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 Revue de presse du NEPAD

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Tite Prout
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15052006
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Le Figaro, no. 17883
Le Figaro Économie, mercredi 6 février 2002, p. 3

MONDE-FRANCE

COOPÉRATION Un sommet se réunira vendredi à l'Elysée autour du nouveau partenariat pour le développement en Afrique (Nepad)
L'Afrique ne profite pas de la mondialisation

Sixtine LEON-DUFOUR

Après une année 2001 difficile, l'Afrique aborde 2002 avec des perspectives économiques peu réjouissantes. La croissance du continent devrait encore baisser cette année pour atteindre 3,2 %, selon un rapport de l'OCDE et de la Banque africaine de développement publié hier. Un rythme insuffisant pour " permettre à la plupart des pays africains d'atteindre l'objectif, fixé par la communauté internationale, de réduire la pauvreté de moitié d'ici à 2015 ", a relevé dans son étude sur l'Afrique, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Autre constat inquiétant : la part de l'Afrique dans les échanges mondiaux représente tout juste 1,8 %, dont la moitié est assurée par l'Afrique du Sud. Mais ce pays, sur lequel la communauté internationale fondait beaucoup d'espoirs pour entraîner le reste du continent dans une spirale vertueuse, est confronté à un effondrement de sa monnaie nationale, le rand.

C'est dans ce contexte que se tiendra vendredi à Paris le sommet consacré au Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (Nepad) qui réunira une douzaine de chefs d'Etat africains autour de Jacques Chirac, en prévision du prochain sommet du G 8 prévu au Canada en juin prochain.

Le Nepad, issu de la fusion des stratégies économiques africaines, s'est fixé notamment pour objectif d'attirer plus d'investisseurs et donc de capitaux, véritable clé de la " réintégration du continent africain dans l'économie mondiale ", a insisté hier le président sénégalais Abdoulaye Wade, l'un des principaux initiateurs du Nepad aux côtés du Sud-Africain Thabo Mbeki, du Nigérian Olusegun Obasanjo et de l'Algérien Abdelaziz Bouteflika.

Pour les membres du Nepad, l'annulation de la dette apparaît même comme " secondaire " au regard de la nécessité d'attirer les investisseurs privés, sur des secteurs très variés. " Certains disent que les nouvelles technologies en Afrique ce n'est pas la peine. C'est faux. Elles nous permettront de sauter et d'arriver en plein dans l'économie mondiale ", a insisté Abdoulaye Wade.


Illustration(s) :

WAG


Catégorie : Économie
Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales
Sujets - Le Figaro : VIE INTERNATIONALE; SOMMET; NEPAD; COOPERATION; CONJONCTURE; ECHANGES; AIDE AU DEVELOPPEMENT
Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : AFRIQUE
Type(s) d'article : ARTICLE; INFOGRAPHIE
Taille : Court, 247 mots

(c) 2002 Le Figaro. Tous droits réservés.

Doc. : news·20020206·LF·17883301ECO
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Revue de presse du NEPAD :: Commentaires

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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:05 par Tite Prout
Le Figaro, no. 17942
Le Figaro Économie, mardi 16 avril 2002, p. 2

MONDE-FRANCE

DÉVELOPPEMENT La conférence sur le financement du Nepad
Les investisseurs accourent au sommet de Dakar

Sixtine LEON-DUFOUR

Dès la sortie de l'aéroport, sur la route qui mène au centre de Dakar, le ton est donné par les banderoles pédagogiques et colorées accrochées aux murs : « Gloire aux leaders de l'Afrique debout ! » ou encore « Un continent : l'Afrique ; Un challenge : le Nepad ; Une finalité : le développement ». Le coup d'envoi hier, et pour trois jours, de la conférence du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (Nepad) s'est fait au rythme des danseurs et de la musique accueillant plus d'un millier de participants. Parmi eux plusieurs centaines d'entreprises privées issues des secteurs du BTP et de la construction, de l'énergie, de la pharmacie ou autre ont fait le déplacement « pour voir et parce que nous voulons y croire » comme l'expliquait l'un des membres de la chambre de commerce et d'industrie de Paris, venu en force avec une grosse délégation.

Un bémol toutefois : trois des « ténors » à l'origine de cette initiative historique sur le continent africain ont déclaré forfait à la veille du coup d'envoi de la conférence. Le président nigérian Obusegun Obasanjo, le Sud-Africain Thabo Mbeki et le président algérien Abdelazziz Bouteflika sont retenus dans leurs pays par des « engagements politiques importants ». L'Égyptien Hosni Moubarak n'a pu faire le déplacement.

Il n'empêche. Pour le président sénégalais et hôte de la conférence, Abdulaye Wade, la présence d'une quarantaine de pays africains, dont une vingtaine représentés par le chef de l'exécutif, est suffisante pour montrer aux pays du Nord que le continent africain est uni, derrière un nouveau credo : s'en sortir par lui-même. Selon Wade, 40 ans de crédits et d'aide au développement en provenance des pays développés ont conduit à la double impasse actuelle. L'aide au développement est « indispensable mais ne fera pas de miracles ». Quant au crédit, il fait que l'Afrique croule aujourd'hui sous le poids de la dette. « Le Nepad n'est pas une opération de recyclage des aides existantes. Nous ne venons pas quémander mais proposer un nouveau partenariat. Nous devons chercher une autre voie, trouver de nouvelles ressources », a expliqué le président sénégalais devant une salle archicomble.

Beaucoup semblaient hier prêts à abonder dans ce sens : « Les opportunités existent en Afrique, il faut les exploiter. C'est difficile mais faisable », a lancé Frank Savage, le président américain de Savage Partner, un fonds spécialisé dans les investissements en Afrique. L'administrateur associé du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Zepherin Diabre, s'est offert d'être « l'avocat du Nepad » et s'est même engagé sur trois points : obtenir des notations des agences financières pour les pays dont les fondements macro-économiques sont bien orientés, faire venir les Bourses africaines à Wall Street de façon à rassurer les marchés occidentaux et enfin multiplier la mise en place de forums d'investisseurs partout en Afrique.


Illustration(s) :

Le président sénégalais Abdulaye Wade (à gauche) accueille son homologue kényan Daniel Arap Moi à Dakar. « Nous ne venons pas quémander mais proposer un nouveau partenariat », souligne Abdulaye Wade.
(Photo AFP.)


