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 L'extermination des aborigènes de Tasmanie

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Soundjata
Membre confirmé


Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 30/06/2005

04042006
MessageL'extermination des aborigènes de Tasmanie

LA GUERRE NOIRE
L'EXTERMINATION DES ABORIGENES DE TASMANIE

Par RUNOKO RASHIDI



Truganinni


Trop souvent, la mention de la Tasmanie évoque les souvenirs humoristiques du Diable de Tasmanie, le marsupial vorace popularisé dans les dessins animés américains. La Tasmanie est une île légèrement plus grande en superficie que la Virginie Occidentale, et est située à 320 km de la côte sud-ouest de l’Australie. Les aborigènes habitants l’île étaient un peuple noir qui aura probablement traversé un ancien pont de terre qui reliait la Tasmanie au continent australien.

Les Aborigènes noirs de la Tasmanie étaient caractérisés par des cheveux crépus avec une carnation allant du noir au brun-rougeâtre. Ils étaient d’une taille relativement petite et un peu grassouillet. Il étaient les indigènes de la Tasmanie et sont arrivés depuis au moins 35000 ans. Avec le temps, l’élévation progressive du niveau de la mer submergea le pont de terre australo-tasmanien et les Aborigènes noirs de Tasmanie expérimenteront plus de 10000 ans d’une solitude et d’un isolement physique du reste du monde – la plus longue période d’isolement de l’Histoire humaine.

C’est à notre grand regret que les Noirs de Tasmanie n’eurent pas légué d’histoires écrites. Nous ne savons pas comment ils se nommaient eux-même ni comment ils désignaient leur terre. Tout ce que nous avons ce sont de minutieux fragments, peu de preuves, et des enregistrements et documents d’Européens qui ont commencés à débarquer sur l’île en 1962.

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LA FAMILLE NOIRE EN TASMANIE

Les Aborigènes de Tasmanie étaient des chasseurs-cueilleurs avec une technologie des plus basiques. Les Tasmaniens fabriquaient quelques modèles d’outils en simple pierre ou en bois. Ils leur manquaient l’agriculture, le bétail, la poterie, et les arcs et les flèches.

La famille noire en Tasmanie était fortement organisée – dont la forme et la substance étaient régies par la coutume. Un homme se lie à une femme en mariage et formait un partenariat social avec elle. Il s'avérerait que de tels mariages étaient habituellement arrangés par les parents – mais c'est quelque chose dont très peu est connu réellement. Le couple marié semblait demeurer ensemble tout au long de leur vie, et seulement en de rares occasions un homme avait eu plus d’une femme à la fois. Les enfants n’étaient pas seulement bien encadrés, mais étaient traités avec grande affection. Les Aînés étaient entretenu par la famille, et les enfants restaient au sein de la famille plus longtemps que ce qui était d’usage parmis les Européens.

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LE DEBUT DE LA FIN DES NOIRS

L’isolement des Aborigènes Noirs de Tasmanie prit fin en 1642 avec l’arrivée et l’intrusion des premiers Européens. Abel Jansen Tasman, le navigateur néerlandais qui donna son nom à l’île, jeta l’ancre sur la côte tasmanienne début décembre 1962. Tasman nomma l’île Territoire de Van Diemen, d’après Anthony Van Diemen – le gouverneur général de la Compagnie des Indes Orientales. L’île continua d’être appelée ainsi jusqu’en 1855.

Le 5 mars 1772, une expédition française dirigée par Nicholas Marion du Fresne débarqua sur l’île. En quelques heures, ces marins tirèrent sur beaucoup d’Aborigènes. Le 28 janvier 1777, les Britanniques débarquèrent sur l’île. Après le littoral de la Nouvelle Galles du Sud en Australie, la Tasmanie fut établie en bagne pour condamnés britanniques en 1803. Les bagnards furent durement traumatisés et étaient extrêmement brutaux. En plus des soldats, des administrateurs, et des missionnaires, ce sont plus de 65 000 hommes et femmes condamnés qui s’établirent en Tasmanie. Un système pénal visiblement inefficace permit à de tels condamnés de s’échapper au cœur de la Tasmanie où ils donnaient la pleine mesure de leur caractère sanguinaire et de leur brutalité envers les occupants noirs de l’île. Si l’on en croit le sociologue historien Clive Turnbull, les activités de ces crimes inclurent bientôt le tir, le fracassage de crânes, le brûlage vif, et l’abattage des Aborigènes pour la nourriture des chiens.

