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 L'Algérie veut se doter de l'arme nucléaire

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Tite Prout
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09052006
MessageL'Algérie veut se doter de l'arme nucléaire

Edition du 7 mai 2006 > Enquete


L’atome en toute transparence
La décision de relancer le nucléaire et d’élaborer une loi pour organiser l’activité introduit une nouvelle donne pour le secteur de l’énergie et de l’eau en Algérie. Pour le secteur de l’énergie, cela passe par l’exploitation des gisements d’uranium qui ont été déjà découverts dans les années 1970 et par la maîtrise d’un secteur très sensible qui peut permettre de produire de l’électricité à long terme.


Pour le secteur de l’eau, le nucléaire permettra de dessaler aussi bien l’eau de mer que l’eau saumâtre en dehors des régions côtières. L’annonce de cette relance en octobre 2005 a permis de constater la transparence développée par les pouvoirs publics dans la gestion du dossier. Il faut remonter à la fin des années 1980 et début des années 1990 pour retrouver les traces de la première campagne de presse qui accusait l’Algérie de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Elle coïncidait avec la construction du réacteur nucléaire de Aïn Ouessara en coopération avec la Chine. L’autorisation accordée à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’envoyer une équipe d’inspecteurs avait calmé les groupes de pression qui pointaient du doigt l’Algérie. Le 21 décembre 1993, lors de l’inauguration du réacteur Es Salam à Birine dans la wilaya de Djelfa, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salah Dembri, expliquait que « l’Algérie avait dit non à l’utilisation militaire de l’atome » et révélait que les installations nucléaires de l’Algérie avaient fait l’objet d’un accord de sauvegarde avec l’AIEA. « Je suis heureux d’annoncer que la coopération entre l’Algérie et l’AIEA, qui de notre point de vue s’est toujours distinguée par la franchise, la transparence et le respect mutuel, a abouti à la conclusion de deux accords de sauvegarde pour les réacteurs Nour et Es Salam », avait annoncé M. Dembri. Le réacteur Nour, situé à Draria, d’une puissance de un mégawatt (1 MW) a été construit en partenariat avec l’Argentine au milieu de années 1980. Tandis que le réacteur Es Salam, d’une puissance de 15 MW a été construit en partenariat avec la Chine au début des années 1990.

« L’Algérie avait dit non à l’utilisation militaire de l’atome »

En fait et malgré la coopération avec l’AIEA et la volonté affichée par l’Algérie d’utiliser l’atome à des fins civiles, une nouvelle campagne accusant l’Algérie de construire la bombe a vu le jour à la fin des années 1990. Le point de départ serait un rapport des services secrets espagnols pour certaines sources et pour d’autres un rapport conjoint des services marocains en coordination avec les services espagnols. Le relais utilisé a été un article du Washington Times proche des milieux conservateurs américains, alliés inconditionnels d’Israël. A l’époque, la presse marocaine s’était déchaînée sur l’Algérie, l’accusant de vouloir rayer de la carte le Maroc voisin en se dotant de la bombe atomique. En confirmant l’option de l’« utilisation pacifique de l’énergie nucléaire » devant des experts de l’AIEA en février dernier à Alger, le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, réitérait le choix stratégique de l’Algérie de ne pas s’engager dans l’utilisation du nucléaire en dehors des secteurs sociaux et économiques. Même si l’expression paraît galvaudée, il est toujours utile de la rappeler pour éviter les manipulations politiciennes comme ce fut le cas il y a une quinzaine d’années. C’est cette option qui a conduit l’Algérie à être parmi les premiers à ratifier le traité de Pelindaba qui vise à créer une zone d’exclusion des armes nucléaires en Afrique. L’Algérie a signé le traité le 11 avril 1996. La ratification a eu lieu le 23 décembre 1997 et les documents ont été déposés le 11 février 1998. Pour éviter tout malentendu et toute manipulation qui viendraient des cercles hostiles à l’Algérie, le gouvernement a développé une politique active de transparence ces derniers mois après que la relance du nucléaire s’est avérée comme une nécessité historique pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique du pays. En apparence, le pays dispose de potentialités importantes en pétrole et en gaz. Mais il n’est pas à l’abri d’une pénurie à long terme à l’horizon 2030. L’équation est simple. La consommation augmente chaque année, notamment dans le segment de l’électricité qui est surtout produite à partir du gaz. Les réserves ne sont pas renouvelables. Une bonne partie de ces réserves est exportée pour faire « vivre » le pays qui dépend des exportations d’hydrocarbures pour ses recettes extérieures à plus de 95%. Cette tendance au retour du nucléaire a été observée partout dans le monde et principalement aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Chine et en Inde. De plus, le nucléaire favorise l’application du protocole de Kyoto puisque les émissions de gaz à effet de serre sont nulles. Autant d’atouts qui font que l’énergie nucléaire est moins chère et moins polluante. Il faut surtout l’acquérir et la maîtriser. Aux Etats-Unis, une nouvelle loi, votée au mois de juillet 2005, a adopté ce choix du nucléaire.