Catégorie : Économie
Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales
Sujets - Le Figaro : VIE INTERNATIONALE; CONFERENCE; NEPAD; AIDE AU DEVELOPPEMENT; INVESTISSEMENT ETRANGER
Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : AFRIQUE; SENEGAL
Type(s) d'article : ARTICLE; PHOTO
Taille : Moyen, 371 mots

© 2002 Le Figaro. Tous droits réservés.

Doc. : news·20020416·LF·17942207ECO
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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:06 par Tite Prout
Le Figaro, no. 17943
Le Figaro Économie, mercredi 17 avril 2002, p. 2

MONDE-FRANCE

Développement : les Etats-Unis étaient largement représentés au sommet du Nepad qui s'est achevé hier
Les entreprises américaines affichent leur intérêt pour l'Afrique

Sixtine LEON-DUFOUR

" Africa's time has come ! " Drapé dans un boubou blanc, Robert Tibbs président d'IP Direct, une société américaine spécialisée dans les nouvelles technologies, ne ménage pas son effet d'annonce. " Oui, les Etats-Unis croient au scénario africain ! " Au deuxième et dernier jour du sommet du Nouveau Partenariat pour le développement africain (Nepad), la présence d'investisseurs d'outre-Atlantique ne passe pas inaperçue.

Dès la cérémonie d'ouverture, le ton a été donné avec la lecture d'un message personnel du président George W. Bush adressant ses encouragements aux chefs d'Etat présents. Les entreprises américaines, quant à elles, ont massivement fait le déplacement : une cinquantaine officiellement, et pas des moindres : Microsoft (l'équipement de l'Afrique en ordinateurs est l'un des chevaux de bataille de Bill Gates), Hewlett-Packard, la banque d'affaires Merrill Lynch... Sans parler de la présence discrète mais appuyée de Susan Rice, ex secrétaire d'Etat américaine adjointe aux affaires africaines, venue en tant que directeur général d'Intellibridge Corporation. Une " task force " suffisamment organisée pour agacer les hommes d'affaires français qui ont vu d'un mauvais oeil ces " Yankees " chasser sur les terres de la " Françafrique "... " Je dois avouer, confie un proche du président sénégalais, qu'en préparant cette conférence nous avons eu beaucoup plus de répondant du côté des Etats-Unis qu'en Europe, et particulièrement en France, où notre discours a du mal à susciter l'adhésion... "

Pour faire passer leurs présentations émaillées de notions telles que le marketing, la stratégie ou encore la rentabilité, les entreprises d'outre-Atlantique n'ont pas hésité à utiliser une carte maîtresse durant ce sommet du Nepad : les " Afro-Américains ".

Alors, esbroufe politique ou réelle volonté d'investir ? " Notre intérêt pour le continent africain est renouvelé. Le Nepad est le signe de la détermination du continent à prendre son destin en main, c'est de bon augure ", explique Stephen Hayes, du Corporate Council on Africa (CCA), qui capte plus de 80 % de l'investissement privé en Afrique et regroupe en son sein des groupes comme Exxon Mobil, mais également des petites PME.

Symptomatique de ce regain d'intérêt : les différents fonds d'investissement privés spécifiquement tournés vers l'Afrique qui ont vu le jour aux Etats-Unis. A l'instar de l'Africa Millenium Fund, piloté par l'homme d'affaires américain Franck Savage, qui totalise 350 millions de dollars, dont le tiers provient du secteur privé, le reste étant garanti par le gouvernement américain. Ses objectifs ? Les secteurs des télécommunications, de l'énergie, mais également les services financiers ou les produits industriels de grande consommation, et ce à travers tout le continent et non pas uniquement dans la partie anglophone. " La multiplication des petites entreprises dans lesquels nous prenons un tiers du capital est l'une de nos priorités ", souligne Alice Dear, de l'Africa Millenium Fund.

Si une large majorité s'accorde à penser que cette première édition du Nepad a su aiguiser l'appétit des investisseurs, aucun projet concret n'a toutefois officiellement abouti lors du sommet.

Catégorie : Économie
Sujet(s) uniforme(s) : Personnalités politiques; Politique extérieure et relations internationales
Sujets - Le Figaro : VIE INTERNATIONALE; CONFERENCE; NEPAD; INVESTISSEMENT ETRANGER; AIDE AU DEVELOPPEMENT; ENTREPRISE
Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : SENEGAL; ETATS-UNIS; DAKAR
Type(s) d'article : ARTICLE
Taille : Moyen, 384 mots

(c) 2002 Le Figaro. Tous droits réservés.

Doc. : news·20020417·LF·17943214ECO
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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:06 par Tite Prout
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Les Echos, no. 18657
INTERNATIONAL, mardi 21 mai 2002, p. 8

AFRIQUE

Afrique : la Cedeao sera le cadre institutionnel du Nepad

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) sera désormais le cadre institutionnel du Nouveau Partenariat pour le developpement de l'Afrique (Nepad), ont décidé, vendredi à Yamoussoukro, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique qui ont par ailleurs ont décidé de prendre en compte les priorités du Nepad dans leurs politiques nationales.

Catégorie : Politique nationale et internationale
Type(s) d'article : BREF
Taille : Court, 48 mots

© 2002 Les Echos. Tous droits réservés.

Doc. : news·20020521·EC·028
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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:07 par Tite Prout
Le Monde
International, vendredi 28 juin 2002, p. 02

DIPLOMATIE

Le continent africain présente son plan de développement au G8
Les chefs d'Etat du Nigeria, d'Algérie, du Sénégal et d'Afrique du Sud rencontraient, jeudi, les dirigeants des pays les plus riches de la planète invités à sceller le Nouveau Partenariat pour le développement en Afrique (Nepad), tentative de palliatif contre la chute des aides publiques

STERN BABETTE; BREUILLAC BRIGITTE

CALGARY de notre envoyée spéciale - Les chefs d'Etat de quatre pays africains (Nigeria, Algérie, Sénégal et Afrique du Sud) rejoignaient, jeudi 27 juin, leurs homologues des huit pays les plus puissants réunis à kananaskis (Canada), pour le lancement du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique ( nepad ). Il s'agit d'un programme lancé en octobre 2001 pour faire de l'Afrique un continent attractif pour les investisseurs privés afin de ne plus dépendre principalement d' aides publiques au développement qui vont en diminuant. Le G8 appuie cette initiative mais demande aux pays africains de présenter des projets concrets et de donner des gages de bonne gouvernance. L'initiative ne fait pas l'unanimité en Afrique, où des organisations non gouvernementales se regroupent pour réclamer l' annulation de la dette contractée auprès des pays riches.

