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 Gorée:La maison des esclaves

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mihou
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Localisation : Washington D.C.
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07062005
MessageGorée:La maison des esclaves

Gorée:La maison des esclaves

source:
http://www.ifrance.com/goree/index.html

Gorée : Avant la découverte

Les récits de l’Antiquité sur la découverte de Gorée et ceux des marins dieppois du XIVe siècle ne présentent pas de garanties historiques suffisantes. C’est au caravelles portugaises qu’il revient d’avoir découvert l’île au XVe siècle. Mais aujourd’hui, on se demande ce qu’avait été Gorée avant sa découverte par les navigateurs européens. À l’origine, nous savons que l’île s’appelait seulement Ber, que les premiers possesseurs ne s’aventuraient à quelques mètres du rivage pour rapporter la nourriture nécessaire à leur subsistance.

Ils construisaient des paillots rudimentaires dont les structures permettaient de recueillir l’eau de pluie et vivaient dans une insularité complète, n’ayant aucune relation avec la grande terre africaine. Les enfants y naissaient et les morts y étaient enterrés. Femmes et hommes cultivaient un lopin de terre et le tissu social était fait de solidarité communautaire réglée par les coutumes respectées de tous aussi. Mais pour l’essentiel, l’histoire du peuplement de Gorée reste un mystère.

À l’époque de la découverte, les premiers navigateurs portugais témoignaient que Ber était un île déserte où se trouvaient quelques chèvres sauvages et les traces d’une occupation néolithique. Avant l’arrivée des Blancs il est probable que des échanges maritimes s’étaient effectués entre l’île et le continent à la faveur de la création de l’Empire du Djolof au VIIe siècle, empire qui a donné naissance au peuple wolof du Sénégal actuel.

Notre histoire orale et traditionnelle raconte que le peuplement a été formé par la fusion de plusieurs groupes ethniques convertis à l’Islam depuis le XIe siècle, que les Wolofs étaient un peuple de paysans, d’artisans, mais aussi de pêcheurs. On pourrait supposer que ce nouvel empire offrait un possibilité de vie meilleure et provoquerait ainsi une émigration des habitants de Ber vers les côtes du Continent, ce qui expliquerait la désertion de l’île et ce qui expliquera plus tard, l’achat de l’île par les Hollandais.

Arriva le XVe siècle – Derrière l’Océan atlantique se réveilla l’Europe de la Renaissance. Les Européens sortaient de la nuit du Moyen Âge et rêvaient de conquérir les Indes légendaires, ils inventèrent la boussole et mirent au point le gouvernail d’Étambot. Commença alors la grande aventure des conquêtes et des découvertes.

Dès le début du XVe siècle, le prince portugais Henri le Navigateur lança ses navires le long des côtes d’Afrique à la recherche de la nouvelle route des Indes. Les nefs huissières, les caravelle et bientôt les négriers sillonnèrent les océans.

C’est ainsi qu’en 1444, sous le commandement de Denis Dias les caravelles portugaises découvrirent au large des côtes du Cap Vers, l’île de Ber, qu’elles baptisèrent ensuite Île de Palma.

À part quelques chèvres sauvages et des traces d’une occupation néolithique, l’île était déserte. Mais en face des côtes du continent à l’accueil incertain, elle offrait aux navigateurs une belle plage de sable, un refuge facilement défendable et une rade hospitalière à l’ancrage solide.

Au fil des années, Palma voyait passer de célèbres navigateurs : Fernando PO, Barthélémy DIAZ, Vasco de GAMA qui découvrirent peu à peu la route des Indes. Avec la découverte de la Côte de l’or, des ouvriers portugais vont édifier dans l’actuel GHANA le fort de mine, appelé ELMINA. Au cours de leur escale à Palme en 1482, ils construirent le premier bâtiment de l’île, une petite église de pierres (actuel poste de Police).

