MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE

Ce Forum MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE est lieu d'échange, d'apprentissage et d'ouverture sur le monde.IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  
Derniers sujets
» MISSION DE SOLIDARITE INTERNATIONAL
Mar 20 Fév - 3:52 par maria0033

» Hello ...
Mar 20 Fév - 3:50 par maria0033

» Communauté
Mar 20 Fév - 3:48 par maria0033

» Salut tout le monde !
Mar 20 Fév - 3:45 par maria0033

» Bonjour a vous !
Mar 20 Fév - 3:43 par maria0033

» Salut tout le monde !
Mar 20 Fév - 3:42 par maria0033

» Type de forum
Mar 20 Fév - 3:39 par maria0033

» Page d'accueil
Mar 20 Fév - 3:38 par maria0033

» Demande de Partenariat : Communauté Francophone
Mar 20 Fév - 3:36 par maria0033

» PRESENTATION ET INVITATION
Mar 20 Fév - 3:35 par maria0033

» Règlement du forum:Avertissements préalables
Mar 20 Fév - 3:33 par maria0033

» Règles d'utilisation des forums
Mar 20 Fév - 3:30 par maria0033

» Règles de convivialités et usages
Mar 20 Fév - 3:26 par maria0033

» Africamaat à Gwada du 23 au 30 mai 2006
Jeu 14 Déc - 6:15 par maria0033

» Cybernégrothérapie, les fils et filles de Cham...
Jeu 14 Déc - 6:14 par maria0033

Marque-page social
Marque-page social digg  Marque-page social delicious  Marque-page social reddit  Marque-page social stumbleupon  Marque-page social slashdot  Marque-page social yahoo  Marque-page social google  Marque-page social blogmarks  Marque-page social live      

Conservez et partagez l'adresse de MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE sur votre site de social bookmarking
MON BLOGUE-MY BLOG
QUOI DE NEUF SUR NOTRE PLANETE
 
LA FRANCE NON RECONNAISSANTE
Ephémerides

Partagez | 
 

 la Légion d’honneur à titre posthume pour le général Dumas.

Aller en bas 
AuteurMessage
mihou
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

01052006
Messagela Légion d’honneur à titre posthume pour le général Dumas.

3 juin 2002
Claude Ribbe demande à M. Jacques Chirac la Légion d’honneur à titre posthume pour le général Dumas.

http://www.claude-ribbe.com/Bicentenaire%20g%E9n%E9ral%20Dumas.htm
Monsieur le Président de la République,

Thomas-alexandre Davy de La Pailleterie, né esclave en 1762 dans la colonie française de Saint-Domingue (aujourd’hui République d’Haïti) fils d’une Africaine déportée et d’un Normand, est amené en France par son père à l’âge de quatorze ans. Il s’engage en 1786 dans le régiment des dragons de la Reine sous le pseudonyme d’Alexandre Dumas. C’est en servant sous cet uniforme et sous ce nom qu’il rencontre, trois ans plus tard, Marie Labouret, une jeune fille de Villers-Cotterêts. De leur union, célébrée en 1792, alors que Dumas était lieutenant-colonel de la Légion franche des Américains et du Midi, composée d’hommes « de couleur » et commandée par Joseph de Bologne, dit chevalier de Saint-George (1745-1799) devait naître un autre Alexandre Dumas, l’un des plus grands écrivains français.
Général dès l’été 1793, le courageux et intègre Alexandre Dumas se distingue sur tous les champs de bataille de la Révolution et s’y conduit avec honneur et humanité. Après dix ans de rudes combats pour la Nation, il doit subir en Italie une captivité particulièrement humiliante et éprouvante avant de pouvoir retrouver enfin sa famille.
Le général Alexandre Dumas, mort en 1806 des suites de ses campagnes, dans la gêne et l’oubli, est sans doute le plus valeureux soldat de notre République. Il mériterait à coup sûr de continuer à reposer auprès de son fils, même au Panthéon. « Le plus grand des Dumas, disait Anatole France, c’est le fils de la négresse, c’est le général Alexandre Dumas de La Pailleterie, le vainqueur du Saint-Bernard et du Mont-Cenis, le héros de Brixen. Il offrit soixante fois sa vie à la France, fut admiré de Bonaparte et mourut pauvre. Une pareille existence est un chef-d’oeuvre auquel il n’y a rien à comparer ».
Pourtant, au moment où l’ordre de la Légion d’honneur fut créé, le 19 mai 1802, Napoléon Bonaparte ne jugea pas utile de décorer Alexandre Dumas. Il fut ainsi l’un des rares officiers généraux de l’époque à être privé de cette distinction à laquelle des services exceptionnels lui donnaient pourtant un droit incontestable. Sans doute à cause d’une brouille survenue durant la campagne d’Egypte. Dumas s’était élevé contre les méthodes - trop brutales à son goût - utilisées par l’armée française contre les Turcs. On dit aussi que Bonaparte n’aurait pas pardonné au héros d’avoir refusé de prendre la tête de l’expédition répressive envoyée contre la colonie révoltée de Saint-Domingue au début de l’année 1802.
Quoi qu’il en soit, on sait que l’ordre de la Légion d’honneur fut créé la veille du rétablissement de l’esclavage dans les colonies françaises et quelques semaines avant la fermeture des frontières aux hommes et aux femmes « de couleur » (2 juillet 1802). Ce contexte nauséabond - que Bonaparte lui-même aurait regretté plus tard - n’était sans doute guère favorable à un Afro-Antillais né esclave dans une colonie qui se trouvait alors en pleine insurrection.
Vous avez accepté, Monsieur le Président de la République, de transférer les cendres de l’écrivain Alexandre Dumas au Panthéon. Il me semble que cela pourrait être l’occasion de rendre également hommage à son père, le général Dumas, en l’élevant à la plus haute dignité dans l’ordre de la Légion d’honneur.
Ce serait une décision particulièrement opportune et symbolique au moment où, tandis que beaucoup prônent le devoir de mémoire, nous sommes si peu à oser évoquer le triste anniversaire du rétablissement de l’esclavage, qui ne saurait pourtant passer inaperçu, en particulier pour des centaines de milliers de Français d’Outre-mer. Elle signifierait, aux yeux de tous, que même si le temps a passé, la République française n’oublie pas ceux qui l’ont défendue ; qu’elle condamne avec la plus grande fermeté toutes les formes de discrimination et d’exclusion, tous les crimes contre l’Humanité.
Ce serait également une manière de compléter l’hommage rendu à l’écrivain Alexandre Dumas, blessé à jamais par le sort particulièrement injuste réservé à un père dont il tenait tant à honorer le nom et le souvenir. Ce père aurait pu être le héros d’un de ses romans mais, comme le disait un biographe, « pour ne pas être taxé d’invraisemblance, il confia aux mousquetaires la besogne que le général avait accomplie seul ». Ce serait enfin l’occasion de saluer l’exemple de Villers-Cotterêts, une commune où François 1er, le 10 août 1539, signait une ordonnance imposant l’usage de la langue française - l’acte fondateur de la Francophonie en quelque sorte - et qui, le 15 août 1789, deux cent cinquante ans plus tard, presque jour pour jour, accueillait un jeune homme de mérite et de cœur sans se préoccuper outre mesure de son apparence ni de ses origines et sans imaginer, bien sûr, que le fils de cet homme serait l’une des plus grandes et des plus attachantes figures de la littérature française.
J’ignore si la réglementation actuelle permet ou non d’attribuer la Légion d’honneur à titre posthume mais je suis convaincu que les textes doivent pouvoir s’adapter aux situations et aux gens qui en valent la peine.
C’est pourquoi je prends la liberté, Monsieur le Président de la République, de vous suggérer d’accepter, après avis des autorités et des associations concernées, feu Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie, dit Alexandre Dumas, général de division de l’armée française, dans l’ordre de la Légion d’honneur et de l’élever à la dignité de grand-croix.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très respectueuse considération.
Claude Ribbe

