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 Banlieues:Guet-apens

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mihou
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

16102006
MessageBanlieues:Guet-apens

Guet-apens



Quant on parle de guet-apens désormais, on ne fait plus référence au film culte de Sam Peckinpah avec Steve McQueen et Ali MacGraw, mais à ce que l'on appelle, en termes policiers et journalistiques, la logique de surenchère. Une sorte de jeu violent qui est passé par les Tarterêts et par les Mureaux, des banlieues chaudes s'il en est, pour mieux revenir par Epinay ou des éléments de la Bac, la brigade anticriminalité, ont été violemment agressés ce week-end. Une attaque calculée. Les policiers étaient attendus. Et s'ils ont pu se dégager du piège, c'est en tirant en l'air, ce qui est inhabituel et montre bien qu'il y a quelque chose qui s'est encore radicalisé ces derniers mois dans ces quartiers difficiles, alors que l'on croyait avoir déjà touché le fond.

Un an après les émeutes de novembre dernier, il faut, en effet, constater que, malgré les différentes promesses faites par le gouvernement, la situation ne s'est pas améliorée et que la volonté d'en découdre avec les forces de l'ordre, représentation vivante et première, d'un Etat immatériel pour les jeunes de banlieue, n'a fait que s'amplifier. Ce n'est pas surprenant. Quelles que soient les mesures annoncées et quelle que soit la sincérité de nos responsables dans leur volonté proclamée de rattraper les retards, il faut du temps pour y parvenir. Or, le temps est ce qui manque le plus. Ces jeunes sont impatients, donc ils utilisent l'inacceptable violence, dernier recours selon eux contre une oppression et un oubli qu'ils disent ne plus vouloir supporter, alors que les policiers, de leur côté, s'inquiètent de ce changement de comportement. «Ils s'emmerdent en banlieue», a résumé l'un d'eux, «ils appellent les keufs et ils se les mangent...». Un constat qui en appelle un autre: c'est que les policiers sont, aujourd'hui, partagés entre ceux qui considèrent qu'il faut changer de mode d'intervention dans les cités, ce qui sous-tend un durcissement des méthodes et d'autres affrontements. Et ceux qui pensent qu'il faut raison garder et travailler avec conscience républicaine, même si le ras le bol gagne du terrain dans la profession.

L'inquiétude est donc réelle. Les jeunes sont passés de la fuite devant la police à l'affrontement puis à l'attaque organisée, certains se plaignant du rôle du ministre de l'Intérieur qui utiliserait les provocations verbales pour ensuite mieux taper du point sur la table et montrer toute sa détermination à ses électeurs. Vu l'état d'esprit, on comprend que le travail de promotion du civisme fait par Djamel Debbouze, Joey Starr et quelques autres, ne rencontre pas le succès escompté. Peu nombreux, pour l'instant, sont les jeunes qui ont fait le choix de s'inscrire sur les listes électorales ce qui confirme le peu de crédit qu'ils accordent à la politique pour changer leur vie, la vie.

par Patrice Biancone
http://www.rfi.fr/actufr/articles/082/article_46810.asp

_________________
Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa
Ma devise:
se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE
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Banlieues:Guet-apens :: Commentaires

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Trente ans d’histoire et de révoltes
Banlieues

Numéro coordonné par Dominique Vidal

Lire, dans Le Monde diplomatique d’octobre 2006, le compte rendu de ce numéro par Maurice T. Maschino.

Une révolte française.
Ignacio Ramonet
I. Un an après

Il est 18 h 12, le 27 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois, lorsque Bouna Traoré (15 ans) et Zyed Benna (17 ans) meurent électrocutés dans un transformateur — Muhittin Altun (17 ans) survivra à ses brûlures. Tous trois revenaient d’un tournoi de football quand ils virent arriver une voiture de police. Pas question de se faire prendre : leurs parents les attendaient pour l’iftar, la rupture du jeûne du ramadan. C’est pourquoi ils coururent se cacher. Averties du danger, les autorités policières n’ont rien fait... D’où la colère, attisée, trois jours plus tard, par le tir d’une grenade à l’entrée de la mosquée Bilal.

Arles, 2004 — Marseille, 1990 — Vitry-Sur-Seine, 1991.

Ainsi commence la plus grande révolte qu’aient connue les banlieues françaises : elle durera trois semaines, gagnera 200 villes, détruira 10 000 véhicules et nombre d’infrastructures pour une valeur de 250 millions d’euros. Et le « retour à la normale » nécessitera l’instauration de l’état d’urgence, le déploiement de 11 000 policiers et l’interpellation de 5 000 personnes, dont 600 seront bientôt condamnées à des peines de prison...

