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 Partie II: Inégalités raciales en Afrique du Sud

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Tite Prout
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05062005
MessagePartie II: Inégalités raciales en Afrique du Sud

Image 1.1 Carte de la nouvelle Afrique du Sud


Source : Lonely Planet. [En ligne] http://www.lonelyplanet.com/mapshells/africa/south_africa/south_africa.htm (page consultée en hiver 2004)



Tableau 1.1 : Données de base

Superficie en millier de km2 1.221.0
Population totale en million* 43.8
Population urbaine % 57.6
Espérance de vie en année* 47.4
Taux d'analphabétisme en %* 14.4

Tableau 1.2 : Données de base sur l’économie

PIB (milliard US)* 402,4
PIB par habitant en dollars US (2003) 3376
PIB par habitant à parité de pouvoir d'achat* 11290
Origine du PIB par secteur en % en 2001
agriculture 3.2
Industrie 31.2
- manufacture 18.9
Services 65.6
IDH (donnée pour 2003)* 0.695
Taux de chômage en % 29.5
taux de chômage élargi en % 41.5
taux d'inflation 5.7
balance commerciale en % du PIB 4.3
solde budgétaire en % PIB -1
taux de change* 1r = 0,1E

Tableau 1.3 : Données sur le chômage en fonction du groupe ethnique en 2002
En % Noirs Métis Indiens Blancs total
chômage BIT 35,9 21,8 18,4 6,0 29,5
chômage élargi 49,1 31,2 23,0 8,8 41,5
part de la population totale 77,9 9,2 2,8 10,0 100,0
part de la population active 75,8 9,4 3,4 11,3 100,00

Tableau 1.4 : Données de base sur le commerce extérieur

Exportations de biens en % du PIB* 27
importations de biens en % du PIB* 22.7
exportations de services en % du PIB* 4
importations de services en % du PIB* 4.6
Exportations totales (millions US)* 29,284
Importations totales (millions US)* 28,405
Solde commerciale 0,879
Solde des opérations courantes en % du PIB* -0.3
Principaux produits exportés (millions US):
Produits alimentaires 2,453
Agriculture et matières premières 408
Combustibles 2,413
Minerais et métaux 318
Produits manufacturés 17,393
Principaux produits importés (millions US):
produits alimentaires 1,311
agriculture et matières premières 408
Combustibles 4,406
minerais et métaux 318
produits manufacturés 19,439
Principaux pays clients (%)* UE 41,1
Asie 21,1
Afr 17,0
Principaux pays fournisseurs (%)* UE 43,4
Asie 32,4
E-U 11,4
Investissements directs à l'étranger en million de Rand 3,686
Investissements directs étrangers en million de Rand* 7,162








PARTIE II : Évolution économique de l’Afrique du Sud de 1991 à 2000

2.1 Le PIB (Produit intérieur brut) en volume
Représente le résultat final de l’activité de production des unités productrice résidente

Les débuts de la décennie 90 en Afrique du Sud sont marqués principalement par le début des pourparlers de la transition démocratique. De 90 à la veille des élections, la violence atteint son apogée. La militarisation du gouvernement est telle que le président De Klerk n’en contrôle plus les factions principales, orchestrant dans le pays maints attentats afin de miner le processus de démocratisation. Ces tensions auront pour effet, malgré l’abolition des grands piliers institutionnels de l’apartheid en 91, de maintenir le PIB a un statut quo, avec une croissance calculée d’environ 1% par année, jusqu’au lendemain des premières élections démocratiques en 1994.

Il faut comprendre également que les évènements de la décennie 80 sont déterminants dans l’analyse non seulement du PIB, mais aussi de tous les autres indicateurs économiques du début de la décennie 90. Ainsi, la crise de la dette de 1985 accélère la sortie de capitaux, projetant l’Afrique du Sud vers une récession qui s’installe dès 1989. Même si les diverses sanctions financières et commerciales visant à dénoncer l’apartheid commencent à être levées dès 1990, la récession se prolongera jusqu’en 1993.

En premier lieu, mentionnons que le PIB de l’Afrique du Sud est trois fois supérieur à ceux des autres pays de l’Afrique sub-saharienne réunis ensemble. En 1995, la croissance du PIB est saisissante. Le PIB passera de 278 143 rands à 548 100 rands en l’espace de moins d’un an. Ce phénomène tient probablement à ce que l’on a appelé le « miracle sud-africain ». Par conséquent, si l’on se rapporte au graphique, l’on peut constater que cette relance économique ne sera que de courte durée. D’une position d’isolement quasi-total, les élections démocratiques permettent à l’Afrique du Sud de réintégrer l’économie mondiale. La reprise économique s’explique également par la progression des revenus permis grâce au succès des luttes de classes . Le climat sociopolitique stabilisé, les menaces de coup d’État écartées, le climat économique redevient propice aux investissements. « De 1994 à 1997, la consommation des ménages a progressée en moyenne de 4,2% par an et l’investissement total de 7,8 % par an. »

Comme nous l’avons déjà mentionnée, cette reprise économique, suite à de longues années de récession, ne sera que de passage, car dès 1997, un ralentissement est d’emblée enregistré. Ce ralentissement économique sera suivi d’une stagnation économique en 1998-1999. L’on doit considérer dans cette analyse que les difficultés liées à la restructuration du paysage économique sont d’envergures. Le GEAR (Growth, Employment and Reconstruction) , élaboré en 1996, n’aura malheureusement pas permis concrètement de palier à ces difficultés structurelles.