Juin 2002

Claude Ribbe demande à M. Philippe Seguin de faire voter la remise en place de la statue du général Dumas, détruite pendant l’occupation. Quelques jours plus tard le Conseil de Paris approuve cette initiative à l’unanimité et M. Christophe Girard déclare à l’AFP qu’il s’agit de "réparer une diversion de l’histoire"

1942
La statue du général Dumas est détruite sur ordre des nazis. Celles de son fils et de son petit-fils sont épargnées. Les trois statues se trouvaient place des Trois Dumas (l’actuelle place du général-Catroux).

février 1906
Pour le bicentenaire du général Dumas, la ville de Paris fait ériger une statue sur l’actuelle place du général-Catroux (17e arrondissement)

1838

L’écrivain Alexandre Dumas réclame l’installation d’une statue pour son père avec une copie à Port-au-Prince

Lettre de l’écrivain Alexandre Dumas adressée à des Haïtiens à propos de son père (1838).

«Mes chers compatriotes…

Souvent, j’ai été sollicité à la fois par des amis et par mon propre cœur de faire élever une statue à mon père ; cette statue, faite par l’un des meilleurs artistes de la capitale, grâce aux relations que j’ai avec tous, et à la fourniture que ferait du bronze le gouvernement, ne coûterait pas plus de 20 à 25 000 francs.
Voici donc ce que j’ai l’honneur de vous proposer, Messieurs :
Une souscription à 1 F serait ouverte parmi les hommes de couleur seulement, quelle que soit la partie du monde qu’ils habitent. A cette souscription ne pourront se joindre, pour les sommes qui leur conviendront, que le roi de France et les princes français, ainsi que le gouvernement d’Haïti, et si, comme il y a tout lieu de le croire, la somme, au lieu de se monter à 25 000 F, se monte à 40 000, on fondrait une seconde statue pour une des places de Port-au-Prince; et alors, j’irais la conduire et l’y ériger moi-même sur un vaisseau que le gouvernement français me donnerait pour l’y emporter. Je ne sais, Messieurs, si la douleur récente que j’éprouve [Alexandre Dumas vient de perdre sa mère] et qui réveille cette vieille et éternelle douleur de la mort de mon père, ne me rend pas indiscret, et ne grandit pas à mes propres yeux les mérites de celui que Joubert appelait la terreur de la cavalerie autrichienne et Bonaparte l’Horatius Coclès du Tyrol ; mais il me semble en tout cas qu’il serait bon que les Haïtiens apprissent à la vieille Europe, si fière de son antiquité et de sa civilisation, qu’ils n’ont cessé d’être français qu’après avoir fourni leur contingent de gloire à la France.

Alexandre Dumas, 5 août 1838 »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vuesdumonde.forumactif.com/

 Sujets similaires

-
» Lucien AUBLANT, Officier de la Légion d'Honneur
» Jacques Bouveresse, philosophe français, refuse publiquement la légion d'honneur
» Pas d'idée pour un titre original et accrocheur
» Bonjour, je ne sais jamais quel titre mettre pour me présenter. /o\
» Mort au champ d'honneur.
Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

la Légion d’honneur à titre posthume pour le général Dumas. :: Commentaires

Aucun commentaire.
 

la Légion d’honneur à titre posthume pour le général Dumas.

Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE :: EDUCATION :: REVEIL ET CONSCIENTISATION-ENLIGHTMENT-
Sauter vers: