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 Un monde sans serviette

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mihou
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MessageSujet: Un monde sans serviette   Ven 12 Mai - 23:56

Un monde sans serviette
Pour en finir avec les menstruations

Galipeau, Silvia

Alors qu'il est désormais banal de parler stimulation clitoridienne ou reconstruction vaginale entre copines, voilà qu'un sujet vieux comme le monde suscite un débat passionné : les menstruations. Ultime tabou, parce que c'est sale et que ça pue, diront certains, ce sang indigne pourrait bien disparaître de notre quotidien à tout jamais. Mais voilà que la nouvelle ne fait pas que des heureuses. Débat.

À priori, il n'y a pas beaucoup de filles qui s'en réjouissent quand revient, immanquablement, cemoment particulier du mois. Parce qu'elles se trouvent lourdes, ballonnées, et surtout irritables à souhait. Une semaine par mois, les activités physiques, professionnelles et sexuelles des femmes, menus alimentaires et même choix vestimentaires sont restreints, sinon censurés. Pas de quoi célébrer.

Et si on nous promettait le pactole? De nous en débarrasser une fois pour toutes? C'est la promesse que fait la compagnie pharmaceutique Wyeth (mère d'Advil), avec une nouvelle pilule contraceptive, baptisée Anya. La pilule, qui n'a pas encore été approuvée par Santé Canada (la demande a été déposée en juillet, mais l'approbation d'un médicament prend une quinzaine de mois), pourrait théoriquement arriver en pharmacie cet automne.

De quoi s'agit-il? D'une pilule à très faible dose (20 mg d'oestrogène, 90 mg de progestérone), à prendre en continu, 365 jours sur 365.

Une autre pilule du genre, Seasonale (également en attente d'approbation au Canada, depuis octobre cette fois), produite par les laboratoires Barr, existe déjà aux États-Unis. Mais contrairement à cette dernière où, comme son nom le laisse deviner, les femmes sont menstruées à chaque saison (quatre fois par année) , Anya, si elle fait son entrée au pays, pourrait permettre à toutes les femmes qui le désirent d'avoir toujours la même dose d'hormones dans le corps, et ce à longueur d' année. Fini les cycles menstruels, les sautes d'humeur et autres montées de lait incontrôlables. Bref, fini les menstruations.

Cette perspective ne fait pas le bonheur de toutes les femmes. Mais même si elles sont toutes dans le même bateau, aucune femme interrogée n'a voulu qu'on révèle son nom.

"Ça m'inquiéterait plus que ça me soulagerait", dit Nathalie (nom fictif), 45 ans, pourtant bien incommodée par ses menstruations.Chaque mois, pendant deux jours, elle doit aussi se changer aux demi-heures. En finir avec les menstruations? "J'aurais l'impression d'aller contre la nature. Ce ne serait pas moi", tranche-t-elle.

"Ça m'effraierait un peu de ne pas avoir mes règles", ajoute Mélanie (nom fictif), 28 ans. Les menstruations, cela reste lié à la fertilité, et j'aurais l'impression de jouer avec mon appareil reproducteur."

"C'est normal d'avoir ses règles. Si on les supprime complètement, il y a quelque chose qui semble manquer", croit aussi Sarah (nom fictif), 18 ans.

Gwen, 31 ans, est davantage attirée par le concept. "Je n'ai pas besoin d'être menstruée pour savoir que je suis une femme, dit-elle. C'est pénible les menstruations, tu taches tes culottes préférées, tu ne peux pas avoir de relations sexuelles quand tu veux. Ça n'est vraiment pas quelque chose de désirable dans la vie."

