laquelle est une ancienne gardienne d’un camp de concentration. En revanche, ils n’ont jamais exigé l’extradition des assassins israéliens de marins usaméricains. Les Israéliens emprisonnent à vie des Arabes pour avoir assassiné des juifs, mais un juif ayant assassiné cinquante Arabes a été condamné à verser le centime de shekel symbolique…

Dès lors que vous approuvez la loi générale « Ne possède pas d’armes nucléaires », cette interdiction doit concerner tous les pays, sans exception, dans un monde kantien – ou tout du moins, cela doit concerner tous les pays qui ne possédaient pas de telles armes à la date où le Traité de Non-Prolifération nucléaire a été signé. En revanche, du point de vue judaïque, un responsable usaméricain était dans son droit en proclamant : « Nous ne tolèrerons jamais une Corée du Nord ou un Iran nucléarisés ! », bien que les USA dorment sur leurs deux oreilles, en dépit de l’arsenal nucléaire d’Israël.

Les juifs ont énormément appris d’une erreur stupide commise par leur ennemi, Haman, un personnage clé, dans la Bible, plus précisément du Livre d’Esther.

A la question : « Que devons-nous faire vis-à-vis de l’homme qu’il plaît au Roi d’honorer » que le roi posa à Haman, celui-ci répondit, stupidement : « On doit lui réserver les plus grands honneurs ».

Bien entendu, Haman pensait que le Roi Ahasuerus faisait allusion à sa propre personne, quand il lui avait posé cette question. Il devint cependant très vite évident qu’Haman s’était trompé : le Roi, en posant cette question, avait à l’esprit son pire ennemi, Mardochée [Mordechaï] ; et c’est ainsi qu’Haman fut contraint d’obtempérer aux juifs.

Cette histoire, les juifs se la répètent et en discutent jusqu’à plus soif depuis des millénaires. Et ces discussions - ô combien fructueuses - leur ont appris que lorsqu’on leur pose une question, quelle qu’elle soit, ils doivent, avant d’y répondre, se demander où ils se situent dans la problématique que cette question renferme. Autrement dit, ils doivent être juifs, et non kantiens. Si Haman avait été juif [ce qui n’était pas le cas], il aurait répondu à la question royale au moyen d’une autre question : « Cette personne est-elle juive ? », et ce n’est qu’après, une fois éclairé sur ce point, qu’il aurait pu poursuivre l’exposition de sa réponse en tout confort moral. Ainsi, les modestes psychologues maison que nous sommes pourront ajouter à l’interminable liste des pathologies mentales : le Syndrome d’Haman… cette maladie mentale acquise à partir de l’étude de l’Erreur commise par Haman, qui conduit à l’incapacité à mettre en application l’impératif catégorique de Kant.

Affectés du Syndrome d’Haman, les juifs aiment employer la phrase passe-partout : « Mais comment osez-vous comparer ? », afin d’éliminer l’approche kantienne universelle.

Ainsi, quand un juif se plaint que des Palestiniens tuent des civils juifs, essayez, pour voir, de répliquer : « Vous tuez bien leurs femmes et leurs enfants ? », et vous aurez droit à un « Comment osez-vous comparer ? » outragé, vraisemblablement agrémenté d’une liste de différences [essentialistes] à la clé : eux, ils tuent au moyen de ceintures d’explosifs enroulées autour de leur taille ; alors que nous, nous tuons au moyen de missiles télécommandés d’une sophistication extrême etc…

En omettant la différence fondamentale [mais « curieusement » beaucoup plus rarement formulée] : « Mais nous, nous tuons des goyim, alors qu’eux, ce sont des juifs, qu’ils assassinent ! »

Mais, allez-vous me dire, qu’en avons-nous à faire, de ce que les juifs peuvent bien penser ? Ce qui importe, c’est le fait que les USA et leurs alliés ont adopté leur vision du monde. Les juifs ayant élu Premier ministre Menahem Begin, un vieux terroriste célèbre pour avoir fait sauter l’Hôtel King David, à Jérusalem, en 1947, faisant plus de quatre-vingt dix morts, hommes, femmes et enfants, l’Occident accepta le choix démocratique d’Israël. En revanche, les Palestiniens ayant démocratiquement élu un gouvernement dirigé par le Hamas (organisation ayant ses propres ramifications terroristes, mais là n’est pas la question), les juifs mirent la Palestine en état de siège, emprisonnèrent des députés du Hamas et saisirent les taxes palestiniennes – le tout, avec l’entier soutien de l’Occident [parfois également appelé : « communauté internationale », NdT]. Quand les juifs affament et assassinent les Palestiniens à Gaza, c’est là chose normale, c’est « business, as usual ». Mais quand le Président de la République Islamique d’Iran en appelle au démantèlement du régime juif suprématiste, il est mis en examen par un tribunal occidental, au motif qu’il serait un génocidaire virtuel.

_________________
Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
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A LIRE: NOUVELLES DE LA FRANCE RACISTE :: Commentaires

Encore un exemple où le général s’oppose au spécifique : si vous voulez obtenir la libération de vos prisonniers de guerre, vous allez attraper quelques militaires ou quelques civils, chez votre ennemi, de manière à être en meilleure posture dans l’inévitable marchandage, préalable incontournable à leur éventuel élargissement. Vrai, ou pas vrai ? Eh bien, si vous êtes l’État juif, et que vous kidnappiez un citoyen libanais – appelons-le, au hasard, Mustafa Dirani – en vue d’obtenir la libération de votre prisonnier de guerre – appelons-le Ron Arad -, vous êtes quelqu’un qui « vous occupez des vôtres ». Par contre, si vous êtes Libanais et que vous kidnappez un soldat israélien pour obtenir en l’échangeant avec les Israéliens la libération de vos prisonniers de guerre, c’est une provocation intolérable et un acte d’agression déguisé (d’après un Israélien appartenant à la gauche juive éclairée, j’ai nommé : Amoz Oz)…

Il faut être un fieffé hamanien, pour comprendre pour quelle raison la destruction d’Hiroshima par les Américains a(urait) été un acte de guerre légitime, alors que la destruction de Pearl Harbour a(urait) été un acte atroce, un « crime de guerre » ; pour comprendre au nom de quoi le Goulag de Staline a(urait) été une atrocité, tandis qu Guantánamo serait légitime ; ou encore pourquoi bombarder Haïfa « est » un crime de guerre, ce que ne « serait » pas le bombardement de Gaza ; pourquoi la déportation de civils juifs par les Allemands était un « génocide », alors que la déportation de civils allemands par les Polonais n’aurait pas eu droit à cette qualification…

Et un blocus maritime, c’est un crime de guerre ? Bonne question… ; ça dépend. S’il s’agit du blocus imposé par l’Égypte à la navigation israélienne se dirigeant vers le port d’Eilat [sur la Mer Rouge, NdT], alors c’était bien un acte de guerre, auquel il devait être mis fin sans tarder au moyen d’une guerre totale, comme on l’a vu en 1967. Mais si vous faites allusion au blocus total du Liban, ou de Gaza, par Israël, alors là : non – il s’agit purement et simplement d’une mesure de légitime défense, parfaitement admissible !

Si vous niez un massacre, cela va certainement offenser les semblables des personnes qui en furent les victimes… Encore que… parfois…

Après qu’Israël eut bombardé et massacré des dizaines d’enfants libanais à Qana, au Liban, les médias juifs ont publié des centaines d’articles déniant ce fait avéré. Ils ont dit que les photos en attestant avaient été, au choix, bidonnées, bidouillées, mises en scène ou retouchées au moyen du logiciel professionnel Photoshop. Ainsi, selon leurs allégations, la photo d’un enfant tué, ou celle de toute une cargaison de cadavres dans la benne d’un camion, avaient été prises dans un autre pays que le Liban !

En revanche, quand l’historien britannique David Irving a appliqué le même type de critique aux photographies d’Auschwitz, on l’a immédiatement taxé de « négationnisme » [en français dans le texte, ce qui en dit long ! NdT] et il a été condamné à trois ans de prison fermes. Udo Walendy est aujourd’hui en prison parce qu’il a mis en doute des photos juives ; mais les juifs qui mettent en doute des photos libanaises – voire nient carrément les massacres de Deir Yassine et de Qana – sont, quant à eux, en liberté, merci pour eux !

Toutefois, les juifs ne sont pas les seuls à revendiquer l’exceptionnalité [d’échapper à l’impératif catégorique kantien, NdT]. En effet, leur morale particulière est devenue la morale de la nouvelle classe dirigeante issue de 1968 – une classe dirigeante carrément a-thée. Leur histoire et leurs traditions sont désormais la bannière d’humains atteints du syndrome d’Haman. Les juifs sont devenus les chouchous de minorités privilégiées menant des guerres sans merci contre les majorités, dans le monde entier. Et, pour embobiner tous les autres [tous les majoritaires n’appartenant pas à leur minorité de happy few, NdT], ils sont prêts à unir, dans le même souffle, la minorité exclusive des courtiers en bourse à la minorité déshéritée des immigrés Noirs, contre l’écrasante majorité des gens comme vous et moi. Leur obsession pour les minorités, qu’il s’agisse des mères isolées lesbiennes ou des immigrés clandestins séropositifs, n’est pas sans raison : de cette manière, ils s’emparent des positions morales les plus élevées, au profit exclusif de leur propre minorité.

C’est également pour la même raison que bien des membres de la majorité sont excédés par les minorités lésées, qu’il s’agisse des Noirs ou des Gays : ils ont, à juste titre (bien que de manière inconsciente) le sentiment que ceux qui assurent la promotion de [certaines] causes minoritaires n’ont strictement rien à cirer du vulgus pecum, de la majorité des gens ordinaires.

Dans les deux pays [pour l’instant… NdT] où règne la morale judaïque pur jus, pur sucre – les USA et Israël, la majorité de la population a vu son statut social régresser d’une manière sans aucun précédent.

La majorité de la population de la Palestine soumise au joug juif est composée de citoyens brimés, dépossédés, dont les entreprises ont procédé à la « délocalisation interne » en licenciant des Israéliens afin d’employer à leur place des « ouvriers invités », des immigrés [le plus souvent clandestins, NdT]. En majorité, les travailleurs formellement identifiés comme « juifs » sont contraints d’accepter des petits boulots à temps partiel sous-payés, ou à se « mettre à leur compte », le tout, afin de permettre à l’État de réaliser des économie sur le dos des assurés sociaux.

Aux USA, « Les employeurs usaméricains sont en train de mener une véritable guerre contre les salaires. Avec un indéniable succès ! », écrit Paul Krugman dans le quotidien International Herald Tribune. « Les profits nets des grands groupes ont plus que doublé, la productivité du travail ayant augmenté, contrairement aux salaires des employés. Les enfants des employés de Wal-Mart [une des plus grandes chaînes de la grande distribution usaméricaine, NdT] soit n’avaient aucune couverture médicale, soit dépendaient de Medicaid [une mutuelle de secours médical pour les nécessiteux – payante, NdT], et malgré tout cela, ils [les patrons de Wal-Mart, NdT] ont l’intention de payer encore moins bien leurs personnels, en leur refusant de les employer à plein temps…. »

Donald Luskin [1] [grand admirateur d’Israël et et d’Ayn Rand [2] a attaqué ce journaliste, Paul Krugman, en raison de son soi-disant « antisémitisme » (il faut dire qu’il s’était abstenu, à l’époque, de dénoncer Mahathir Mohammad [3]…). Il a écrit ceci :

« L’exacte mesure de ce que vaut quelqu’un, c’est ce qui les préoccupe. Ainsi, le président Bush est-il un grand homme, puisqu’il se préoccupe de grandes choses, comme par exemple d’assurer la protection de l’Amérique contre le risque terroriste.

En revanche, Paul Krugman, éditorialiste au New York Times – le détracteur de Bush le plus enragé et le mandarin progressiste sans doute le plus cinglé de tous ceux que compte l’Amérique – est un homme mesquin, petit, minable, puisqu’il ne se préoccupe que de misérable peccadilles, du style de savoir si les employés du commerce de détail sont assez bien payés, ou non, par la Wal-Mart ».

Nous aussi, nous sommes des petits minables, puisque nous nous attachons aux peccadilles, conscients comme nous le sommes que d’autres s’occupent des grandes choses à notre place – aux choses importantes, comme par exemple la guerre contre le terrorisme – à seule fin, précisément, de nous payer le moins possible !

Les malades du syndrome d’Haman savent bien que les gens du peuple ne vont pas admettre l’oppression qu’ils leur font subir sans regimber. C’est pourquoi la régression économique qu’ils leur imposent s’accompagne d’actes de terreur à l’encontre de ces majorités.

En Israël, depuis toujours, il est légal de torturer et d’emprisonner quelqu’un sans procès. Désormais, [la fille aînée d’Israël, NdT] l’Amérique a son Patriot Act et son Military Commissions Act, ce qui la remet de niveau avec Israël. M. Rachid Khalidi, un professeur avisé de l’Université de Columbia, a dit, très justement, que le document de Mearsheimer & Walt surestimait l’influence du Lobby juif sur la politique étrangère [des USA], mais sous-estimait, en revanche, son influence sur leur politique intérieure, comme, par exemple, en matière de Patriot Act.

C’est là exactement l’observations que nous nous sommes échiné à formuler, tout au long : la cible primordiale du Lobby juif n’est pas la Palestine, mais notre liberté !…

On m’a souvent demandé s’il était bien nécessaire d’évoquer ainsi les juifs, étant donné que les juifs ne sont pas les seuls à renforcer le pouvoir de la Minorité, d’autant que ce ne sont pas tous les juifs qui jouent un tel rôle ?

Il est bien vrai que l’origine que tout un chacun peut bien n’avoir aucune espèce d’importance, car tout le monde est en mesure de décider par lui-même de se tenir aux côtés de la majorité bafouée ou, au contraire, d’avoir pour seule ambition de devenir membre d’une élite exclusive, triée sur le volet.

