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 Autopsie d’une “ crise ” politique - Cameroun I

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Tite Prout
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Tite Prout

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Localisation : Montréal
Date d'inscription : 01/06/2005

crise - Autopsie d’une “ crise ” politique - Cameroun I Empty
28042006
MessageAutopsie d’une “ crise ” politique - Cameroun I

Autopsie d’une “ crise ” politique



Etrange pays que le Cameroun !
Pendant que le monde se voit transpercé de partout par des ondes de choc d’une violence extrême ; que les institutions internationales de “ qualité ” prises pour modèles sont en dérèglement permanent pour ne pas dire obsolètes ; que le doute, la méfiance et la peur envahissent l’esprit humain pour mieux souligner l’emprise de la précarité existentielle ; c’est, hélas ! le moment où une horde sauvage de trafiquants et de brigands politiques de tout poil, embusqués dans les institutions d’Etat, des secteurs privés mais également de certains partis politiques évanescents, décident froidement d’assassiner le Cameroun, notre pays !
Contre toute attente, c’est à ce moment que Monsieur “ inertie ” avec ses co-gestionnaires de la “ crise ” multiforme des ajustements structurels de 1986, embouchent la trompette de la lutte “ anti corruption ” ; style Fmi et Banque mondiale ; appuyés en cela par la vieille caisse de résonance de la Crtv qui débite sans discontinuer, ses tristes litanies de mensonges et d’effroi pour nous paniquer davantage…
Aujourd’hui où, les pays nantis, dits industrialisés avec leur G8 – G10 – G infini et leurs fameux points d’achèvement qui n’achèvent aucun point, encore moins, la “ crise ” planétaire, s’enlisent et s’empêtrent un peu plus dans cette “ mondialisation ” terrifiante à visage hideux, accompagnée par sa récession économique troublante, criminelle et sans fin ; et qu’enfin la psychose de la mort que devance une précarité généralisée, rode dans nos quartiers et nos rues ; surtout que le Cameroun n’a d’Etat que de nom…
C’est le moment où certains compatriotes gestionnaires, grands commis de l’Etat ou responsables politiques, s’offrent avec désinvolture et arrogance criminelles de détourner en toute quiétude les fonds publics. Plus dramatiques, parmi ces fossoyeurs des caisses publiques, des “ universitaires ” d’un autre genre…
Pourtant, combien il eût été admirable et utile de voir ces “ intellectuels ” fixer les grands axes de réflexion sur la société de demain ; d’arpenter ensemble, méthodologiquement les étapes significatives de ces mutations sociales devenues inévitables ; dès à présent, d’évaluer le degré d’obsolescence de l’appareil et des instruments politiques ; mais aussi des forces en présence avec les mentalités qu’elles gèrent, ainsi que les acteurs qui les animent chaque fois.
En définitive et compte tenu de l’angoisse réelle qu’éprouvent nos populations pour le “ futur ” immédiat, c’est également à ces “ intellectuels ” qu’incomberait l’agencement des mécanismes de la vie politique de notre Etat.
C’est pourquoi, je crois déceler dans ces attitudes, qu’elle qu’en fut l’époque de référence, que l’appareil politique reste égal à lui-même ; devient insensible aux sollicitations des transformations qui modifieraient son environnement social ; étant donné que le “ monde politique ” qui l’englobe, obéit aux lois qui le rendent indifférent aux changements de la conjoncture.
Mais lorsque la situation l’exige, l’appareil politique tient compte de son fonctionnement et s’adapte aux renouvellements des exigences sociales ; développe une habileté à utiliser les énergies du milieu concerné puis infléchit la dynamique et les objectifs de son action sans toutefois affecter sa structure profonde. C’est-à-dire, tant que “ l’appareil politique ” restera immuable, le politique en changera pas.
Dans cette réflexion, en plus des difficultés provenant du système politique, il faut ajouter les contraintes traditionnelles que sont : les revendications, les besoins, les goûts, les soucis de sécurité, l’impératif d’ordre, le désir des nouveaux mouvements sociaux et même l’aspiration naturelle au “ changement ”…
Tout ce bouillonnement d’idées, de croyances et d’appétits est capté par les institutions puis exploité par les gouvernants et leurs adversaires ; ajoutons à ce melting-pot intellectuel, l’incongruité mythologique des “ économiste libéraux ” qui voudrait que la “ croissance ” réduise les inégalités sociales ; argument simpliste et grotesque utilisé en temps de crise comme subterfuge et arme dissuasive, uniquement pour reporter à plus tard, toute revendication redistributive. Dans la classe ouvrière et d’autres corporations de travailleurs, cet argument est perçu comme une escroquerie intellectuelle.
Où est donc passée la croissance de 5 % ? et pourquoi la misère et la pauvreté continuent à décimer nos populations ? simple illusion, pourrait-on dire ?…
La dernière difficulté de cette réflexion réside dans la compréhension de la “ problématique ” de cette nouvelle société que j’appellerais “ société technologique ” ; car c’est par elle que ressortent et apparaissent les dysfonctionnements, les confusions et les contradictions notoires qui affectent tout le système actuel.
Récemment, il y a eu soulèvement des étudiants qui traduit parfaitement l’avènement de cette “ nouvelle société ” avec sa nouvelle conscience. C’est dire qu’il ne s’agit plus des seules manifestations formelles de la politique mais véritablement l’apparition d’autres phénomènes sociaux neufs, avec des facteurs d’un nouveau style de vie politique.
Dès lors, nous pouvons envisager deux sortes de démarches ; celle de la réalité actuelle assortie de sa projection dans l’avenir ; et en pure hypothèse, la “ société à venir ” ; enrichie par sa propre régénération pour donner naissance à cette nouvelle structure que nous appellerions : “ société future ” et qui offrirait à coup sûr, les “ changements ” attendus pour les consultations populaires ; y compris le rajeunissement des équipes gouvernementales et les fluctuations positives de l’audience des partis politiques.
Malheureusement, le Cameroun se trouve à la traîne des innovations technologiques et est manifestement incapable d’asseoir une approche progressiste, incisive ou de révolution comme le suggérait en son temps (1965) une étude conjointe di Mit et du Club de Rome…
C’est pourquoi, déclencher inopinément une campagne “ anti-corruption ” aujourd’hui ne voudrait pas dire, nécessairement une remise en question du système politique qui nous gouverne…
Par ailleurs, nous savons tous que notre pays est à la remorque du monde capitaliste qui gère toujours l’humanité avec des données surannées ; des doctrines et concepts voire des instruments démodés du XIXème siècle ; dans ces conditions, comment entrevoir une perspective évolutive de notre univers politique ? Etant entendu que tout passe par lui ?…
Les constats sont là ; même s’ils sont pénibles à regarder.
Quant à l’Afrique, elle vogue désespéramment dans une mer de misère intellectuelle dépourvue d’école de pensée et de volonté politique aux fins de rationaliser nos comportements et notre environnement social. C’est pourquoi, de gré ou de force, notre Afrique ne peut que s’amarrer à la “ mondialisation ”, c’est-à-dire s’accrocher à l’intelligence et à la volonté des “ autres ”…
Comment ne pas comprendre pour l’admettre que le Cameroun, sentant sa perdition proche, l’ordre social actuel ait décidé de résister aux mouvements qui visent à le transformer ? Mais pour combien de temps encore cette résistance ?