Manifestement, la nouvelle pilule ne fait pas l'unanimité. Brian Hauck, chef de l'équipe de gynécologie à la direction de la santé de Calgary, également membre de l'équipe de recherche de Anya, croit que le tiers des femmes qui prennent la pilule souhaiterait en finir avec leurs menstruations. D'après un sondage réalisé par l'Association américaine des professionnels de santé reproductive, 69% des femmes, si on leur assurait que la technique de suppression des menstruations est sans danger, accepteraient de l'essayer. "Bien des femmes sont incommodées par leurs menstruations, dit-il. S'il ne sert à rien d'être menstruée quand on prend la pilule, pourquoi s'imposer ça?"

La pilule en continu

Comme bien des femmes adeptes de contraceptifs oraux le savent déjà, les sept petites pilules en fin de plaquette ne sont qu'un placebo et ne contiennent aucune hormone. C'est d'ailleurs la prise de ces pilules et la chute conséquente d'hormones dans le sang qui provoque les menstruations. En les sautant et en passant directement à la plaquette du mois suivant, il est possible de prendre en continu la même dose d'hormones et d'éviter ducoup la chute de progestérone et d'oestrogène dans le sang. Résultat : pas de menstruations. (Voir "règles de base")

Plusieurs femmes, avec l'accord de leur médecin, prennent ainsi la pilule "en continu", pour partir en voyage en paix, si elles doivent participer à une compétition sportive ou remplir des exigences professionnelles diverses.

Plusieurs médecins interrogés ne voient d'ailleurs aucun inconvénient à cette prise de la pilule en continu. Dans les écoles secondaires, les infirmières commencent même à le suggérer aux élèves qui souffrent particulièrement de crampes ou de menstruations abondantes. Mais les jeunes adolescentes ne semblent pas toutes tentées par la chose. "Parce que pour elles, c'est une insécurité de ne pas avoir leurs menstruations. Elles pensent qu'elles sont enceintes", dit Louise Pépin, infirmière à l'école Honoré-Mercier. "Les filles considèrent comme normal d'être menstruées chaque mois", ajoute Carole Rondeau, infirmière clinique au CLSC Verdun-Côte-Saint-Paul.

Normales, les menstruations? "La nature n'a jamais voulu que les femmes aient 13 menstruations par année", répond Leslie Miller, professeure de gynécologie-obstétrique à l'Université de Washington et conceptrice du site Web NoPeriod.com. Jadis, dit-elle, les femmes avaient leurs premières règles vers 16 ans. Aujourd'hui, les filles découvrent les joies du tampon dès 12 ans. Par le passé, les femmes avaient plusieurs grossesses, allaitaient des mois et pouvaient passer des années sans jamais être menstruées. De nos jours, les femmes repoussent toujours à plus tard leur première grossesse. Résultat? Une femme peut connaître près de 450 menstruations dans sa vie.

Certes, les menstruations sont un signe de santé reproductive, concède-t-elle. Mais une fois qu'une femme sait qu'elle peut procréer et qu'elle fait le choix de prendre un moyen contraceptif comme la pilule, elle fait aussi le choix de prendre des hormones. Son cycle n'a plus rien denaturel. À ce stade, les menstruations ne sont plus que cosmétiques, dit-elle.

Leslie Miller assure aussi que dès l'arrêt de la pilule en continu, une femme retrouve son cycle naturel. "Les hormones contenues dans la pilule disparaissent du corps humain en une semaine."

Même son de cloche de la part de Marie-Thérèse Gagnon, chef de service à la clinique de planning familial de l'hôpital Saint-François-d'Assise. "Il y a des femmes qui ont avantage à fonctionner comme ça. Ce n'est ni bon ni mauvais. Oui, elles vont absorber une plus grande quantité d'hormones. Au lieu d'en prendre 21 jours sur 28, elles vont en prendre 28 jours sur 28, concède-t-elle. Mais c'est sûrement sécuritaire." Les combinés d'oestrogène et de progestérone étant de nos jours très faibles.

Robert Sabbah, obstétricien-gynécologue à l'hôpital Sacré-Coeur, suggère souvent à ses patientes de prendre la pilule en continu. Il s'attend aussi à ce que cela devienne "le standard". "Médicalement, il n'y a aucune raison de faire menstruer une femme sous contraceptifs oraux tous les mois, dit-il. Il n'y a pas de grand débat sur cette question dans le monde médical. Le débat est plutôt dans la société."

Selon lui, mettre unterme aux menstruations, c'est aussi "une forme de liberté" pour les femmes. "Si on les libère des menstruations, on va les libérer beaucoup!"

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mihou
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MessageSujet: Re: Un monde sans serviette   Ven 12 Mai - 23:57

Connaissez-vous vos règles?

Galipeau, Silvia

Les rondes ont des menstruations plus abondantes, la pilule fait grossir, le syndrome prémenstruel (SPM), c'est une invention des hommes pour justifier notre mauvaise humeur... Une foule d'idées reçues sur les règles circulent, certaines fondées, d'autres non. Robert Sabbah, obstétricien-gynécologue à l'hôpital Sacré-Coeur, fait le point.

Les rondes ont des menstruations plus abondantes.

VRAI.

" Les filles qui souffrent d'embonpoint ont tendance à avoir des menstruations plus abondantes parce que l'oestrogène se métabolise au niveau de la graisse. Elles ont donc un taux d'oestrogène plus élevé dans le sang. "

Les amies sont menstruées en même temps.

FAUX.

" C'est drôle parce que je le vis chez moi: il y a trois femmes à la maison et elles sont toutes menstruées en ce moment. Mais je pense que c'est une coïncidence. Ça n'arrive pas tous les mois. Il n'y a pas eu d'écrits là-dessus. Mais comme un cycle dure 28 jours et que les femmes sont menstruées de cinq à six jours, il est possible qu'il y ait des recoupements. "

Impossible de tomber enceinte si on a une relation sexuelle pendant les mentruations.

VRAI.

" Mais il faut s'assurer qu'il s'agit bien de menstruations. Le problème, c'est qu'il y a des femmes qui saignent pendant le cycle. "

Le SPM (syndrome prémenstruel) n'existe pas.

FAUX.

" Le SPM, c'est très vrai. Il n'y a aucune invention là-dedans. Environ 30% des femmes souffrent de symptômes incommodants qui les obligent à modifier leurs activités. Cela les empêche de faire ce qu'elles font tous les jours."

La pilule fait grossir.

FAUX.

" Absolument pas. C'est un mythe. Des fois, il peut y avoir un petit effet de rétention d'eau très léger, moins d'une demi-livre. Les anciennes pilules, plus fortement dosées, pouvaient entraîner de légères prises de poids, mais pas les nouvelles, très faiblement dosées."

La pilule diminue la libido.

VRAI. " Oui, la pilule peut avoir un effet minime sur la libido. La testostérone libre chute un peu et la libido peut légèrement diminuer. Mais habituellement, c'est très léger."

Les menstruations permettent de faire un nettoyage intérieur.

VRAI et FAUX.

" Si une femme n'est pas sous contraceptifs oraux, oui. Cela nettoie la couche interne de l'utérus. Mais si une femme prend la pilule, il n'y a pas d'épaississement de l'endomètre. "

LES MENSTRUATIONS DANS L'HISTOIRE

La Bible et leCoran imposent le tabou absolu des relations sexuelles pendant les règles.

Dans certaines sociétés, encore aujourd'hui, la persistance des règles chez une femme mariée est vécue comme un signe d'impureté : c'est la preuve, momentanée, de l'échec de la fécondation.

Au Moyen-Âge, on croyait que l'enfant engendré pendant les menstruations serait roux, qu'il risquait d'attraper la rougeole ou la variole, parce que son organisme avait été contaminé par le sang menstruel.

De tout temps, on accuse la femme menstruée d'être impure, de corrompre la viande , de faire tourner le lait, la mayonnaise et les sauces, de nuire à la fermentation du pain, de troubler le vin, de faire noircir le sucre, de détruire le miel.

