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 Crise ivoirienne : un nouveau scandale menace la Chiraquie

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Delugio
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Delugio

Nombre de messages : 107
Date d'inscription : 29/05/2005

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20052006
MessageCrise ivoirienne : un nouveau scandale menace la Chiraquie

Le Courrier d’Abidjan — Parution N° 719 du Samedi 20 Mai 2006 — http://news.abidjan.net/presse/courrierabidjan.htm

Par Théophile Kouamouo :

«Novembre 2004 – Un article de l’hebdomadaire français L’Express accuse l’Elysée d’avoir saboté volontairement l’enquête sur le «bombardement» de Bouaké, qui fut le prétexte à la guerre de six jours de la France contre la Côte d’Ivoire.

Après la banque luxembourgeoise Clearstream et les différentes manipulations des services secrets et de la justice qui tournent autour d’elle, et déstabilisent le gouvernement français au point de pousser les commentateurs à parler d’un «Watergate» hexagonal, la Côte d’Ivoire sera-t-elle le prétexte de «petits meurtres entre amis» au sein de la nébuleuse de Jacques Chirac ? C’est fort possible.
En effet, alors que l’actualité s’était un peu déplacée et que la Françafrique croyait avoir obtenu un peu de répit en «démissionnant» la trop indépendante Brigitte Raynaud, juge militaire chargée de suivre le dossier des événements de novembre 2004, la mayonnaise remonte.
C’est l’avocat de 24 parties civiles dans l’affaire de l’étrange «bombardement», Me Jean Balan, qui a mis les pieds dans le plat et permis à tous les ingrédients du scandale de se mettre en place, comme nous l’explique l’hebdomadaire L’Express, qui consacre une longue enquête au dossier de novembre 2004. ««Tant d'inertie des autorités militaires et politiques françaises est incompréhensible», tonne Me Jean Balan, l'avocat de 24 parties civiles, veuves des tués de Bouaké ou soldats blessés. Il vient de déposer une requête afin que la justice entende le chef d'état-major des armées, Henri Bentégeat, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, et le Premier ministre, Dominique de Villepin, à l'époque ministre de l'Intérieur», dit l’article. En d’autres termes, le patron des armées françaises, la «Petite Mère des Armées» (dont le rôle exécrable a été déterminant durant cette période) et le locataire de Matignon (concepteur de Marcoussis alors qu’il était au Quai d’Orsay) doivent passer à la barre pour s’expliquer sur les nombreuses bizarreries de cette période. «L'enquête judiciaire sur l'attaque pour «assassinat», menée par la juge au tribunal des armées de Paris, Brigitte Raynaud - remplacée récemment par Florence Michon - et la brigade criminelle, tente de lever les énigmes de Bouaké, cocktail de calculs diplomatiques, de turpitudes françafricaines et de secrets militaires», écrit L’Express.