Dix ans plus tard en 1492, Christophe COLOMB découvre l’Amérique. Arriva le XVIe siècle – En 1580, l’Espagne, attirée par l’or de l’Amérique, annexa le Portugal pour contrôler les routes maritimes. À cette époque, les Pays-Bas s’étaient libérés de la tutelle espagnole. Ils succédèrent au Portugal en Afrique et sur la route des Indes et occupèrent dès 1588 l’île de Palma.

Sa belle rade valut alors à l’île son nom GORÉE, issue de l’appellation hollandaise " Goede Reede " qui signifie bonne rade. Mais l’achat de l’île et la traite des Nègres arrivèrent avec le XVIIe siècle.

En 1617 contre quelques barres de fer, des Hollandais achetèrent l’île à ses deux supposés propriétaires : un pêcheur nommé DANGA Mafal qui y faisait sécher son poisson et Biram, le Chef du Cap-Vert.

Les nouveaux occupants y construisirent deux forts. L’un sur le rocher qui est le CASTEL, c’est le fort d’Orange, l’autre devant la plage, le fort NASSAU.

À cette époque, le besoin frénétique de main d’oeuvre à bas prix se fit sentir dans les immenses terres vierges d’Amérique. Les Noirs d’Afrique étaient considérés comme des spécimens robustes et résistants. Les courants et les vents de l’Océan Atlantique favorisent le voyage Europe –Afrique – Amérique.

Alors, s’ouvrait la traite des Nègres.

Gorée va alors vivre sur son sol l’une des plus grandes tragédies de l’histoire.

Vie de la population sous la traite

Au début du XVIIe siècle se créèrent les grandes compagnies commerciales hollandaises, anglaises et françaises qui, protégées par leur gouvernement, regroupaient amateurs, commerçants et banquiers. Les produits exotiques de l’Afrique et des Indes les attirèrent et bientôt ce fut le commerce triangulaire : Europe – Afrique – Amérique.

Gorée devint alors un haut lieu de transit sous le contrôle de la compagnie hollandaise des Indes qui dominait les mers et détenait le monopole des épices. En 1633, au nom du roi d’Angleterre, le capitaine anglais HOLMES s’empara de l’île et ALBERCOMBY en devint le gouverneur.

En 1664, les Hollandais commandés par l’Amiral d’Estrees reprenaient Gorée sous le commandement du gouverneur COLLARINS. Le traité de BREDA en 1667 mit fin à la prépondérance maritime hollandaise.

C’est alors que COLBERS chargea le Vice Amiral d’Estrees d’enlever aux hollandais Gorée et, le 1er novembre 1677, d’Estrees s’empara de Gorée pour le compte du Roi de France. Les forts hollandais d’Orange et de Nassau furent rasés et les Français construisirent à leur place les forts Sain-François et Saint-Michel pour assurer la défense de l’île. Au cœur de l’île, les esclaves nègres arrivèrent de plus en plus nombreux.

Ce fut seulement qu’en 1678 que le traité de Ninègues confirma l’occupation de Gorée par la France. Malgré cela, l’Angleterre occupa Gorée en 1693 pendant quelques mois. De nombreux bateaux de tout tonnage; des Byzantins des Frégates des Vaisseaux commencèrent à mouiller en rade de Gorée venant de DIEPPE, du HAVRE, de ROUEN, de NANTES, de ROCHELLE et même de l’ORIENT.

Ainsi sous l’impulsion de DUCASSE, le commerce des esclaves allait atteindre vers 1687 un développement exceptionnel. Des transactions se firent à base de troc l’unité de monnaie étant la barre de fer ou un assortiment varié de fusils, tissus, barils de poudre ou d’eau de vie, bref de pacotilles.

Au début de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la population indigène libre vivant sur l’Île était de 106 habitants. Les 2/3 étaient des mulâtres issus de relations mixtes entre les soldats et les esclaves.

Évidemment le climat de sadisme associé à la traite, devait fatalement engendrer la violence sexuelle --- Pour maintenir sur place son personnel à qui le règlement interdisait toute relation avec les femmes indigènes, les directeurs demandèrent l’envoi de femmes européennes ou du moins l’autorisation que soient épousées légitimement des femmes du pays. La direction de la compagnie des Indes n’acceptera jamais ces mariages.

