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 Jacques Vergès - Massacres en Côte d’Ivoire (2)

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AuteurMessage
Delugio
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Nombre de messages : 107
Date d'inscription : 29/05/2005

16052006
MessageJacques Vergès - Massacres en Côte d’Ivoire (2)

.../..


«Petit-Duékoué et Guitrozon : la main criminelle des Dozos de Soro

Les attaques à caractère génocidaire de Petit-Duékoué et de Guitrozon ont été l’objet de nombreuses manipulations. RFI est allé jusqu’à évoquer un rapport imaginaire de l’ONUCI attribuant ce carnage à des prétendus supplétifs libériens des Forces de défense et de sécurité (FDS) – ce qui a valu à la radio financée par le ministère français des Affaires étrangères une suspension qui vient juste d’être levée. Dans son livre, Jacques Vergès réfute cette thèse fantaisiste. «Contrairement à ce qui a été prétendu par des médias favorables aux rebelles, il ne s’agit pas d’une querelle entre voisins d’ethnies différentes pour la possession de la terre, puisque les survivants affirment qu’il s’agissait d’inconnus. Il ne s’agit pas non plus – comme d’aucuns l’ont soutenu – de mercenaires libériens ayant opéré dans la région pour les mêmes raisons. L’existence d’un rapport de l’ONU dans ce sens a été démentie par ses représentants officiels. Par contre, certains survivants ont reconnu dans leurs agresseurs des Dozos, cette société de chasseurs de la zone Nord, favorables aux rebelles (…) Quand, au lendemain du massacre, des médias français ont affirmé qu’il s’agissait d’une querelle foncière, j’ai dit : mais enfin ! Comment peuvent-ils réagir aussi vite ? Or, dans le dossier, personne n’évoque une querelle de voisinage ! Personne ! Les uns disent : ce sont des inconnus, d’autres disent, c’étaient des Dozos.»
Les témoignages présentés par Jacques Vergès sont en tout cas nombreux et concordants. Mme Yoro Roxane parle : «Dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2005 à 2 h 30 du matin, des assaillants, armés de gourdins, de fusils calibre 12, de machettes, de cailloux et de couteaux, ont attaqué notre village. Pour moi, le bilan est très amer : huit personnes, dont ma grand-mère et mes petites sœurs, ont été brûlées et sont mortes ; ma tante, fusillée dans la maison, a également été tuée ; mon petit frère, Yeba Goslin, qui a été atteint au bas-ventre, a été conduit d’urgence à Daloa où il a subi une intervention d’urgence au CHR de ladite ville. Quant à moi, j’ai été blessée au bras droit. La maison ayant pris feu, j’ai pris la fuite. Je dois ma vie à la compétence du corps chirurgical de Duékoué.» Koui Tiédié Benoît enfonce le clou : «Les assaillants sont rentrés dans mon campement en incendiant toutes les cases qui s’y trouvent. Tous mes biens ont été détruits.» Eugène Lehekpahe est plus précis : «Du 29 avril au 2 mai, ma cour, située quartier Belleville, dans la commune de Duékoué, a été attaquée par des inconnus armés. Ils étaient en très grand nombre et provenaient du quartier Kokoman, voisin de celui de Belleville. Ils portaient majoritairement l’uniforme dozo des rebelles.» Vlei Bah Simplice confirme, en évoquant le décès de ses frères et sœurs : «Une bande, armée de fusils et portant des habits dozos, est entrée dans la cour de mon grand frère Vlei Bah Maurice. Ils ont tiré plusieurs coups de fusil et j’ai retrouvé mon frère mort le lendemain, 1er juin 2005.»