L'Afrique conviée dans le cercle très fermé des pays les plus puissants du monde, l'idée aurait surpris il y a encore quelques années. Et pourtant, en ce deuxième jour du sommet de Kananaskis, quatre chefs d'Etat africains (ceux du Nigeria, d'Algérie, du Sénégal et d'Afrique du Sud) viennent non pas quêter aide et assistance, mais proposer aux pays riches de s'engager avec eux dans un partenariat où chacun fera sa part.

Au sommet de Gênes déjà, en juillet 2001, les mêmes avaient fait le déplacement pour expliquer aux Huit que l'Afrique souhaitait démarrer de nouvelles relations avec le Nord. Cette démarche de « réappropriation » par le continent noir de son destin avait intéressé sans convaincre.

Depuis, le projet a pris de l'étoffe. C'est au nom de l'Afrique que viennent parler, jeudi 27 juin, les quatre chefs d'Etat : à Abuja, en octobre 2001, ils avaient, avec leurs pairs de l'Organisation de l'union africaine, signé le véritable acte de naissance du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad). Comme l'a dit le président nigérian Olusegun Obasanjo, « ce n'est ni une institution ni une organisation mais un programme global qui prend en compte tous les aspects du développement de l'Afrique ».

Il s'agit de faire de l'Afrique un continent attractif pour les investisseurs privés, pour ne plus compter exclusivement sur l'aide des pays riches, qui a montré ses limites. Pour cela, les pays africains ont affirmé leur engagement en faveur de la bonne gouvernance aussi bien politique qu'économique. Ils ont retenu la région comme espace opératoire pour favoriser l'intégration des économies et remédier à l'étroitesse des marchés. Ils ont fixé les priorités : agriculture, éducation, santé, nouvelles technologies de l'information, environnement, énergie, infrastructures et accès aux marchés.

Qu'attendent-ils du G8 ? Qu'il les aide « à créer les conditions d'accueil, d'attrait et d'engagement des capitaux privés », résume le président sénégalais Abdoulaye Wade, avec pour objectif final d'attirer quelque 64 milliards de dollars d'investissement par an et d'atteindre un taux de croissance de 7 % au cours des quinze prochaines années.

Cela ne veut pas dire pour autant que les financements publics seront dédaignés. Ils pourraient même constituer un complément dans le cas de projets à faible rentabilité. Toutefois, les modalités de partenariat public-privé restent à définir. Si, à Dakar, on affirme qu'il n'est pas question de demander à Kananaskis des financements pour des projets précis, les chefs d'Etat africains n'en attendent pas moins du G8 « un plan d'action » pour mettre en oeuvre le Nepad, et ce plan devrait comporter un volet financier.

le fardeau de la dette

De son côté, le G8 se dit déterminé à appuyer l'initiative africaine mais attend des pays africains qu'ils présentent des projets concrets et donnent des gages de bonne gouvernance. Ils ont pourtant fait un premier pas. Reconnaissant que le fardeau de la dette est un frein à toute tentative de l'Afrique de sortir de l'ornière, ils se sont prononcés, mercredi, en faveur d'un effort supplémentaire (de l'ordre de 1 milliard de dollars) pour aller plus loin dans l'annulation de la dette des pays touchés par des chocs extérieurs, comme la baisse des matières premières. Ils devraient également s'engager à ouvrir plus largement leurs marchés aux produits du Sud. Enfin, une partie importante de l'augmentation de l'aide publique au développement des pays riches devrait être consacrée à l'Afrique.

Loin d'être encore un véritable plan d'action, « le Nepad est le premier processus qui nous verra négocier, tous ensemble, avec le monde développé » avait déclaré le président ougandais Yoweri Museveni lors du sommet économique africain de Durban en juin, en saluant la rupture avec une ère de rapports entre pays riches et Afrique « où les mendiants sont tolérés mais ne sont jamais des partenaires égaux ».

Reste aux deux groupes partenaires de respecter leurs engagements. Après avoir plaidé pour que les pays riches tendent la main au continent noir, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui est également présent à Kananaskis, a prévenu que « les pays africains ne doivent pas avoir des attentes irréalistes ». Appuyant la redéfinition des relations entre l'Afrique et le monde industrialisé en liant investissement et bonne gouvernance, M. Annan s'est montré prudent, se gardant d'aller au G8 « pour rechercher un succès magique ».


Note(s) :

DOC : AVEC GRAPHIQUE "Des financements publics insuffisants" ET PHOTO

Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Aide internationale et humanitaire; Politique extérieure et relations internationales; Économie mondiale
Sujets - Le Monde : AFRIQUE; AIDE ETRANGERE; FINANCEMENT; INVESTISSEMENT; PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT; PAYS INDUSTRIALISES; PROGRAMME; SOMMET ECONOMIQUE
Type(s) d'article : GRAPHIQUE; PHOTO
Taille : Moyen, 667 mots

© 2002 SA Le Monde. Tous droits réservés.

Doc. : news·20020628·LM·839626
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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:07 par Tite Prout
Le Temps, no. 1519
Opinions, jeudi 19 décembre 2002

Le Nepad, une idée nouvelle de renaissance de l'Afrique, pour en finir avec les scandales et l'inertie
Christine von Garnier, secrétaire exécutive de l'antenne suisse du Réseau Afrique-Europe, évoque avec le chef de la délégation sud-africaine à l'OMC le rôle de redressement du continent que pourrait jouer le Nepad, le Nouveau partenariat économique pour le développement de l'Afrique

«Le Nepad, autrement dit le New Economic Partnership for Development in Africa, n'est pas une institution, ni une organisation, c'est une vision de l'avenir de l'Afrique, un programme à mettre en oeuvre»: ainsi s'exprime Faizel Ismael, chef de la délégation sud-africaine à l'OMC (Organisation mondiale du commerce), ancien avocat qui a lutté contre l'apartheid dans sa province du Natal. Il se mesure maintenant aux négociateurs des pays riches dont la Suisse qui, selon lui, a une position «rétrograde» sur la question des brevets sur les médicaments et défend les intérêts des entreprises pharmaceutiques suisses. «Mais qu'en dit le peuple suisse?» se demande-t-il.

Rompu à la lutte pour les droits de l'homme, le négociateur sud-africain appartient à cette nouvelle génération dynamique de cadres africains qui veut en finir avec les scandales en Afrique, son inertie, et qui croit en son avenir et à sa place dans le monde.