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SECONDE PARTIE
LES DIABLES TASMANIENS DE FORME HUMAINE


Début 1804, les Britanniques commencèrent à abattre, capturer et mettre en esclavage le peuple noir de Tasmanie. Le gouvernement colonial n’était lui-même peu enclin à considérer les Aborigènes de Tasmanie comme des êtres humains à part entière, et des universitaires commençaient à considérer la civilisation comme étant un processus unilatéral avec les Blancs au sommet et les Noirs tout en bas. Pour les Européens de Tasmanie, les Noirs étaient une entité tout juste bonne à être exploitée avec les méthodes les plus sadiques – un sadisme qui dépasse toute imagination et viole toute morale humaine. Comme le professeur de UCLA (University of California, Los Angeles), Jarod Diamond, le rapporte :

"Les tactiques de chasse sur les Tasmaniens incluaient le ruage à coup de sabots pour les achever, poser des pièges en acier pour les capturer, empoisonner la farine qu’ils pouvaient trouver et s’en nourrir. Les bergers coupaient le penis et les testicules des aborigènes mâles, pour les observer courir quelques mètres avant de mourir. Sur une colline baptisée “Le Mont Victoire“, les colons abattirent 30 Tasmaniens et jetèrent les corps par-dessus la falaise. Un escadron de police tua 70 Tasmaniens et défonça le crâne des enfants."

Un tel comportement vil et animal de la part des Colons blancs de Tasmanie fut bien plus la règle que l’exception. Malgré leur cruauté dévergondée, la condamnation en Tasmanie fut excessivement rare pour les Blancs, bien que des Blancs furent parfois condamnés pour des crimes contre des Noirs. Par exemple, il y avait règlement de compte d’un homme qui fut fouetté pour avoir exhibé les oreilles et d’autres parties du corps d’un garçon noir qu’il avait mutilé vivant. Nous entendons un autre Européen punit pour avoir coupé l’auriculaire d’un Aborigène et s’en servir comme d’un bouchon de tabac. Vingt-cinq coups de fouets étaient stipulés pour les Européens condamnés pour avoir attaché "les Tasmaniennes indigènes à des rondins de bois et les avoir brûlées avec des tisons, ou de forcer une femme à porter la tête de son mari fraîchement assassiné sur une corde autour de son cou."

Pas un seul Européen, cependant, ne fut jamais puni pour le meurtre d’Aborigènes Tasmaniens. Les Européens ne pensaient à rien d’autre qu’à attacher des hommes noirs aux arbres et s’en servir de cible d’entraînement. Les femmes noires étaient enlevées, enchaînées et exploitées en temps qu’esclaves sexuelles. Les bagnards blancs chassaient régulièrement des Noirs pour le sport, tuant, transperçant ou frappant les hommes à mort, torturant et violant les femmes, et rôtissant les jeunes enfants vivants. Un historien, James Morris, note textuellement :

"Nous ouïssons dire des enfants enlevés en tant qu’animaux de compagnie ou domestiques, une femme enchaînée telle un animal de troupeau, un homme castré pour lui retirer sa propre femme. En une seule incursion soixante-dix aborigènes furent tués, les hommes abattus, les femmes et les enfants conduits dans des crevasses de rochers afin de leur fracasser le crâne. Un homme appelé Carrotts, convoitant une indigène, décapita son mari, arbora sa tête autour du cou et conduisit sa femme chez lui dans sa cabane."

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3e PARTIE
LA GUERRE NOIRE


“La Guerre Noire du Territoire de Van Diemen“ fut le nom de la campagne officielle de terreur dirigée contre les Noirs de Tasmanie. Entre 1803 et 1830 les Aborigènes noirs de Tasmanie furent réduits à une population estimée de cinq-cents personnes à moins de soixante-quinze individus. Un article publié le 1er décembre 1826 dans le Tasmanian Colonial Times déclara que :

"Nous ne faisons aucun affichage pompeux de Philanthropie. Le Gouvernement doit retirer les indigènes – sinon, ils seront traqués comme des bêtes et exterminés !"

Avec la déclaration de la loi martiale en novembre 1828, les Blancs furent autorisés à tuer les Noirs à vue. Bien que des Noirs auront offert une résistance héroïque, les cannes en bois et les bâtons effilés des Aborigènes ne pouvaient rivaliser avec la puissance de feu, la cruauté, et la sauvagerie exercées par les Européens contre ces derniers. A temps, une grâce fut accordée à des Noirs, et les ‘’Captures Noires’’, ainsi qu’ils furent nommés, deviendraient bientôt un immense commerce ; cinq livres pour chaque Aborigène adulte, deux livres pour chaque enfant. Après considération des propositions de les capturer pour la vente comme esclaves, de les empoisonner ou de les piéger, ou de les chasser avec les chiens, le gouvernement opta pour la poursuite des grâces et l’usage de la police montée.

Après la Guerre Noire, pour la convenance politique, le statut des Noirs, qui n’étaient plus considérés comme une menace physique, fut réduit à l’état de simple nuisance ; et avec les fortes et pieuses exclamations qu’il y avait en faveur des Noirs eux-mêmes, le reste des Aborigènes fut regroupé et parqué dans des camps de concentration.

