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 Ces bandits à col blanc qui attaquent la Côte d’Ivoire

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Delugio
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Nombre de messages : 107
Date d'inscription : 29/05/2005

14052006
MessageCes bandits à col blanc qui attaquent la Côte d’Ivoire

"Ces bandits à col blanc qui attaquent la Côte d’Ivoire"

Le Courrier d’Abidjan — Parution N° 712 du Vendredi 12 Mai 2006 — http://news.abidjan.net/presse/courrierabidjan.htm

Par Sylvie Kouamé :

"Dossier – Le secrétaire général de l’ONU, le président français et son Premier ministre, le numéro un sénégalais, sont des animateurs passionnés de l’Internationale anti-Gbagbo. Ils se trouvent tous les quatre empêtrés dans de gros scandales qui renseignent les observateurs sur leur moralité en général, au-delà de la crise ivoirienne.

Tous dans de beaux draps. Est-ce un signe de la Providence ? De nombreux membres influents de la coalition qui agresse l’Etat de Côte d’Ivoire depuis bientôt quatre ans, sont au centre, ces dernières semaines, d’énormes scandales qui entachent la mince couche d’honorabilité qu’ils avaient et les font apparaître sous leur vrai jour : des bandits à col blanc qui utilisent leurs positions de pouvoir à la tête de Nations ou d’organisations internationales pour s’enrichir ou manipuler leur petit monde à volonté.

Kofi Annan, corrompu avec une enveloppe de 500 000 dollars

Le secrétaire général de l’ONU, plus acerbe pourfendeur de la légalité constitutionnelle ivoirienne depuis le début de l’année 2006, vient d’être éclaboussé par une affaire qui en dit beaucoup sur sa moralité. Tout a commencé par l’octroi du prix Zayed, financé par les Emirats arabes unis, censé récompenser une personnalité du monde politique, économique, scientifique ou social, qui s’est fait remarquer par son action en faveur du développement durable et de l’environnement… à Kofi Annan. Prix purement honorifique ? Que non ! Le successeur de Boutros Boutros Ghali a obtenu la rondelette somme de 500 000 dollars (environ 300 millions de F CFA) de la part de l’institution finançant ce prix. Le problème est que le président du jury qui a honoré Annan était un administrateur onusien… et que, quelques semaines après avoir obtenu la grosse somme dont il est ici question, Kofi Annan a nommé un des membres du jury à la tête du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Achim Steiner. N’est-ce donc pas un échange de bons procédés, un trafic d’influence mesquin ? Les Etats-Unis le pensent en tout cas. John Bolton, ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies, est déjà monté au créneau. Il a fustigé l’opacité de la gestion de l’ONU, où «il y des pratiques, des attitudes et des approches qui ont été abandonnées dans la plus grande partie du reste du monde depuis trente ans». Face au scandale provoqué par cette affaire, Kofi Annan a choisi de reverser cette somme «au profit des populations du Darfour.»
Mais les Américains ne veulent pas s’en laisser conter. Nile Gardener, de l’Institut pour les relations internationales de «Heritage Foundation», un des «thinks-tanks» les plus actifs au service de l’administration Bush, enfonce le clou dans un article. «La décision initiale de Kofi Annan d’accepter cash une telle grosse somme, tout comme la nomination subséquente d’un homme qui a joué un rôle essentiel dans l’octroi de cet argent, apparaît comme un abus de pouvoir majeur. Tous les deux faits constituaient des maladresses politiques extraordinaires venant d’un Secrétaire général qui a supervisé certains des plus grands scandales dans l’histoire de l’ONU, allant des scandales du programme pétrole-contre-nourriture et des scandales d’abus dans le maintien de la paix au Congo et ailleurs. Ce tout dernier scandale donne inévitablement l’impression que les emplois au personnel onusien peuvent être commercialisés pour des faveurs financières (…) Le fait que Annan ait accepté cette grosse somme pendant qu’il exerce comme Secrétaire général et tire un salaire payé en partie par les contribuables de l’ONU a est la preuve d’un impressionnant manque de jugement qui met en cause l’intégrité de son mandat. Dans le gouvernement américain par exemple, cette transaction serait vue comme un conflit d’intérêt hautement suspect et, s’il est exposé, il précipiterait par la même occasion la démission de l’administrateur ou des administrateurs impliqués. Mais à l’ONU, c’est seulement un business comme d’habitude.
En tant qu’employé international public, le Secrétaire général ne devrait pas accepter de l’argent d’un membre de l’ONU ou d’une fondation privée, ni comme prix, ni comme cadeau. Il devrait aussi rendre publiques ses finances personnelles comme le font beaucoup de politiciens occidentaux. Le Secrétaire général de l’ONU devrait se conformer à une telle éthique stricte et aux règles publiques qui s’appliquent aux figures politiques dans les grandes démocraties telles que les Etats-Unis et la Grande Bretagne.» Bien entendu, Kofi Annan n’a pas accédé au vœu de voir le comité d’éthique de l’ONU se pencher sur les conflits d’intérêt qui pourraient résulter de sa position de lauréat d’un prix qui nomme, en échange, un des membres du jury à un des plus hauts postes dans l’administration de l’ONU. Et si l’ONU était une République bananière ?