C'est le président sud-africain Thabo Mbeki qui a lancé cette idée nouvelle de «Renaissance de l'Afrique». Avec deux autres chefs d'Etats de pays africains avancés, Olosegun Obasanjo (Nigeria) et Ibrahim Wade (Sénégal), ils ont jeté les bases d'un renouveau pour l'Afrique sous la forme d'un vaste programme de développement global du continent «qui doit prendre sa place dans le processus de mondialisation, sinon il sombrera et disparaîtra». Deux autres chefs d'Etat sont venus les rejoindre, Abdelaziz Bouteflika (Algérie) et Hosni Moubarak (Egypte). Aujourd'hui, quinze pays africains sur 56 sont partie prenante et représentent les régions principales de l'Afrique au Nord, au Sud, à l'Est et à l'Ouest. Cette nouvelle vision d'une Afrique moderne a été acceptée par l'OUA (Organisation de l'unité africaine) à Lusaka en mars dernier, qui est aussi devenue l'UA (l'Union africaine). En effet, cette institution supra-étatique africaine plutôt vacillante entend se réformer en une Union africaine avec des structures institutionnelles comparables à celles de l'Union européenne.

Les principaux objectifs de ce Nouveau partenariat économique pour le développement en Afrique sont d'empêcher la marginalisation croissante de l'Afrique dans le processus de globalisation en cours, de promouvoir une croissance accélérée et le développement durable, et de réduire la pauvreté et les inégalités. A cet effet, un Comité d'action des quinze chefs d'Etat se réunit tous les quatre mois et le Comité de fondation sous la présidence sud-africaine, tous les mois. Ce dernier a mis sur pied cinq équipes de travail dans les domaines suivants: paix et sécurité (responsable l'Afrique du Sud), économie et gouvernance (UNECA, United Nations Economic Commission for Africa), infrastructures (responsable Sénégal et Banque africaine de développement), agriculture et accès aux marchés (l'OUA/UA), finances et banques (Nigeria et Banque africaine de développement). Les maîtres mots du Nepad sont la gouvernance politique, les institutions de contrôle, l'intégration de la société civile, les droits de l'homme, des notions que ne prônait pas particulièrement l'OUA, jalouse de préserver les souverainetés nationales avec des conséquences souvent désastreuses. «Tout cela, ce sont des idées nouvelles en Afrique, et nous allons décider nous-mêmes ce que c'est que la gouvernance politique, les droits de l'homme, la démocratie. Les Africains vont s'évaluer et se contrôler mutuellement», note Faizel Ismael.

Cette vision dynamique, organisatrice et structurante de l'Afrique suscite de nombreuses critiques qui sont prises très au sérieux par les membres fondateurs. Première critique: le peuple - la base - n'a pas été consulté. «C'est vrai, admet-il, mais nous organisons maintenant dans plusieurs pays des séminaires, des rencontres académiques, des discussions de rue. Notre but est que le peuple se réapproprie l'idée du Nepad et en fasse son programme, que la société civile et les ONG viennent avec des critiques constructives».

Deuxième critique: vous vendez l'Afrique sur un plateau aux gagneurs du néolibéralisme, selon la pensée de Mme Aminata Traoré, ancienne ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, qui défend les valeurs et la culture africaines. La réponse du négociateur sud-africain est cinglante: «Se tenir en dehors du processus de mondialisation, se replier sur soi est suicidaire pour les Africains. Le concept de renaissance africaine est en soi un concept culturel qui englobe aussi la culture au sens strict du terme. C'est un changement fondamental qui respecte la diversité de nos racines culturelles et la créativité des peuples.»

Troisième critique: où trouver les sommes énormes pour ce programme? «Il faut beaucoup d'argent pour la réalisation du Nepad avoue le Sud-Africain, une aide multilatérale et bilatérale accrue est indispensable, la remise des dettes africaines et des investissements. En ce qui concerne la Suisse, les banques investissent dans ce qui est profitable à court terme, alors que nous aurions besoin de capitaux pour le développement à long terme. Nous avons pris de nombreux contacts en Afrique, au niveau international et même au World Economic Forum pour les investissements.» Dernière remarque, l'entente n'est pas forcément cordiale entre les chefs d'Etat fondateurs, la puissance sud-africaine irrite les Sénégalais, mais il semble que la raison l'emporte sur les visées personnelles.

Une chose est sûre, pour la première fois dans l'histoire récente de l'Afrique, des chefs d'Etat prennent l'initiative de son destin dans une vision moderne et cohérente, cherchant à se rapprocher du modèle européen qui lui aussi s'est construit au fil du temps et des pressions extérieures. C'est un travail gigantesque, mais l'Afrique a des ressources humaines, économiques et naturelles inestimables. Le partenariat privé est certes indispensable pour l'Afrique, à condition que les contrats passés avec les entreprises privées soient éthiques, c'est-à-dire pas seulement source de profits, mais visant le bien commun des plus défavorisés et une relève ayant le know how technologique. Par-dessus tout, il faut souhaiter que l'aide publique au développement accordée par la Suisse et d'autres pays industrialisés s'accroisse à l'encontre de l'Afrique, dans une vision à long terme: celle de voir se tarir les flux de réfugiés, de diminuer les occasions de terrorisme, d'augmenter les capacités de futurs consommateurs et de ne plus entendre que des milliers de personnes y meurent chaque jour des suites de la pauvreté. Tout cela est une insulte à la dignité du genre humain et d'un continent qui a vu naître les premiers êtres humains. L'avenir de notre planète passe par une solidarité bien comprise. A l'heure de la morosité économique ambiante, il y a peut-être d'autres voies inattendues à l'horizon.

Catégorie : Éditorial et opinions
Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales; Économie mondiale
Taille : Long, 821 mots

© 2002 Le Temps SA. Tous droits réservés.

Doc. : news·20021219·TE·103096
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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:08 par Tite Prout
l'Humanité
Monde, mercredi 4 juin 2003, p. 12

G8 : Sommet/Contre-Sommet
Le NEPAD, "coussin pour genoux" africains
Le chercheur sud-africain Patrick Bond s'élève contre les logiques du plan de développement.

Carroy, Chrystelle

Johannesburg (Afrique du Sud) - En une soixantaine de pages, le NEPAD est censé apporter des solutions pour le continent africain. Des recettes que Patrick Bond, professeur à l'université du Witwatersrand (Johannesburg), réfute dans plusieurs de ses livres et aujourd'hui dans le Test zimbabwéen du NEPAD. Pourquoi le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique est déjà en train d'échouer. Cet ouvrage collectif (en anglais) auquel il a collaboré doit être publié dans les jours qui viennent par la Coalition du Zimbabwe sur la dette et le développement (ZIMCODD).

