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 L'"aide française" aux médias africains

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Delugio
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Nombre de messages : 107
Date d'inscription : 29/05/2005

10062006
MessageL'"aide française" aux médias africains

Vaine guerre contre les médias patriotes

Notre Voie — 8.06.06 — http://news.abidjan.net/article/?n=195264

La France de Jacques Chirac a la rancune tenace. Tous les aspects de la résistance des Ivoiriens contre sa barbarie de novembre 2004 lui sont restés au travers de la gorge. Et elle s'active à le faire payer cher aux Ivoiriens. Peu importe la manière et la victime en face. Pas question d'user de moyen conventionnel. Guerre à l'information patriotique...
Le 6 novembre 2004, sous prétexte que l'armée ivoirienne a bombardé un camp militaire français à Bouaké tuant des soldats français, Chirac a ordonné, immédiatement et sans enquête préalable, la destruction de toute la flotte aérienne de la Côte d'Ivoire, pays dit ami. La force Licorne s'est adonnée à cœur joie à l’opération. Elle est même allée plus loin : elle a massacré des Ivoiriens qui, indignés, manifestaient les mains nues contre cette violation inacceptable de leur souveraineté. A ces moments de grandes douleurs physiques et morales pour le peuple ivoirien, leur cher peuple, toutes les radios de proximité de Côte d'Ivoire ont bouleversé leur programme. Spontanément, sans attendre l’ordre de personne, elles ont sonné la résistance contre la France qui, visiblement, cherchait à assassiner le Président ivoirien, Laurent Gbagbo, pour la gloire des rebelles et leurs commanditaires. C’est cette mobilisation des radios communautaires pour la défense de la patrie attaquée que la France sanctionne de façon honteuse, en cherchant des complices sur le continent africain. Elle veut bien appuyer financièrement les radios de proximité en Afrique mais à condition que la Côte d'Ivoire soit écartée de ce fonds...
Au Togo, les radios de proximité ont connu une histoire similaire pour des motifs différents. Ici, elles ont proprement dénoncé les répressions meurtrières des forces de l'ordre contre les civils lors de l'élection présidentielle qui a légitimé Faure Gnassingbé dans le fauteuil laissé par son défunt père.
La France roulait pour Faure et ne pouvait accepter ce qui pouvait écorner la crédibilité de son élection. D'où l'animosité de la coopération française contre les radios communautaires du Togo.
A quelque chose, malheur est bon, dit l'adage. Depuis le séminaire de Ouagadougou, les responsables des radios de proximité ont compris que l'aide de la France à ses anciennes colonies est conditionnée. En tout cas, elle n'est pas l'expression d'une grande amitié. Au contraire. Elle représente le foin tendu à ceux qui savent faire l'âne face aux rapaces intérêts français.
Face à la terrible découverte, les responsables des radios de proximité de l'aire francophone s'interrogent. Au moment où la France décaisse 600 millions de FCFA pour l'URCAF, Radio France Internationale (RFI), son officine de propagande, est disqualifiée, plusieurs fois prise la main dans le sac pour délit d'intoxication raciste et déstabilisatrice contre les régimes non assujettis sur le continent noir. Alors, cette “aide exclusionniste” n’est-elle pas une invitation de la France à nos radios communautaires pour relayer, au plan local, RFI en disgrâce ? Le débat est ouvert. La vigilance patriotique africaine aussi.

C.E.


A force de guerroyer contre la Côte d`Ivoire, La France se ridiculise au Burkina Faso