Pourquoi cette explosion ? Aucune explication monocausale ne suffirait à répondre. L’émeute défie à la fois l’austérité néolibérale, la ségrégation par l’urbanisme, les discriminations à l’encontre des enfants de la colonisation, le mépris pour la jeunesse et les violences policières, le désert politique de quartiers délaissés par la gauche, etc.

Rien là de défaillances conjoncturelles : cette faillite, en premier lieu en matière de politique de la ville et d’immigration, tous les gouvernements depuis trente ans — de droite, donc, mais aussi de gauche — en partagent la responsabilité.

Les raisons d’une colère.
Laurent Bonelli

Casser l’apartheid à la française.
Dominique Vidal

Comment la droite américaine exploitait les émeutes.
Serge Halimi

Un « new deal » pour l’école.
Georges Felouzis et Joëlle Perroton

Quartiers populaires et désert politique. (inédit)
Abdellali Hajjat
II. Ségrégation urbaine

La chronologie qui court tout au long de ces pages tient de l’inventaire à la Prévert : voici, trente ans durant, une valse de ministres chargés de la ville, une floraison de comités, de commissions et de groupes en tout genre destinés à repenser l’urbanisme, une litanie de plans, programmes et autres opérations pour les banlieues... Avec quel résultat ? Celui qu’on a pu mesurer en octobre-novembre 2005 !

Les Mureaux, 1992.

Encore faut-il prendre conscience du caractère multidimensionnel de l’échec de la « politique de la ville ». Il soulève la question — quasiment philosophique — du phénomène d’urbanisation lui-même. Il incrimine les architectes. Il résulte aussi, plus prosaïquement, du sacrifice du logement populaire. Il questionne le tissu social et les conséquences qu’ont sur lui précarité et austérité, ségrégation et... désinformation. Il invite à déceler, derrière les problèmes économiques et sociaux, ce qui tient à l’héritage de l’histoire et qui pèse en particulier sur les rapports entre populations issues de l’immigration et françaises « de souche ». Il met, du coup, en évidence le risque de replis communautaires. Il interpelle enfin les partis de gauche et leur incapacité à animer un mouvement dans les cités...

De Trappes à Dreux et de Sarcelles à Gennevilliers, en passant par Amiens, l’enquête sur le terrain confronte ici la réflexion générale à son objet local...

La gauche et les cités, un rendez-vous manqué.
Olivier Masclet

Le logement social entre pénurie et ségrégation.
François Ruffin

L’architecte, l’urbaniste et le citoyen.
Thierry Paquot

Trappes, la ville qui tient.
Nicolas Truong

Replis communautaires à Sarcelles.
Akram B.Ellyas

Ce que Dreux nous a appris.
Paul Moreira

Métamorphoses planétaires.
Henri Lefebvre
III. Enfants de l’immigration

« Coloniale » : ceux qui qualifient ainsi la société française contemporaine oublient les changements intervenus dans la situation, la place et l’image des immigrés et de leur descendance. Les grands bidonvilles ont disparu. Maghrébins et Africains ne rasent plus les murs. Beurs et blacks accèdent en masse à des métiers dont leurs parents étaient exclus. La fréquence des assassinats racistes — commis par des policiers ou des « tontons flingueurs » — a diminué...

RER A, 1995

La République, pour autant, ne traite pas encore également tous ses enfants. La majorité de ceux de l’immigration subissent toujours la ghettoïsation, les discriminations dans l’accès à la formation, à l’emploi, à la santé et à la culture, ainsi que l’humiliation du racisme et d’une répression ciblée. Autant de signes d’une société « postcoloniale », au sens où les méfaits de l’impérialisme français ont marqué les pays et leurs mentalités de part et d’autre de la Méditerranée.

On y verrait un échec du « modèle français d’intégration »... si celui-ci existait vraiment, ce que bien des historiens et des sociologues contestent. Sont indéniables, en revanche, les obstacles — économiques, politiques, juridiques, idéologiques et psychologiques — qui freinent l’évolution vers l’égalité des droits et des chances.