Les véritables héros de l’humanité ont – toujours – été des membres d’une élite minoritaire, qui ont fait le grand saut, rejoignant la majorité [opprimée]. Ainsi, Jésus de Nazareth est, de par sa naissance, un prince de la Maison de David ; son grand-père maternel [le père de Marie, donc, NdT] était un responsable très important du Temple [de Jérusalem] ; de même, Siddhartha Gautama a été élevé dans un palais ; il était voué à hériter du royaume de son père. Pourtant, ces princes, le Christ et Bouddha, ont ouvert la voie conduisant à la majorité [de leur peuple, et donc de l’humanité toute entière, NdT]. Beaucoup de personnes à l’origine juive ont, elles aussi, effectué ce parcours. Mais les organisations juives sont pratiquement, quant à elles, du côté des minorités [élitaires], au sein desquelles elles continuent même à créer une exception surérogatoire pour les juifs, cela, y compris parmi leur nouvelle caste choisie [« select », aurait-on envie d’écrire, NdT] et opulente !

Un de leurs outils de prédilection est la persécution contre ceux qui veulent mesurer les juifs à la même aune que le reste de l’humanité. Hélas, je fais partie de ceux-là… J’en ai, en effet, appelé à une égalité absolue entre juifs et non-juifs en Israël / Palestine, et mes concitoyens israéliens n’en ont nullement pris ombrage. Mais les juifs français, eux, en revanche, m’ont attaqué en justice, en France, pour avoir « diffamé les juifs » !

C’est bizarre… Pourquoi des Français devraient-ils se mettre martel en tête au sujet de ce qu’un citoyen israélien a bien pu dire à d’autres citoyens israéliens à propos de leur morale juive ? ! ? La Palestine serait-elle un département français, et personne ne m’en aurait averti ? La France considèrerait-t-elle que sa souveraineté embrasse toute la Planète ? Faut-il absolument que les Français puissent éprouver une fierté sans borne à l’idée que les assignations de leur système judiciaire atteignent jusqu’à ma lointaine Jaffa ?

C’est, en l’occurrence, le seul domaine où un tribunal français se targue de pointer son nez. Dans tout autre domaine, ils renonceraient prudemment à s’immiscer ; on a vu de quelle pitoyable manière ils se sont désistés quand les [margoulins] juifs français Flatto-Sharon [4] et Arcadi Gaydamak [5] se sont tirés avec la caisse en Israël, emportant leurs millions volés aux Français.

Dans mon cas, la République française tient du mieux qu’elle peut son pupitre, et exécute la partition qui lui revient, façon, pour elle, d’apporter sa menue contribution au soutien de l’exceptionnalisme juif…
La protection dont jouissent ces juifs [en France] est tout à fait exceptionnelle. Les Turcs de Paris pourraient-ils assigner le grand écrivain turc Orhan Pamuk devant un tribunal français, pour avoir diffamé les Turcs (c’est du moins ce qu’ont pensé certains d’entre eux) ? Ceci étant supposé fait, y aurait-il eu un seul tribunal, en France, pour trouver Pamuk coupable ?

C’est fort peu probable. D’ailleurs les Turcs ne vont jamais réclamer une telle chose, et les Français, la question ne se posant même pas, n’auront même pas à le leur concéder.

Il n’y a qu’une seule et unique nation, au monde, qui soit au-dessus des lois et qui soit, par conséquent, en mesure de décrocher ce pompon-là !

Est-ce parce que les Français sont désireux de ne pas offenser une religion ?

Quand la religion offensée est le christianisme, ou encore l’Islam, ses adeptes sont censés s’écraser et se contenter de se mordre les lèvres dans leur coin. Un livre anti-musulman extrêmement offensant, d’Oriana Fallaci, a été estimé cachère par un tribunal… français [le monde est vraiment petit ! NdT] (certains musulmans, peu au fait du syndrome d’Haman, avaient eu, en effet, la témérité insensée d’intenter un procès à la Fallaci !)

Mais quand des écrivains juifs (comme le Français Emmanuel Levinas) ont attribué le mauvais traitement des juifs par les nazis au… christianisme [ !], aucun tribunal [ni de France, ni du Lichtenstein, NdT] ne s’en est mêlé, par prudence…

Quand la religion « offensée » s’appelle le judaïsme, les offenseurs vont tout droit en prison : c’est aussi simple que ça !

Si les lois s’appliquent sur – et uniquement sur – une territorialité déterminée, c’est pour une bonne raison. Nous enfreignons tous, peu ou prou, une loi quelconque, quelque part sur terre.

Quand vous fumez du haschisch en Hollande, vous savez pertinemment que vous ne pourriez le faire sans problème, disons, en France, car cela est interdit par la législation française. Mais, en Hollande, vous fumez votre joint, tranquille comme Baptiste, parce que c’est parfaitement légal, chez les Bataves…

Quand vous buvez du vin, à Paris, vous savez bien que vous commettez une grave contravention aux lois saoudiennes. Mais vous ne vous trouvez pas en Arabie saoudite, et vous pouvez donc vous en moquer allègrement.
En URSS, il était interdit de lire les écrits de Soljenitsyne, mais des éditeurs français ont pu imprimer et diffuser en toute légalité son Archipel du Goulag.

Mais il y a une infraction qui est, quant à elle, absolument extraterritoriale ; et, si vous la commettez, vous pouvez être puni : « l’offense envers les juifs » !

Afin de rendre leur position d’exception parfaitement claire pour tout le monde, l’organisation qui fait des procès à tour de bras à un peu n’importe qui pour avoir offensé les juifs – j’ai nommé le CRIF – défend, aujourd’hui, le « droit » d’un enseignant français, Robert Redeker, à insulter l’Islam. Redeker a qualifié Mohamed de « seigneur de la guerre et pillard impitoyable, grand massacreur de juifs et polygame ».

Cette définition va tout aussi bien comme un gant au roi David : celui-ci, en effet, a eu dix-huit épouses ; c’était un seigneur de la guerre impitoyable et il a massacré un nombre incroyable de juifs… La polygamie – imputée à crime à Mohamed par Redeker –, Mohamed la partageait avec Abraham, Isaac et Jacob ; par ailleurs, tout souverain fondateur d’une dynastie a nécessairement été à quelque moment un seigneur de la guerre impitoyable ayant massacré un nombre considérable de victimes variées, quand bien même ne se serait-il pas agi uniquement de juifs…

Vous demandez qu’est-ce qu’on en a à cirer, de savoir si les victimes de ces dynastes étaient, ou non, des juifs ?

Le simple fait que vous posiez [encore] cette question indique que vous êtes indemnes du syndrome d’Haman ! !

Pourquoi devons-nous nous préoccuper au plus haut point de cette adoration universelle pour les juifs, et y apporter la plus extrême attention ?

Ce n’est pas seulement pour la Palestine que nous devons nous occuper de cet entichement, de cette obsession – et y mettre fin. C’est notre avenir, et celui de nos enfants, qui sont en jeu.

La France, elle aussi, est victime du pouvoir d’une minorité – je devrais plutôt parler de la guerre qu’une minorité livre, dans votre pays, la France, à la vaste majorité [des citoyens français].
Quand Nicolas Sarkozy [sic ; il s’agit de Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa, NdT], le candidat conservateur en tête de la course à la présidence de la République française [qui aura lieu l’an prochain], s’est déclaré « un ami de l’Amérique, et un ami des juifs », au cours de son escapade à Washington de la semaine dernière, il ne voulait nullement signaler qu’il aime la carpe farcie [gefilte fish] et les hamburgers… (d’ailleurs, aucun Français n’est assez stupide pour ça !).

Non : il a donné un signal subliminal, crypté : il soutiendra, quoi qu’il arrive, la Minorité, contre la Majorité.

Au lieu d’osciller entre la « gauche » à la Blair et la droite à la Sarközy, unis dans leur amour pour les minorités friquées, nous ferions bien de rechercher les sentes effacées susceptibles de nous conduire à l’exercice du pouvoir par la majorité.

La gauche serait bien inspirée de poursuivre le boulot inachevé de la révolution de 1968, à partir du moment où elle a commencé à foirer, trahie et abusée comme elle l’a été, pour le plus grand avancement de l’éthique juive, par des gens comme Daniel Cohn-Bendit, Todd Gitlin [6] et Joschka Fischer.

La droite devrait quant à elle revisiter la mâle spiritualité des Chesterton [7], Eliot [8], Evola [9] et autre Guénon [10].

Ensemble, elles pourraient détourner le peuple du seuil de la servitude vers le palier de la liberté, détruire l’autorité imposée des médias convenus et des universités, et saper le plan « ourdi, très loin et bien à l’abri des cris des électeurs et des lamentations des victimes de la société, par des esprits parfaitement lucides et sereins » [Le Corbusier], restaurant, ce faisant, la justice et la loyauté de l’impératif kantien, en lieu et place de l’exceptionnalisme pervers du Syndrome d’Haman.

Je vous remercie.
Notes des Réviseurs


[1] Donald Luskin est un financier usaméricain qui anime un blog expliquant à ses concitoyens comment le système conspire pour les maintenir « pauvres et stupides » : http://www.poorandstupid.com. Partisan d’un « capitalisme spirituel » inspiré d’Ayn Rand.

[2] Ayn Rand (1905 1982), née Alissa Zinovievna Rosenbaum, philosophe et romancière usaméricaine (juive russe émigrée), connue pour sa philosophie : l'Objectivisme. Sa principale œuvre est La Révolte d'Atlas (1957), un roman qui met en scène des entrepreneurs en butte à l'étatisme d'une société socialiste pré-totalitaire. Autres œuvres Nous les vivants (We the Living), 1936, La source vive (The Fountainhead), 1943, adapté au cinéma par King Vidor, et La vertu d'égoïsme (The Virtue of Selfishness), 1964. [voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayn_Rand]
[3] Mahathir Mohammad : ancien Premier ministre de Malaisie, décrié comme « antisémite » par les bien-pensants

[4] Shmuel Flatto-Sharon était poursuivi par la justice française pour le détournement de quelque 60 millions de dollars; il s’est enfui en Israël, a réclamé la nationalité israélienne et s’est fait élire au parlement israélien en 1977 en défendant le principe selon lequel les Israéliens poursuivis à l’étranger doivent jouir de l’immunité; ce principe était déjà celui de Menahem Begin, qui voulait qu’Israël soit un refuge pour tous les juifs inculpés de par le monde, et s’appuyait pour cela sur la Bible (Deutéronome 23, 15). Flatto obtint donc le vote d’une loi interdisant l’extradition des citoyens israéliens. Il a écrit un pamphlet où il invoque son statut de rescapé de la Shoah et son amitié avec un ministre des finances français. : Lire son autobiographie (ou plutôt son autohagiographie) sur son site http://flattosharon.co.il/biographie-FR.htm. Il y raconte comment il a commencé sa carrière à 14 ans, en revendant des cigarettes américaines achetées à des soldats US à ses camardes d’école. Principal financeur du site web d’Elisabeth Schemla, proche-orient.info, il pilote actuellement un projet de chaîne satellitaire francophone.

[5] Arcadi Gaydamak : milliardaire né en URSS en 1952. Réfugié en Israël après avoir été inculpé en France pour trafic d’armes (avec l’Angola) [une affaire de 450 millions de Livres anglaises) et évasion fiscale, Christophe Mitterrand, fils du président, fut arrêté dans le cadre de cette enquête. Dans le scandale, se trouvaient également impliqués Pierre Falcone, trafiquant d’armes franco-brésilien, le conseiller présidentiel Jacques Attali. Gaydamak détient cinq passeports : français, russe, israélien, angolais et canadien. Il possède le club de football Betar et contrôle le club de basket-ball Hapoel, tous deux à Jérusalem. Il a tenté de s’acheter pour 50 millions de $ une place au conseil d’administration de l’Agence juive, qui a poliment décliné l’offre, sur les conseils de la police. Il est toujours sous le coup d’une demande d’extradition de la France et a été interrogé par la police israélienne sur des soupçons de blanchiment d’argent sale. En Israël, il s’est allié avec un autre Russo-israélien, Lev Leviev, et leur entreprise a l’exclusivité gouvernementale pour le négoce des diamants angolais; après ses frictions avec la justice française, Gaydamak a renoncé à la présidence de la banque russe Rossiyski Kredit Bank.

[6] Todd Gitlin : professeur de journalisme et de sociologie à la Columbia University. Dernier livre paru : The Intellectuals and the Flag (Les Intellectuels et le drapeau)

[7] Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) : polygraphe britannique. Œuvres les plus célèbres : Le nommé Jeudi, 1907, L'Innocence du père Brown, 1911, La Sagesse du père Brown, 1914 et L'Homme éternel, 1925 [voir www.chesterton.org]

[8] Thomas Stearns Eliot (1888 - 1965) : poète britannique d’origine usaméricaine fasciné par l’occultisme et par Mussolini. Publié en 1922, son poème The Waste Land est devenu un phare de la littérature moderne dont certaines phrases sont entrées dans l'anglais courant: "April is the cruellest month - Avril est le mois le plus cruel" ; "I will show you fear in a handful of dust - je vais vous montrer la peur en une poignée de cendre" ou "Shantih shantih shantih."

[9] Julius Evola (1898 - 1974) : penseur italien du XXe siècle, très influent sur la droite moderne du pays. D’abord dadaïste puis futuriste, il devient le théoricien du fascisme,mais Mussolini le rejette après avoir salué ses travaux pour lui préférer Giovanni Gentile. Tentant de concilier René Guénon et Friedrich Nietzsche, Evola s’est tourné vers les nazis après avoir été déçu par Mussolini. Adepte d’un pragmatisme cynique, il écrit : « une quantité d'idées, qui seraient considérées comme des fantaisies sans valeur scientifique par les "chercheurs" de nos universités, jouent un rôle très important, politique et éthique, dans la nouvelle culture germanique et inspirent des directives précises pour la formation systématique de la jeunesse ». L’auteur ne le cite ici qu’à titre de défenseur de la masculinité dans la pensée; les hommes et les femmes partagent la position inconfortable de ne constituer ni la majorité ni une minorité; la masculinité est une valeur populaire, majoritaire, et transgénérique, quoique des minorités influentes tentent de la réduire à un machisme ringard et fascistoïde.