Au Moyen-Âge, la femme menstruée ne laboure pas, ne sème pas, ne fauche pas. On craint que son sang "impur" soit aussi infertile.

En France, jusqu'au 17e siècle, le sang menstruel est préconisé pour éloigner les insectes des plantes et se garder des influences-maléfiques du voisinage.

Sources : Doctissimo, Service Vie, les Chiennes de garde et l'équipe d'Actuel.

SPM ET SCT

Trente pour cent des femmes éprouvent un syndrome prémenstruel (SPM) , mais seulement 10% en sont vraiment incommodées. Ballonnements, jambes lourdes, migraines, sautes d'humeur, au total, plus de 100 manifestations cliniques ont été répertoriées.

Le syndrome du choc toxique (SCT) est une infection bactérienne vaginale très rare, qui peut survenir si une femme porte trop longtemps le même tampon. Le SCT peut se révéler mortel s'il n'est pas traité rapidement.

LEXIQUE

Les adolescentes ne manquent pas d'imagination quand vient le temps de parler de leurs règles.

Le classique "je suis dans ma semaine", est parfois remplacé par "ma tante Rose (ou Sophie) est arrivée", "les Russes sont en ville", "les Anglais sont débarqués ", "la rivière rouge (ou rose)", etc. Plus imagée: "Je suis à cheval sur mes crottes ", ou encore "Il faut que je sorte mes bobettes de menstrues ".

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mihou
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MessageSujet: Re: Un monde sans serviette   Ven 12 Mai - 23:57

Règles de base

Galipeau, Silvia

Elles reviennent tous les mois. Un jour ou deux pour certaines, une grosse semaine pour d'autres. Et pourtant, peu de femmes savent exactement d'où proviennent leurs règles, et pourquoi.

Première chose: si une femme est menstruée, c'est parce qu'elle n'est pas enceinte. Ça, la plupart des femmes, dès leurs premières relations sexuelles, le savent.

Mais pourquoi? En fait, tout son corps, mois après mois, se tient fin prêt en vue d'une grossesse. La variations des taux d'oestrogène et de progestérone permettent l'épaississement de l'endomètre, la couche interne de l'utérus. S'il n'y a pas eu fécondation, le taux d'hormones dans le corps chute, ce qui provoque l'évacuation de l'endomètre. Ce sont les menstruations.

Le mois suivant, l'endomètre se reconstruit. Petit à petit, grâce aux variations hormonales. S'il n'y a pas fécondation, il est évacué. Et ainsi de suite.

Quand une femme choisit un contraceptif oral, elle met en quelque sorte ses propres hormones au repos en consommant celles de sa pilule. Au lieu d'avoir un véritable cycle hormonal, elle consomme une quantité fixe d'hormones tous les jours du mois. La dernière semaine, les pilules ne contiennent plus d'hormones. C'est cette chute artificielle d'hormones dans le sang qui provoque les menstruations.

Dans un article publié sur la question en décembre, Maclean's rappelait que cette semaine "placebo" avait été pensée pour simuler le cycle menstruel naturel de la femme. Le coinventeur de la pilule, John Rock, un fervent catholique, espérait à l'époque convaincre l'Église d'approuver sa méthode contraceptive. Le Vatican a condamné la pilule dès 1968, mais les femmes ont tout de même apprécié de voir leur cycle relativement inchangé, du moins en apparence.

Après l'âge de 40 ans, de nombreuses femmes souffrent de saignements anormaux. Certaines, très incommodées, choisissent de se faire enlever l'utérus. Une nouvelle technique consiste à faire l'ablation de l'endomètre.

Qu'en disent les femmes?

Personne ne s'entend sur l'intérêt de supprimer les menstruations. Surtout parmi les principales intéressées. Libération pour certaines, mais véritable hérésie pour les autres, la question ne laisse aucune femme indifférente.