« L’immigré... mais qui a réussi ».
Mathieu Rigouste

Les femmes des quartiers sortent de l’ombre.
Marina Da Silva

Il n’y a pas de « modèle »
Gérard Noiriel

Enseigner dans des banlieues perdues.
Maurice Lemoine

Logique du « tri », politique des quotas.
Alain Morice

Dans l’étau policier.
Christian de Brie

Ces « étrangers » si coupables, si vulnérables.
Alain Gresh

Insécurité et racisme de crise.
Albert Lévy

Xénophobie ouvrière à la fin du xixe siècle.
Michelle Perrot

Retour sur une flambée de violence.
Denis Duclos
Villes de papier

Berlin, avant l’expulsion, 2001.
Inka Parei

Le Caire l’européenne, 1955.
Albert Cossery

São Paulo et Rio, la belle et la bête, 1979.
Gilles Lapouge

A Lwów, hier, dans le ghetto, 1930.
Albert Londres

Soweto, l’étrange étrangère, 1979.
André Brink

Rome périphérique, 1955.
Pier Paolo Pasolini
Iconographie

Les photographies qui illustrent ce numéro sont toutes d’Eric Larrayadieu. Photographe indépendant, il se consacre depuis près de vingt ans à la vie des banlieues et de leurs habitants. En 1997, il a publié « Jours incertains », au Point du jour Editeur.

En couverture : La Courneuve, 1998.

Les affiches ont été réalisées dans le cadre du concours annuel « Etudiants, tous à Chaumont ! » organisé par le Festival international de l’affiche et des arts graphiques de Chaumont-en-Champagne.
Elles sont l’œuvre d’élèves d’écoles d’art françaises et étrangères qui ont travaillé cette année sur le thème de la révolte des banlieues.

Christelle Tabius
Documentation

Olivier Pironet, avec Mogniss Abdallah et Vincent Gayon

Essais
Sur la Toile
Chronologie

Numéro coordonné par Dominique Vidal
Quartiers
Sarkozy démenti par les faits un an après
Une étude dévoilée par «Libération» dresse le portrait-robot des émeutiers mineurs de Seine-Saint-Denis. Verdict: très peu de récidivistes.
Par Jacky DURAND, Fabrice TASSEL
QUOTIDIEN : Mardi 24 octobre 2006 - 06:00
Des bandes de délinquants organisées, souvent composées de récidivistes, et dont les membres sont de plus en plus jeunes. Telle est, dans ses grandes lignes, le portrait-robot dressé par Nicolas Sarkozy lors des émeutes de l'automne 2005. Une étude sur «Les mineurs émeutiers jugés à Bobigny» réalisée par deux sociologues (1), et que Libération dévoile, rectifie sur plusieurs points cette lecture.
Les chercheurs ont passé au crible les 55 dossiers impliquant 86 mineurs déférés après leur interpellation par le parquet devant le tribunal de Bobigny entre le 31 octobre et le 11 novembre 2005 (lire aussi ci-dessous). Ils ont aussi décortiqué seize des dix-neuf affaires jugées avant la fermeture estivale du tribunal. Concernant le profil des mineurs émeutiers (tous des garçons, et dont 92 % ont la nationalité française), 84 % ont des noms et prénoms à consonances étrangères, et 55 % à consonances spécifiquement maghrébines, un constat «novateur» selon les auteurs, et qui bat en brèche «le lien que d'aucuns voulurent établir entre les émeutes et la polygamie des familles originaires d'Afrique noire». Autre rectificatif, l'âge des émeutiers, très majoritairement âgés de plus de 16 ans, quand circulait l'idée qu'ils étaient très jeunes. Le parcours scolaire est moins étonnant, puisque sur les 86 mineurs, un seul est en lycée général.
L'étude tord aussi le cou à certaines idées reçues comme le laxisme des magistrats, et notamment ceux de Bobigny récemment soupçonnés de «démission» par Nicolas Sarkozy. Pour les sociologues, «lorsque les auteurs reconnaissent les faits et/ou qu'il existe des preuves matérielles de leurs actes délinquants, les magistrats n'ont aucun scrupule à prononcer les sanctions prévues par la loi. Mais, lorsque l'accusation repose uniquement sur le fait qu'un ou plusieurs policiers déclarent avoir vu, de loin et de nuit, des jeunes commettre des délits, sa décision est beaucoup plus délicate. A fortiori lorsque les procédures policières sont entachées de contradictions, d'invraisemblances factuelles, voire d'erreurs de procédures et de manquement à la déontologie».
En données chiffrées, sur les seize jugements examinés, dix non-lieux ont été prononcés faute de preuves. Les chercheurs ont relevé l'imprécision de certaines déclarations policières. Ainsi, des policiers affirmant avoir arrêté en flagrant délit un mineur mettant le feu à véhicule, alors que les services municipaux avaient enregistré l'enlèvement de ce véhicule de la voie publique depuis plusieurs heures. Les conditions d'interpellations ­ sources de nombreux incidents ­ sont aussi sujettes à caution : «L'impression d'ensemble est que les policiers ont souvent attrapé ceux qui courraient moins vite que les autres», écrivent les auteurs. Face au nombre important d'émeutiers, les policiers n'interpellent pas forcément les auteurs de l'infraction. Là encore, faute d'aveux ou de preuves, les juges peuvent difficilement condamner. Enfin, le parcours judiciaire des 86 mineurs émeutiers montre que seuls 34 % sont des récidivistes, alors que Nicolas Sarkozy avait lancé à l'Assemblée nationale que «75 à 80 %» des émeutiers étaient des délinquants bien connus.
(1) Laurent Mucchielli, directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, et Aurore Delon.