[10] René Guénon (1886-1951) : orientaliste hétérodoxe français converti à l’Islam et devenu citoyen égyptien, spécialiste de l’hindouisme et de l’ésotérisme, il a décortiqué la divergence à ses yeux insurmontable entre Orient et Occident. Il a laissé une oeuvre considérable. Bibliographie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Gu%C3%A9non
Agenda

Rencontre-débat : des croyants pour une paix réelle au Proche-Orient le 10 novembre 2006 à Paris
Vendredi 10 novembre 2006 de 18h30 à 21H30, 92bis, Bd du Montparnasse, Paris
L'année 2006 est marquée par une nouvelle étape dans l'escalade
guerrière au Proche-Orient.
Israël déplore des soldats tués et enlevés, des bombardements qui
ont entraîné la mort de 160 personnes, des blessés, le déplacement
de familles et la destruction de maisons d'habitation.
Le Liban, bombardé pendant trente trois jours, a perdu 1.200
personnes, essentiellement des civils. Il déplore des milliers de
blessés, des milliers d'habitations et d'infrastructures vitales
détruites : routes, ponts, aéroport, dépôts de carburant, centrale
électrique, et autres lieux de production et d'exploitation
économiques. 900.000 déplacés peinent à retrouver une vie normale
dans les zones frontalières du sud du pays saturées d'obus et de
bombes à dispersion qui continuent chaque jour à tuer et à blesser.
La Palestine est cernée, assiégée, isolée, Gaza est bombardée. Des
ministres et des députés ont été enlevés et, comme depuis plusieurs
années, des responsables politiques ont été assassinés.
Après un premier semestre 2006 sanglant, chacun peut constater
que la logique de guerre n'a rien donné. Les soldats israéliens sont
toujours prisonniers ainsi que les milliers de prisonniers palestiniens
et libanais. La légitimité d'Israël, pour les peuples de la région, a
reculé tandis que celle-ci s'épuise dans ce conflit lourd de dangers
présents et futurs au Proche et Moyen-Orient et partout dans le
monde.
C'est dans ce contexte que la rencontre-débat du vendredi 10
novembre, dans le cadre de la 6ème édition de la Semaine de
Rencontres Islamo-Chrétiennes, se déroulera.
L'Atelier Israël-Palestine, invite tous les amis du GAIC et au delà
toute personne intéressée, à participer à cette rencontre pour :
- analyser, ensemble, la situation et ce qu'il reste d'ouvertures
politiques et diplomatiques malgré le blocage actuel,
- faire écho, par le témoignage de croyants de retour de voyages en
Israël-Palestine, dont Christophe Roucou nouveau directeur du S.R.I,
aux échanges sur place,
- discuter de nos modalités d'intervention et/ou de soutien aux
initiatives en faveur des échanges, de la solidarité et de la paix,
telles celles de la Plate-forme des ONG françaises.
Pour l'atelier Israël-Palestine, Myriam Bouregba, vice-présidente, Jean-Pierre Bacqué, secrétaire général, et Francis Gras, membre actif du GAIC.
Participation aux frais 5 euros
Des informations complémentaires sur le nom des intervenants
seront données début novembre sur le site http://www.legaic.org
Beyrouth, 16-19 novembre 2006 : rencontre internationale en solidarité avec la résistance, Palais de l’Unesco
La rencontre internationale de Beyrouth réunit des représentants de partis politiques, syndicats, mouvements et associations, ainsi que des personnalités politiques, intellectuelles et culturelles du monde entier, pour saluer la résistance du peuple libanais face à l’agression israélienne, pour contrer les préparatifs en cours d’une nouvelle agression sur le Liban et la région, et pour coordonner les actions de ces forces face à la politique de guerre globale et permanente qui constitue une menace universelle.

L’initiative est née durant l’agression israélienne de juillet/août 2006 sur le Liban, portée par les délégations de solidarité qui s’y sont rendues malgré l’intensité des bombardements. Cette initiative a rencontré un accueil enthousiaste, tant sur le plan arabe qu’international, qui reflète le besoin des forces opposées à la logique de la guerre et à l’hégémonie coloniale, de se retrouver, de discuter et de coordonner.

Depuis le Liban, le Parti communiste libanais, Hezbollah, la Tribune de l’unité nationale, le Mouvement du peuple, et le réseau des associations de la société civile «Samidoun», lancent l’invitation.

Pour l’organisation de la participation, et pour toute information, contacter l’adresse suivante: Beirutresistance2006@no-log.org. Date limite pour l’inscription: 22 octobre 2006
INVITATION A UNE RENCONTRE INTERNATIONALE A BEYROUTH EN SOLIDARITE AVEC LA RESISTANCE

16-19 novembre 2006

Le cadre politique général

Le Liban subit une agression israélo-américaine continue dont l’aspect militaire a duré 33 jours, d’une violence inédite, visant à transgresser les limites établies par les conventions internationales, telles celles de Genève. Un des objectifs aura été de balayer toutes les règles de la guerre internationalement convenues. L’agression sur le Liban de juillet-août 2006 a mis à jour le modèle que le nouvel impérialisme tente d’établir dans tous les domaines : politiques, économiques et sociaux, celui de l’hégémonie de la force, libérée de toute réglementation dans l’organisation des relations sociales et du pouvoir. C’est la jungle.

Les Etats-Unis d’Amérique ont annoncé que la guerre au Liban avait pour objectif la réalisation du « Nouveau Moyen-Orient ». Auparavant, Washington avait annoncé que sa guerre en Irak visait à établir le « Grand Moyen-Orient ». Pour dominer l’Irak, les EU ont œuvré à la décomposition de ce pays, induisant la guerre civile et le bain de sang auquel nous assistons. Les EU gèrent la guerre au Liban de la façon la plus directe. Cette gestion peut devenir une participation active à n’importe quel moment. En même temps, l’administration américaine développe des stratégies destinées à accompagner les actions militaires, dont les objectifs sont de déclencher des confrontations internes sanglantes qui conduiraient au désordre et à la désintégration du Liban.

L’insistance américano-israélienne sur le désarmement du Hezbollah est motivée par le fait que ce phénomène résistant au Liban entrave l’avancée de leur hégémonie totale sur la région et présente un certain rééquilibrage – même s’il est partiel – avec la capacité agressive d’Israël qui opprime totalement la Palestine dans un silence international complice.

L’attaque du Liban n’est qu’une étape dans un plan beaucoup plus large qui vise l’ensemble de la région et toute partie opposée à l’hégémonie américaine, dont l’Iran et la Syrie. Ce plan ne dispense pas les Etats dont les autorités semblent pourtant dociles ou même complaisantes à l’égard de Washington. Toute forme de réserve est visée. Cette conduite menace la cohésion des entités nationales de la région et peut mener à leur désintégration.

Face à une machine de guerre d’une brutalité barbare, la résistance du peuple libanais tient :

- du refus de se soumettre de la part de ceux qui ont reçu des milliers de bombes sur leur têtes,

- de l’efficacité de la force combattante de la résistance qui a fait subir de lourdes pertes à l’agresseur malgré la supériorité de feu de celui-ci,

- de la présence d’un courant politique- composé d’islamistes, de communistes, de démocrates et de progressistes- et d’un large courant populaire qui partage cette vision, et qui s’est montré cohérent et coordonné alors qu’il est composé de forces idéologiquement diversifiées.

Tout ceci a imposé la suspension des opérations militaires et a sauvegardé l’unité nationale du Liban qui était menacée de décomposition sous la gigantesque pression de l’agression. Tous les Libanais, indépendamment de leurs convictions politiques, ont ressenti une fierté particulière parce que leur petit pays a pu confronter cette machine de guerre écrasante et a pu déjouer ses objectifs.

Mais cette victoire est menacée par les tentatives de Washington et de Tel Aviv de réaliser par la politique ce qu’ils n’ont pas pu réaliser militairement. Ils peuvent compter pour ce faire sur un degré très avancé de ralliement international à leur politique, comme l’ont montré les décisions du sommet du G 8 au début de la guerre tout comme la participation active de plusieurs gouvernements à l’élaboration de plans politiques qui vont dans ce sens. C’est pourquoi, il est à prévoir la reprise de l’agression par les EU et Israël dès que le moment leur semblera opportun.

Il faut se prémunir contre cette éventualité et se préparer à la défaire.

L’invitation :

L’objectif est de tenir au Liban une rencontre internationale qui vise à :

I - saluer la résistance extraordinaire du peuple libanais, et condamner clairement l’agression américano-israélienne :

- la dernière en date qui s’est abattue sur le Liban,

- celles continues sur la Palestine et l’Irak,

- et les menaces répétées sur l’Iran et Syrie et sur l’ensemble de la région..

II – examiner les éléments de cette agression, ses caractéristiques et ses donnes :

- de façon commune entre les forces concernées, libanaises, arabes et internationales, qui appartiennent à des sensibilités idéologiques très variées mais qui s’accordent sur cette vision de la situation.

- coordonner de façon concrète les capacités de ces forces multiples et variées pour confronter l’instant actuel de l’agression et pour se prémunir contre ses nouvelles phases.

- confirmer la solidarité internationale avec la lutte du peuple palestinien pour ses droits nationaux

- soutenir la revendication principale concernant l’Irak, c’est-à-dire la fin de l’occupation.

Le cadre pratique

Cette rencontre se tiendra à Beyrouth du 16au 19 novembre 2006.

L’invitation à cette rencontre est conjointement lancée par le Parti communiste libanais, Hezbollah, le Mouvement du peuple, la Tribune de l’unité nationale et le réseau Samidoun. Cette initiative, et la vision qui la commande, ont été élaborées avec les délégations arabes et internationales qui se sont rendues au Liban en visites de solidarité pendant la guerre.

Des axes de travail seront tenus avec des participants concernés. Sont pressentis :

a) un axe juridique en vue de l’examen des démarches nécessaires aux poursuites d’Israël devant la CPI, aux poursuites des personnes lésées par les actes militaires d’Israël, de la tenue d’un tribunal des peuples de type le tribunal Russel…

b) un axe relatif à la reconstruction et à l’urbanisme. Au vu de l’étendue des destructions, des questions pertinentes se posent, relatives aux besoins des populations et au sens à donner à toute reconstruction qui devrait conserver la trace de ce qui s’est passé : l’horreur et la résistance.

c) un axe relatif aux médias globaux.

d) l’élaboration d’un réseau arabe coordonné.

e) la stratégie : les résistances. Cet axe se décline en plusieurs thèmes (théologie de la libération, espace économique, parlementaire, etc)

L’activité culturelle et artistique est considérée comme le 6ème axe, quoiqu’elle sera permanente. Projection de films, présentation de pièces de théâtre, exposition de photos et débats

L’organisation

Jeudi 16-11

18h - Ouverture générale: meeting politique.

Vendredi 17-11:

9h / 13h - Réunions des participants aux axes de travail.

13h /15h – déjeuner

15h / 19h – visite de la banlieue sud de Beyrouth / début des réunions des participants arabes

19h / 22h – films, pièces de théâtres etc

Samedi 18-11

9h / 13h - Réunions des participants aux axes de travail.

13h /15h – déjeuner

15h /19 h - réunion générale pour présenter et discuter les résultats des groupes de travail.

Dimanche 19-11

9h / 11h : Acter les décisions des groupes et annonce politique générale. 11 h : Visite au Sud Liban.

Il est évident que la rencontre de Beyrouth vise à jetter les bases pour un travail continu dont les prochaines dates pourront être le Forum Social Mondial de Nairobi en janvier 2007, et la Conférence du Caire en mars 2007. Il nous faut un processus interactif duquel dépendra la réussite de notre action, celle de lancer une réflexion, une discussion, et d’aboutir à une coordination qui constitue une avancée dans la capacité des résistances à confronter l’offensive impérialiste : à dépasser l’accusation vers l’action.



Boycotter Israël

France

Une compagnie israélienne assure la sécurité de la Tour Eiffel

La société israélienne basée à Raanana, NICE Systems est spécialisée dans la distribution des systèmes d’information et des produits de sécurité dans plus de 100 pays avec un CA de plus de 300 millions de $. L’acquisition de FAST Video Security AG en Allemagne a permis à NICE de s’établir solidement en Europe sur le segment de la vidéosurveillance. Cette acquisition complète ses canaux de distribution en Amérique du Nord et en Asie. Après avoir obtenu le marché de la sécurisation des principales stations de métro de Pékin pour les Jeux Olympiques de 2008 en Chine, NICE va sécuriser la Tour Eiffel, le symbole de Paris. En effet, NICE vient de recevoir un contrat afin de mettre en place ses solutions visuelles de sécurisation en temps-réel du site de la Tour Eiffel et de ses 6 millions de touristes annuels. Les solutions numériques distribuées et les logiciels d’analyse visuelle avancée de NICE vont permettre au personnel d’identifier en temps réel les risques et prendre les décisions optimales pour améliorer la sécurité. Les outils de NICE, reconnus parmi les meilleurs au monde, ont notamment permis de retracer les étapes de déplacement des terroristes lors des attentats de Londres en Juillet 2005.

Source : Israel-valley, 10 octobre 2006

USA

Les Israéliens décrochent le contrat pour sécuriser les frontières des États-Unis

par Christopher Bollyn, American Free Press, 9 octobre 2006. ISM (traduction française)

L’équipe de Boeing, qui mettra en application le programme appelé Initiative de Sécurisation des Frontières le long des frontières nord et sud des Etats-Unis, comprend une entreprise en technologie de surveillance appelé Kollsman Inc., une filiale appartenant à l’entreprise Elbit Systems de Haïfa, Israel.

Le 21 septembre 2006, Michael Chertoff, le Secrétaire du Département de la Sécurité de la Patrie (CSAD), a annoncé qu’un consortium dirigé par l’entreprise Boeing basée à Chicago avait gagné un contrat de milliards de dollars pour installer des détecteurs et un radar le long de la frontière des États-Unis.

Une portion du mur entre les États-Unis et le Mexique

Le marché, première partie d’un projet gouvernemental de plusieurs milliards de dollars conçu pour réduire l’entrée illégale le long des frontières canadiennes et mexicaines comprend des caméras, des détecteurs et même des avions sans pilotes.

Quand on a demandé à Chertoff pourquoi le CSAD avait choisi le groupe dirigé par Boeing, il a refusé de commenter.

Pourtant, la raison du silence de Chertoff est parlante : l’équipe de Boeing inclut un sous-traitant de l’armée israélienne qui jouera un rôle principal "dans la sécurité" de la frontière américaine.

Ce qui est intéressant, c’est que la mère israélienne de Chertoff a joué un rôle important dans la création de ce pays dans son enfance.

L’équipe de Boeing, qui mettra en application le programme de CSAD appelé Initiative de sécurisation des Frontières (SBI) le long des frontières nord et sud des Etats-Unis, comprend un Merrimack, une entreprise en technologie de surveillance appelé Kollsman Inc., une filiale appartenant à l’entreprise Elbit Systems de Haïfa, Israel. Elbit Systems Ltd. of Haifa, Israel.