Elle sera cependant obligée de constater la naissance à Gorée d’un élément mulâtre souvent dynamique qui finira par jouer, en particulier les mulâtresses, qu’on appelait " SIGNARES ", un rôle important dans l’île. Anne PEPIN, Cathy LOUETTE, et Victoria d’ALBIS étaient par exemple des Signares célèbres.

Ces Signares devenaient souvent un parti convoité pour les nouveaux arrivants en particulier si elles avaient pour père un personnages important de la compagnie. À cette époque, on constatait que, sur 13 propriétés de l’île, 9 appartenaient à des mulâtresses. En effet, les hommes mulâtres allaient chercher leur fortune sur le continent africain ou même en France, tandis que les femmes mulâtresses demeuraient dans l’île, commerçant par leurs esclaves de case pour le compte de la compagnie, pour elles-mêmes ou pour leurs maris d’occasion.

Ainsi, les unions, plus ou moins passagères qu’on appelait " Mariage à la mode du pays " ne tardèrent pas à se multiplier et le jour même d’une certaine légalité : les enfants héritant des biens amassés par leur père durant leur séjour. À l’époque, la richesse d’une famille se manifestait au nombre de ses esclaves. On pouvait dire qu’en 1767 Cathy LOUETTE, la Signare du Capitaine Français AUSSENCE, était la femme la plus fortunée de l’île avec 25 captifs, 43 captives de case.

En 1770, Gorée possédait 15 logis de pierres. De cette époque date la belle maison à arcades édifiée sur la grande place par un négociant bordelais nommé LAFITTE. Y résidèrent du temps du Chevalier de BOUFFLERS, l’Ordonnateur d’Aigremont, puis en 1816, le gouverneur Schmaltz et sa fille, rescapés du naufrage de la " MEDUSE "; le Commerçant JAUBERT qui lança sur le marché européen l’huile d’arachide la possédera en 1816.

Enfin agrandies de demeures voisines, cette maison deviendra, de 1913 à 1937, l’École Normale de l’Afrique Occidentale Française, connue sous le nom d’École William PONTY, d’où sortiront la plupart des hauts fonctionnaires.

Gorée offre un paysage qui s’est constitué essentiellement au 15e et au 16e siècles. C’est le seul ensemble colonial intégralement conservé de la côte ouest africaine. Il se caractérise par son homogénéité et sa parfaite intégration au site naturel. Les bâtiments se conforment avec l’îlot rocheux qui occupe presque tout entier. Un art architectural est né par la synthèse de techniques européennes et africaines.

C’est après le grand incendie de 1763 que les fragiles maisons de pailles ont cédé la place aux constructions en dur. Période euphorique pour les riches propriétaires de l’île auxquels était enfin reconnue la liberté de commercer, moment crucial où le paysage de l’île prend son allure définitif.

Mais le véritable symbole de Gorée, ce sont ses captiveries dont la maison des Esclaves résume les caractéristiques. Édifiées sur la grève, elles présentent un large porche couvert qui introduit la cour intérieure autour de laquelle se déploient les corps des bâtiments.

Deux niveaux : celui des maîtres, à l’étage avec ses hautes plafonds, celui des esclaves, entreposés dans des cellules au rez-de-chaussée, ceinturées par les deux galeries de surveillance où se tiennent les gardiens…Face à la mer, le mur percé d’étroites meurtrières sert de remparts, une porte ouvrant sur les navires pour l’embarquement des esclaves en 1816.

L’esclavage, ses origines et ses répercussions en Afrique

La traite négrière a été une activité très ancienne en Afrique. Les Européens l’ont exploitée en poussant les Africains à chercher en elle le plus clair de leurs ressources.

Avant l’intervention étrangère, la traite des captifs se pratiquait sans nul doute dans la continent mais à une échelle extrêmement réduite. Elle avait surtout pour but de réintégrer socialement des individus qui avaient perdu leurs familles à la suite de guerres ou d’autres calamités.