Le nucléaire, une tendance mondiale

Cette tendance s’est confirmée lors du dernier sommet du G8, tenu à Moscou à la mi-mars. A cette occasion et pour essayer de résoudre le conflit sur l’enrichissement de l’uranium avec l’Iran, les Etats-Unis et la Russie ont lancé l’idée d’un partenariat mondial pour développer le nucléaire civil, sans risque de prolifération militaire et pour répondre aux besoins toujours croissants d’énergie. Selon cette approche, le programme envisagé permettrait aux pays en développement un accès sécurisé au combustible sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique avec l’engagement de ces pays à renoncer à développer la technologie de l’enrichissement et du recyclage. Cette initiative vise surtout à anticiper sur l’engagement de plus en plus marqué de pays qui vont opter pour le nucléaire pour résoudre leur problème énergétique et notamment les pays en voie de développement. Le retour du nucléaire dans le monde est devenu une réalité à la faveur de la hausse des prix de l’énergie (pétrole et gaz), de la nécessité de relever le défi du climat et du syndrome de la rupture de l’approvisionnement. En Europe, la France et la Finlande ont lancé la construction de nouvelles centrales nucléaires. En Grande-Bretagne et en Allemagne, le débat est public pour la relance du nucléaire. La Chine veut se doter de 40 réacteurs nucléaires d’ici 2020 en investissant près de 50 milliards de dollars. L’Inde a signé récemment des accords sur le nucléaire avec la France et les Etats-Unis, qui lui fourniront les centrales nucléaires et le combustible nécessaire à leur fonctionnement. C’est au mois d’octobre 2005 que le gouvernement annonce officiellement la préparation d’un projet de loi sur le nucléaire. C’est à l’occasion de l’organisation d’une journée d’étude sur l’utilisation de l’uranium. L’Algérie va se doter d’une loi sur le nucléaire, avait annoncé le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, à l’occasion d’une journée d’information sur les « ressources et la valorisation de l’uranium ». « Depuis des décennies, l’Algérie est connue comme un pays producteur d’hydrocarbures liquides ou gazeux, et la totalité de son énergie électrique est produite à partir de ces mêmes hydrocarbures. Cette dépendance extrême est naturellement contraignante à long terme, car il s’agit de ressources énergétiques non renouvelables », a expliqué le ministre. « Mon ministère s’en préoccupe. Pour cela, il favorise le développement de ressources énergétiques renouvelables ainsi que la maîtrise de l’énergie. A cet effet, plusieurs lois ont été élaborées par mon département, notamment sur la maîtrise de l’énergie, les énergies renouvelables ainsi que le décret sur le coût de diversification de l’énergie », a ajouté le ministre, en annonçant que « la loi sur le nucléaire viendra prochainement compléter ces dispositifs législatifs et réglementaires dans le cadre d’un développement durable ». Cette option est confortée aussi par le fait que « l’Algérie dispose de ressources raisonnables en uranium et les perspectives d’en découvrir de nouvelles ne sont pas négligeables », selon les estimations officielles. Les mêmes types de gisements d’uranium découverts au Canada et qui sont des exceptions géologiques par leur teneur et leur tonnage ont été identifiés en Algérie dans les années 1970, selon ces mêmes estimations. Parmi les utilisations des ressources en uranium, les pouvoirs publics visent le dessalement de l’eau, les applications de l’industrie, l’agriculture, la médecine et l’électronucléaire. Selon les responsables du secteur, les 4 gisements découverts dans le Hoggar (désert algérien) totalisent des réserves de 30 000 tonnes d’uranium, mais le potentiel est plus important vu que le territoire reste inexploré. De plus, la multiplication par trois du prix de l’uranium sur le marché international peut rentabiliser les investissements qui seront consentis pour le développement des gisements en place. Il restera aux structures spécialisées de s’engager dans le développement de nouvelles installations nucléaires qui permettront de produire de l’électricité et de l’eau. Selon plusieurs observateurs, l’Algérie doit se préparer dès maintenant, si elle veut produire de l’électricité à partir du nucléaire à l’horizon 2030. En attendant, d’autres secteurs peuvent profiter de l’atome, comme l’agriculture, la santé...