En 1830, George Augustus Robinson, un missionnaire chrétien, fut dépêché pour retirer le reste des Noirs de Tasmanie et les emmener à l’île Flinders, 50 km plus loin. Bon nombre des captifs de Robinson mourut en chemin. En 1843, seuls 50 survécurent. Jared Diamond rapporte que :

"Sur l’île Flinders, Robinson était déterminé à civiliser et évangéliser les survivants. Sa colonie (située à un endroit venteux avec un peu d’eau douce) était conçue telle une prison. Les enfants furent séparés de leurs parents afin de faciliter leur processus de civilisation. Le programme quotidien réglementaire incluait la lecture de la Bible, chanter l’hymne, ainsi que l’inspection des lits et des plats pour la propreté et la tenue. Cependant, la diète carcérale causa une malnutrition qui, combinée avec les maladies, acheva de tuer les indigènes. Quelques enfants survécurent encore quelques semaines. Le gouvernement réduisit les dépenses dans l’espoir que l’indigène s’éteignit. An l’an 1869, seule Truganini, une autre femme, et un homme demeuraient encore en vie.


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4e PARTIE
LES DERNIERS TASMANIENS


Avec la forte diminution du nombre d’Aborigènes, les Blancs commencèrent à adopter un curieux intérêt pour les Noirs, que les Blancs croyaient ‘’être le chaînon manquant entre les Humains et les Grands Singes.’ En 1859 le livre de Charles Darwin, « L’Origine des Espèces », popularisa la fantaisie de l’évolution biologique (et donc sociale), avec les Blancs au sommet de l’échelle de l’évolution et les Noirs tout en bas. Les Aborigènes furent décrit tel un groupe de personnes ‘’condamnées à disparaître selon la loi de la sélection naturelle, tels le Dodo, et les Dinosaures.’’ C’est durant cette même période aux États-Unis que l’on a légalement préconisé qu’un Noir ne bénéficiait pas des droits auxquels un Blanc pouvait jouir.

William Lanney, affublé du sobriquet de King Billy, fut le dernier mâle de pure race tasmanienne. Il naquit en 1835 et grandit sur l’île Flinders. À l’âge de 13 ans, Lanney fut envoyé avec le reste de son peuple dans un camp de concentration appelé Oyster Cove. Il devint finalement marin et quelques années plus tard, il chassa la baleine. En tant que dernier Tasmanien mâle, Lanney fut considéré telle une relique humaine. En janvier 1860 il fut présenté au Prince Albert. Il revint malade d’une campagne de pêche à la baleine en février 1868, et le 2 mars suivant, il mourut dans sa chambre au Dog and Partridge public-house, à Hobart, Tasmanie.

Lanney, sujet à la moquerie de son vivant, devint, une fois mort, un objet désirable. Mais tandit qu’il reposait à l’Hôpital Colonial, au moins deux personnes ont tenus à obtenir ses os. Il prétextèrent agir dans l’intérêt de la Société Royale de Tasmanie. Le 6 mars 1968, le jour de l’enterrement, cinquante ou soixante résidents intéressés se sont réunis à l’hôpital. Des rumeurs circulèrent comme quoi le corps fut mutilé et, pour satisfaire les personnes endeuillées, le cercueil fut ouvert. Une fois tout ceux qui souhaitèrent le faire eussent vu le corps, le cercueil fut refermé et scellé. Il fut rapporté entre-temps que, dans la nuit précédente, un chirurgien entra dans la morgue où reposait Lanney, lui pela la tête, et lui retira le crâne. Du coup, la tête d’un patient, décédé à l’hôpital le même jour, fut pelé pareillement. Et le crâne fut placé dans le scalp de Lanney et la peau remise par-dessus. Les membres de la Société Royale furent considérablement gênés de se voir ainsi devancés et, comme une levée du corps était prévue, il fut décidé que rien d’intéressant à prendre ne devrait être laissé et les mains et les pieds de Lanney furent découpés. William Lanney, le dernier Noir de Tasmanie, s’en est allé.

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LA REINE TRUGANINI : LA DERNIERE TASMANIENNE

"Non, il n’y eut peut-être pas, avant, de race d’homme qui fut tout à fait exterminé en l’espace de soixante-quinze ans. C’est l’histoire d’une race qui fut à tel point décimé, que des aborigènes de Tasmanie -- décimé non seulement par une forme de vie différente mais par la mauvaise foi des usurpateurs de la race indigène…. Avec pour seules défenses leur adresse et leurs armes des plus primitives, les indigènes ne pouvaient lutter face aux individus habiles du couteau et du pistolet. En l’an 1876, le dernier d’entre eux mourut. Ainsi périt un peuple entier." --Clive Turnbull

Le 7 mai 1876, Truganini, la dernière Noire de pure race Tasmanienne, mourut à l’âge de soixante-treize ans. Sa mère fut poignardée à mort par un Européen. Sa sœur fut enlevée par des Européens. Son futur mari fut noyé en sa présence, tandit que ses meurtriers la violèrent.