Notre Voie — 8.06.06 — http://news.abidjan.net/article/?n=195265

Révoltés, le cœur saignant de pitié et de honte pour la France. Les responsables de l'Union des radios communautaires de l'aire francophone (URCAF) ont fini par s'imposer, à Ouagadougou, deux importantes résolutions au grand dam des représentants du ministère français des Affaires étrangères. C'était du 22 au 27 mai dernier, dans la capitale du Burkina Faso. Au sortir du séminaire consacré au thème “Organisation et animation des radios communautaires”, l'URCAF s'est engagée, primo, à “rechercher des financements autres que français pour sa section de Côte d’Ivoire”; secundo, à “se rendre très rapidement au Togo pour négocier avec les autorités de Lomé la levée de la mesure de payement de la redevance”, cette taxe qui étouffe les radios de proximité au pays de Faure Gnassingbé. Ces deux décisions n'étaient pas inscrites dans les objectifs initiaux du séminaire organisé par l'URCAF, financé par le ministère de la Coopération française et dirigé par des représentants du ministère français des Affaires étrangères et des représentants belges.
Mais les responsables africains de l'URCAF se les sont imposées pour refuser de cautionner “les mesures coercitives honteuses, arbitraires et inacceptables” de la France contre la Côte d'Ivoire.
Comment en est-on arrivé là ?
Au départ, tout paraissait intentions de bonne volonté de la France au profit des radios locales africaines de l'aire francophone. Par le biais de l'URCAF, les responsables de radios de proximité ont été convoqués à ce séminaire de renforcement des capacités dans la capitale burkinabè. Quinze pays visés y ont répondu : Burkina Faso, Mali, Tchad, Burundi, Sénégal, République démocratique du Congo (RDC), Togo, etc. Evidemment, la Côte d'Ivoire, qui jouit d'un poste de membre du Conseil d'administration de l'URCAF, a été invitée. C'est Christophe Assi, président de l'Union des radios de proximité de Côte d'Ivoire (URPCI) qui y siège. Mais, premier couac, au moment où Christophe Assi attendait son billet d'avion, la direction de l'URCAF s'aperçoit à Ouagadougou que la Coopération française n'en a pas prévu pour lui. L'URCAF croit à un oubli involontaire et prend sur elle de faire parvenir un billet d'avion à l'Ivoirien. A son arrivée à Ouagadougou, Assi se fait expliquer en aparté par un représentant français que “sa présence au séminaire ne se justifie pas”. L'Ivoirien minimise ce deuxième couac parce que, pour l'instant, ce n'est pas la France qui nomme aux postes d'administrateur de l'URCAF. Le séminaire se déroule donc normalement jusqu'à l'évènement insoupçonné.
Expliquant enfin les raisons profondes de la tenue du séminaire, les représentants français annoncent “un fonds d'appui d'environ 600 millions de FCFA” du ministère de la Coopération française aux fédérations nationales des radios de proximité de l'aire francophone. L'URCAF est chargée de répartir les fonds entre huit pays. Unique condition : “Ces fonds ne doivent en aucun cas bénéficier à la Côte d’Ivoire et au Togo !”, déclarent les représentants français. Les participants au séminaire n’en croient pas leurs oreilles. En l'absence d’explication convaincante, vu que le pays exclu remplit les conditions exigées pour bénéficier du fonds, ils réalisent que “la France veut transporter sa guerre contre la Côte d'Ivoire à la tribune apolitique de l’URCAF”.
Le lieu, Ouagadougou, a sûrement été choisi à dessein.
L'étonnement fit place à l'indignation chez les responsables de l’URCAF. C’est d’abord le représentant de la RDC qui sonne la charge, dénonçant “le caractère arbitraire, injuste, divisionniste et inacceptable” de cette animosité de la France contre la Côte d'Ivoire.
Les représentants du Tchad, du Burundi, du Sénégal, du Mali, etc., libérés par la courageuse et digne sortie du représentant de la RDC, lui emboîtent le pas. Les protestations fusent de partout. Les représentants français rougissent de honte mais ne peuvent revenir sur une décision déjà arrêtée au plus haut niveau en France. Les mots les plus durs sont entendus contre la France. Le représentant malien va plus loin et suggère que, pour son unité et sa cohésion, l'URCAF refuse ce don empoisonné. En vain. Il se propose finalement de céder, de ce fonds, la quote part de son pays à la Côte d'Ivoire, “puisque le Mali est libre d'user de son bien comme bon lui semble”. Refus des représentants français, confondus et acculés.
Pendant quatre heures d'horloge, le séminaire est bloqué. C'est alors que Christophe Assi, l'Ivoirien frustré, prend de la hauteur dans le débat. Il remercie ses collaborateurs de l'URCAF pour leur solidarité envers son pays et leur demande de se plier aux conditions de la France. “De toutes les façons, explique-t-il, même si la France revenait sur sa décision, lui, Assi, président de l'URPCI, refuserait cet argent donné à contre cœur”.
Les membres du Conseil d'administration de l'URCAF touchés par ce discours, écoeurés de voir la France voler si bas, décident immédiatement de rechercher des fonds auprès d'autres bailleurs autres que français pour réparer l'injustice causée à la Côte d'Ivoire. Christophe Assi est chargé d'élaborer des projets dans ce sens pour les soumettre à l'URCAF. Pour le Togo, l'Union qui réalise qu'elle ne peut compter sur l'influence de la France décide d'y envoyer une mission elle-même. Quant à la France, elle a laissé d'elle-même une image absolument rabougrie au séminaire de Ouagadougou, au Burkina Faso.

César Etou
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