“ Lutte pour le pouvoir ”
A l’évidence, la “ nouvelle société ” en cours de confectionnement avec sa nouvelle classe de citoyens, armés de technologies nouvelles, ne peut que dans une confrontation avec le pouvoir actuel, sortir gagnante ; car, non seulement elle n’est pas à bout de souffle pour s’écrouler devant une attaque des gouvernants actuels mais se sait particulièrement soutenue par toutes les couches de la populations, malgré tout, garantes ou complices de son agencement et qui participent effectivement à son développement.
Aujourd’hui, tous les observateurs perspicaces savent que l’instrument politique traditionnel de ce système ne peut être qu’inefficace pour entreprendre contre cette “ nouvelle société ” une action d’envergure ; parce qu’il est à redouter que face à une société jeune, dynamique, intuitive et déterminée, la classe politique actuelle, composée essentiellement de vieux mandarins fatigués, ne mette en œuvre des armes vétustes, utilisées jadis aux fins des stratégies périmées de conservation ou de prise de pouvoir. Ce qui lui serait fatalement préjudiciable.
Hier, la configuration imparfaite de cette “ nouvelle classe de citoyens ” composée d’intellectuels, de cadres, de paysans, d’employés de bureau, de travailleurs indépendants et d’une multitude d’informels était presque insignifiante pour être perçu comme “ force organisée ”, capable d’ébranler un système politique classique.
Aujourd’hui, qui aurait pu prévoir la force et le rôle qu’exercent les “ mass médias ” dans le laminage des mentalités où ils instillent à bonne dose un conformisme lénifiant ? A rendre inefficaces certaines décisions gouvernementales ?…
Qui pouvait croire qu’un parti politique s’attache à traduire la “ volonté du peuple ” en luttant contre les abus administratifs, ceux de la Snec, Aes-Sonel et autres infligés à tort aux usagers ?
Afin de mieux apprécier cette évolution des mentalités, comment imaginer dans le Cameroun du président Ahidjo que quelqu’un parlât de “ qualité de la vie ” alors que le “ miracle ”, du plan quinquennal (Dieu merci), s’arrêtait uniquement à la très convoitée “ autosuffisance alimentaire ” ?…
C’est pourquoi, dans ce processus d’évolution, si la nouveauté des problèmes n’explique pas tout, il faudrait chercher d’autres éclairages du côté de la machine politique sensée apporter des solutions en utilisant les énergies sociales qu’exaltent les idéologies divergentes.
Paradoxalement, cette machine s’avère inapte à mobiliser les aspirations de l’homme d’aujourd’hui partagé entre l’indolence et la révolte ; entre l’acceptation d’un monde dont il attend d’être comblé et le refus de ce même monde qui le réduit à la petitesse du simple consommateur.
A cause de cela, cette “ machine politique ” usuelle, non réformée et inadaptée aux nouvelles situations apparaît tantôt inerte, tantôt tournant dans le vide ; elle semble inerte lorsqu’elle se révèle sans prise réelle sur les problèmes profonds de son temps ; et tourne à vide ou s’emballe si, pour les résoudre, elle fait appel à des forces qui, naguère, furent agissantes et souvent dissuasives mais que l’évolution des mentalités et la permanence des luttes a émoussées…
Malgré cela, aucune classe politique (celle du Cameroun comprise) n’avouera jamais son impuissance mais proclamera toujours avec assurance et arrogance sa volonté à promouvoir une “ nouvelle société ” ; passant du discours à la réalité, on constate que l’ambition du propos est vite démentie par la minceur ou l’ambiguïté des moyens.
C’est alors, à partir de ce fait, que s’enclenche un cycle de doutes et d’incrédibilité où les partis politiques se vident de leur substance puis éclatent en plusieurs chapelles rivales. Ainsi, pour rameuter une clientèle devenue difficile, ils se proposent le même objectif que leur adversaire ; mais qu’ils l’atteindront mieux que lui.
Cette typologie permet d’observer au Cameroun, la présence d’une catégorie spéciale de partis qui n’existe qu’en période électorale par l’effet mécanique. Ce qui fait que les états-majors politiques disposés d’aller au combat se trouvent incapables d’identifier leurs troupes ; et sans distinction ni discernement recrutent toutes les bonnes volontés qu’on rassure pour mieux les rassembler…
D’où l’apparition des stratégies boiteuses, frappées d’équivoques parce qu’on ne peut pas à la fois vouloir : “ changer la société et n’effrayer personne ”…