Et pour cause. C'est de leur intimité la moins "glamour" qu'il est ici question. "Il y a tellement de préjugés face aux menstruations", note aussi Mélissa Nader, étudiante en sociologie à l'UQAM dont le mémoire de maîtrise porte précisément sur cette question. Qu'il s'agisse de la publicité (où les serviettes sont de plus en plus petites, pour cacher cette indisposition mensuelle), ou du comportement des femmes elles-mêmes (qui se croient malades quand elles souffrent de crampes menstruelles), jamais la chose n'est vue très positivement.

Quand on leur propose de supprimer leurs menstruations, la réaction des femmes est très divisée, constate aussi Mélissa Nader. Les premières ont une réaction dite "individualiste". Leur discours se rapproche de celui de la "quatrième vague du féminisme", lequel prône le droit des femmes de choisir ce qu'elles veulent faire de leur corps. L'argument du choix est aussi celui qui revient le plus souvent quand on parle aux médecins. "C'est tellement individuel, note Marie-Thérèse Gagnon, chef de service à la clinique de planning familial de l'hôpital Saint-François-d'Assise. Mais je trouve toujours étrange de voir, en 2006, des jeunes femmes rater le travail parce qu'elles sont souffrantes à cause de leurs menstruations."

Un second groupe de femmes a une réaction plus "essentialiste", indique Mélissa Nader. Elles vont souligner qu'il est dans la nature des femmes (contrairement aux hommes) d'avoir des cycles hormonaux. C'est le discours que tient Christine Hitchcock, endocrinologue au centre de recherche sur le cycle menstruel et l'ovulation de l'Université de la Colombie-Britannique, qui déplore qu'on isole les menstruations du "cycle naturel des femmes", et surtout, du rôle de ce cycle sur la santé générale des femmes.

Dernier groupe: les plus "radicales",qui dénoncent lenouveau "contrôle du corps des femmes". C'est exactement l'argument que tient Johanne de Passilié, agente d'information en santé au Centre de santé des femmes. "On essaye de contrôler le corps des femmes et cela n'a plus de fin, dit-elle. On veut nous rendre plus efficaces, moins malades et moins hystériques. Nous, on trouve qu'il faut arrêter de tenir ce discours-là."

Après avoir interrogé la plupart des intervenants impliqués dans le dossier, qu'en pense l'étudiante? "J'ai entendu tellement d'avis contraires. Cela m'a interpellée, répond-elle,de savoir que les médecins, qui ont une formation assez standard, aient des réactions tellement différentes. Je me suis mise à douter de tout le système médical. "

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MessageSujet: Re: Un monde sans serviette   Ven 12 Mai - 23:58

Pour en finir avec les menstruations (suite et fin)

Galipeau, Silvia

À la suite d'une erreur technique, la fin du texte " Pour en finir avec" les menstruations ", publié dans les pages du cahier Actuel Santé de dimanche, a été coupé. Les arguments contre l'arrêt des règles n'apparaissaient donc pas. Les voici.

Ce discours d'une soi-disant libération des femmes en inquiète plusieurs. Car, faut-il le rappeler, une femme menstruée, aussi indisposée soit-elle, n'est pas une femme malade. " Je crains un dérapage, commente Catherine des Rivières-Pigeon, sociologue de la santé à l'UQAM. Je crains que le corps des femmes soit vu comme potentiellement malade. Que le fait d'être une femme soit associé au fait d'être malade. C'est problématique. "

Le problème, note Christine Hitchcock, endocrinologue au Centre de recherche sur le cycle menstruel et l'ovulation de l'université de la Colombie-Britannique, c'est que les menstruations sont souvent considérées non pas comme faisant partie intégrante du cycle des femmes, mais comme étant uniquement liées à la fertilité.

Or toute l'information au sujet de la suppression des menstruations n'est pas encore disponible. Ou elle n'existe carrément pas. Jusqu'à maintenant, les recherches sur la pilule Anya, notamment, ne dépassent pas les 12 mois. Une nouvelle étude est attendue sous peu, mais encore là, le suivi n'a duré que 24 mois.