Le NEPAD figurait en tête de l'agenda du sommet d'Évian. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Patrick Bond. Politiquement, les promesses de bonne gouvernante du NEPAD ont été brisées par des élections inéquitables, au Zimbabwe et au Nigeria. Économiquement, c'est une copie conforme du consensus de Washington. D'où certaines critiques pour qui l'acronyme NEPAD signifie en fait knee-pad, afin que l'obéissance à l'autorité du G8 puisse se faire dans un certain confort. Parce que l'Afrique est devenue si marginale, mis à part son pétrole et ses minéraux précieux.

Bien que le NEPAD soit présenté comme un projet africain, sa bonne marche dépend de la générosité du Nord. Vous parlez souvent de re-colonisation de l'Afrique...

Patrick Bond. Oui. Ce problème a fait surface dans les années quatre-vingt. C'est à ce moment que le FMI et la Banque mondiale se sont mis à décider des politiques à mener dans les pays africains. Et la nouvelle combine pour vendre de vieilles stratégies, c'est de les qualifier de "faites maison", même si les parlementaires africains ou les sociétés civiles n'ont à aucun moment été mis à contribution.

Selon vous, si le NEPAD était appliqué, à quoi ressemblerait l'Afrique ?

Patrick Bond. Les Zimbabwéens, en particulier, en comprennent le danger, car Mugabe est soutenu par Mbeki et Obasanjo. Les dictateurs vont recevoir des carottes et leurs victimes resteront ignorées. Les infrastructures seront de plus en plus privatisées, avec des déconnections plus nombreuses des services publics de base. Des forces de paix seront déployées mais les accords, comme au Congo-Kinshasa ou au Burundi, n'aborderont pas les problèmes à la racine et les tueries de masse continueront. Et comme les régulations sur le commerce et les finances seront supprimées, la désindustrialisation et la fuite des capitaux s'intensifieront.

Pensez-vous cependant que les tendances encouragées par le NEPAD doivent, ou peuvent être renversées ?

Patrick Bond. Oui, et cela doit venir d'une société civile en colère. Il arrive que ces mouvements se mettent progressivement à la politique, voire jouent un rôle dans la prise de pouvoir, et reviennent sur les mesures néolibérales en place. On l'a vu dans presque tous les pays d'Amérique latine et, aujourd'hui, ces idées sont discutées sur le continent, notamment dans le cadre du Forum social africain ou lors de campagnes de terrain pour la justice sociale et environnementale. J'ai de grands espoirs dans les mouvements présents en Afrique australe qui sont d'ailleurs en conflit constant avec le NEPAD.

Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales
Taille : Moyen, 378 mots

© 2003 l'Humanité. Tous droits réservés.

Doc. : news·20030604·HU·0033
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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:09 par Tite Prout
Le Monde
Economie, mardi 1 juillet 2003, p. 5

Le Monde ÉCONOMIE

FOCUS
En Afrique, le Nouveau partenariat pour le développement attend des actes
Le forum économique africain vient de réaffirmer la nécessité d'une « surveillance mutuelle » pour chaque pays membre du NEPAD

Fabienne Pompey

DURBAN (Afrique du Sud) de notre envoyée spéciale - Pas de danses traditionnelles ni de tam-tam, pas de longs discours de bienvenue ni de remerciements. Le Forum économique africain qui s'est déroulé du 11 au 13 juin en Afrique du Sud ne ressemblait en rien aux grands-messes solennelles et colorées dont le continent a le secret. A Durban, chefs d'Etat, ministres et hommes d'affaires voulaient donner une nouvelle image de l'Afrique, celle d'un continent qui ne passe pas son temps en palabres, se prend en charge et respecte ses engagements vis-à-vis du reste du monde. De la poudre aux yeuxou un vrai changement ? Pour se convaincre, les sceptiques attendent des actes.

Pendant trois jours, on a parlé partenariat public-privé, bonne gouvernance, démocratie, avec conviction et enthousiasme. Mais les pays africains capables de remplir un tel cahier des charges se comptent pour le moment sur les doigts d'une main. « Le train du Nepad passe, tant pis pour ceux qui ne seront pas montés en route », assure un officiel sud-africain dans les couloirs du Forum.

Le Nepad, le Nouveau partenariat pour le développement, a été lancé il y a deux ans par quatre pays, l'Afrique du Sud, le Sénégal, le Nigeria et l'Algérie. Ces pays proposent de changer les rapports Nord-Sud en les fondant sur un marché qui, a priori, sied à tout le monde : bonne gouvernance et démocratie contre ouverture des marchés, aide au développement et investissements privés. Dans cette initiative, les Africains ont reçu le soutien des bailleurs de fonds, un appui réaffirmé début juin lors du G8 à Evian, mais qui reste subordonné à des actions concrètes.

La clé de voûte de cet édifice encore vide est la « surveillance mutuelle ». Chaque pays africain sera soumis régulièrement à un examen par ses voisins de ses progrès en matière de démocratie, bonne gestion, respect et indépendance des institutions judiciaires et droits de l'homme. « C'est la pierre angulaire du Nepad, c'est par ce mécanisme qu'il deviendra crédible », estime Trevor Manuel, le ministre des finances sud-africain.

Placé au centre des débats à Durban, ce mécanisme n'a pourtant pas séduit tout le continent. Seuls quinze pays (Afrique du Sud, Algérie, Burkina, Cameroun, République démocratique du Congo - RDC -, Ethiopie, Gabon, Ghana, Kenya, Mali, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sénégal) ont accepté de se plier volontairement à l'exercice. Pour une raison simple, indique le secrétaire général du Nepad, Wiseman Khuhlu, « tous les chefs d'Etat africains ne sont pas des démocrates ». Mais pas seulement. Le Botswana par exemple, qui est arrivé en tête dans un classement du Forum économique mondial pour sa compétitivité économique et son avancement démocratique, n'a pas adhéré à cette « surveillance mutuelle », qu'il juge mal préparée. Qu'importe, il faut des actes et le premier examen devrait avoir lieu avant septembre au Ghana. Le temps presse. A Evian, les pays industrialisés ont annoncé que cet examen par les pairs « orienterait les décisions futures » du G8 vis-à-vis du continent.

