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 Chomsky et le Lobby pro-israélien : 14 thèses erronées (2)

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Tite Prout
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11042006
MessageChomsky et le Lobby pro-israélien : 14 thèses erronées (2)

4) Chomsky refuse d'analyser les désavantages diplomatiques qu'encourent les Etats-Unis en opposant leur veto automatique aux résolutions du Conseil de sécurité qui condamnent les violations systématiques des droits de l'homme perpétrées par Israël. Ni le complexe militaro-industriel, ni Big Oil n'ont la moindre prise sur le comportement des Etats-Unis en matière de votes à l'ONU.

Les lobbies pro-israéliens sont les seuls lobbies à exercer des pressions en faveur de tels veto allant à l'encontre des alliés les plus proches des Etats-Unis, de l'opinion publique mondiale et, cela, au prix d'un rôle, quel que soit ce rôle, que les Etats-Unis seraient susceptibles de jouer, en tant que "médiateurs" entre le monde arabo-musulman et Israël.



5) Chomsky refuse d'analyser le rôle du Lobby dans l'élection des membres du Congrès, son financement de candidats pro-israéliens et les plus de cinquante millions de dollars qu'il dépense en dons aux partis, aux candidats et au financement des diverses campagnes électorales.

Avec, pour résultat, un vote à 90 % du Congrès sur les thèmes prioritaires mis en avant par le Lobby, avec le soutien des associations pro-israéliennes locales et régionales qui y sont affiliées.



6) Il n'entreprend pas plus d'analyser le cas de ces candidats battus électoralement par le Lobby, les excuses abjectes extorquées à des membres du Congrès qui ont osé remettre en question les politiques et les tactiques du Lobby, ni l'effet d'intimidation que ces "châtiments pour l'exemple" ont sur tous les autres membres du Congrès.

L'effet "boule de neige" des sanctions électorales et des pots de vin est une des explications de ces majorités sans précédent en faveur de toutes les initiatives de l'Aipac.

Les pitoyables tentatives déployées par Chomsky afin de mettre un signe d'égalité entre les initiatives pro-israéliennes de l'Aipac et des intérêts politiques américains plus larges est manifestement absurde, pour quiconque a étudié l'alignement des groupes politiques associés à l'élaboration, au soutien, aux pressions et au co-parrainage des mesures de l'Aipac : la puissance du lobby juif excède de très loin son électorat, comme le démontre le déversement de fric (un million de dollars) consacré à la défaite de Cynthia McKinney, une femme représentant la Géorgie au Congrès.

Le fait qu'elle ait été réélue, par la suite, essentiellement parce qu'elle a mis la sourdine à ses critiques envers Israël, montre l'ampleur de l'impact du Lobby, y compris sur des Démocrates dignes de ce nom.



7) Chomsky ignore le pouvoir sans égal qu'a le Lobby de rameuter l'élite. Son congrès annuel attire tous les principaux leaders du Congrès, les membres clés du Gouvernement, plus de la moitié des membres du Congrès, qui jurent soutien inconditionnel à Israël et vont jusqu'à identifier les intérêts d'Israël à ceux des Etats-Unis.

Aucun autre lobby n'est en mesure d'assurer une telle participation de l'élite politique, ni ce degré de servilité abjecte, depuis tant de temps, au sein des principaux partis politiques.

Particulièrement important est le fait que l'"électorat juif" représente moins de 5 % de l'électorat américain total, les juifs pratiquants ne représentant que moins de 2 % de la population, et encore, tous ne sont pas des partisans "d'Israël, avant tout", loin de là !

Aucun des principaux lobbies des Etats-Unis, ni la NRA, ni l'AARP, ni l'Association nationale des Industriels, ni la Chambre Nationale de Commerce ne peuvent convoquer une telle brochette de dirigeants politiques, ni encore moins s'assurer de leur soutien inconditionnel à des lois et des décrets exécutifs favorables à Israël.