Susan Rako, psychiatre et auteur de No more Periods? The Risk of Menstrual Suppression, souligne dans son livre que " manipuler le système hormonal de la femme pour supprimer les règles constituerait la plus grande expérience non contrôlée de l'histoire de la médecine ".

" Il n'y a pas de données qui nous assurent qu'il n'y a pas de risques ", souligne à cet égard Marika Dunn, coordonnatrice de la Fédération du Québec pour le planning familial.

Cette dernière déplore que l'on soit en train de généraliser une pratique alors que l'on ne sait encore presque rien de l'importance des variations hormonales sur le corps des femmes, que ce soit en ce qui concerne la densité osseuse la santé cardiovasculaire.

Même Leslie Miller, pourtant grande partisane de la pilule en continu, suggère certaines mises en garde, notamment pour les jeunes filles. " La plupart des études sur la pilule en continu sont faites auprès de femmes de 18 ans et plus. Les plus jeunes femmes n'ont jamais été suivies. "

Comme elles sont encore à leurs premières ovulations, que la formation de leurs os nécessite une bonne quantité d'oestrogène, mieux vaut ne pas trop jouer avec leurs hormones à cet âge, dit-elle.

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MessageSujet: Re: Un monde sans serviette   Sam 13 Mai - 0:02

EN BAS DE LA CEINTURE
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Protections féminines

St-Jacques, Sylvie

Avant les serviettes ailées, les protègedessous adaptés aux strings et les tampons bios, les produits de protection féminine ont connu plusieurs métamorphoses. Grâce à l'expertise d'Harry Finley, directeur du Musée des menstruations (www.mum.org), nous avons retracé la genèse des serviettes et tampons jetables.

Selon toute vraisemblance, la première serviette hygiénique jetable a été commercialisée à la fin du siècle par la compagnie allemande Hartmann. La publicité de cette marque montrait la main d'une femme tenant un minuscule paquet. Des décennies plus tard, vers 1921, Kotex a connu un grand succès en lançant de très absorbantes serviettes fabriquées avec des pansements utilisés pendant la Première Guerre mondiale.

Au début des années 30, le premier tampon commercial est apparu. La marque Tampax a ouvert le bal. Rapidement, d'autres bannières, comme Wix et Meds, ont suivi. "Grâce à l'applicateur, les femmes n'étaient pas obligées de toucher leur corps", précise Harry Finley. Ce dernier rappelle que, dans les années 1930, l'Église catholique était farouchement opposée à l'utilisation du tampon. Les prêtres déconseillaient aux femmes de toucher leurs parties intimes et craignaient, de surcroît, que l'usage du tampon les dépossède de leur virginité.

Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, le tampon a pris son envol au Canada et aux États-Unis. Les femmes sur le marché du travail le trouvaient plus pratique que les grosses serviettes. Àl a fin des années 60, la frousse s'est toutefois emparée des adeptes du tampon. Une vingtaine d'utilisatrices des tampons Rely ont été foudroyées par le syndrome du choc toxique. En raison de leur grand pouvoir absorbant, les femmes les portaient pendant de nombreuses heures, ce qui aurait favorisé la prolifération demauvaises bactéries.

"Avant les années 70, les serviettes comportaient de petits trous pour accrocher une ceinture. Et les femmes devaient porter des culottes spéciales", rappelle Harry Finley. La serviette autocollante est arrivée vers 1971, signant l'arrêt de mort de l'attirail à ceinture. Depuis ce temps, les serviettes sont devenues plus minces. Les fabricants les ont dotées d'ailes et ont soigné l'ergonomie des applicateurs. Certaines marques ont même intégré des substances comme la sphaigne, une mousse réputée pour son pouvoir absorbant.

Et s'il faut croire les pubs de protection féminine, toutes les filles profitent désormais de leurs menstruations pour se balader en pantalon blanc moulant !

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