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 QU'EST-CE QUI PEUT SAUVER L'AFRIQUE ?

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zapimax
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Nombre de messages : 654
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 14/06/2005

16062005
MessageQU'EST-CE QUI PEUT SAUVER L'AFRIQUE ?

QU'EST-CE QUI PEUT SAUVER L'AFRIQUE ? Répondre en citant
QU’EST-CE QUI PEUT SAUVER L’AFRIQUE … ?

Si je devais survoler l’Afrique et en faire un portrait, il serait triste, pitoyable, misérable, chaotique, bref, il n’y a vraiment pas de mots pour décrire l’état général de l’Afrique. Il y a dix ans j’avais quitté ce continent. Et il y a dix ans je ne voyais pas ce que je vois aujourd’hui. Non pas que cet état de chose n’existait pas, car il ne date pas d’hier, mais parce que j’étais né et ouvert mes yeux dans ce système, et que l’éducation, les habitudes, les préjugés, les exemples et opinions de tous les jours avaient fait leur travail : me faire croire que « les choses sont comme ça », comme les africains aiment utiliser cette expression lorsqu’ils vous racontent avec tous le sérieux du monde et avec la conviction inébranlable « qu’on est en Afrique » et que « les choses ne changeront jamais ». Mais depuis que j’ai voyagé, je peux maintenant comparer les choses. J’ai vu qu’ailleurs les autres peuples sous l’impulsion éclairée de leurs élites et gouvernements, travaillent sans relâche pour l’amélioration de leur condition de vie quotidienne (alimentation, santé, habillement, sécurité, …). Ils inventent et créent sans arrêt les objets d’utilités diverses destinés à faciliter la vie quotidienne de leurs concitoyens. Ils explorent les espaces à la recherche de nouvelles ressources. Bref, je vois ailleurs les peuples maîtres d’eux-mêmes et de leur destin qui, à chaque instant, tiennent sous contrôle les mutations de leur destins et celui du monde.

Dix ans après je retourne en Afrique. J’avais pour objectif de me faire une petite tournée dans la seule partie de l’Afrique qui m’était inconnu à savoir l’ouest africain. Le résultat des courses ? Le choc. Je peux enfin voir tout ce que je ne voyais pas lorsque je baignais dans ce système. L’on peut m’accuser d’être « sous influence de la mentalité ou vision occidentale », certes, mais les autres sont nos miroirs. Nous vivons en nous comparant tout le temps aux autres. Même en Afrique, c’est parce qu’on veut pas se voir dépasser par un voisin qu’on cherche à mieux faire que lui dans les meilleurs des cas, ou tout simplement recourir à la « sorcellerie » ou plutôt l’empoisonnement afin de l’éliminer par peur se voir distencer, dans le pire des cas. Un oiseau qui ne vole pas, dit un proverbe de nos ancêtres, ne saura jamais qu’une nouvelle moisson est mûre ailleurs. Et, comme le feu, ajoutent encore nos ancêtres dont on accusera pas qu’ils n’ont pas cherché à nous instruire, l’intelligence va se chercher chez le voisin. Oui ! On va puiser l’intelligence là où elle comme l’eau à la source. Voilà donc pourquoi nous avons le droit voire le devoir de nous comparer aux autres afin de faire mieux qu’eux, sinon comme eux. Or donc, lorsqu’on débarque d’occident en Afrique, certaines situations, habitudes, attitudes et comportements sont tout simplement effrayants. Il faut que mes frères et sœurs africains me comprennent bien : les Africains doivent accepter les critiques et procéder à l’autocritique eux-mêmes s’ils veulent que nos sociétés évoluent vers la modernité. Nous nous devons de dénoncer la médiocrité et le ridicule qui semblent être la marque de l’Afrique. Il est de notre devoir de combattre le triomphe de l’ignorance, de la stupidité, de l’abrutissement, de la laideur …qui prend le pas de jour en jour en Afrique. Il faut se résoudre d’aller vers une société civilisée ou plutôt policée pour utiliser une expression non ambiguë. J’appelle une société civilisée, celle dans laquelle où les gestes de tous les jours, les habitudes, les attitudes et les comportements sont policés et maniérés. C’est-à-dire qu’ils ne font courir aucun danger ni à leur auteur ni à autrui. Dans beaucoup de pays africains malheureusement, on est loin de là. Le danger, on le frôle à tout instant. On le défie, on le côtoie : lorsque les trottoirs des villes servent de restaurant à ciel ouvert et que vous avez les gens qui mangent à même la terre dans la poussière au 21ème siècle, on expose toute la société à la crasse, aux mouches partout, aux maladies, au désordre. Lorsque toutes les rues sont envahies de vendeurs à la sauvette, on rend la circulation difficile, l’air irrespirable. Je ne parle pas de transport dans des engins qui ne roulent que « par la grâce de Dieu » comme certains transporteurs ont la présence d’esprit et le sens de l’humour de le rappeler à leurs voyageurs. Et cela va jusque dans la manière de parler et de s’exprimer : il n’est pas agréable d’entendre les gens qui parlent en criant alors qu’ils discutent ou de s’entendre tutoyer partout par des gens qu’on ne connaît pas. Toutes ces manières brutales qui ne respectent rien ne peuvent valoir aux sociétés africaines que des appréciations négatives, au regard des notions basiques des règles du savoir vivre. Il n’est pas acceptable de voir toute une société marquée par l’absence totale de politesse et de civisme élémentaires.