La plupart des principes énoncés dans le Nepad sont déjà inclus dans la charte de l'Union africaine, et jamais respectés faute de volonté politique et de moyens de coercition. La « diplomatie silencieuse » de l'Afrique du Sud au Zimbabwe laisse planer des doutes sur l'engagement de ce pays à dénoncer la politique de ses voisins. Pour ne pas se mettre en situation difficile, les artisans du Nepad ont donc choisi de se concentrer pour le moment sur un petit cercle de pays, avec pour leader l'Afrique du Sud.

« Le Nepad est avant tout l'instrument de l'hégémonie sud-africaine en Afrique » , estime de son côté un banquier européen qui ne souhaite pas être cité, pendant que sur l'écran géant de la salle de conférence s'affichent les success stories du Nepad : une liste d'une dizaine de noms de compagnies sud-africaines. Depuis la fin de l'apartheid, les grandes entreprises du pays, jusque-là confinées dans ses frontières, sont parties à la conquête du continent. A Kinshasa (RDC), à Accra (Ghana) ou à Dar es-Salaam (Tanzanie), on téléphone Vodacom, on fait ses courses au Pick'n Pay et on prend son essence chez Engen, toutes sociétés originaires d'Afrique du Sud dont les publicités envahissent le paysage urbain des capitales du continent. Des mines en passant par la grande distribution ou les télécommunications, elles investissent tous azimuts.

Et il ne s'agit plus seulement de faire du business. Pretoria s'implique de plus en plus dans la résolution des conflits et sera certainement le leader dans l'organisation de la future force de paix africaine. « L'Afrique du Sud veut assurer son influence sur le continent. Elle veut être un acteur de la mondialisation, son ambition est d'entrer dans un futur G20 », explique un cadre du Forum économique mondial (World Economic Forum, WEF).

Les pays engagés dans le Nepad acceptent plus ou moins tacitement ce leadership. Mais c'est loin d'être le cas des autres Etats. Le sommet de Durban, réservé pendant des années à l'Afrique australe, a eu beau s'ouvrir depuis deux ans à tout le continent, aucun pays francophone, excepté Madagascar, n'a envoyé de représentant cette année. « Nous sommes très déçus de l'absence des francophones », admet Haïko Alfeld, directeur Afrique au WEF. Même le Sénégal, pourtant initiateur du Nepad, n'avait délégué à Durban que son ambassadeur à Pretoria. « La France défend le multilatéralisme, mais quand il s'agit de l'Afrique, elle reste empêtrée dans ses relations bilatérales », estime un cadre du WEF. Le Forum, où la participation est payante, se tenait juste après le sommet d'Evian et à quelques semaines du sommet de l'Union africaine, prévu début juillet à Maputo, au Mozambique. « Cela fait beaucoup de réunions, on ne peut pas être partout », justifie un diplomate français.

Beaucoup considèrent encore le Nepad comme un nouveau jouet : tant que la « surveillance mutuelle » n'aura pas été mise en place et reconnue comme efficace, ce nouveau partenariat restera un mythe de plus. Le président sud-africain, Thabo Mbeki, a promis que les premiers projets estampillés Nepad verront le jour cette année. Jusqu'ici, il ne s'agit que d'un label apposé sur des projets qui existaient déjà, et auraient vu le jour avec ou sans le Nepad.

Titre complémentaire : Forum économique Africain du mercredi 11 au vendredi 13 juin 2003

Catégorie : Économie
Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales; Économie mondiale
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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:09 par Tite Prout
l'Humanité
Monde, mardi 19 avril 2005, p. 10

Afrique. Le sommet de Charm el-Cheikh s'ouvre. Thabo Mbeki, Abdoulaye Wade et le président nigérian ont annoncé qu'ils n'y participeraient pas.
Le NEPAD fait grise mine

Chatain, Jean

Lancé à grands sons de trompe voici moins de quatre ans (juillet 2001), le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) était alors présenté comme un ambitieux plan de développement visant à attirer les investissements occidentaux en contrepartie d'un engagement des États africains à la "bonne gouvernance". Bref, il s'agissait, selon ses promoteurs, d'un plan global pour sortir le continent de la pauvreté. Cette tonalité triomphaliste apparaît d'ores et déjà lointaine, si l'on en juge par la préparation du sommet de Charm el-Cheikh (Égypte), qui doit s'ouvrir aujourd'hui. Une trentaine de chefs d'État africains sont attendus ce mardi sur les bords de la mer Rouge. Mais, en l'occurence, la liste des chaises vides est au moins aussi révélatrice que celle des présidents ayant répondu à l'invitation. Deux des fondateurs du NEPAD, les présidents sénégalais, Abdoulaye Wade, et sud-africain, Thabo Mbeki, ont fait savoir qu'ils ne comptaient pas participer à ce sommet. De même pour ce qui concerne Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'Union africaine (UA) et chef de l'État nigérian, le plus peuplé du continent et sixième exportateur pétrolier de la planète.

Découragement prévisible

Thabo Mbeki et Abdoulaye Wade avaient déjà marqué leur déception à l'égard de cette initiative annoncée comme remède miracle pour l'Afrique dans son ensemble lors de son coup d'envoi en 2001. "J'ai de grandes difficultés à expliquer ce que nous avons réalisé", avait reconnu le second en octobre 2004, lors du sommet de Johannesburg. Réaffirmant toutefois la vocation du NEPAD de "polariser et cristalliser l'espérance de l'Afrique", il relevait aussitôt que rien n'avait été engagé dans les huit secteurs clés définis par les promoteurs du "nouveau partenariat" : santé, agriculture, infrastructure, éducation, technologies de l'information, télécommunications, sciences et technologie. Il est vrai que les principaux pays industrialisés, réunis au sein du G8, s'ils avaient multiplié les déclarations de soutien au NEPAD, ont oublié leurs promesses d'aide financière, à peine celles-ci formulées. L'un des objectifs de Charm el-Cheikh est d'ailleurs de les rappeler aux gouvernements du G8...

Cette atmosphère de découragement n'était pas en soi imprévisible. Passé le temps des effets de manche à l'intention des institutions financières internationales, le rôle de carcan institutionnalisé du NEPAD ne pouvait qu'apparaître rapidement. Ce que Mamadou Dia, ancien président du Conseil du Sénégal lors de l'indépendance de ce pays, avait prédit, dès l'été 2001, dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique : "Nous ne pouvons accepter que nos propres dirigeants agissent, consciemment ou inconsciemment, en qualité d'intermédiaires du capitalisme international, créant ainsi artificiellement en Afrique les conditions nouvelles d'une situation déjà périlleuse"... Il est rejoint par l'ex-ministre malienne de la Culture, Aminata Traoré, écrivant dans un ouvrage sortant ces jours-ci (1) : "Plus qu'un leurre, le NEPAD est la plus gigantesque des dérives autoritaires auxquelles notre continent pouvait se prêter dans les circonstances actuelles. Le fait d'ériger cette initiative présidentielle en cadre quasi unique de réflexion et de négociation du présent et de l'avenir de 800 millions de personnes, à leur insu, est une violation de leurs droits économiques, politiques, sociaux et culturels."