C'est rien moins qu'une autorité en la matière, tel que le Premier ministre d'Israël, Ariel Sharon, qui a vanté la puissance du lobby pro-israélien en matière de politique moyen-orientale des Etats-Unis.

Néanmoins, impavide, Chomsky se contente d'affirmer que le lobby pro-israélien ne diffère en rien des autres lobbies, sans faire le moindre effort pour comparer leurs influences relatives, ni leur capacité de mobilisation et le caractère bi-partisan des soutiens dont ils bénéficient, ni leur efficacité en matière d'obtention de l'adoption en urgence de textes législatifs à leur convenance.



Cool Dans son analyse de la montée en puissance de la guerre américaine contre l'Irak, le passage en revue par ailleurs méticuleux auquel procède Chomsky de documents relatifs à la politique étrangère, des analyses des liens politiques entre décideurs politiques et centres de pouvoir, est totalement abandonné, en faveur de commentaires impressionnistes totalement vides du moindre fondement empirique.

Les principaux architectes gouvernementaux de la guerre, ses promoteurs intellectuels, leur stratégie publiquement énoncée et publiée pour cette guerre, ont été, dans leur totalité, profondément liés au lobby israélien, et ont apporté de l'eau au moulin de l'Etat d'Israël.

Wolfowitz, le numéro 2 du Pentagone, Douglas Feith, le numéro 3, du Conseil National de Sécurité, et des dizaines d'autres décideurs clés au sein du gouvernement et d'idéologues dans les mass médias étaient des activistes en faveur d'Israël depuis toujours, certains d'entre eux ayant même perdu leur accréditation auprès d'Administrations américaines précédentes, au motif d'avoir communiqué des documents au gouvernement israélien.

Chomsky ignore les documents stratégiques fondamentaux rédigés par Perle, Feith et d'autres Sionocons, dès 1996, afin de réclamer une action belliqueuse contre l'Irak, l'Iran et la Syrie, qu'ils ont mise en application plus tard, après avoir pris le pouvoir grâce à l'élection de Bush.

Chomsky ignore totalement le bureau de désinformation créé au sein du Pentagone par l'ultrasioniste Douglas Feith – l'ainsi dit "Bureau des Plans Spéciaux" - géré par son collègue sionocon Abram Shumsky, afin d'aiguiller des « données » bidonnées vers la Maison Blanche, en court-circuitant et en discréditant la CIA et les services du renseignement militaire qui contredisaient cette désinformation.

Un spécialiste non-sioniste du bureau "Moyen-Orient" du Pentagone, la colonelle Karen Kwiatkowski, a décrit avec force détails le flot constant et très à l'aise d'officiers du Mossad et de l'armée israélienne, entrant dans le bureau de Feith et en sortant, alors qu'au même moment des experts américains de très haut niveau s'en voyaient interdire l'accès.

Aucun de ces décideurs politiques clés, qui ont prôné et obtenu la guerre, n'ont eu le moindre contact direct, ni avec le complexe militaro-industriel, ni avec Big Oil, mais tous étaient profondément et activement liés à l'Etat d'Israël et soutenus par le Lobby.

Etonnamment, Chomsky, qui est connu pour sa critique des intellectuels entichés de pouvoir impérial et des universitaires obéissants, suit une voie similaire dès lors qu'il s'agit d'intellectuels pro-israéliens au pouvoir et de leurs collègues universitaires sionistes.

Le problème, ce n'est pas seulement le «lobby» exerçant des pressions depuis l'extérieur, mais bien, en revanche, les comparses dudit lobby à l'intérieur de l'Etat.



9) Fréquemment, Chomsky se moque des critiques formulées du bout des lèvres par les libéraux au sujet de la politique étrangère des Etats-Unis. Néanmoins, il ne soulève pas la moindre objection au sujet du silence absolu des progressistes juifs en ce qui concerne le rôle majeur joué par le Lobby dans la promotion de l'invasion de l'Irak.