L’équipe Israélo-Américaine comprend Unisys Corp., DRS Technologies Inc., L-3 Communications Holdings Inc., Lucent Technologies Inc., Perot Systems Corp. et Kollsman appartenant aux Israéliens, qui fabrique des caméras infrarouges à images thermiques utilisées pour surveiller les frontières d’Israel.

Alors que Chertoff annonçait l’attribution du contrat, d’une valeur estimée à environ 2.5 milliards de dollars, il accordait un contrat très lucratif et sensible à une entreprise israélienne liée très étroitement à l’armée israélienne. Le contrat n’aurait pas une valeur globale. Des paiements seront annoncés en tant que parties du système commandé.

Le travail sera effectué en plusieurs phases, avec une première partie de 45 km de long près de Tucson, en Arizona, selon Chertoff. Cette première phase coûtera 67 millions de dollars.

La proposition de Boeing inclut environ 1.800 tours d’observations le long des frontières avec des caméras développées par l’entreprise israélienne, Elbit Systems Ltd, qui peuvent repèrer des personnes jusqu’à 15 km.

Le mur d’annexion israélien, devant le camp d’Aïda, à Bethléem. Mai 2006

Elbit Systems indique qu’il est : "le premier fournisseur et intégrateur de systèmes pour le système de contrôle de la police des frontières israéliennes, un système automatisé pour l’enregistrement et le contrôle déployés à chaque passage de frontières israéliennes.

"Elbit Systems a développé et intégré des solutions multicouches incorporant la biométrie tranchante, des technologies d’identifications optiques et de RFID [identification par radiofréquence]. Nos solutions de sécurité de périmètre ont été également adaptées pour des infrastructures d’énergie et des installations en mer", indique le site Internet de l’entreprise."Nous recherchons une technologie avancée qui peut sélectionner un visage dans la foule", déclare Wayne Esser, le chef d’équipe de l’équipe Boeing, à Washington Technology.

Elbit fournit à l’armée israélienne un système de surveillance de sécurité des frontières avec des détecteurs intégrés, des radars, "une barrière intelligente" et des caméras.
Liens avec les services de renseignements israéliens :

Kollsman n’est pas le seul intervenant dans l’équipe de Boeing à avoir des liens avec les services de renseignements israéliens. Comme l’avait précédemment indiqué l’AFP, Unisys Corp., présidé par Lawrence A. Weinbach, a intégré le logiciel de sécurité israélien dans les produits informatiques qu’il vend au gouvernement américain et à d’autres clients.

Le logiciel de Check Point Software Technologies de Ramat Gan, Israel, par exemple, est intégré dans les produits d’Unisys.

Elbit Systems est dirigé par un conseil qui est composé d’anciens généraux israéliens, de colonels, d’ambassadeurs, et d’anciens responsables des plus grandes banques et des entreprises israéliennes.

Le seul directeur non-israélien du comité de direction de l’entreprise composé de 18 membres est Timothy Taylor, président d’origine britannique et président d’Elbit Systems aux Etats-Unis. Taylor parle aux médias américains pour l’entreprise appartenant aux Israéliens tandis que les anciens pilotes de combat et les généraux israéliens dirigent l’entreprise à Haïfa.

SBI est une initiative de Chertoff qui est censée être "un plan global pour contrôler nos frontières et pour refouler le flux d’immigration illégale". "Ce que nous cherchons à faire, c’est construire une barrière virtuelle", dit Chertoff. « Nous voulons savoir quand quelqu’un ou quelque chose franchit la frontière."

Alors que la presse israélienne était rapide à signaler qu’une entreprise israélienne faisait partie du programme de sécurité des frontières de SBI, Chertoff ne l’a pas mentionné. "La filiale d’Elbit Systems, Kollsman, a annoncé qu’elle assurerait la technologie pour identifier les menaces, décourager et empêcher les passages et appréhenderait les intrus le long des frontières américaines", révélait le quotidien israélien Ha’aretz.

Huntleigh - Etats-Unis, une autre société appartenant aux Israéliens, fournissait le système de détection des passagers à l’aéroport Logan de Boston au matin du 11 septembre 2001.

Huntleigh, qui appartient en totalité à l’entreprise israélienne, International Consultants on Targeted Security (ICTS) n’avait pas apparemment arrêté les terroristes arabes qui ont détourné les deux avions qui ont heurté le World Trade Center, selon la version du gouvernement.

Maintenant, la même administration qui n’a pas arrêté les attaques terroristes du 11 -septembre embauche une entreprise appartenant aux Israéliens pour aider à protéger l’ensemble de la frontière terrestre des États-Unis.

De peur que nous oubliions : Les entreprises israéliennes avaient obtenu les contrats pour la sécurité aux aéroports où les soi-disant "terroristes arabes" ont été autorisés à bord des vols du 11 septembre.

Christopher Bollyn est un journaliste actuellement basé à Chicago qui a énormément voyagé à travers le monde et travaille comme chef du bureau pour American Free Press. Il a écrit intensivement sur une grande variété de sujets comprenant la polémique entourant les systèmes de vote automatisés, le conflit israélo-arabe et les nombreuses questions sans réponse entourant les attaques terroristes du 11 septembre.

Source : American Free Press http://www.americanfreepress.net
Traduction : MG pour ISM
Choix de photos : CL, AFPS
Voir aussi le quotidien israélien conservateur Jerusalem Post : http://www.jpost.com/servlet/Satellite ? pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull&cid=1159125863280

Galaxie guantánamo

17/10/06 - Enquête allemande sur les accusations de Murat Kurnaz

Une enquête a été ouverte en Allemagne sur les déclarations d'un ressortissant turc qui affirme avoir été maltraité par des soldats allemands fin 2001 en Afghanistan, avant d'être envoyé au camp de guantánamo.

Murat Kurnaz, détenu pendant près de cinq ans jusqu'à sa libération en août dernier, a déclaré avoir été traîné par les cheveux et frappé au visage par deux soldats de la Bundeswehr, en présence de militaires usaméricains, en Afghanistan.

Le parquet de Potsdam, près de Berlin, a ouvert une enquête sur ces accusations, a annoncé l'avocat de Kurnaz, Bernhard Docke, dans un courrier électronique.
Parallèlement, le ministère allemand de la Défense a mis en place un groupe de travail pour examiner ces allégations et souhaite entendre Kurnaz, a ajouté l'avocat.
Surnommé le ""taliban de Brême"", Kurnaz, né en Allemagne en 1982, tâchait d'acquérir la nationalité allemande quand il a été arrêté fin 2001 au Pakistan, remis aux Usaméricains en Afghanistan et ensuite conduit à guantánamo.

Kurnaz a dit y avoir subi de mauvais traitements et des méthodes d'interrogatoire basées sur l'humiliation sexuelle, la privation d'eau et l'insulte religieuse.

Source : Reuters, 17 octobre 2006

16/10/06 - Les USA transfèrent quatre détenus de guantánamo vers trois pays
Les USA ont transféré lundi, de guantánamo, un détenu à Bahreïn, un autre à l'Iran et deux autres au Pakistan, a annoncé le Pentagone. Avec ce transfert de lundi, environ 340 détenus au total ont quitté Guantánamo pour d'autres pays, et tandis que 435 détenus restent encore emprisonnés dans cette installation de détention sur la base navale usaméricaine. De ces détenus encore à Guantánamo, 110 ont été considérés par le gouvernement usaméricain comme admissibles pour un transfert ou une libération, a précisé le Pentagone dans un communiqué. Leur départ "dépend des discussions en cours entre les USA et d'autres pays", est-il indiqué.
Source : Xinhua, 16 octobre 2006

15/10/06 - Deux officiers usaméricains ayant présenté des allégations d'abus à guantánamo n'ont plus le droit de parler à la presse, selon des avocats
Un avocat militaire représentant un détenu de guantánamo et une auxiliaire juridique, qui ont présenté la semaine dernière des allégations de mauvais traitements dans le camp de détention usaméricain, ont reçu l'ordre de l'armée de ne pas parler de cette affaire à la presse, ont déclaré samedi des avocats qui travaillent avec ces deux personnes.
Le lieutenant-colonel Colby Vokey du corps des Marines, qui représente un détenu de la base usaméricaine dans l'est de Cuba, a transmis les allégations la semaine dernière, avec le témoignage sous serment d'un sergent des Marines sous ses ordres, Heather Cerveny. Cette une auxiliaire juridique qui a visité Guantánamo le mois dernier affirme avoir discuté dans un club réservé aux militaires avec plusieurs gardes, qui lui ont dit frapper régulièrement des détenus.
Selon Muneer Ahmad, avocat du prisonnier canadien Omar Khadr, qui est représenté également par M. Vokey, ce dernier et Mme Cerveny auraient reçu l'ordre des Marines vendredi de ne pas évoquer l'affaire des abus présumés auprès de la presse. M. Ahmad a ajouté que M. Vokey ne pouvait pas non plus s'exprimer au sujet des tribunaux militaires établis pour juger les détenus, suspects de terrorisme capturés pour la plupart en Afghanistan et au Pakistan et transférés à Guantánamo à partir de 2002.
Cet ordre crée, selon M. Ahmad, un conflit d'intérêts pour M. Vokey, qui se doit d'obéir à sa hiérarchie militaire mais aussi de défendre son client, désavantagé par le passage sous silence de l'affaire.
M. Ahmad a déclaré que M. Vokey et lui-même seraient sans doute obligés de défier l'ordre de l'armée par voie juridique.
Quant à M. Vokey, contacté par l'Associated Press, il s'est refusé à tout commentaire. Interrogé sur son intention ou non de respecter pour le moment l'ordre qui lui a été donné, il a répondu "oui".

Source : AP, 15 octobre 2006

12/10/06 - Le Royaume-Uni n'a pas à demander le retour des résidents étrangers détenus à guantánamo, juge la Cour d’Appel de Londres

La cour d'appel de Londres a donné tort jeudi aux familles de trois résidents étrangers au Royaume-Uni actuellement détenus à guantánamo, estimant que le gouvernement britannique n'avait pas l'obligation de demander aux USA qu'ils soient libérés.
Le refus de demander leur retour ne contrevient pas aux droits de l'Homme ni aux lois britanniques sur les relations raciales, a conclu le tribunal.
Tous les citoyens britanniques précédemment détenus au centre installé à Cuba ont été libérés entre mars 2004 et janvier 2005 sur la demande expresse du ministère britannique des Affaires étrangères. Plusieurs ministres britanniques se sont par ailleurs montrés très critiques envers l'existence du camp.
L'Irakien Bisher Al Rawi, le Jordanien Jamil el-Banna et le Lybien Omar Deghayes ont le statut de résidents permanents en Grande-Bretagne.
L'avocat Rabinder Singh, représentant leurs familles, avait indiqué aux juges que les USA ne s'opposeraient pas à leur libération, pourvu que le Royaume-Uni mette en place des mesures de sécurité après leur libération.
Amnesty International a déploré le jugement.
"La cour d'appel a perdu une occasion d'envoyer au gouvernement britannique le message qu'il doit assumer ses responsabilités envers tous les détenus de guantánamo, sans distinguer entre citoyens et résidents britanniques", a déclaré Nicola Duckworth au nom de l'organisation de défense des droits de l'Homme.
Source : AFP, 12 octobre 2006

12/10/06 - Margaret Beckett veut fermer le camp
La ministre britannique des Affaires étrangères juge les détentions dans le camp américain "inacceptables" et "improductives".
L e camp de détention américain de guantánamo est une fois de plus au centre de critiques nourries. Cette fois-ci, le discours en faveur de sa fermeture vient de Margaret Beckett, la ministre britannique des Affaires étrangères qui a jugé jeudi 12 octobre, les détentions à guantánamo, "inacceptables" et "improductives".
"Comme le Premier ministre (Tony Blair) l'a dit, nous pensons que le camp devrait être fermé", a déclaré Margaret Beckett, au cours de la présentation d'un rapport du ministère britannique des Affaires étrangères sur les droits de l'homme dans le monde.
"La détention continue et sans jugement équitable de prisonniers est inacceptable en terme de droits de l'homme, mais est également inefficace en terme de contre-terrorisme", a-t-elle estimé.
Il est désormais admis par nombre d'experts, a-t-elle ajouté, que l'existence de ce camp a autant une influence "déstabilisante" que bénéfique pour la sécurité.

"Une anomalie"
Tony Blair a décrit à plusieurs reprises guantánamo comme "une anomalie". En mars, il avait "espéré" sa fermeture. Interrogé à nouveau sur le sujet en septembre, il avait toutefois été évasif.
« Nous devons nous assurer que les gens là-bas sont assujettis à une procédure judiciaire adéquate, mais qui garantit aussi la sécurité », avait-il dit.
460 hommes sont toujours détenus sans inculpation au camp de guantánamo, pour certains depuis quatre ans.
Source : Reuters, 12 octobre 2006

11/10/06 - Le Marocain Lahcen Ikassrien, ex-prisonnier de guantánamo, innocenté par la justice espagnole

Le ressortissant marocain Lahcen Ikassrien, qui a passé trois et demi à guantánamo et qui était poursuivi par la justice espagnole pour appartenance au réseau Al Qaida, a été innocenté mercredi par l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale en Espagne, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Le parquet demandait huit ans de réclusion pour ce Marocain, arrêté par les forces américaines en Afghanistan puis interné pendant trois ans et demi à la base de guantánamo, mais la justice espagnole n'a trouvé aucune preuve qui pouvait lier Lahcen Ikassrien au réseau d'Ousama Ben Laden.

"Rien ne prouve que l'accusé eut fait partie d'un quelconque groupe armé en Afghanistan lié à l'organisation Al Qaida ou eut reçu une formation militaire ou paramilitaire au sein du régime des Talibans, qui gouvernait ce pays"", lit-on dans la sentence de l'Audience Nationale.
Le tribunal explique que le ressortissant marocain était allé en novembre 2000 à Istanbul (Turquie) où il est resté quelques mois avant de se rendre à Kaboul, pour s'installer ensuite dans un village du sud de l'Afghanistan.

En novembre 2001, Ikassrien a tenté de s'enfuir d'Afghanistan suite aux bombardements et aux attaques américaines contre ce pays mais il a été capturé et remis aux forces américaines qui l'ont emprisonné à Kandahar jusqu'au 6 février 2002 avant d'être conduit avec un groupe de prisonniers musulmans à la base de guantánamo.