Une mission sur Reggane

Le Commissariat à l’énergie atomique est la structure qui gère le nucléaire et les installations en place. Ces derniers mois, ses dirigeants se sont exprimés à l’occasion de l’organisation de séminaires ou d’ateliers organisés en coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, basée à Vienne. Lors du séminaire organisé à la fin du mois de février 2006 à Alger en coopération avec l’AIEA et portant sur la coopération dans le domaine des garanties, de la sûreté nucléaire et de la sécurité nucléaire, le directeur de la coopération du COMENA, Merzak Remki avait recensé cinq manifestations organisées entre l’Algérie et l’AIEA depuis le mois de septembre 2005 : « Journée d’information sur les ressources et la valorisation de l’uranium 1er octobre 2005 ». « Séminaire sur l’élaboration d’une loi nucléaire, 24 et 25 octobre 2005 ». « Atelier sur le dessalement de l’eau de mer au moyen de l’énergie nucléaire, 19-21 février 2006 ». « Cours national sur la mise en place de capacités nationales en mesure d’intervenir en cas de situation d’urgence radiologique et nucléaire, 18-22 février 2006 ». « Atelier sur la planification énergétique en perspective de l’électronucléaire, mars 2006 ». Il faut savoir que l’AIEA existe depuis le mois de juillet 1957 et que l’adhésion de l’Algérie remonte au 24 décembre 1963. L’Algérie a adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) le 21 septembre 1994 et sa ratification a eu lieu le 12 janvier 1995, selon M. Remki. « 15 mois après l’adhésion au TNP, l’Algérie a signé le 30 mars1996 un Accord de garanties généralisées (AGG) avec l’AIEA, à seule fin de vérifier l’exécution des obligations assumées aux termes du Traité de non prolifération des armes nucléaires en vue d’empêcher que l’énergie nucléaire ne soit détournée de ses utilisations pacifiques vers des armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires », a rappelé au cours de la rencontre M. Remki. L’Algérie a sollicité l’agence dans le domaine de la sûreté nucléaire et une mission de l’AIEA pour l’évaluation radiologique des sites d’essais nucléaires français en Algérie a déjà eu lieu selon le COMENA. La mission a permis la localisation des sites d’essais nucléaires atmosphériques à Reggane (Gerboise bleue, blanche, rouge et verte) et des sites d’essais nucléaires souterrains à In Ekker, l’évaluation de la situation radiologique sur site à travers la mesure du niveau d’exposition et détermination en laboratoire des concentrations des radioéléments importants. Les sites hautement contaminés ont été retenus et nécessitent une prise en charge en matière de radioprotection et la mise en place d’un programme de surveillance radiologique. Ce travail a donné lieu à la publication d’un rapport de l’AIEA intitulé « Radiological conditions at the former french nuclear test sites in Algeria : preliminary assessment and recommendations - 2005 ». Le protocole additionnel aux accords de garantie est un nouvel instrument juridique approuvé par le Conseil des gouverneurs en mai 1997. « Il donne à l’Agence plus de droits d’accès à l’information et aux emplacements dans un Etat », selon M. Remki. Selon plusieurs observateurs, il donne droit aux inspections inopinées des inspecteurs de l’AIEA. Pour ce protocole, la déclaration d’intention de l’Algérie a été approuvée en septembre 2004 par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA et la signature se fera prochainement, selon M. Remki. Pour affirmer plus son adhésion au travail de l’AIEA, l’Algérie s’est déclaré « prête à abriter, à Alger, en 2006, avec le concours de l’AIEA, une rencontre régionale sur le thème de la non-prolifération et de la contribution de l’énergie nucléaire au développement socioéconomique », selon le responsable de la coopération du COMENA. La coopération développée ces derniers temps a vu aussi le déplacement en mars dernier d’une mission de la NNSA. Alors qu’elle prépare une loi sur le nucléaire, l’Algérie développe une politique de transparence dans sa volonté d’utiliser le nucléaire à des fins civiles de développement. En plus de la coopération étroite qu’elle entretient avec l’AIEA, l’Algérie s’entoure de toutes les garanties pour éviter que le choix qu’elle a fait, à l’instar de beaucoup de pays d’utiliser le nucléaire au profit du développement, fasse l’objet de manipulations. La visite des experts américains de la NNSA (National Nuclear Security Administration, à ne pas confondre avec la NSA (National Security Agency), qui a succédé en 1952 à l’Agence de sécurité des forces armées américaines, s’inscrit dans cet ordre d’idées et se veut une autre garantie de transparence au moment où un sérieux différend oppose l’Iran aux pays occidentaux sur le nucléaire. La visite des experts américains s’inscrit dans une action de coopération algéro-américaine et a pour objectif la mise en place de laboratoires jumelés pour la recherche, selon un cadre du secteur. La confection d’une loi sur le nucléaire devrait mieux organiser une activité sensible, mais incontournable pour le développement en privilégiant les conditions de sécurité et de sûreté. Surtout qu’officiellement, le ministre de l’Energie reconnaissait en février 2006 que « les applications de l’énergie nucléaire en Algérie sont relativement modestes ». Selon un responsable du ministère de l’Energie, le travail avance bien. L’Algérie ne peut rester en marge d’un mouvement qui touche toute la planète et à long terme la sécurité des approvisionnements en matière d’énergie et ne peut se concevoir sans la diversification des sources et la maîtrise des énergies renouvelables, telles que le nucléaire ou le solaire.

http://www.elwatan.com/2006-05-07/2006-05-07-41945
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