Jacques Chirac a volontairement torpillé l’enquête

L’enquête de L’Express ne remet pas en cause la thèse française du bombardement effectif, par les FDS, du TC2, base-vie de l’opération Licorne à Bouaké – à laquelle Le Courrier d’Abidjan n’a jamais cru. En revanche, elle pose une nouvelle thèse : Jacques Chirac et l’Elysée ont volontairement torpillé, en court-circuitant les autres services officiels de la France, l’enquête sur ce qui s’est vraiment passé à Bouaké et les auteurs de la mort des 9 soldats français et du civil américain. «Les forces françaises disposent de précieux indices pour identifier les assassins. Grâce aux clichés, les deux co-pilotes ivoiriens, Patrice Oueï et Ange Gnanduillet, seront reconnus, dans les jours qui suivent. Et pour cause: Oueï a été formé en France, à Salon-de-Provence… Mettre un nom sur les photos des mercenaires blancs se révèle beaucoup plus délicat. Les Français perdent l'occasion de les identifier dans les heures suivant l'attaque lorsque, le 6 ou le 7 novembre 2004, 15 techniciens aéronautiques russes, biélorusses et ukrainiens sont arrêtés à l'aéroport d'Abidjan. Ils sont retenus pendant quatre jours et interrogés par un officier du Commandement des opérations spéciales (COS). Qu'ont-ils révélé? Impossible de le savoir: le compte rendu de leurs interrogatoires n'a toujours pas été déclassifié, en dépit de la demande de la juge Raynaud», écrit L’Express. Pourquoi cette omerta : qu’est-ce que Michèle Alliot-Marie, surnommée Mensonges Après Mensonges (MAM), veut cacher ? L’Express poursuit : «C'est donc sur ordre de Paris que le chef de l'opération Licorne est contraint de remettre les 15 suspects aux autorités russes, le 11 novembre. Poncet exige la présence d'un délégué de la Croix-Rouge. «J'ai voulu me couvrir, confie-t-il. Je ne voulais pas avoir le moindre souci si, un jour, on les avait retrouvés morts ou soi-disant brutalisés.» Premier couac. Quelques jours plus tard, la France va laisser passer une seconde occasion, à la frontière entre le Ghana et le Togo. Le 16 novembre, un minibus de brousse brinquebalant stoppe au poste d'Agippa Kopé, sur la route côtière qui dessert Lomé. A son bord: deux Ivoiriens, qui prennent la fuite, et 8 Blancs assoupis. Passablement éméchés, ces derniers présentent tous des passeports biélorusses. Alertés par leurs propos contradictoires, les policiers togolais embarquent les 8 Slaves au commissariat central.
Le témoignage - essentiel - de François Esso Boko, ministre togolais de l'Intérieur à l'époque, apporte un éclairage nouveau sur l'épisode. Aujourd'hui réfugié en France, il a été entendu comme témoin, le 9 février dernier. «Face à l'attitude suspecte de ces 8 Biélorusses (…), nous avons décidé de les arrêter et ce, pendant deux semaines, pour les auditionner et les maintenir à disposition des autorités françaises», révèle l'ancien ministre. Boko avise aussitôt le représentant local de la DGSE et celui de la police française. Il leur fournit même une photocopie des passeports des suspects. Pour prolonger la garde à vue, le ministre va jusqu'à invoquer une loi antiterroriste.
«J'attendais des instructions de Paris, témoigne devant la justice le policier du service de coopération technique. J'ai reçu des directives verbales (…) de ne rien faire.» «Toutes les réponses ont été négatives, s'étonne François Boko. Et c'est ainsi que j'ai été amené à prendre des arrêtés d'expulsion.» Comme à Abidjan, en somme, les suspects sont libérés sans autre forme de procès. Là encore, les autorités consulaires russes affrètent un minibus pour prendre en charge les mercenaires. Ceux-ci filent en direction de Cotonou, au Bénin, d'où ils auraient regagné leur pays d'origine».

L’Elysée, unique centre de prise de décision

C’est donc, selon L’Express, une exfiltration d’un criminel avec la complicité active de la victime. Bizarre ! Pourquoi la France, diplomatiquement affaiblie par les massacres de l’Ivoire, et qui tentait d’expliquer au monde entier qu’elle avait réagi face à une agression préméditée du président Gbagbo, a-t-elle laissé échapper ceux qui pouvaient prouver ses dires ? L’Express révèle : «Selon l'Elysée, le peu d'intérêt qu'on leur porte s'explique: il ne s'agirait pas des hommes impliqués dans le bombardement de Bouaké, mais de l'équipe chargée de la maintenance d'hélicoptères livrés à Abidjan, dans le cadre d'un contrat antérieur. Pourtant, une note ultérieure de la DGSE, datée du 17 novembre 2005, désigne deux de ces hommes comme étant probablement les pilotes des Sukhoï : Yury Sushkin et Barys Smahin. Boko, lui, a la certitude que l'équipe était directement ou indirectement mêlée à l'affaire.» L’explication de l’Elysée ne tient donc pas. «La gestion de ce dossier très sensible a de quoi laisser perplexe. L'ambassade de France à Abidjan ignorait tout du sort des fuyards. «Je n'ai rien compris», lâche ainsi un vieux routier du Quai d'Orsay, convaincu que l'Elysée fut l'unique centre de décision». L’Elysée, unique centre de décision : voici l’information-clé que veulent faire passer L’Express et ses informateurs. L’article explique ainsi que Dominique de Villepin n’a jamais cru à la thèse d’un bombardement prémédité par le président Gbagbo et son entourage : «Près de dix-huit mois plus tard, le raid meurtrier de Bouaké a creusé la ligne de fracture entre le «Château», en apparence hostile à Laurent Gbagbo, et Matignon, plus enclin à ménager le «boulanger d'Abidjan» - ainsi surnommé pour sa propension à rouler ses adversaires dans la farine. (…) Selon la ligne présidentielle - et celle des diplomates en poste en Côte d'Ivoire au moment des faits - l'attaque n'aurait jamais pu être déclenchée sans l'aval, au moins implicite, de Gbagbo. A l'inverse, un proche de Dominique de Villepin soutient que le chef de l'Etat ivoirien «n'avait aucun intérêt à choisir cette option». A ce sujet, l’attitude de l’ambassadeur français de l’époque, Gildas Le Lidec, est à étudier profondément. Il a d’abord affirmé à nombre de confidents que Gbagbo n’aurait jamais pu préméditer une attaque du camp français, pour revenir sur ses déclarations par la suite – à la grande consternation de ses amis –, soutenir la thèse de l’attaque préméditée… et jouir d’un poste fort enviable, celui d’ambassadeur de France au Japon. L’Express s’explique les incohérences françaises d’une seule manière : Paris souhaitait ménager Gbagbo. «Abidjan nous tenait, d’une manière ou d’une autre», assure un «initié» à l’hebdomadaire français appartenant au marchand d’armes Lagardère.