Ikassrien est resté à guantánamo ""sans jugement"" jusqu'au 18 juillet 2005 pour être remis aux autorités espagnoles, ajoute la sentence.

Le tribunal déclare ainsi nulles et non avenues les écoutes téléphoniques de Imad Eddin Barakat Yarkas, alias Abu Dahdah -leader présume d'Al Qaida en Espagne actuellement en prison - accusé d'avoir embrigadé le ressortissant marocain.

Le tribunal annule aussi l'interrogatoire de l'accusé par deux policiers espagnols à guantánamo, puisque lesdits interrogatoires avaient déjà été annulés par le tribunal suprême dans le cas de l'Espagnol d'origine Sebti (de Ceuta/Sebta) Hamed Abderrahman, surnommé par la presse ""le Taliban espagnol"", également absout par la justice espagnole.

Lahcen, né en 1967, s’était installé au Maroc dans les années 80 et travaillait dans le bâtiment. Il fréquentait la mosquée de Villaverde à Madrid, sans être particulièrement religieux. Il avait été interpellé pour détention de haschisch, à Algésiras en 1995 et à Valdemoro en 1999. Il pourra donc à nouveau rejoindre les cohortes d’immigrés qui construisent l’Espagne.

Source : MAP, 11 octobre 2006

11/10/06 - «J'ai été interrogateur à Abou Ghraïb» - Interview de Joshua Casteel, vétéran de la guerre en Irak

Par Pol De Vos, Solidarite, 11 octobre 2006

Il y a quelques jours, le Sénat américain a approuvé une proposition de loi qui légalise certaines pratiques de torture : privation de sommeil, maintien forcé dans des positions stressantes, exposition directe à une source de chaleur, au froid, à des jets d'eau Pourtant cela fait bien longtemps que l'armée américaine recourt à ce genre de supplices, explique Joshua Casteel, vétéran de la guerre d'Irak. C'est le 11 septembre dernier, lors d'un colloque anti-guerre à Stockholm, que j'ai rencontré Joshua. Pour son discours, il portait son uniforme militaire. «J'ai été interrogateur à Abou Ghraïb», ont été ses premières paroles
Nom: Joshua Casteel
Age: 26 ans
Domicile: Iowa, Etats-Unis
Etat civil: célibataire
Profession: Chargé de cours de rhétorique à l'université d'Iowa. Suit également un post-graduat en linguistique et des cours de théologie.
Carrière militaire: Après une mission de 8 mois en Irak, il a demandé le statut d'objecteur de conscience. Aujourd'hui, il est le porte-parole de l'association Iraq Veterans Against the War (les vétérans de la guerre d'Irak contre la guerre www.ivaw.org)
Interrogateur à Abou Ghraïb?

Joshua Casteel. Exactement. Tout au long de ma mission de huit mois en Irak, j'ai travaillé comme interrogateur dans la fameuse prison d'Abou Ghraïb. Je suis arrivé à Bagdad après le fameux scandale sur le mauvais traitement des prisonniers et la publication des photos choc dans la presse mondiale.

Ma mission consistait donc à reconstruire le «nouveau visage d'Abou Ghraïb», basé sur un total respect des droits de l'homme. D'ailleurs depuis lors les choses sont plus ou moins réglées. Mais mes collègues sont souvent en mission dans des équipes mobiles et se déplacent pour aller interroger les prisonniers. Ils me racontent que les pratiques de torture sont loin d'avoir été abandonnées. Certains racontent qu'ils ont vu des prisonniers aspergés d'eau froide avant d'être placés devant un appareil à air conditionné entraînant une hypothermie jusqu'à la limite du décès. D'autres racontent avoir vu des prisonniers se faire frapper avec le côté plat d'un marteau ou se faire broyer les os...

Pouvez-vous nous parler de votre expérience personnelle par rapport à ces interrogatoires?

Joshua Casteel. J'ai moi-même procédé à 130 interrogatoires. Dans notre jargon, nous appelons cela des combatinterrogations, c'est-à-dire interroger des personnes suspectées d'avoir commis des actes de résistance ou de terrorisme. Mais pour être honnête, on peut compter sur les doigts d'une main le nombre de personnes qui étaient réellement impliquées dans l'une ou l'autre de ces actions. J'ai surtout interrogé de simples pères de famille, des chauffeurs de taxi qui s'étaient retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment, ou encore des travailleurs Ces personnes croupissaient généralement au moins six mois en prison avant d'être soumises à un premier interrogatoire. Ce qui leur arrivait après, je l'ignore. Nous appliquons une méthode de travail complètement cloisonnée. Ma mission consistait à les soumettre à un interrogatoire approfondi. Je devais ensuite rédiger un rapport complet et le remettre à mon supérieur. Pour moi cela s'arrêtait là.

Par contre, Abou Ghraïb était devenue la plus importante «école de terroristes» d'Irak. De nombreux innocents se retrouvaient des mois durant aux côtés de vrais résistants ou de membres d'un groupe islamiste radical. Les «gens ordinaires» ne comprenaient pas pourquoi ils avaient été arrêtés. être retenus aussi longtemps sans motif était pour eux une véritable frustration continue qui s'est transformée, au fil des mois et aux contacts des personnes réellement impliquées dans l'opposition, en une conviction. Par conséquent, bon nombre de ces personnes étaient, à leur libération, radicalement opposées à l'occupation.
«Mes collègues se déplacent pour aller interroger les prisonniers. Ils me racontent que les pratiques de torture sont loin d'avoir été abandonnées.» (Photo Solidaire, Pol De Vos)

Comment vous êtes-vous engagé dans l'armée?

Joshua Casteel. Je viens d'une famille de militaires. Mon grand-père a combattu en Europe durant la Seconde Guerre mondiale et plus tard en Corée et au Vietnam. Mon père était capitaine mais il a eu la chance de ne pas partir au combat. Quant à moi, je suis entré à l'armée à l'âge de 17 ans. J'ai d'abord servi 8 ans comme réserviste et étudiant. Après le 11 septembre 2001, j'ai estimé que je devais faire quelque chose pour protéger mon pays. J'ai repris un service actif. Au terme de deux ans de préparation, je suis parti en Irak.

Aujourd'hui, le service militaire n'est plus obligatoire. Comment le gouvernement Bush va-t-il pouvoir convaincre suffisamment de jeunes gens à s'engager dans l'armée?

Joshua Casteel. Si l'on croit la propagande, tous les soldats sont aujourd'hui des volontaires. C'est complètement absurde ! Je dirais qu'il existe à présent un service économique obligatoire. L'armée recrute principalement parmi les pauvres. Les jeunes s'engagent dans l'armée car ils pensent que c'est l'unique perspective qui s'offre à eux. J'ai mené un petit sondage lorsque j'étais en Irak. J'ai demandé aux autres soldats les raisons de leur engagement. Plus de 90% ont répondu que le «funding for school» (financement des études par l'armée en échange d'un service militaire) avait été la principale voire l'unique raison de leur engagement. Le président Bush a lancé un programme éducatif baptisé « no child left behind» (aucun enfant ne sera oublié). En réalité, chaque école qui reçoit des subsides est obligée de communiquer aux recruteurs de l'armée toute une série d'informations concernant les élèves (revenu de la famille, race, situation matrimoniale des parents, etc.). De cette manière, l'armée sait précisément à qui elle doit proposer ses avantages et bourses d'études. Le budget alloué à ce type de recrutement est énorme.

Avez-vous facilement obtenu votre statut d'objecteur de conscience?

Joshua Casteel. Je suis devenu objecteur de conscience pour des motifs religieux. J'avais besoin d'affirmer mon identité et de rejoindre l'opposition à la guerre. Aux états-Unis, être chrétien signifie souvent être à droite et soutenir Bush. Mais aujourd'hui, un mouvement de chrétiens de gauche est en train de se développer. L'armée a mené une enquête de plusieurs mois mais finalement j'ai obtenu mon statut. Mais mon cas est assez exceptionnel... Sur les 10000 personnes qui ont fui le service militaire, seules 300 ont obtenu le statut d'objecteur de conscience. Pour les autres, on parle «d'absence non autorisée». Ils sont nombreux à partir pour le Canada ou l'Europe mais beaucoup restent aux états-Unis et y vivent dans l'illégalité.

Comment l'association IVAW mène-t-elle ses actions?

Joshua Casteel. Notre objectif est de renforcer dans notre pays, avec la collaboration d'autres organisations pacifistes, le mouvement de protestation contre la guerre en Irak. En tant que vétérans, nous pensons réellement pouvoir apporter quelque chose à ce mouvement. Chacun de nous a une expérience propre à faire partager, qui pourra en outre étayer les analyses du mouvement pacifiste.

Aux états-Unis, les gens considèrent le métier de soldat comme une profession honorable et noble. Ils ne conçoivent pas que ces gens puissent commettre une erreur. Nous essayons de mettre en doute cette conviction par le biais de nos expériences personnelles.

Nous cherchons à attirer l'attention des médias par des actions très voyantes sur des points passés sous silence. Par exemple, les médias du président Bush n'ont pas le droit de montrer les cercueils des soldats morts en Irak. En octobre, nous organiserons depuis la plus grande base aérienne de la côte est une marche jusqu'à Washington. Nous transporterons une longue rangée de cercueils pour finalement les déposer devant la Maison Blanche. Nous espérons ainsi inciter les gens à rassembler leur courage, à réagir et à ne plus baisser les bras.
«Nous ne pourrons mener à bien notre lutte aux états-Unis que si les mouvements pacifistes en Europe dénoncent haut et fort la complicité de vos gouvernements respectifs. Aussi longtemps que les états-Unis seront soutenus ne fût-ce que tacitement ils pourront aller de l'avant.»
(Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

Avez-vous l'impression d'être parvenu à quelque chose?

Joshua Casteel. Aux états-Unis, nous devons, en tant que mouvement pacifiste, surtout nous concentrer sur nos fils et nos filles, sur nos morts et nos blessés, sur les dommages psychiques causés par cette guerre chez les jeunes. Et à partir de là, nous pouvons alors nous soucier du sort de l'Irak et des Irakiens. Les souffrances du peuple irakien ne sont malheureusement pas suffisamment mises en avant. La guerre a déjà fait des centaines de milliers de victimes. Il y a ce mythe de la Seconde Guerre mondiale où les états-Unis seraient intervenus en sauveurs de la planète. Et bon nombre d'Américains sont convaincus que si les états-Unis se rendent quelque part c'est pour sauver le monde.

Comment avez-vous perçu la situation en Irak?

Joshua Casteel. J'ai constaté qu'il y avait un énorme contraste entre les histoires racontées dans la presse américaine et la réalité en Irak. Ces prétendus conflits religieux entre les différentes communautés musulmanes, les chiites et les sunnites. Cela fait 6000 ans qu'ils vivent ensemble aux côtés des communautés juive et chrétienne. Jamais une guerre civile n'a éclaté. Mais depuis que les Américains occupent l'Irak, ils ont tout mis en oeuvre pour attiser les contradictions entre ces différents groupes religieux.

Je pense que l'on pourrait comparer la situation là-bas à celle des Britanniques en Irlande. Petit à petit ils ont, au cours des siècles précédents, attisé la haine entre protestants et catholiques au travers de privilèges et provocations. Cette politique du diviser pour mieux régner a finalement conduit à rendre la présence britannique en Irlande du Nord inévitable «afin de séparer les parties en guerre» et «préserver la paix». C'est exactement ce qui est en train de se produire en Irak.

Aux états-Unis, la presse s'attarde surtout sur les violences entre Irakiens. Ce qui entraîne chez les personnes opposées à la guerre une certaine paralysie émotionnelle. Ils ne savent plus comment agir contre l'occupation. Si les Américains s'en vont, la guerre civile ne risque-t-elle pas de s'étendre davantage? Dans ce cas ne vaudrait-il pas mieux que nous restions encore un peu? C'est exactement ce qui s'est passé avec les Britanniques en Irlande du Nord, c'est une technique typique du colonialisme, c'est-à-dire se rendre indispensable.

À présent vous êtes en Europe. Est-ce important pour vous de vous faire entendre ici aussi?

Joshua Casteel. Nous ne pouvons pas limiter nos activités au territoire américain. Prenez le gouvernement irlandais qui s'est déclaré techniquement neutre. Pourtant l'aéroport de Shannon joue un rôle clé dans le transport des troupes américaines et du matériel militaire. Avions, pièces pour hélicoptères, vivres, etc. Pratiquement tout ce qui provient des états-Unis par voie aérienne passe par là. La majorité des Irlandais est radicalement opposée à la guerre, mais peu s'opposent au transit de ce matériel de guerre. Quant au gouvernement irlandais, il prétend que s'il s'y oppose, le pays risque de perdre un nombre important d'investissements américains. Cet argument est avancé dans plusieurs autres pays d'Europe et au Canada.

Mais nous ne pourrons mener à bien notre lutte aux états-Unis que si vous aussi je veux parler des mouvements pacifistes en Europe protestez et dénoncez haut et fort la complicité de vos gouvernements respectifs. Je suis convaincu que si un ou plusieurs pays ont le courage d'agir de la sorte, beaucoup d'autres suivront. Et cela nous rendra beaucoup plus forts. Aussi longtemps que les États-Unis seront soutenus ne fut-ce que tacitement ils pourront aller de l'avant.
Vétérans de la guerre d'Irak contre la guerre (Iraq Veterans Against War IVAW)

L'association IVAW regroupe des vétérans de guerre et des militaires en service actif qui militent pour que leurs frères et surs puissent rentrer chez eux. C'est ainsi que le site www.IVAW.org résume la mission de cette organisation.

Le mouvement a vu le jour en juillet 2004 à l'occasion de l'assemblée annuelle des Vétérans pour la Paix à Boston et sur l'initiative de cinq jeunes vétérans pour permettre aux militaires et aux vétérans opposés à la guerre d'enfin faire entendre leur voix.

L'association met en avant trois revendications :

· Le retrait immédiat de toutes les troupes d'occupation en Irak.

· Le versement de dommages de guerre pour les pillages et dégâts commis en Irak, de sorte que les Irakiens puissent à nouveau planifier leur vie et leur avenir.

· Une aide sociale et médicale (y compris les soins de santé mentale) et autres.

· Des mesures de soutien pour tous les soldats de retour.