L’on pourrait avancer précisément que les nombreuses souffrances personnelles de Truganini furent caractéristiques de la tragédie vécue par l’ensemble du peuple noir de Tasmanie. Elle fut la toute dernière. "Ne les laissez pas me découper", supplia-t-elle au docteur sur son lit de mort. Après son enterrement, le corps de Truganini fut exhumé, et son squelette, ficelé et mis debout dans une boîte, devint pour de très nombreuses années l’exhibition la plus populaire du Musée de Tasmanie et demeura à l’affiche jusqu’en 1947. En 1976—le centenaire de la mort de Truganini— en dépit des contestations du Musée, son squelette fut finalement incinéré et ses cendres dispersées en mer.



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L'extermination des aborigènes de Tasmanie :: Commentaires

CONCLUSION

La tragédie des Aborigènes noirs de Tasmanie, aussi douloureux qui puisse être son récit, est une histoire qui doit être racontée. Quelles leçons pouvons-nous tirer de l’extermination des Tasmaniens ? La vie et la mort de Truganini, bien qu’extrêmes, relatent en effet, non seulement la relation entre les Noirs et les Blancs en Tasmanie, mais, dans une certaine mesure, partout dans le monde. Entre 1803 et 1876, les Aborigènes noirs de Tasmanie furent complètement décimés. Durant cette période, le peuple noir de Tasmanie fut rabaissé, dégradé et par la suite exterminé. En effet, étant donné l’Histoire longue et fort documentée d’un carnage, d’une cruauté, d’une sauvagerie, et d’une douleur indicible, d’une souffrance, et de l’inhumanité que les Européens auront infligés au Peuple Noir en général, au Noirs de Tasmanie en particulier, d’aucun pourrait arguer du fait que les Colons blancs de Tasmanie furent eux-mêmes, et bien plus que la bête vorace dépeinte dans les dessins animés américains, le véritable diable de Tasmanie.

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POSTSCRIPTUM
LES INDIGENES DE TASMANIE AUJOURD’HUI : SURVIVANTS DE L’HOLOCAUSTE


L’article ci-dessus fut écrit courant 1997 et fait partie d’une suite d’article continue conçut pour attirer l’attention sur le passé et le présent, l’histoire et l’état actuel, des Noirs à travers le monde. En ce sens je crois que c’est fondamentalement un très bon article. Je dois préciser que je l’ai écrit avant mon premier voyage en Australie. De plus en plus, à travers le temps, et durant le processus où vous trouvez souvent une information qui n’est pas communément relatée dans les livres.

En novembre 1998 je fus invité à discuter à la Conférence des Peuples Indigènes du Monde entier à Toowomba, Queensland, Australie. Durant mon séjour australien, en marge de la Conférence, je pus voyager dans de nombreuses régions et trois Etats. Pour la première fois j’échangeais avec un grand nombre d’indigènes australiens. La Conférence elle-même fut magnifique ; Un réel triomphe et l’un des grandes expériences de ma vie. Même avant que la Conférence ne soit convoquée, cependant, je fus surpris de rencontrer pour la toute première fois un Noir de Tasmanie ! C’était le professeur Errol West de l’Université du Southern Queensland. Prof. West (un universitaire notable et un excellent poète) et j’ai rapidement contact et nous fûmes bientôt devenus de bons amis. Nous discutions et il était devenu évident que les Noirs de race pure avaient péri dans l’holocauste, et q’il y avait des Noirs vivant en Tasmanie de nos jours. Prof. West m’aura aussi donné un avis très différent et contrasté de Truganini.

Mon voyage en Australie me donna beaucoup à réfléchir et à réévaluer pas mal de choses. Dix-huit mois plus tard, je retournais en Australie et vis encore plus de chose de ce pays fascinant, et j’ai depuis lors appris beaucoup plus sur l’Histoire et les modes de vie de ce peuple original. Et l’éducation ne s’est pas arrêtée. Il y a plusieurs mois j’ai reçu une série de mails d’une sœur tasmanienne qui exprimait son immense gratitude pour l’article et m’encouragea et m’assura que les noirs de Tasmanie ‘’sont vivants et luttent toujours pour nos droits et la reconnaissance que nous méritons en temps que peuple autochtone.’’ En 2002, je projette de me rendre en Tasmanie même. Et l’instruction se poursuit.

Traduit de l’anglais par mes soins d'après l'article original du Pr Rashidi, disponible à l’adresse suivante :
http://www.cwo.com/~lucumi/tasmania.html



Hotep, Soundjata
 

L'extermination des aborigènes de Tasmanie

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