Jacques Chirac et Dominique de Villepin, les arroseurs arrosés

Tous les observateurs de la vie politique française connaissent la haine que ses deux hommes nourrissent à l’encontre de Nicolas Sarkozy, le président de l’UMP (parti dont est issu Jacques Chirac), candidat à la candidature pour la prochaine présidentielle. Pour le discréditer et l’écarter définitivement de la course au pouvoir, ils ont eu l’idée assez incroyable de l’impliquer dans une affaire de corruption, en utilisant des faux documents éventés par Jean-Louis Georgerin, un proche, vice-président du groupe d’armement EADS, et en manipulant les juges, la presse et les services secrets – des méthodes qui rappellent étrangement celles de l’affaire des «escadrons de la mort» accusant injustement le couple présidentiel ivoirien, montée de toutes pièces par Dominique de Villepin avec la collaboration de la DGSE, et exploitée médiatiquement par Jacques Chirac. Il s’agissait, dans le cas de l’affaire qui secoue actuellement la France, d’accuser Nicolas Sarkozy d’avoir des comptes à Clearstream, sulfureuse banque luxembourgeoise accusée de blanchir de l’argent. L’affaire a tourné court, et une contre-enquête a mené jusqu’au général Rondot, un maître-espion travaillant pour le compte de l’Elysée. La perquisition effectuée à son domicile a permis aux enquêteurs d’avoir des documents écrits prouvant que Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont commandité la cabale contre Nicolas Sarkozy. Pis : les notes du général Rondot révèlent que Jacques Chirac, qui traque les comptes obscurs de son héritier rebelle partout, a lui-même un compte crédité de la somme faramineuse de 30 milliards de F CFA dans une banque japonaise. C’est ce que détaille une dépêche de l’agence de presse londonienne Reuters : «Le général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement, a déclaré à des magistrats français que le président Jacques Chirac détenait un compte bancaire au Japon ouvert en 1992 et crédité de 300 millions de francs, révèle le Canard enchaîné. "Il est indiqué sur des documents que vous avez saisis à mon domicile que ce compte a été ouvert à Tokyo Sowa Bank et a été crédité d'une somme totale évaluée par les services de la DGSE à 300 millions de francs", a dit le général Rondot aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons le 28 mars."A ma connaissance, ce compte avait été ouvert en 1992", ajoute-t-il dans le procès-verbal de son audition reproduit par le Canard enchaîné. Contacté par Reuters, le service de presse de la présidence n'a pas fait de commentaires dans l'immédiat. Philippe Rondot, conseiller de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie jusqu'à la fin 2005, était entendu par les juges comme témoin dans l'enquête sur les faux listings de la société financière luxembourgeoise Clearstream. Les fonds du présumé compte Chirac auraient été versés, selon la déposition, par une fondation culturelle japonaise, dont Jacques Chirac était administrateur. L'actuel locataire de l'Elysée était en 1992 maire de Paris. Les liens du président avec le Japon, où il a effectué une cinquantaine de voyages, sont de notoriété publique. Les découvertes concernant le compte de Jacques Chirac ont été faites par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets. Le patron de la Tokyo Sowa Bank, Soichi Osada, est un ami de Jacques Chirac, qui l'a fait décorer de la légion d'honneur en 1994, écrit le Canard. Il a été arrêté dans son pays en 2000 pour faillite frauduleuse.» Des pratiques dignes de n’importe lequel des dictateurs françafricains que Jacques Chirac cajole avec un soin méticuleux depuis sa réélection en avril 2002 !
Abdoulaye Wade, pape du Sopi ou du blanchiment d’argent ?

Le procès d’Amath Dansokho, courageux opposant sénégalais ayant osé mettre le pied dans le plat en révélant ce qui pourrait bien apparaître comme la face cachée du Sénégal d’Abdoulaye Wade, transformé en plaque tournante de l’argent «bizarre». «Les Sénégalais sont scandalisés par le silence du pouvoir sur les 280 milliards de francs Cfa légués par l'ancien régime du Parti socialiste et sur le sort des 440 milliards transférés à l'étranger en 2005 [à Dubaï et au Liban] (…) cet homme est devenu dangereux pour ce pays, car il s'est inscrit dans un axe qui va détruire le Sénégal (…)Wade a fait de notre pays une des plate-formes de l'argent trouble. Tout se passe ici. De l'argent volé à Bouaké ou à Korhogo a été blanchi à Dakar. La seule chose qui l'intéresse, c'est la manipulation des milliards et des transferts à l'étranger», a expliqué le leader du PIT sénégalais. Après l’avoir fait interroger à la Division des investigations criminelles (DIC), le président Abdoulaye Wade a attaqué son opposant en justice. Mais il est bien possible que le procès de Dansokho se retourne contre Wade, donnant à l’opposant une tribune pour dire un certain nombre de vérités aux Sénégalais. Pendant ce temps, «l’affaire Sèye», du nom d’un juge dont l’assassinat aurait été commandité, selon des journalistes, par Abdoulaye Wade avant qu’il n’arrive au pouvoir, passionne Dakar.
Comment expliquer que quatre des piliers de la nébuleuse qui harcèle la Côte d’Ivoire, vivant sur trois continents différents (Amérique, Europe, Afrique) soient empêtrés dans tant de problèmes ? Nul ne le sait. Mais il est clair que ces «affaires» renseignent tout un chacun sur leur moralité, et diminue le crédit des différentes incantations qu’ils ont proférées contre la Côte d’Ivoire indépendante."
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