La France accusée entre les lignes

Bien entendu, Jacques Vergès ne se contente pas de reproduire les témoignages accablants des familles des victimes. Il prend sa part d’engagement. «D’habitude, j’ai les nerfs solides mais j’ai été indigné : bébés violés, torturés, assassinés, femmes déchiquetées, hommes massacrés. Sur ces massacres, le silence de la communauté internationale et de la France en particulier est impardonnable, j’ai voulu lever le voile sur ce qui constitue un crime contre l’humanité (…) D’avocat, je suis passé au rang de témoin. (…) En France, les autorités se sont mis le doigt dans l’œil. Elles ont eu et nous donné une vision entièrement fabriquée et injuste. (…) Je suis avocat, ce qui fait ma force, c’est mon indépendance. Je ne suis l’avocat d’aucune institution d’Etat. On ne va pas me dire : si tu vas à Abidjan, tu vas perdre la clientèle d’Air France ou du Crédit Lyonnais. Je ne suis l’avocat ni de Air France, ni du Crédit lyonnais. Donc, il n’y a pas de pressions possibles sur moi. J’assume ce ue je fais, et si je vois des responsables en France, je leur dirai : vous vous êtes mis le doigt dans l’œil.»
Vergès affirme puissamment que la Côte d’Ivoire est attaquée pour ses richesses. «Outre le cacao et le café, dont la Côte d’Ivoire est respectivement le 1er et le 10e producteur mondial, produits dont dépend plus du tiers de la population ivoirienne, la Côte d’Ivoire est, on l’a dit, l’un des principaux producteurs de coton en Afrique subsaharienne. Pétrole, gaz, diamants et or, ainsi que des métaux qui sont actuellement utilisés dans la fabrication de satellites, occupent également une place croissante de l’économie (…) Il est (…) de plus en plus question des découvertes de puits de pétrole et même d’une réserve proche de celle du Koweït. La Côte d’Ivoire serait en passe de devenir le deuxième producteur africain de pétrole après le Nigeria. Par ailleurs, une nouvelle réserve de gaz devrait permettre une exploitation pendant un siècle au moins. La guerre en Côte d’Ivoire est-elle liée à ces nouvelles découvertes ? La déstabilisation de ce pays est-elle orchestrée et destinée à favoriser l’exploitation sans contrôle des produits existants ? Et si oui, par qui ? La question vaut la peine d’être posée ! Comment ne pas faire le rapprochement entre cette déstabilisation qui semble savamment entretenue et la découverte en 2002 de ces énormes réserves de pétrole dans le sous-sol. Les dictatures sont plus aisées à contrôler que les démocraties. Un pouvoir fort ne coûte que l’achat de ses dirigeants, une démocratie est moins aisément corruptible, en principe. Comment ne pas constater que les troubles en Côte d’Ivoire, l’exacerbation des querelles intestines, la montée en charge des tensions ne peuvent que profiter à moyen terme à des intérêts étrangers au pays.»
Qui sont donc ces intérêts étrangers ? L’auteur ne désigne pas nommément la France – qu’il accuse seulement de n’avoir rien compris et d’avoir indûment mis à égalité un Etat démocratique et une horde de rebelles. C’est évidemment discutable, la responsabilité de Paris allant plus loin. Par ailleurs, Jacques Vergès évoque – trop rapidement et avec quelques imprécisions – les massacres de novembre 2004, et parle d’une erreur de tir de l’armée ivoirienne à Bouaké, là où un montage éhonté est plus que probable. Mais il y a sans doute des niveaux de vérité qu’on ne peut atteindre en parlant de la crise ivoirienne à partir de la France…

La petite «bombe» de Vergès qui démasque Ouaga et Paris

Ceci dit, une information lancée comme ça, à la page 114, montre bien que l’avocat en sait plus et pourrait parler à nouveau. «Le 10 septembre 2002, mécontent de n’avoir qu’un ministre au lieu de deux au gouvernement, Rober Gueï n’hésite pas à déclarer que Laurent Gbagbo l’a roulé et qu’il ne va pas rester longtemps au pouvoir. Un coup d’Etat es en effet en préparation, des uniformes de militaires ivoiriens, commandés à Paris et livrés à Ouaga par avion en juillet 2002, seront acheminés sur Bouaké en septembre. Les soldats ivoiriens déserteurs sont partie prenante.» Pourquoi la France a-t-elle livré des uniformes ivoiriens au Burkina Faso ? Qui, exactement, les a commandés ? Par quel biais ont-ils été payés ? Ces interrogations devraient nous mener tout droit aux financiers et commanditaires directs de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. La vérité est en marche. Elle ne s’arrêtera pas. Peur sur le bloc franco-rebelle !»
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