De plus, la croissance économique, déjà en décélération, fait face à la même période à la crise internationale débutée en Asie, à une importante crise financière en 1998, et plus récemment, à l’interruption du développement causé par un ralentissement économique global (le 11 septembre, la guerre en Irak). La crise internationale de1998 n’aura toutefois pas le même effet sur l’Afrique du Sud que sur d’autres économies émergentes, puisque dès l’année suivante, la croissance économique suit bon train. Ce phénomène est dû, entre autre, au fait que l’économie sud-africaine a été conçue moins fragile aux chocs extérieurs.

D’autres causes sont rapidement à souligner telles que les ravages causés par la pandémie du SIDA, l’instabilité politique au Zimbabwe et la criminalité interne élevée. La croissance reprendra progressivement par la suite par une croissance de 2.12 en 99 et de 3.4 en 2000, essentiellement à cause de la contraction de la demande extérieure.

Plus récemment, les prévisions d’économistes concernant les fluctuations du PIB en 2004 nous signalent qu’il serait possible d’envisager, notamment grâce aux bonnes politiques fiscales du gouvernement, une relance économique passant de 1,9% en 2003 à 3% en 2004 et davantage en 2005. Quoiqu’il en soit, nous sommes loin des visées de 6% prédites suite à l’adoption du GEAR.

Graphique 2.1 : Le PIB ( produit intérieur brut )
Source : International Monetary fund, International Financial Statistics, october 2002
Fond Monétaire International, Statistiques Financières Internationales, octobre 1996









2.2 Le taux de chômage
Le taux de chômage est un rapport entre le nombre de chômeurs et la population active totale. On peut calculer le taux de chômage par âge en rapportant le nombre de chômeurs d’une tranche d’âge donnée à la population active totale du même âge.

Les données concernant le taux de chômage demeurent quasi inexistantes. Il faut mentionner que l’Afrique du Sud n’a qu’une très jeune tradition de collectes de statistiques et qu’avant 1997, nous n’avons pu trouver ce type d’informations. Toutefois, nous savons qu’au tout début des années 90, l’on recensait plus de 45 % de la population active dans le secteur de l’économie informelle. Le chômage était déjà en hausse et la dégradation de la situation dans les campagnes était effective.

Par contre, il est possible de constater une tendance à l’augmentation du taux de chômage depuis 1997, passant de 23 % en 1997 à 30% en 2002. Cette croissance du chômage s’est opérée alors qu’entre 1996 et 2001, les performances de l’industrie manufacturière connaissaient une légère hausse de production, de 2 % par année en valeur réelle. Cette situation s’explique par une hausse de la productivité, mais au détriment de l’emploi. Ainsi, l’industrie du textile, de l’habillement et de la chaussure, représentant les branches qui emploient normalement le plus de main-d’œuvre, enregistrent une croissance faible et dans certains cas nulle, ce qui expliquerait de nombreux licenciements et l’augmentation progressive du chômage. Ces entreprises sont affectées par une demande intérieure faible, l’augmentation de la concurrence internationale et la baisse des droits de douane.

Les ajustements à la compétition ont eu pour conséquences l’apparition d’une croissance économique relative sans création d’emplois dans le développement sud-africain des années 90. Ce phénomène peut s’expliquer par la hausse nominale des salaires qui ont augmenté entre 1990 et 1996 de 69 %. Quoi qu’il en soit, l’emploi a chuté de 6% entre 90 et 96 dans le secteur non agricole, de 27% dans les mines et de 25% dans l’administration publique en reconstruction. Ces secteurs, nous le comprendrons, sont occupés en majorité par les Noirs. À l’opposé, l’administration publique, occupée en majorité par les Blancs, est en hausse de 10 %.

L’on peut dire que l’augmentation du chômage aura touché plus profondément les Noirs que les Blancs en général dans les années 90. En 2001, la réduction de l’emploi noir a atteint plus de 60% en agriculture et 44% dans le secteur minier. On ne sera pas surpris de constater que le chômage est plus élevé dans les zones noires que dans les zones blanches.

Si l’on se réfère au tableau 1.3 concernant le chômage selon l’ethnie, l’on remarquera qu’en 2001, l’écart entre le taux de chômage entre Blancs et Noirs est de presque 30 %. En ordre décroissant, le taux de chômage atteint principalement les Noirs, les Métis, les Indiens et les Blancs. Cette tendance était la même sous le système d’apartheid. La politique économique GEAR, prédisaient pourtant l’augmentation de 300 000 à 500 000 emplois.


Graphique 2.2 : Le taux de chômage

Source : Laborsta Internet. International labour service, [En ligne]. http://laborsta.ilo.org/cgi-bin/brokerv8.exe . (page consultée en hiver 2004)
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