“ Autopsie ”
Alors de partout fusent des question invraisemblables au sujet du “ changement ” et de sa nature. Pour peu qu’il soit politique, ou social, on brandit les drames et les atrocités subséquents. S’agit-il des fondements économiques, de ses effets impliquant la répartition du profit ou simplement des modalités de contrôle de gestion, qu’on vous suspecte de dangereux, d’autoritarisme voire d’opposant lié aux hégémonies terroristes…
S’attaquer aux fondements du système actuel, c’est vouloir tuer la poule aux œufs d’or disent nos braves “ conservateurs ” ; c’est courir une aventure si dangereuse que personne ne voudrait se voir imputer une telle intention. Il en est de même pour ces “ grands ” opposants et leurs partis politiques incapables de choisir entre “ réformes ” et “ révolution ”. C’est ainsi qu’ici, on prétend accomplir la révolution par des réformes et là, les réformistes s’affirment être les vrais révolutionnaires…
Malheureusement, même si la controverse est inhérente entre les concepts révolution et réforme, elle ne suffit pas à expliquer cette absence de choix, à s’orienter dans l’une ou l’autre direction.
C’est pourquoi il serait préférable de procéder à l’autopsie du microcosme politique du Cameroun tout en soulignant que ces attitudes équivoques sont autant de dérobades devant les risques que présente la “ société actuelle ” ; qu’on n’ose ni renverser par crainte de gâchis que provoquerait sa ruine, ni défendre à raison de l’inhumanité de certains de ses aspects existentiels.
Ce constat pénible nous permet également de dire que la “ société ” d’hier et d’aujourd’hui, représentée, respectivement par l’Unc et le Rdpc, vantant avec leurs coutumiers thuriféraires la “ démocratie avancée ”, créatrice d’abondance, de liberté et de paix, a échoué par présomption et par manque d’un projet crédible, viable et précis, capable d’aider à l’édification d’une “ nouvelle société ”.
L’autre réalité est que le “ moteur de la vie politique ” qu’est le gouvernement avec ses institutions périmées, conçues pour la conquête et la conservation du pouvoir politique, institutionnalise à tort la lutte politique en insérant dans les constitutions (il y en a deux) des articles relatifs aux modes de désignation des gouvernants ; aux procédures qui les protègent et aux modalités de leur remplacement beaucoup plus nombreux que ceux concernant l’exercice du pouvoir lui-même. Dans ces conditions comment s’étonner que les textes sont faits par ceux qui auront à les appliquer ?
A suivre...

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