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 Présidence impériale ou présidence en péril

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Tite Prout
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14042006
MessagePrésidence impériale ou présidence en péril

Le Soleil
Opinions, samedi 8 avril 2006, p. A31

Analyse

Présidence impériale ou présidence en péril ?

Vallet, Élisabeth

Docteure en droit, chercheuse à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques (UQAM), elle a publié "La Présidence des États-Unis" aux PUQ.

À près de huit mois des élections de mi-mandat, le président Bush paraît en bien mauvaise posture. Pourtant réélu triomphalement en 2004, il est contesté de toutes parts, tant par ses adversaires traditionnels qu'au sein même de son parti, et semble condamné à éteindre les feux qu'il a allumés. Bush est aujourd'hui frappé par la malédiction des seconds mandats, celle qui a touché tour à tour Nixon, Reagan et Clinton...

La présidence impériale du 11 septembre

Il avait pourtant achevé le premier dans de toutes autres conditions : arc-bouté contre les événements du 11 septembre, surfant sur le mutisme consensuel généré par les attentats contre les tours jumelles, Bush avait réussi le tour de force de ressusciter la présidence impériale que Nixon avait enterrée dans les affres du Watergate.

Finie la toute-puissance du Congrès et des commissions d'enquête, dehors les contradicteurs, exit l'opposition démocrate... Le gouvernement avait demandé - et obtenu - des pouvoirs exorbitants. Ceux de faire la guerre (en Afghanistan puis en Irak), de surveiller les individus (USA Patriot Act), de limiter les droits de la défense et des étrangers (avec la zone de non droit de Guantanamo)... et ceux qu'il n'avait pu acquérir, il s'en est doté (comme les écoutes électroniques clandestines).

La présidence impériale c'était tout cela : la concentration des pouvoirs, progressive mais inéluctable, entre les mains d'un gouvernement, sous la férule d'une oligarchie néoconservatrice... Ainsi, à la suite de 2001, la balance des pouvoirs basculait entre les mains d'un président doctrinaire, entouré d'idéologues dogmatiques (Wolfowiz, Pearl, Libby) eux-mêmes armés d'un projet pour le monde, et appuyé par un Congrès aux mains des républicains.

Mais le vent a tourné. Sous l'effet conjugué des scandales de corruption et de l'affaire Valerie Plame, ployant sous l'impact de catastrophes comme l'ouragan Katrina et d'erreurs stratégiques comme l'invasion de l'Irak, le président et son parti entament une campagne électorale qui leur sera peu favorable et qui, sans aucun doute, causera des dommages considérables au parti républicain. Pendant ce temps, les dissensions républicaines se multiplient et, avec elles, le risque pour le parti de perdre son omnipotence.

La présidence en péril

Depuis son entrée en fonction en 2001, la politique d'immigration est au coeur des préoccupations de George W. Bush. Éclipsée par les événements du 11 septembre et la mobilisation de l'administration dans sa lutte contre le terrorisme, ce pan du programme électoral de Bush refait surface, tandis que le Sénat s'apprête à examiner la question.

La politique migratoire républicaine oscille entre deux pôles contradictoires : d'un côté les conservateurs économiques (qui sont plutôt des néo-libéraux) détenteurs de PME et avides de disposer d'une main-d'oeuvre bon marché et corvéable à merci, et de l'autre les conservateurs sociaux désireux de maintenir un équilibre "racial" aux États-Unis.

Les immigrés latinos constituent en effet la colonne vertébrale de l'industrie touristique et maraîchère des États du Sud, d'une côte à l'autre. Pourtant, les dernières années ont vu se développer, notamment au sein du parti républicain, un discours exclusif, raciste, antihispanique, prônant la préservation d'un sang pur. Le chantre de cette rhétorique aux relents bien trop connus est Samuel Huntington que l'on connaît pour s'être également fait le héraut du "choc des civilisations".

Qu'importe, le discours est entendu, répercuté parfois par des émissions comme celle de Lou Dobbs sur CNN. Bush, qui avait délaissé le thème de la politique migratoire pour ne pas hypothéquer sa réélection en 2004, a repris le flambeau et proposé un renforcement des patrouilles à la frontière (pour 32 milliards $) doublé d'un programme d'immigration temporaire. Mais le sujet ne fait pas consensus, ni à travers le pays, ni au sein du Parti républicain. Et les candidats au Congrès ont parfois des difficultés à accorder leurs violons à la présidence.

Dans le même temps, la droite chrétienne, galvanisée par la progression du conservatisme social, suscite des débats que l'on croyait clos, par exemple en proscrivant l'avortement au Dakota du Sud. Elle s'agite de plus en plus à Washington pour signifier son impatience à la Maison-Blanche, même si le président a pu nommer deux nouveaux juges à la Cour suprême, connus pour leur conservatisme. Les évangéliques de droite s'inquiètent de l'attentisme de l'administration et de ce qu'ils considèrent comme de l'inaction sur des dossiers comme l'interdiction du mariage gai ou l'avortement.

Les sondages sont éloquents : alors que son soutien au président sortant en 2004 atteignait 75 %, la droite chrétienne n'appuie plus le parti du président (et notamment les représentants et sénateurs républicains qui se présentent à l'élection générale de novembre prochain) qu'à 50 %. Et les scandales de corruption (même s'ils touchent certains des leurs) et le contrecoup de l'affaire Valerie Plame avec les récentes révélations de Lewis Libby ne sont pas pour unifier les différentes composantes du mouvement conservateur derrière le président, bien au contraire.

Pendant ce temps, le président multiplie les voyages auprès des candidats républicains au Congrès qui sont déjà en campagne électorale (depuis la première primaire du 7 mars dernier, au Texas). De l'Indiana à la Pennsylvanie, Bush tente, sur le terrain, de renforcer l'assise des républicains dont le siège pourrait basculer du côté démocrate. La possibilité d'une véritable alternance politique est a priori extrêmement faible puisque la politique au Congrès a ceci de particulier qu'elle donne au parlementaire sortant 90 % de chances d'être réélu.

Mais devant la multiplication des affaires de corruption avec la démission de Delay, la condamnation d'Abramoff, les effets des déclarations de Lewis Libby sur l'implication du président dans la divulgation du nom d'une agente de la CIA, la Maison-Blanche constitue de moins en moins un atout pour les représentants et sénateurs en campagne. Lâchée par les siens, elle pourrait donc se trouver fort isolée durant les mois qu'il lui reste à parcourir.




Catégorie : Éditorial et opinions
Sujet(s) uniforme(s) : Élections; Partis politiques; Politique extérieure et relations internationales; Chefs d'États et de gouvernements
Taille : Long, 769 mots
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