Une bavure commanditée par l’Elysée à des agents doubles ?

Cette explication n’est pas satisfaisante. Comment vouloir ménager, sur ce sujet précis, un homme que l’on traite de «fasciste» sur les antennes, dont on mitraille le domicile par hélicoptère, contre lequel on fait prendre des résolutions musclées à l’ONU ? Comment ménager un chef d’Etat africain alors que l’affaire des massacres de l’Ivoire crée une profonde affaire d’Etat relayée par les médias et qui peut aller très loin ?
D’autres hypothèses sont, à notre avis, plus probables. La première a souvent été évoquée par des très proches du président Gbagbo, en petit comité : l’attaque de novembre 2004 a pu être une bavure commandée par l’Elysée à des mercenaires slaves que Paris avait pu retourner. Il fallait donc les protéger et les empêcher de révéler le deal. Cette hypothèse est plus crédible que celle relayée par L’Express, mais elle reste problématique. S’il y a effectivement eu un bombardement par des éclats de roquettes, pourquoi n’avoir jamais montré au grand public des images explicites du TC2 de Bouaké ? Peut-on imaginer les Américains refusant systématiquement de laisser filmer les décombres du World Trade Center, alors que de nombreuses personnes contestent la manière dont les choses se sont passées ? Pourquoi avoir empêché Ange Kessi, le procureur militaire ivoirien et les experts indépendants, d’avoir accès au site et l’avoir systématiquement décontaminé avant toute enquête ? Où sont passés les éclats des roquettes aériennes qui ont causé la mort de 9 soldats Français et d’un civil américain ? Où est passée la boîte noire du Sukhoï prétendument utilisé par les prétendus assassins ? Beaucoup trop de mystères, qui mettent en doute la réalité de l’attaque.

Villepin veut-il faire chanter Chirac ?

La question la plus importante autour de cette nouvelle mise en cause médiatique de l’Elysée est à notre avis la suivante : qui a intérêt à remuer de nouveau la boue de novembre 2004 dans un sens défavorable au monarque républicain français ? On peut penser que c’est l’armée, dont une bonne composante n’a jamais accepté le sacrifice du général Henri Poncet. Mais plus sûrement, on peut y voir la main de Dominique de Villepin. Fragilisé par la crise du CPE et l’affaire Clearstream, il est sans doute habité par le désir de montrer à son patron qu’il peut l’éclabousser avec de nombreuses affaires tordues sur lesquelles il est bien informé. Ainsi, confiait-il à Franz-Olivier Giesbert, auteur du livre impitoyable sur Jacques Chirac, La tragédie du président : «Il ne peut pas me virer, je sais beaucoup trop de choses, je deviendrais à l’extérieur une bombe à retardement.»
On ne peut que se réjouir que la crise ivoirienne devienne un enjeu de politique intérieure française.»
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