Des PIB plus bas qu'en 1974

La même a cette comparaison : "Dans certains villages du Sahel, les enfants ont coutume de fabriquer une monture en tige de mil dénommé en bamanan Nyokasolo" (cheval de tige de mil). À ses yeux, le NEPAD n'est rien d'autre qu'un Nyokasolo inédit : les Africains "jouent à la [cette monture] chevaucher alors qu'elle ne mène nulle part".

Selon Ibrahim Hassan, conseiller du ministre égyptien des Affaires étrangères pour les affaires africaines, le sommet doit également prendre connaissance du premier rapport d'évaluation de quatre pays africains par leurs pairs, dans le cadre du MAEP (mécanisme africain d'évaluation par les pairs). Ce système d'évaluation collégiale de la "bonne gouvernance" en Afrique, telle que conçue par le G8 ou le FMI, a été officialisé en février 2004 par le NEPAD. Ce premier rapport du MAEP concerne le Ghana, le Kenya, la Mauritanie et le Rwanda. Sept autres pays africains : Afrique du Sud, Algérie, Mali, Mozambique, Nigeria, Ouganda et Sénégal, devraient être soumis à une évaluation similaire en 2005.

Rappelons que, selon une étude du Forum économique mondial de Davos, le produit intérieur brut (PIB) en Afrique subsaharienne est de 200 dollars par habitant, plus bas que son niveau de 1974. L'Afrique a déjà raté les objectifs du Millenium des Nations unies de réduire notablement la pauvreté en 2015, selon la plupart des experts.

(1) Lettre au président des Français à propos de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique en général, (Fayard, mars 2005), 190 pages, 13 euros.


Illustration(s) :

AFP
Deux des fondateurs du NEPAD, Thabo Mbeki et Abdoulaye Wade et ont fait savoir qu'ils n'iront pas à ce sommet.


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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:10 par Tite Prout
La Croix
ECONOMIE, mercredi 20 avril 2005, p. 21

Perspectives. Timides relances du Nepad à Charm-El-Cheikh.

COCHEZ Pierre

Les faits

Une trentaine de chefs d'État et de gouvernement africains se réunissaient hier à Charm-El-Cheikh, sur la mer Rouge, pour faire le point sur le Nepad (Nouveau partenariat pour le développement en Afrique), lancé en 2001. Le sommet, qui devait être ouvert par le président égyptien Hosni Moubarak, est marqué par l'absence de deux membres fondateurs de cette initiative : les présidents sénégalais Abdoulaye Wade et sud-africain Thabo Mbeki. Abdoulaye Wade semble s'être mis en retrait après avoir été « découragé » par le peu de résultats obtenus ces dernières années. « J'ai de grandes difficultés à expliquer ce que nous avons réalisé », avait-il déclaré l'an dernier.

Parmi les fondateurs présents à Charm-El-Cheikh, figure le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui avait accueilli en novembre 2004 un sommet à Alger. Le président nigérian Olusegun Obasanjo, donné d'abord absent, a finalement fait le déplacement. Il devait présenter les résultats de la conférence en milieu d'après-midi, à l'issue d'une unique séance de travail à huis clos.

Le contexte

Le sommet devait prendre connaissance du premier rapport d'évaluation de quatre pays africains par leurs pairs, dans le cadre du Maep (Mécanisme africain d'évaluation par les pairs). Ce système d'évaluation collégiale de la « bonne gouvernance » en Afrique a été lancé en février 2004. Ce premier rapport concerne le Ghana, le Kenya, la Mauritanie et le Rwanda. Sept autres pays africains (Afrique du Sud, Algérie, Mali, Mozambique, Nigeria, Ouganda et Sénégal) seront soumis à une évaluation similaire en 2005. L'Égypte a aussi insisté pour accueillir ce sommet afin de marquer un « tournant africain » de sa politique étrangère depuis l'arrivée à la tête de sa diplomatie d'Ahmed Aboul Gheit en juillet 2004. L'ambition du ministre est d'obtenir l'appui de l'Afrique pour un siège de membre permanent au Conseil de sécurité. L'Égypte doit faire face à deux concurrents de taille : l'Afrique du Sud et le Nigeria.

L'avenir

Un rappel des engagements des principaux pays industrialisés du G8 à soutenir financièrement l'initiative du Nepad devait être lancé. Les dirigeants africains doivent demander aussi l'annulation totale ou partielle de la dette africaine envers les pays riches, estimée à 142 milliards d'euros à la fin 2003. Le rapport d'activité qui sera présenté au sommet de Charm-El-Cheikh estime entre 38 et 54 milliards d'euros par an le flux financier nécessaire pour que les pays africains atteignent les objectifs en matière d'éducation, santé, nutrition et lutte contre la pauvreté qui leur ont été assignés par les Nations unies.

PIERRE COCHEZ

Catégorie : Économie
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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:10 par Tite Prout
l'Humanité
Monde, jeudi 21 avril 2005, p. 13

Afrique
La supplique du NEPAD

La création du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), en 2001, avait bénéficié d'un bruyant soutien des pays les plus riches - ceux du G8 - et d'engagements solennels à soutenir financièrement cette initiative. La dizaine de chefs d'État africains et la vingtaine de ministres réunis mardi à Charm el-Cheikh (Égypte) ont pu constater qu'il ne s'agissait là que de promesses de Gascons. Dès l'ouverture du sommet, le président égyptien Hosni Moubarak soulignait "l'urgente nécessité pour nos partenaires en développement de verser l'aide promise". Le rapport d'activité estime de 50 à 75 milliards de dollars le flux d'aide supplémentaire nécessaire pour que l'Afrique atteigne les objectifs de développement du Millénaire fixés par les Nations unies pour 2015.