A qui la faute de cette situation … ?

Cet état de chose est sans doute dû à la faillite de l’Etat en Afrique. De même qu’on reconnaît la mauvaise éducation de l’enfant à ses manières, son comportement et ses attitudes qui sont jugés négatifs par rapport à ce qui est acceptable dans la société, c’est de la brutalités des mœurs et des comportements des peuples qu’on en conclue de la faillite voire de l’absence d’Etat, d’une société organisée et régie par des règles et lois. Le rôle de l’Etat est d’organiser la société comme le parent met de l’ordre dans la famille. Toutes les raisons, même de la pauvreté, ne peuvent pas justifier tout le désordre et le chaos qui règnent dans la vie des africains. Ce sont des lois qui organisent une société de même que les ordres du parent font l’harmonie familiale. Au sein d’une nation, il y a ceux qui font ces lois, ceux qui les exécutent et ceux qui sanctionnent leur violation. Or, il n’y a qu’en Afrique qu’un taxi de 4 places peut se permettre de transporter 7 personnes, plus quelques sacs d’ignames et deux chèvres atrocement ligotées et passer à côtés des représentants de l’ordre et de la sécurité publics sans encourir aucune remontrance ! Il n’y a qu’ici qu’on peut cuisiner et manger au milieu de la poussière et les fumées des engins pourris ; et si on s’offre le luxe d’aller manger au restaurant, on risque à tout moment de se battre contre une armée de mouches qui se disputent leur part. Je me limiterais à ces exemples qui sautent aux yeux de tout le monde. Mais si vous avez la mauvaise idée d’entreprendre certaines démarches vous découvrirez l’étendue de la misère africaine. Vous découvrirez sans surprise que les aberration ponctuent chacun de vos pas, chacun de vos gestes, chacune de vos démarches. Vous vous trouverez dans une situation où vous ne savez pas quoi penser de la société africaine. Les interrogations vous envahissent l’esprit : ces peuples ignorent-ils leurs besoins ? Mais pourquoi se plaignent-ils sans chercher à mettre fin à leurs souffrances ? S’accommodent-ils avec abnégation de la misère dont ils se plaignent tous les jours ? Qu’on me dise donc si – devant cette calamité devenue presque culturelle – on n’a pas le droit de se poser la question de savoir s’il existe dans un tel pays un ministère de la santé publique, celui des transports, celui de la sécurité ? Et celui de l’économie, du commerce et des finances ? Et les autres ? Que font-ils puisque rien ne marche dans ces pays ? Existe-il tout simplement une volonté farouche de s’arracher à ces conditions minables d’une vie misérable ?

Lorsqu’on essaie de discuter de cette situation avec les gens qui la vit et en vivent parfois directement, ils s’en plaignent eux-mêmes de manière générale. « Nous aurions aimé vivre autrement », vous lâchent cette réponse dans un soupir qui en dit long, beaucoup d’entre eux. Les plus privilégiés de la société n’aiment pas parler de ces choses là qui ne les regardent pas. Ceux qui consentent d’en discuter, il se dégage de leurs propos un dédain qui ferait croire que ces situations ne se passent pas dans leur pays, dans leurs rues, sous l’ombre de leurs 4x4. Ce sont ceux là qui vous affirment sans broncher « qu’on est en Afrique et que ça ne changera pas ». Si vous insistez d’ailleurs, ils vont s’énerver très vite et vont vous accuser de vouloir comparer l’Afrique à l’Europe ou de vouloir mépriser et détruire les traditions et autre culture. Celui qui vous le dit est souvent gras, porte les lunettes fumées au salon de sa villa devant un téléviseur allumée 24/24 heures entrain d’applaudir Dallas ou Santa Barbara en sirotant du whisky et débitant des commentaires qui frisent la débilité.