http://www.liberation.fr/actualite/societe/212614.FR.php
© Libération
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Il était une fois la banlieue…
Message le Ven 27 Oct - 20:50 par mihou
Il était une fois la banlieue…



Donc il y aurait un emballement politico-médiatique. Le fait même de parler des banlieues reviendrait à exciter ceux qui ne demandent qu'à être excités. Ceux qui ont intérêt à ce que ces lieux de vie restent hors contrôle. Ceux qui ont envie de se frotter aux forces de l'ordre. Et ceux qui contestent la politique gouvernementale en laquelle ils voient avant tout une volonté de les faire taire et plier par la répression.

C'est caricatural comme analyse. C'est presque enfantin. Et surtout ça n'explique ni n'excuse la violence à l’œuvre, les autobus pris d'assaut et brûlés, l'effet Far-West, comme l'a dit un policier qui n'en revient toujours pas de ce nouveau seuil franchi par les bandes qui se livrent, par ailleurs, à une sorte de surenchère, l'essentiel étant d'entreprendre des choses toujours plus spectaculaires et, effectivement, de faire la une des journaux télévisés, parlés et écrits.

Une forme de gloire qui rejaillit sur toute la cité, pensent-ils en se trompant. Gloire à l'envers. Gloire d'être les premiers dans quelque chose, comme on est premier à l'école. Dans ce cas précis, l'identification ne se fait plus au niveau national, mais au niveau de sa propre banlieue. Ces jeunes là font passer leur territoire en premier. Ils sont de Clichy, de Montreuil, d'Athis-Mons, de Grigny ou de Bondy, avant d'être de France, ce qui montre bien que l'Etat n'a pas su faire en sorte qu'ils se sentent solidaires de la société dans laquelle ils vivent et qu'ils utilisent finalement, et sans discernement, comme un punching ball.

Mais combien de jeunes violents en banlieue, pour combien de jeunes qui désirent s'en sortir par le travail et un cheminement classique ? Les premiers sont largement minoritaires. Et ce sont les seconds qui subissent, depuis trente ans, l'indécision et l'inaction des gouvernements et tout particulièrement depuis novembre 2005, dates des émeutes urbaines.

Aujourd'hui, en France, on se méfie, en effet, plus que jamais, des banlieues. Et même si Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, rivalisent et répètent qu'ils refusent les zones de non-droit, même si les contrôles ont été multipliés par trois, même si la présence policière est plus forte, la situation reste inchangée. Ce sont les plus modestes qui subissent. Ils subissent les affrontements avec la police. Ils voient leurs voitures brûler. Les entreprises s'éloigner toujours plus. Les transports publics attaqués et les chauffeurs décider d'éviter les banlieues agitées, ce qui, de fait, les transforment en ghettos.

Après cela, allez parler d'amélioration. Après cela, allez parler d'emballement politico-médiatique. Souvenons-nous que la première émeute urbaine a eu lieu en 1979, à Vaux-en-Velin. Souvenons-nous que dans les années quatre-vingt-dix, la situation n'a fait qu'empirer. Et qu'aujourd'hui, c'est tout simplement devenu invivable parce que le problème de fond, problème avant tout économique et social n'a pas été réglé. Et que c'est notre travail, le travail des journalistes de le dire avec ce risque d'être accusé de jeter de l'huile sur le feu et de participer à l'emballement.

par Patrice Biancone

[27/10/2006]
http://www.rfi.fr/actufr/articles/082/article_47069.asp
Re: Banlieues:Guet-apens
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Banlieues:Guet-apens

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