L'association compte aujourd'hui 300 membres actifs dans tout le pays ainsi qu'au Canada. L'IVAW entretient des contacts avec d'autres associations de vétérans de guerre comme « Vétérans pour la Paix» et «Vétérans du Vietnam contre la guerre». L'IVAW entend également informer la population de la situation réelle en Irak. Ses membres se rendent aussi dans les écoles pour expliquer aux enfants la réalité du service militaire. L'IVAW soutient tous ceux qui s'opposent à la guerre, y compris les objecteurs de conscience et les personnes poursuivies pour avoir refusé de servir dans l'armée.

Source http://www.ptb.be/scripts/article.phtml?lang=1&obid=32608
Protocoles des fous de Sion

Affaire Robert Redeker : il n’y a jamais eu de fatwa ! ( Chronique d’une islamophobisation des esprits)

Obscur professeur de philosophie et tout aussi obscur éditorialiste des « Temps modernes », la revue fondée par Jean-Paul Sartre, qui n’est plus depuis belle lurette ce qu’elle était de son vivant, Robert Redeker a tenté une opération médiatique pour devenir un « Rushdie français ». Après la publication d’un article de basse islamophobie, primaire et viscérale, dans Le Figaro du 19 septembre dernier, il est « passé à la clandestinité » sous la protection de la DST. Mais la soi-disant « fatwa » qui aurait été émise contre lui est une pure invention. C’est ce que démontre Jacques Richaud, qui décortique la fabrique du mensonge. Tout au plus la police a interpellé un jeune homme de 25 ans à Orléans, qui aurait envoyé un email de menaces à Redeker. Pour un « complot islamiste », c’est un peu léger ! Il ne reste plus à Redeker qu’à signer un contrat pour son prochain livre. Nous lui proposons comme titre : « À la recherche de la fatwa perdue »

Par Jacques RICHAUD, 13 octobre 2006

La sur-médiatisation et la dramatisation de «l’affaire Robert Redeker » par nos services politico-médiatiques aurait pu inciter à la prudence tous ceux qui en toute bonne foi souvent ont cru devoir réagir après s’être indignés. Une simple investigation «journalistique » menée correctement aurait peut-être pu éveiller quelques soupçons concernant les intentions de ceux qui ont instrumentalisé ce fait en évoquant les noms de Rushdie et Calas, un peu trop vite peut-être.

C’est alerté par des amis arabophones étonnés de la teneur des affirmations exploitées par la presse que j’ai demandé à trois sources arabophones différentes, dont une universitaire, de vérifier la teneur des propos tenus sur la chaîne Al Jazeera, incriminés comme étant à l’origine de la «FATWA » dont serait victime Robert Redeker. Les trois «retours » reçus ce jour 12 octobre sont similaires et surprenants !

Pour donner à cette modeste investigation la rigueur nécessaire et l’interprétation utile, il est important de reconsidérer la chronologie des faits établis, en se posant à chaque étape les questions que cette affaire non encore achevée, ne manque pas de soulever.

I - CHRONOLOGIE D’UNE AFFAIRE SINGULIERE

- C’est le 19 septembre 2006 que le Figaro publie une double tribune sur la même page,

celle de Robert Redeker et celle d’Antoine Sfeir. Celle de Robert Redeker se nomme

«Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? »

- Le jour même de la parution de ce quotidien du matin, 19 septembre, sa diffusion est

interdite en Tunisie (Elle sera le 24 septembre également interdite en Egypte par décret – source Reporters sans frontières le 25 9 2006)

- C’est le même jour que Robert Redeker déclare «avoir reçu des menaces de mort » et

prévient le responsable de son établissement de son incapacité à assurer la poursuite de ses

cours ; il est aussitôt «exfilté » et caché en lieu sur, ainsi que sa famille mise également

sous «protection » par la Défense et Surveillance du Territoire (DST). Le professeur luimême

sur I-Télé précisera avoir reçu des «menaces directes par mail » et révèle que des

forums jihadistes «qui ne sont pas accessibles à tout le monde » donnent «toutes les

coordonnées pour pouvoir (l)’assassiner ».

- Ce n’est que le 20 septembre sur la chaîne Al-jazeera dans le bulletin d’information

bref de Hassad Al Yaoun d’une minute qu’est transmise l’information de la censure du

Figaro en Tunisie, à cause «d’un article insultant le prophète Mohammed » écrit par un

philosophe dont le nom n’est pas même cité, mais qui «accuse le Coran d’inciter à la

violence » et qui «se moque des rites du pèlerinage chez les musulmans » (Tout ceci est

effectivement contenu dans la tribune de RR). Dans une information complémentaire la

parole est donnée au «Président de l’union islamiste des savants musulmans » le

cheikh Youssef Al-Gardaoui qui dans son commentaire au sujet de l’article, appelle les

musulmans «à protester d’une manière sage le vendredi 22 septembre…pour défendre

l’islam et son prophète contre les propos du Pape Benoît XVI et l’auteur de l’article du

Figaro », dont le nom ne sera pas cité ; en appelant à la modération et «à ne pas

s’attaquer aux églises ou aux ambassades…pour ne pas donner l’image de musulmans

violents dont les médias occidentaux sont friands »

A ce stade retenons que le nom de l’auteur n’a pas même été cité et que la protestation

émise n’appelle nulle vengeance, mais une _expression de réprobation calme pour le

surlendemain. Il n’a jamais été question de «fatwa » qui possède un sens religieux et

juridique particulier connu de tous !

- Le 21 septembre, et sans attendre la manifestation prévue le lendemain, Pierre Rousselin

directeur adjoint du Figaro exprime sur la chaîne Al-jazeera «ses regrets concernant la

publication de l’article…(qui) est une erreur…(et) n’exprime pas l’avis du

journal…(cette) tribune libre n’engageant que son auteur…(cette publication a été faite)

sans vérification préalable, il s’en excuse ». Le même jour 21 septembre l’article est

retiré du site du Figaro (j’ai pu le vérifier), l’intervention de Pierre Rousselin sera aussi

retirée du site d’Al-jazeera…

A ce stade on peut s’étonner de la non-mention de ce fait dans les médias français ; et plus

encore de la complaisance plus tardive de tous ceux qui partiront en campagne au nom de la

«liberté d’_expression » sans même évoquer le désaveu et la dérobade du Figaro, qui

s’associera à la même campagne ! Personne n’a reproché au Figaro une quelconque

«islamisation » des esprits comme le déclarait l’auteur de la tribune incriminée et qui l’aurait

poussé à commettre cette autocensure !

Surtout aucun lien ne peut non plus être établi entre les menaces reçues la veille par RR et l’émission de la chaîne arabe ; ce fait est d’évidence ! Si des menaces ont été faites leur source est ailleurs.

- Pourtant le même jour 21 septembre le texte de Robert Redeker ainsi que celui d’Antoine Sfeir sont repris et diffusés sur le site français PROCHOIX animé par Fiammetta Venner et Caroline Fourest), accompagnés d’un article Fiammetta Venner intitulé « Quelques remarques à propos du Pape, de l’Islam et du Figaro ». Cette diffusion est explicitement destinée à «notre lectorat tunisien » pour contourner la «censure ». Cet article, il faut le souligner prend nettement ses distances avec celui de RR en stigmatisant aussi les violences des autres religions.

- Le vendredi 22 septembre les médias français sont présents à la manifestation appelée par le cheikh

Youssef Al-Gardaoui qui se passe dans le calme et ne sera donc pas relayée par les chaînes nationales. Le même jour Nasrallah se faisait ovationner à Beyrout par une foule immense au cours d’une manifestation pour «le jour de la victoire », cette manifestation a été intégrée aux journaux télévisés français et a fait le sujet principal des chaînes arabes, pour lesquelles Robert Redeker reste toujours un inconnu !

- Le même jour 22 septembre Tarik Ramadan publie sur son site un long article «le Pape et l’Islam : le vrai débat » sans mentionner la tribune de RR. Le forum de discussion qui suit mentionne l’article du Figaro pour s’en indigner ainsi que de sa reprise sur le site de Prochoix ; en réponse il est écrit que «sœur Caroline (Fourest)…prétendue antiraciste…cette femme est une Oriana Fallaci déguisée…voilée sous les appellations de …féministes, antiracistes, laïques…no comment ».

- Le 25 septembre sur le site Prochoix c’est cette fois Caroline Fourest elle-même qui signe un éditorial mensonger au regard des faits rappelés ci-dessus : « Sur Al-jazeera, Youssef Al-Quradami désigne Robert Redeker à la vindicte » en écrivant mensongèrement « Le 20 septembre sur la chaîne Al-jazira le cheikh Youssef al-Qaradani a profité de son immense audience pour désigner le philosophe Robert Redeker comme islamophobe du moment. Ce n’est pas rien lorsqu’on connaît l’influence du cheikh…aucun texte ne mérite une FATWA MONDIALE ». Et Caroline Fourest «soutien le droit de Redeker à s’exprimer », elle assume d’avoir repris la publication, mais prend elle aussi ses distances avec le ton de RR en disant «toutes les religions sont instrumentalisables pour le pire »

LE MOT « FATWA « » A ETE LANCE ET LA SUITE EST CONNUE :

Tous les bien-pensants qui se croient démocrates choisissent leur camp sur l’énoncé d’une imposture. Il n’y a jamais eu de Fatwa et le nom de Robert Redeker n’ a pas même été prononcé !

A CE STADE QUE RESTE T-IL ?

- Des menaces exprimées dès le 19 septembre dont la police serait dans l’incapacité de déterminer la provenance informatique, régionale ? nationale ? internationale ? Chacun sait que n’importe qui peut

envoyer un mail à n’importe qui, même à soi-même ; mais la traçabilité de ces envois est tout à fait possible et même devenue légale depuis les lois Perben et les mesures «antiterroriste ».

- Alors que fait la police ? Info-intox ou manipulation ? L’origine des menaces est elle identifiée ? Tenue

encore secrète ? Cela accréditerait l’hypothèse d’une manipulation policière et politique désireuse de tirer aubaine de la publication de cette tribune islamophobe, en entretenant une pesanteur dont Robert Redeker est la première victime désormais, même s’il n’y a jamais eu de « fatwa » !

- On laisse se dérouler la réaction à une «fatwa » qui n’a jamais existé. Une Presse complaisante à

l’émotion générale ressentie fournit jour après jour les tribunes qui accréditent les thèses de Robert Redeker, sans prudence ni discernement. L’ensemble de la presse se positionne clairement dans le «choc des civilisations » annoncé du côté de Robert Redeker dont la tribune immonde trouve un succés inespéré de l’auteur lui-même !

- Robert Redeker est-il à l’abris pour autant ? Même en l’absence de « fatwa » ? Sûrement pas, tant il est évident qu’une agression sur sa personne accréditerait à la fois sa thèse et celle de ceux qui le soutiennent, en même temps qu’elle démontrerait le bien fondé d’une accentuation des mesures «sécuritaires » déjà développées dans notre pays.

- Robert Redeker pourrait bien avoir à se méfier de certaines «protections ». Il pourrait devenir demain

«l’idiot utile » ou la victime même d’une cause qui le dépasse désormais.

- Ceux qui logiquement doivent le plus souhaiter sa protection efficace sont ceux qui trouvent ses thèses

immondes justement ! Longue vie à Robert Redeker pour qu’il puisse demain rencontrer d’autres hommes et femmes, musulmans et sains d’esprit qui lui feront percevoir la profondeur de ses erreurs.

L’EMBALLEMENT :

- C’est le 27 septembre que le grand public par «la Dépêche du Midi » apprend «à la une » que «un professeur de philosophie est menacé par les islamistes »

- Le 29 septembre la revue électronique «Respublica » éditorialise sous le pseudo habituel «Evariste » un article : « Robert Redeker : première victime de la FATWA en France » et stigmatise de façon très virulente tous ceux qui oseraient ne pas le soutenir. L’Union des Familles Laïques (UFAL) par la voix

d’Evariste apporte «un soutien inconditionnel à Robert Redeker » et dénonce «la rhétorique insidieuse qui consiste à assortir la condamnation de la FATWA dont est victime Robert Redeker d’un même si ou d’un bien que ». Une pétition de «la Gauche Républicaine » est donc lancée immédiatement signée par des dizaines de personnalités.

- Le 30 septembre 2006 le recteur de la grande mosquée de Lyon Kamel Kabtane, dans un communiqué, «Emet les plus grandes réserves quant à l’origine exacte de ces menaces… l’heure est aussi aux manipulations », il faut que «les auteurs soient identifiés et sanctionnés comme le permettent les lois de la République » (cité sur le site Prochoix)

- Le même jour 30 septembre «libération » fait sa une sur «Peut-on encore critiquer l’Islam ? » et Olivier Roy écrit «certains jouent à chatouiller la fatwa » et dans ce numéro Caroline Fourest précise «nous sommes passés d’une affaire Ruschdie tous les dix ans à une affaire Ruschdie tous les ans, voire maintenant quasiment tous les mois. A l’époque quand l’ayatollah Khomeiny lança sa FATWA contre l’écrivain, la gauche était soudée pour défendre la liberté d’_expression et le droit d’offenser toutes les religions ». Le même joue «le Monde » évoque le «repérage » par la DST de «forums jihadistes anglais » qui confirmeraient la menace avec photos, adresse plan d’accès au domicile de RR….Mais quel crédit peut-on apporter à ces allégations ?

Il va de soi que ces menaces sont injustifiables et imposent la protection de Robert Redeker par la force publique. Mais la situation n’est pas véritablement la même entre une condamnation à mort par une autorité religieuse islamiste (qui n’a jamais eu lieu) et une menace par des propos haineux sur Internet comme il en circule quotidiennement sur des dizaines de forums accessibles à tous, particulièrement entre les communautés impliquées dans les drames du Moyen Orient.

Redisons le clairement, il n’y a jamais eu de «fatwa », ce qui n’exclue pas la matérialité de menaces d’autre nature et elles aussi préoccupantes, dénoncées par l’intéressé lui-même. Le web est devenu un terrain privilégié de la manipulation et les idées les plus abjectes circulent quotidiennement sur des forums plutôt mal pondérés, les interventions y sont le plus souvent signées de «pseudo » qui autorisent toutes les outrances, se faisant même parfois passer pour «la partie adverse» pour lui donner une image révoltante, personne ne peut empêcher cela.