A aucun moment il n'engage le débat, ni ne formule de critiques, sur les dizaines de partisans universitaires israéliens de premier plan soutenant la guerre contre l'Irak, l'Iran ou la Syrie.

En lieu et place, sa critique de la guerre se contente de tourner autour des leaders de partis, de l'administration Bush, etc… sans jamais tenter de comprendre quelle était la base organisée et les mentors idéologiques des militaristes va-t-en-guerre.



10) Chomsky n'analyse pas l'impact de la campagne concertée et ininterrompue de tous les principaux lobbies et personnalités pro-israéliens américains afin de réduire au silence les critiques d'Israël et le soutien apporté à la guerre par le Lobby.

Le refus de Chomsky de critiquer l'abus fait par le Lobby de l'accusation d'antisémitisme (allégué) afin de détruire nos libertés civiles, de chasser des universitaires de leurs universités et d'autres positions sociales au motif qu'ils ont osé critiqué Israël et le Lobby est particulièrement évident dans le cas de la récente campagne de diffamation à l'encontre des Professeurs Walt et Mearsheimer.

Alors que le Lobby a exercé – on sait avec quel succès – des pressions énormes sur l'Université Harvard, afin qu'elle révoque le Professeur Walt et que, finalement, elle le contraigne à démissionner de son poste de Doyen de la Kennedy School d'Harvard, Chomsky, se joignant à la meute du Lobby, a condamné leur étude critique exhaustive et leur analyse méticuleuse.

A aucun moment Chomsky ne traite des faits centraux de leur analyse consacrée au pouvoir actuel du Lobby sur la politique moyen-orientale des Etats-Unis. L'ironie veut que Chomsky soit pourtant lui-même une victime occasionnelle des épurations académiques sionistes. Mais, cette fois-ci, il est du côté du manche.



11) Chomsky se refuse à évaluer la puissance du Lobby, par comparaison avec d'autres forces instituées. Ainsi, des hauts gradés de l'armée américaine se sont fréquemment plaints du fait que l'armée israélienne reçoive des équipements sophistiqués de dernière génération avant même qu'ils ne soient devenus opérationnels aux Etats-Unis.
Grâce au Lobby, leurs plaintes sont rarement examinées.

Les industries américaines de la défense (dont certaines ont conclu des contrats de coopération avec des entreprises israéliennes de la défense) se sont plaintes amèrement de la concurrence déloyale d'Israël, ainsi que de la violation par ce pays des accords commerciaux et de la vente illégale par Israël de haute technologie militaire à la Chine.

Or, menacé de perdre toutes ses relations lucratives avec le Pentagone, Israël a bel et bien été contraint d'annuler ces ventes à la Chine, au grand dam du Lobby…

Durant la préparation de l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis, beaucoup de responsables militaires, d'active et en retraite, ainsi que beaucoup d'analystes de la CIA se sont opposés à cette guerre, remettant en question les présupposés et les projections des idéologues pro-israéliens du Pentagone, comme Wolfowitz, Perle, et du Conseil de Sécurité Nationale, du Département d'Etat et du cabinet du Vice-président (comme le sionocon Libby).
Ils ont été mis en minorité, leur avis a été mis à la poubelle par les sionocons et ils ont été sous-estimés par leurs soutiens idéologiques, qui écrivent dans les principaux médias imprimés.

La position des sionocons dans le gouvernement leur permit de dépasser leurs critiques institutionnelles, dans une large mesure du fait que leur opinion et leurs politiques relatives à la guerre étaient acceptées sans aucune critique par les mass médias, en particulier le New York Times, dont la propagandiste de guerre Judith Miller entretient des relations serrées avec le Lobby.

Ce sont là des liens et des débats historiques bien connus, dont un lecteur attentif des mass médias comme l'est Chomsky, avait nécessairement conscience, mais qu'il a néanmoins choisi délibérément d'omettre et de dénier, en substituant une critique plus "sélective" de la guerre en Irak, basée sur l'omission de faits pourtant absolument essentiels.
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