L'atmosphère de découragement dans laquelle s'est déroulée la rencontre était illustrée par l'absence de deux des pères fondateurs du NEPAD, le Sud-Africain Thabo Mbeki et le Sénégalais Abdoulaye Wade. La conférence a par ailleurs pris connaissance du premier rapport d'évaluation de quatre pays africains par leurs pairs, dans le cadre du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs ; mais pas plus le Ghana que le Kenya, la Mauritanie ni le Rwanda n'avaient jugé nécessaire de dépêcher de représentant.

Le rapport d'activité insiste sur les "progrès accomplis" par le NEPAD. Il s'agit surtout du lancement d'un gazoduc entre le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana. Le document détaille d'autres projets, mais essentiellement pour mettre l'accent sur l'insuffisance des moyens financiers. Il demande donc au comité de pilotage du NEPAD de réclamer au G8 "une assistance plus prévisible et coordonnée" et de s'assurer que "l'aide accrue n'est pas seulement donnée à quelques pays".

Toujours selon le document, il faut doubler "à court terme" l'assistance financière, dont 10 milliards de dollars annuels pour les projets d'infrastructures transfrontières et autant pour accélérer le développement intégré du continent. Le NEPAD réaffirme enfin que la "manière la plus fondamentale d'augmenter l'assistance" consiste pour les donateurs à exécuter leur engagement sur une aide égale à 0,7 % de leur PIB en faveur des pays africains, l'allégement voire l'annulation de la dette africaine (185 milliards de dollars à la fin de 2003) et l'ouverture des marchés des pays riches aux exportations des pays du continent.

J. C.

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Re: Revue de presse du NEPAD
Message le Lun 15 Mai - 9:10 par Tite Prout
Le Monde
Economie, mardi 5 juillet 2005, p. 19

Le Monde ECONOMIE - DOSSIER - Afrique : au bon coeur du G8
Le Nepad peine à déboucher sur des réalisations concrètes
Le partenariat pour le développement de l'Afrique avait suscité beaucoup d'espoirs

Alexandre Jacquens

LAGOS correspondance - Dans les discours, le Nouveau partenariat pour le développement économique de l'Afrique est omniprésent, mais sur le terrain, on cherche souvent en vain ses réalisations. Le Nepad institutionnalisé au sein de l'Union africaine (UA), vise à mobiliser des fonds internationaux pour la réalisation de projets continentaux ou régionaux en Afrique. Lancé en juillet 2001, il est né de la fusion des plans Omega - du président sénégalais Abdoulaye Wade - et Map (Plan africain pour le millénaire) - conçu par le chef de l'Etat sud-africain Thabo Mbeki en collaboration avec ses homologues algérien Abdelaziz Bouteflika et nigérian Olusegun Obasanjo.

Mais jusqu'à présent, à part la mise en place d'un secrétariat général à Johannesburg, le Nepad donne l'impression d'être inopérant. A l'instar d'autres projets lancés en fanfare et jamais aboutis, le nouveau partenariat fait figure d'éléphant blanc pour une majorité d'Africains. Le président Wade n'est d'ailleurs pas loin de partager cette vision négative et n'a pas de mots assez durs contre « cette bureaucratie qui dépense de l'argent pour rien ». Alors que, selon le chef d'Etat sénégalais, le Japon, l'Inde et le Canada ont débloqué des fonds pour le Nepad ces dernières années, il reproche à ce secrétariat de ne pas avoir mis en oeuvre d'actions concrètes tout en ayant dépensé 15 millions de dollars. Pourtant, certains projets ont été clairement identifiés, par exemple la mise en place d'interconnexions pour la route et le rail entre Dakar et Djibouti et entre Le Caire et Le Cap, ou encore l'extension du réseau électrique à partir du barrage d'Inga, en République démocratique du Congo.

Une des réalisations notables dans le cadre du Nepad est la création d'un Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (APRM), auquel 23 pays sur 52 ont accepté de souscrire. Le Ghana et le Rwanda sont les deux premiers pays à avoir été examinés... mais les conclusions n'ont pas été rendues publiques. L'idée est d'attirer les investissements étrangers en contrepartie d'un engagement des Etats africains à une « bonne gouvernance », à la fois politique et économique, leurs efforts en ce sens devant être régulièrement évalués par les autres Etats avec l'aide du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Mais la portée de ce vaste audit de la vie politique et économique, sans valeur contraignante, reste à démontrer. Lors de la réunion d'Abuja qui a réuni le 19 juin six chefs d'Etat - dont les pères du Nepad à l'exception de M. Wade - le président en exercice de l'UA, Olusegun Obasanjo, a pourtant souligné l'importance « historique » de cette démarche volontaire lancée en 2003. « Peu importe ce que peuvent affirmer les afropessimistes et les cyniques professionnels, ce mécanisme constitue un progrès et représente une preuve vivante de notre détermination et de notre engagement d'améliorer la situation », a-t-il estimé.

« IMPACT RÉEL »

Au niveau national, le chef de l'Etat nigérian a placé Mme Chinyere Asika à la tête d'une agence Nepad-Nigeria pour dynamiser le projet, avec rang de conseiller spécial à la présidence. Selon elle, « pour que le Nepad puisse avoir un impact réel sur la vie et les moyens d'existence des populations africaines, tous les principaux intéressés - y compris les secteurs privé et public, et la société civile - doivent être mobilisés ». Dans chaque ministère du gouvernement fédéral, un agent de liaison est chargé de suivre la mise en oeuvre de projets liés aux objectifs du Nepad. « Nous collaborons par exemple avec les ministères fédéraux de l'éducation, de la science et de la technologie, à la mise en oeuvre d'un programme des e-écoles. Six écoles secondaires ont été sélectionnées dans chaque zone géographique pour la première phase du projet pilote ».

L'un des atouts du Nepad est de recouper les Objectifs du millénaire, définis en 2000 par l'ONU en matière de lutte contre la pauvreté, ce qui a permis de donner un second souffle aux projets dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de la lutte contre le sida et de l'éducation. A l'occasion du minisommet d'Abuja, plusieurs demandes ont été adressées au G8, comme la création d'un fonds de développement Nepad/UA de 20 milliards de dollars et un engagement plus clair - en espèces sonnantes et trébuchantes - de la communauté internationale aux côtés de l'Afrique. M. Obasanjo plaidera également pour l'annulation de la dette des pays africains, dont quatorze ont déjà bénéficié. Si chacun de ses pères revendique le Nepad, il reste d'abord un instrument de communication au service des politiques nationales. Ce sont justement les trois piliers du Nepad - Nigeria, Sénégal et Afrique du Sud - qui sont aujourd'hui en compétition pour obtenir un des deux sièges « africains » au Conseil de sécurité de l'ONU...

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