Mais transformer un «fait grave » en un phénomène de société relève de l’irresponsabilité et de la démesure. Caroline Fourest elle-même et Philippe Val et bien d’autres ont été «menacés » après certains de leurs écrits et protégés de façon plus discrète !

La résonance donnée à la menace dénoncée par RR lui-même a pour premier effet d’amplifier, en la généralisant, la sensation d’une menace qui est à la base de la xénophobie et de tous les racismes. Plus personne ne perçoit que pour RR la critique de la religion musulmane dans son ensemble n’est pas une discussion philosophique mais une «opinion » qui s’inscrit dans la promotion du «choc des civilisations ».

Qu’une large assemblée d’intellectuels se soit rangés derrière sa frange la plus extrémiste est un succès considérable pour les thèses de RR ! Tout cela ne fait le jeu que des néoconservateurs les plus extrémistes et de la partie adverse authentiquement jihadiste…Mais que vont faire certains dans cette galère ?

Le 30 septembre Caroline Fourest écrit «Affaire Redeker : A quoi joue la DST ? » pour s’étonner du fait que «davantage que le niveau des menaces, habituel, c’est bien le niveau de la réaction policière qui a changé » et questionne en référence aux menaces islamistes supposées : « Les services détiennent-ils des informations précises ou sont-ils dans le bleu ». elle questionne «s’agit-il de créer un effet de panique légèrement disproportionné qui punit Redeker au lieu de le protéger » ? Il faut dit-elle «s’interroger sur le choix policier et donc politique opéré »…
Une autre voie est étouffée : Le 30 septembre le groupe progressiste du «Manifeste des Libertés » édite une autre pétition «Pour la liberté de parole » dont le texte est le suivant : « Nous dénonçons avec la plus grande force les menaces de mort dont fait l’objet Robert Redeker, bien que nous soyons en désaccord avec ce qu’il a écrit, avec la médiocrité triviale de ses propos, avec ses outrances verbales en miroir avec les islamistes violents ». Cette pétition plus «voltairienne » que celles affirmant un soutien inconditionnel ou une approbation

aura de nombreuses signatures de personnalités musulmanes, mais curieusement ne sera ni médiatisée ni reprise par la presse nationale.

Nos médias massivement se sont retranchés dans le camp du soutien à l’intolérance de Redeker, occultant aussi bien des vérités factuelles (l’absence de fatwa) que des voix plus pondérées que celles attisant objectivement le «choc des civilisations » replacé dans l’actualité par la tribune de Robert Redeker !

- En effet l’emballement s’est poursuivi. Le 1er octobre 2006 «le Monde » à son tour éditorialise «Pour Robert Redeker ».

- On peut retenir, mais nous le savions déjà, que l’opinion publique «ca se fabrique » et des ouvrages ont déjà été consacrés à l’invention de cet «islam imaginaire » qui doit nous terroriser, non pas dans sa perversion islamiste mais bien dans son ensemble.

- Le même jour un nouveau «Respublica » appelle à un «soutien sans réserve » et réaffirme que Robert

Redeker est «victime d’une FATWA » qui le force à la clandestinité, réfutant toute «analyse indécente de ses propos ». Il réédite une tribune ancienne de Robert Redeker publiée dans La Dépêche du Midi le 21 octobre 2003 consacrée à « L’islamophobie, l’arme des islamistes contre la laïcité » faisant référence au livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner reprenant l’histoire du concept d’islamophobie décrit comme « une arme forgée par les islamistes » ! Il cite aussi la formule de Maïakovski «les mots sont des balles » (Qu’il ne pouvait donc ignorer en écrivant sa tribune du 19 septembre 2006 !). L’auteur tentait aussi péniblement de démontrer que l’islamophobie n’est pas un racisme et écrivait « Un islam à visage humain est-il possible ? » . Le même numéro contient un communiqué de presse de l’UFAL «la République doit protéger les victimes des FATWA » et un article d’Antoine Peillon (président de la France Radicale Gauche Démocratique et Républicaine) menaçant : « Nous mettons aussi en garde …ceux qui ne

le soutiennent pas totalement et sans condition, car ils sont dés lors, plus que jamais nos adversaires ».

Cela ressemble au discours de Bush en septembre 2001 ««Ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre

nous ! ». On a envie de dire tu déconnes Antoine ?

- Le 2 octobre «le Monde » rattache, d’après la DST la menace à AL-Qaida (qui possédait donc dés le 19 septembre un plan de la commune de Saint-Orens et l’adresse du professeur…brrrr, il y a de quoi trembler !)

La menace ne relèverait plus d’une fatwa mais du terrorisme ? Le journal publie une autre «liste de

soutien » que celle lancée par Respublica, intitulée celle-ci «En faveur de Robert Redeker ».

- Le 3 octobre la revue Prochoix de Caroline Fourest relaie cet appel avec invitation à le signer sur l’adresse de la revue «les Temps Modernes » dont RR était éditorialiste.

- Le 4 octobre « Evariste » dans un nouveau «Respublica » stigmatise le MRAP et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ou «Quelques islamo-gauchistes pèsent bien peu, de même que le sectarisme congénital d’une organisation laïque qui trouve encore le moyen de lancer une polémique au lieu de se rassembler derrière la défense de Redeker ». Il stigmatise aussi «Nicolas Sarkozy, qui encourage les fous d’Allah à réclamer toujours plus de dérogations communautaristes » et Evariste prétend s’exprimer au nom des «citoyens » qui «en ont assez », rappelant que Redeker est «victime » et «condamné à mort ». Dans le même numéro Sonja Rivière écrit «Redeker a finalement raison », rajoutant même aux propos de RR que - «Le mois sacré de ramadan doit apporter son quota de sacrifices humains » et il est temps de «dénoncer l’effroyable imposture »…(Cela ne vous rappelle rien ?) et une «islamisation des esprits devenue insupportable ». Le même jour dans Charlie-Hebdo, Caroline Fourest collaboratrice régulière de cet hebdomadaire, s’étonnait des excuses de Rousselin : « Les éditorialistes du Figaro ne nous avaient pas habitués à tant de prudence sur l’Islam », tout en confirmant encore une fois que «le théologien vedette d’Al-jazeera et des frères musulmans…a désigné Robert Redeker à la vindicte le 20 septembre ». Elle ironise sur «le courage économique » du Figaro ayant présenté ses excuses. Elle surenchérit à propos d’une «fatwa contre Mozart » après le retrait préventif d’Idoménée du Deutsche Oper à Berlin, même si elle relève que pour Angela Merkel «l’autocensure par la peur n’est pas tolérable »…Ainsi donc peu importe qu’il y ait eu ou non «fatwa » ; il nous faut penser seulement «qu’il aurait pu y avoir, qu’il y aurait certainement même eu fatwa, inspirant une peur qui explique le retrait de la pièce ! ». Dans le même

numéro Philippe Val stigmatise «Sa sainteté Mouloud Aounit » qui avait eu le tort de rappeler au nom du

MRAP que «toute forme de violence en appelle hélas d’autres en retour, parfois plus extrêmes encore ». Le «Canard Enchaîné » du 4 octobre à raison de décrire «Une affaire islamentable » et de conclure «pour …passer de l’invective au dialogue, du simplisme à la complexité, il faudrait des gens qui savent penser en profondeur…comment dit-on, déjà ? Des philosophes ». Hélas les philosophes ont signé en masse leur soutien «inconditionnel » à Robert Redeker.

- Le 5 octobre «le Point » titre «Nous sommes tous des Redeker » mais donne aussi la parole à Tarik

Ramadan : « Robert Redeker est libre de dire ce qu’il veut, je l’ai affirmé et répété, mais j’ai moi aussi le

droit de dire que son texte est haineux ». Le «Nouvel Observateur » du même jour réaffirme encore «le 20 septembre, Redeker est dénoncé sur Al-jazira ».

- Le 6 octobre «valeurs actuelles » titre «la fatwa Redeker ».

- Le 7 octobre dans «Marianne » Guy Konopnichi s’égare «Je tiens le principe de respect pour une

saloperie…entre Mahomet et Robert Redeker, je choisis Redeker. N’en déplaise à Mouloud Aounit ! ».

- Le 9 octobre 2006 c’est dans le journal «la Croix » que sera précisé à propos de la chaîne Al-jazeera : « Le nom du philosophe (n’a) pas été prononcé » dans un sujet traité en «à peine une minute ».

Toutes les démarches rapportées montrent que l’économie de la vérité devient la base d’un appel à dénonciation universelle d’une menace, exactement celle qui est au cœur de la chronique de Robert Redeker !

Il est confirmé que dénoncer la surenchère des extrêmes n’est pas dans l’air du temps pour les pétitionnaires.

Pour Philippe Val « La situation a de quoi inquiéter », la menace contre RR est assimilable à l’attitude de

Ahmadinedjab en Iran qui veut «mettre du plutonium dans les centrifugeuses » ! La boucle est enfin bouclée qui nous désigne en filigrane la logique et l’objectif de toute la campagne menée : Il s’agit d’instrumentaliser «l’affaire Redeker » pour préparer l’opinion à la troisième guerre de Georges Bush, après l’Afghanistan et l’Irak, ce sera demain l’Iran…
- Le 5 octobre 2006 Pascal Boniface directeur de l’Institut de Recherche Internationale et Stratégique (IRIS) publie une note dans Témoignage Chrétien qui rappelle que « Robert Redeker est favorable au choc des civilisations », tout autant que «ceux qui l’ont menacé ». Il précise «ses idées sont nauséabondes, mais c’est bien sur le domaine des idées qu’il faut les combattre. Ses propos auraient pu même avoir une suite sur le plan juridique, car il contredit très réellement les lois françaises sur l’interdiction de propager la haine raciale. Mais tout est fait pour que le débat soit piégé. Les menaces ont transformé Robert Redeker de coupable en victime. Plus personne ne parle du caractère raciste de ses propos, mais des menaces qu’il a

subies. Or les deux sont condamnables ». Il conclue « Soit on admet le droit de tout dire y compris les injures raciales au nom de la liberté…soit l’on considère que le climat est tellement lourd et explosif qu’il faut apporter certaines limites à la liberté d’_expression. En tous les cas on ne peut pas plaider pour la première thèse dans certains cas et pour la seconde dans d’autres ».

II – DE NOMBREUX QUESTIONNEMENTS PERSISTENT AUTOUR DE CET EVENEMENT ET

SURTOUT DE SON INSTRUMENTALISATION

LES FAITS :

- Il n’y a pas eu de Fatwa, mais tout le monde feint de l’ignorer ; ce mensonge était nécessaire pour une

dramatisation de la menace.

- Il y aurait bien eu des menaces dont les services de renseignement affirment qu’elles seraient «de mort » et en relation avec «al-qaida » sans étayer cette affirmation de preuves depuis plusieurs semaines. Ceci est surprenant de la part d’un ministre de l’intérieur qui nous avait habitué à une communication plus agressive sur des faits divers de gravité moindre.

- Il est avéré que les premières menaces, le jour même de la publication, sont antérieures à une émission sur la chaîne Al-jazeera présentée, de façon mensongère, comme le relais d’une «fatwa » qui relève du fantasme ;

sachant bien que très peu d’arabophones auront eu la capacité de vérifier ce fait. La vraie question est de savoir si ces menaces relèvent d’une piste locale (expliquant la précision de la menace), d’une piste

nationale ou internationale ; l’incertitude entretenue plaide pour que l’hypothèse d’une gigantesque intoxication ou manipulation doive être considérée.

LA MANIPULATION :

- C’est une constante du discours extrémiste d’englober dans sa stratégie l’existence reconnue d’une «liberté d’_expression » qui crée de fait une «obligation d’en débattre » et de reconnaître le caractère «licite » de quelque opinion que ce soit, en restant libre de la désavouer… « les chambres à gaz n’ont pas existé ? Bon, débattons-en, à ma droite X, à ma gauche Y qui représente la thèse inverse… »

- Mais avec l’affaire Robert Redeker le débat a changé de nature, car une étape a été franchie qui consiste à court-circuiter même l’obligation d’apprécier la thèse en présence, pour consacrer ses efforts seulement à la défense de la liberté d’_expression de son auteur ! Il est vrai que la thèse aurait du mal a trouver des défenseurs crédibles aux yeux de l’opinion comme des érudits sur le sujet de l’Islam ! « Ne parlons donc pas de ses thèses islamophobes délirantes, unissons seulement nos efforts pour la défense de leur auteur menacé, même sans trop bien savoir par qui…Et si ce texte a suscité la colère de fanatiques, c’est donc qu’il était juste de les dénoncer ! CQFD », Redeker : un ; Raison :zéro !

LES CONSEQUENCES PREVISIBLES :

- Pour comprendre l’importance de ce «glissement » il nous faut nous rappeler que lorsque les intellectuels se sont mobilisés pour contrer, dans le passé des thèses révisionnistes ou négationnistes ; il s’agissait de ne pas étouffer ou déformer une vérité historique passée. L’article de Redeker, lui, même s’il se réfère à une fausse connaissance du Coran, s’exprime en fait dans et pour le temps présent et le temps à venir ; il pose une affirmation qui est un acte de guerre dans un choc des civilisations dont nous ne vivons que les premiers soubresauts. Ce choc se prépare, par les armes et par les mots.

- Nous savons l’existence authentique de forces en présence que personne ne songe à nier ; celles d’un islam perverti extrémiste mais encore ultra-minoritaire et celles de l’axe du bien autoproclamé porteur de valeurs de la civilisation judéo-chrétienne. Les deux sont prêts à incendier la planète, certains, dont Redeker croient ce choc inéluctable et contribuent à la «diabolisation » de l’Islam tout entier pour faire accepter ; le pire au plus grand nombre.

- Lorsque nos intellectuels les plus médiatiques se sont solidarisés avec la frange la plus intolérante de la pensée occidentale, c’est bien cette image globale (et non celle d’un paradis de la liberté d’_expression !) qu’ils ont donné au reste du monde, comme un immense «quitus » à tous ceux qui militent pour le choc des civilisations.