D’où l’on comprend de qui l’Afrique est réellement victime. Même l’africain de la rue vous le dira : l’ennemi de l’Afrique et des africains, c’est l’africain lui-même. Mais pas n’importe lequel. L’élite. Je pensais le contraire il y a quelques mois seulement. Mais après avoir vu que beaucoup de ces africains aisés se fichent complètement du bien être collectif et de l’ordre social, toujours prêt à brader leur pays pour une poignée de sous, j’ai effectué un virage à 90°. J’ai radicalement changé d’avis. La plupart de lecteurs se souviennent du livre d’un certain Stephen Smith (Négrologie). L’émoi qu’il avait causé dans la communauté Noire m’avait atteint. Je l’avais acheté et lu : J’avais la rage à la fin. Je voyais rouge à la lecture de chaque mot, de chaque phrase, page après page. Même si je n’admets pas qu’on se permette d’insulter au nom de la critique, aujourd’hui, après avoir vu moi-même, j’aurais du mal à gifler Stephen Smith. Or, si vous saviez que je l’aurais même mordu, il y a seulement quelque mois. Non, c’est inacceptable ce qui se passe dans nos rues, qui n’est autre chose que le reflet de ce qui sort de nos maisons, de nos cœurs et de nos têtes. Lorsque l’on voit un enfant mal éduqué on sait tout de suite que son père, sa mère sont des incapables, des incompétents, des mauvais parents. Si un peuple est rustre et brutal cela reflète la médiocrité de son guide, de son gouvernement, de son élite. Les gestes quotidiens de l’Afrique semblent attester que cette Afrique là a fait le pari de la médiocrité au moment où les autres peuples explorent d’autres espaces.

L’on ne peut point donc accuser l’étranger de nos malheurs. Il y a encore quelques mois, je le répète, je croyais que tous nos maux sont entièrement dûs à la domination étrangère. Aujourd’hui je change d’avis et j’affirme que se laisser dominer sans résister est en soi condamnable. La faiblesse, la pauvreté est un vice. Tous les peuples naissent dotés également des capacités et des talents. Il y en a simplement ceux dont le despotisme des gouvernements et la superstition des élites les maintiennent dans l’obscurantisme. Nos maux viennent de l’intérieur. De nos guides, de nos gouvernements et de nos élites qui sont incapables de prendre des initiatives courageuses, préférant avaler comme des poubelles tout ce que l’étranger lui fait miroiter. Ils sont sensés de nous tenir la lanterne et de nous éclairer, mais comme des voleurs, ils préfèrent l’obscurité et le secret. Le goût de l’effort n’existe pas ici. Même pas celui de raisonner. D’ailleurs, l’état de la société africaine démontre à lui seul une société où il n’y a personne qui raisonne où les gens vivent comme des moutons qui dorment le soir en attendant le matin pour aller brouter … Il est même mal vu de raisonner dans cette société car, j’en ai fait l’amère expérience à plusieurs reprises en me faisant traiter d’infesté « des idées de blancs ». « Ici c’est l’Afrique » m’a-t-on répété plus d’une fois, une façon de me dire, « circulez, il n’y a rien à faire, nous tenons à rester médiocres et misérables ». Si vous raisonnez, tout le monde se marre et vous prends pour un insensé. L’ignorance a bâti un empire qu’il sera difficile de démolir. Ici, il est préférable de mobiliser tous les efforts pour mendier la charité étrangère que de canaliser les forces de la nation vers un sursaut final de dépassement. Quel étranger sensé ne viendrait pas exploiter l’Afrique, en effet ? Qu’on me dise donc ce qui oblige les Etats de l’Afrique de l’ouest de garder une monnaie qui, 50 ans après « les indépendances », affichent encore : CFA (entendez Colonies Françaises d’Afrique) ? Qu’on m’explique ce qui empêche les dirigeants concernés de mettre de l’ordre dans les divers domaines sous leurs compétences ? Ne voient-ils pas le chaos qui y règne ? Ne ressentent-ils pas la nécessité d’organiser la société autrement ? Ou ils sont incompétents, ou ils sont eux-mêmes imprégnés de ce désordre qu’ils finissent par confondre avec l’ordre. « C’est l’ordre à nous », m’a lancé une dame à qui je me plaignais du désordre que je voyais à perte de vue dans une ville de l’ouest africain. « C’est ce qui fait le charme de votre ville » m’a rétorqué un fonctionnaire qui m’entendais m’étonner de ces vendeuses ambulantes de nourriture ! Il est tellement difficile de raisonner sur ce continent qu’aucun cadre d’aucun ministère ou d’aucune mairie n’a encore proposé qu’on puisse obliger à ses vendeurs ambulants et à ses occupants de trottoirs qui enlaidissent nos villes, d’exercer leurs activités dans des kiosques qui seraient réglementaires afin de créer une certaine harmonie dans la ville. Voilà une proposition concrète : pour mieux encore encadrer les choses, cela pourrait même faire l’objet d’un service public : c’est la mairie ou un concessionnaire qui bâtirait les kiosques puis les louerait aux exploitants. Voilà comment on organise l’économie pour récupérer de l’argent jusqu’ici disponible mais irrécupérable parce que c’est le désordre qui fait la loi.
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