Dans son essence, l’organisation de la famille africaine exclut l’isolement et l’individualisme. L’idéal des Africains c’est une existence communautaire fondée sur de puissants rapports familiaux.

Les esclaves abandonnaient leur patronyme pour adopter celui de leur maître. Cette intégration, ne représentant aucun danger pour le groupe acquéreur.

C’est l’expansion continue de la demande résultant de l’immixtion étrangère dans les affaires du continent qui provoqua l’accroissement assez sensible du volume de la traite jusqu’alors très localisée.

Dès l’époque médiévale, en effet, les avantages matériels qu’offrait le commerce des esclaves incitèrent à multiplier les raids contre leurs voisins, afin de se procurer de quoi troquer contre les produits méditerranéens ou asiatiques.

Pendant des siècles, les esclaves furent principalement dirigées vers l’Afrique du Nord. Un trafic relativement intense s’effectuait à l’ouest de l’Afrique intéressant surtout le Maghreb. Son apogée semble se situer au XVe siècle. Un réseau central partait également de la région du Tchad, du pays Haoussa ; ces esclaves étaient destinés à la Tripolitaine et à l’Égypte. Ils cheminaient par route qu’utilisaient les caravanes transsahariennes.

Parallèlement à ce trafic vers le nord du Continent, le commerce des esclaves se développe aussi dans d’autres secteurs; en Afrique orientale d’abord, dès le Moyen Âge par l’intermédiaire des Arabes fortement implantés sur toute la Côte orientale vers le Moyen-Orient, l’Océan indien et l’Asie; ensuite, à partir du XVe siècle, par l’intermédiaire des Européens. Le trafic ne se développa vraiment en Afrique occidentale qu’à partir de l’arrivée des Européens et avec le trafic atlantique vers les Indes occidentales et l’Amérique, donc principalement à partir de la deuxième moitié de XVIIe siècle.

L’ancienneté de ce trafic en Afrique de l’Est est incontestable. On sait que des mouvements de population de grande amplitude s’y sont déroulés avec la recherche de main-d’oeuvre servile.
Le commerce

À partir du début du XVIIe siècle, la suprématie maritime des Provinces-Unies était incontestable. La plus grande partie du commerce extérieur de l’Europe se faisait avec des navires hollandais.

Tous ceux qui désiraient obtenir des produits africains, asiatiques ou américains devaient s’adresser à elles. Cette attitude eut de graves répercussions en Afrique. Les plantations américaines étaient mises en valeur grâce à la main d’oeuvre noire. Après la possession de colonies en Amérique, il fallait venir lutter en Afrique pour avoir des esclaves. Contrairement à ce qui se passait dans le Nouveau Monde, il ne s’agissait pas de conquérir des terres pour former des colonies agricoles ou de peuplement. Ce qui les intéressait, c’était la création de comptoirs pour appuyer les opérations de traite.

C’est pourquoi la côte de l’Afrique de l’Ouest était libre de toute possession européenne. Les indigènes étaient indépendants.

Au milieu d XVIIe siècle, cette côte était fréquentée par les Anglais, les Français, les Hollandais, les Danois, les Portuguais, les Suédois, tous engagés dans l’industrie de la traite négrière.

En 1602, les Provinces Unies fondèrent la Compagnie Générale des Indes Occidentales. Elles avaient droit de conclure des traités avec les rois indigènes.

Au début du XVIII siècle, plusieurs postes de traite jalonnaient le cours du Sénégal. En 1677, Gorée fut prise aux Hollandais. À première vue, cette île semble avoir reçu de la nature aucun des dons qui assurent aux groupements humains un destin hors série. Elle est stérile et exiguë. Mais en dépit de ces handicaps, elle présentait une situation avantageuse sur la côte occidentale d’Afrique. Couverte par la Côte avancée de la " Presqu’île du Cap-Vert " et se trouvant à une lieue de la terre ferme qu’est DAKAR, Gorée offre un mouillage excellent pour les gros navires.
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