- Mais les premières victimes des écrits de Robert Redeker et du soutien inconditionnel qui lui est apporté par beaucoup ne seront pas les islamistes ; ce seront les très nombreux musulmans ou intellectuels éclairés qui n’épousent pas leurs thèses et luttent dans ce monde complexe pour faire sortir des peuples entiers de la théocratie et de l’obscurantisme par certains entretenu. Ceux qui en Islam ont compris que les «lumières » d’occident ne sont ni éloignées ni incompatibles avec les «lumières » d’Islam, ignorées chez nous par le plus grand nombre, auront à répondre sur leur vie de la haine répandue par Robert Redeker et ses soutiens. Le pire, qui doit être admis, est que l’élimination programmée de ces «modérés » est au centre de la stratégie des uns comme des autres. Le choc des civilisations annoncé par tous les néoconservateurs militaristes de la planète n’est pas une option de progrés espéré mais une option de

confrontation armée considérée comme inévitable.

- Robert Redeker, par ses écrits antérieurs et actuels, est un soldat de ce combat. La question qui est posée à tous d’un soutien voulu inconditionnel n’est pas une question philosophique, c’est une question politique.

- Notre choix «pour Redeker » peut paraître peu signifiant et allant de soi dans nos salons mondains. Mais pour ceux qui luttent contre l’intolérance dans des lieux ou la connivence n’est pas de mise entre penseurs aux opinions divergentes, mais ou les minoritaires et démocrates sont en danger de mort permanent, ce choix peut être une sentence fatale au motif même des liens établis avec une forme de la pensée occidentale qui a porté au cours des siècles le germe de la plupart des mouvements d’émancipation. Nous sommes tous comptables, au nom même des idées que nous prétendons défendre, de la vie de tous ceux qui sur d’autres rives ne nous haïssent pas et ne peuvent comprendre notre venin ou notre lâcheté. Soutenir RR c’est clairement consentir au sort fait à ceux là dont le sort, déjà et pour longtemps, semble nous être étranger.

- La démocratie d’opinion n’a t’elle pas généré une philosophie de la protection ? Une philosophie qui pour affirmer sa liberté dénonce ce qui serait susceptible de l’entraver ? Cette évolution peut même contribuer à cautionner, paradoxalement, des lois liberticides.

- Ce que nous observons n’est-il pas l’extinction de tout débat sur la responsabilité des intellectuels ?

Ces débats qui en un autre temps ont séparé et parfois réunis Jean Paul Sartre et Raymond Aron, seraient-ils encore possibles aujourd’hui ? Lequel de ces deux penseurs aurait osé stigmatiser l’autre en le menaçant de complaisance envers une « islamisation des esprits », simplement pour avoir tenté de poser la raison en avant de la passion ?

- Au stade ou nous en sommes arrivés, en sortant ce n’est pas la peine d’éteindre la lumière ; l’ampoule a déjà rendu l’âme…

- Comme tant d’autres philosophes qui se voulaient médiatiques, Robert Redeker souhaitait obtenir par sa tribune «son quart d’heure de célébrité » comme disait Andy Warhol ; sans imaginer qu’en s’auto-désignant expert en islam, il allait se prendre les pieds dans le tapis et être placé devant la responsabilité d’un acte qu’il croyait de pure forme. Le marketing des idées a aussi ses revers, comme une mauvaise pub qui fait un "flop"

- La réalité de la détresse de Redeker ne semble pas faire de doute, qui n’était pas préparé par son statut d’intellectuel, à devoir vivre en clandestin selon les conseils que lui prodigue la DST. Mais les victimes de son attitude sont aussi son épouse et ses enfants que nul ne songe à soutenir et qui le méritent pourtant, totalement victimes, eux, de cette surenchère sécuritaire qui devrait cesser dans l’intérêt de tous.
CONCLUSION PROVISOIRE :

Cet événement d’une importance factuelle dérisoire représente en réalité un événement majeur, révélateur d’un glissement de nos perceptions qui nous fait banaliser l’intolérance. On peut y voir l’effet de «la peur » qui a saisi nos sociétés depuis le 11 septembre 2001. On peut aussi y voir l’impact d’une sournoise propagande au quotidien qui travaille pour banaliser aussi bien le découpage du monde en un axe du bien et un axe du mal, légitimant toutes les lois sécuritaires et les guerres préventives. Il est dans ce contexte attendu que les intellectuels ne soient au service que d’une seule cause qui sert les intérêts de l’occident ; ceux d’entre eux qui tenteraient de garder une pensée « universaliste » sont suspects et discrédités, assimilés au camp déjà désigné

ennemi !

Robert Redeker, dans sa sincérité délirante et sa phobie voyait partout une «islamisation des esprits » ; en réalité ce que cet événement a révélé c’est tout le contraire, c’est une ISLAMOPHOBISATION massive des esprits !

Parce que les mots «tuent » il ne faut banaliser aucun discours excessif. Le tribunal de Nuremberg n’a pas jugé des combattants de terrain qui auraient survécu à leurs crimes, il a jugé les penseurs et les instigateurs de ces crimes qui avaient élaboré une idéologie faisant de l’intolérance un dogme.

Il est fait appel à Voltaire en omettant de dire qu’il n’a jamais préconisé de taire la critique, mais seulement de la fonder sur la raison et non sur la force. Qui peut imaginer qu’un Voltaire aurait signé un soutien inconditionnel à une thèse dont il aurait détesté le contenu, sans engager toute son énergie d’abord pour la combattre. C’est ce que semblent avoir collectivement oublié nombre de ceux qui croient devoir donner leur bénédiction laïque à des propos islamophobes détestables. Tous ceux la sont déjà formatés à une pensée de l’intolérance qui pourrait bien mener le XXI ème siècle vers la tragédie. Rares sont ceux qui s’interrogent, comme Mohammed Arkoun dans «Histoire de l’Islam en France » (Albin Michel 2006) sur l’émergence de l’islamisme mais aussi sur la construction médiatique de l’islamophobie.

Assurément un ouvrage tel que celui là doit paraître insupportable à tous les annonciateurs du «Choc des civilisations ». Il se pourrait que la survie même de notre société dépende de notre capacité à reconquérir une pensée obscurcie, non par l’islam, mais notre peur de voir s’ébranler nos dogmes hégémoniques et nos certitudes intellectuelles.

EPILOGUE :

Pendant que nos pseudo-intellectuels médiatiques font de la surenchère pour soutenir l’un des leurs engagé dans un combat douteux ; le 7 octobre 2006 à Moscou tombait sous les balles la journaliste et écrivaine Anna Politkovskaïa dont une part de la vie a été consacrée à témoigner du sort fait au peuple tchétchène.

La Tchétchènie, cette ex-république musulmane de l’ex-empire soviétique est soumise à la folie d’une Russie gangrenée par la xénophobie, le racisme et particulièrement l'islamophobie. Anna Politkovskaïa défendait admirablement cette cause, non en soutien de la forme de ses combats, sachant refuser toutes les complaisances dans les deux camps, mais en soutien et par essence même d’une exigence de justice. Le racisme était totalement étranger à sa pensée et elle était libre de toute aliénation, philosophique, politique, matérielle ou religieuse ; pour cela elle était intolérable pour le pouvoir en place. Les tueurs ne lisaient certainement pas le Figaro ; mais pour exécuter un meurtre politique il faut à la fois mettre une arme au poing d’un homme et aussi lui

vider le cerveau en l’abrutissant de discours haineux.

Nos frères tchétchènes seront demain plus seuls qu’hier, non seulement du fait de la volonté de Moscou, mais aussi parce que rendus plus vulnérables par le meurtre d’une femme libre dont la vie était consacrée à délégitimer tous les discours haineux «rédékériens » qui ne sont rien d’autre que des cautions avant meurtre.

Puisse cet événement contribuer à clore chez nous un débat ouvert après une sinistre tribune du Figaro dont le journal lui-même s’est désolidarisé.

Le seul débat qui doive être poursuivi, on peut même dire réouvert, c’est celui de la responsabilité des intellectuels face au monde réel, celui des enjeux de domination ou de résistance, d’aliénation ou d’émancipation humaine.

USA
États-Unis ou… bêtas unis ?
par Anwaar Hussain, Fountainhead, 10 octobre 2006. Original : http://airdance.proboards50.com/index.cgi?actionfiltered=display&board=anwrart&thread=1160477449


Traduit de l’anglais en français par Xavier Rabilloud et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources. URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1318&lg=fr

La plupart des Usaméricains [à peu de choses près, on pourra lire ce texte en remplaçant « Usaméricains » par « Français », NDT] ignorent qu'en novembre 1999, lorsque George W. Bush, qui était alors le candidat Républicain et le favori dans la course aux élections présidentielles des USA, fut soumis à un petit quizz de politique étrangère par une télévision de Boston, il s'avéra qu'il ignorait le nom de deux dirigeants, parmi d'autres, qui représentaient environ un cinquième de l'humanité... les dirigeants du Pakistan et de l'Inde.

La plupart des Usaméricains ignorent que tel était le niveau des connaissances d'un homme sur le point de se voir lâché dans la nature aux commandes de la plus imposante machinerie militaire du plus puissant pays de la planète Terre.

La plupart des Usaméricains ignorent que la politique étrangère de leur pays est otage du bien-être de l'État d'Israël depuis environ quatre décennies, et que l'on peut relier toutes les crises mondiales majeures, y compris la prétendue "guerre contre le terrorisme", au conflit israélo-palestinien et au rôle radicalement pro-israélien qu'y endossent les USA.

La plupart des Usaméricains ignorent qu'une large part des experts diplomatiques et militaires des USA considèrent depuis longtemps que le soutien usaméricain à Israël est souvent contraire aux intérêts usaméricains, et en fait les affecte profondément.

Lire la suite à http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1318&lg=fr

France

Pourquoi j’entame une grève de la faim

Par Jacques Chopin, Nantes, octobre 2006

Mon nom est Jacques Chopin, je suis né en 1958 à Guérande, Loire Atlantique. Mon parcours professionnel m'a amené en Guinée où j'ai rencontré en 1987 ma
future femme Adja Zohara Touré, une jeune guinéenne, alors étudiante en médecine. Nous nous sommes mariés en avril 1989.



Zohara était une excellente élève, et j'étais prêt à l'aider financièrement afin qu'elle ait une bonne formation qui serait reconnue dans le monde entier.

Ensuite de quoi, au cours de cette même année 89, suivant mes conseils, elle prit la difficile décision de venir seule en France pour suivre une formation à l'Ecole de Sage-femme de la Faculté de Médecine de Nantes.


Comme elle relevait encore de la nationalité guinéenne, elle intégra l'Ecole en candidate étrangère.

Personne à l'époque ne nous avait mis en garde sur les dangers de cette procédure qui s'est avéré par la suite catastrophique. Il était précisé en effet que son statut d'étrangère ne lui donnerait pas le droit d'exercer sur le territoire français mais à l'évidence, le fait que nous étions mariés laissait espérer qu'elle deviendrait un jour française et que cela se régulariserait en passant le concours dont elle avait été dispensée à l'entrée et qui nous semblait n'être alors qu'une

formalité.



Pendant quatre ans, de 1989 à 1993, elle a suivi le même enseignement que ses collègues, ponctué de stages pratiques dans des hôpitaux, sanctionné chaque année par un examen de passage en classe supérieure, jusqu'à sa réussite de l'examen final.



Elle s'est classée 6ème de sa promotion et fût déclarée admise au Diplôme d'Etat, obtenant aussi la mention « très honorable » pour son mémoire consacré à la drépanocytose.

Cependant, contrairement aux autres élèves, on ne lui a pas remis de diplôme mais seulement un simple certificat de fin de scolarité.

En 1993, à la fin de ses études, ma femme m'a rejoint en République du Cap-Vert où elle a pu, sur la recommandation du Consul de France, exercer
pendant 9 ans le métier de sage-femme dans la plus grande maternité du pays et acquérir ainsi une solide expérience.

Par un décret du 8 août 1995 signé par le Président François Mitterrand, Zohara obtenait la nationalité française. Mais malheureusement, cela n'a rien changé quant à son statut professionnel.

De retour en France depuis trois ans, elle se voit toujours refuser le droit d'exercer son métier malgré sa nationalité française, acquise voici treize ans, et malgré des études faites en France. Alors que la plupart de ses
collègues ont obtenu depuis des promotions dans le déroulement de leur
carrière, on l'assimile encore à quelqu'un ayant fait ses études à l'étranger, dont les compétences sont mises en doute.



A quarante et un ans aujourd'hui, le seul emploi qui lui est autorisé est celui d'aide soignante ou d'auxiliaire de puériculture, ceci malgré ses études et son expérience.

Le 12 août 2005, le Gouvernement de la Communauté Française de Belgique, après examen attentif de son dossier, lui a accordé l'équivalence, lui permettant ainsi de travailler dans

tous les pays du Bénélux alors que le
Ministère Français de la Santé lui refuse obstinément ce droit, campant toujours sur ses positions, arguant du fait qu'elle n'a pas obtenu le concours d'équivalence en France bien qu'elle l'ait déjà passé à deux reprises sans succès, ce qui lui bloque les portes de la profession.



A 41 ans, son parcours professionnel est aujourd'hui un véritable gâchis et je considère que le mot de ségrégation n'est pas trop fort pour qualifier pareille situation qui est d'autant plus scandaleuse qu'il y a des nombreux besoins et de postes vacants dans cette belle profession.

Je me bats auprès d'elle depuis bientôt 13 ans : j'ai écrit à sept Ministres de la Santé durant cette période, à bien d'autres Ministres, Députés, Sénateurs, Maires et diverses associations sans aucun résultat. De son côté, ma femme a passé à deux reprises le concours d'équivalence en France et s'est vue rejeter tout dernièrement son dossier par la commission désignée par le Ministère de la Santé et cela malgré l'intervention du Médiateur de la République.

Ayant ainsi utilisé presque tous les recours possibles, je n'ai d'autre solution aujourd'hui que de faire une grève de la faim pour alerter l'opinion publique sur cette situation injuste et humiliante qui affecte notre vie familiale (ma femme, ma fille de 10 ans et moi-même) depuis tant d'années d'un point de vue psychologique, affectif et matériel.

Ainsi, le 23 octobre prochain au matin, je débuterai mon action sur le parvis de la DRASS de Nantes à Beaulieu, déterminé à aller jusqu'au bout et
quoi qu'il m'en coûte.


Je vous demande, de bien vouloir m'apporter votre soutien en relayant cette information auprès de vos lecteurs et auditeurs.



Jacques Chopin, 85, rue Jean Jaurès, 44400 Rezé, Tél : 02 28 01 35 30/06 89 45 51 02. Courriel : jacques-chopin@wanadoo.fr
 

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