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 les dérives eugénistes par Aziz Salmone Fall 10

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mihou
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Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

21032006
Messageles dérives eugénistes par Aziz Salmone Fall 10

Un point toujours intrigant concerne la dépigmentation de l'homo sapiens négroïde et sa transformation en couleurs différentes par sélection et adaptation jusqu'à l'autonomisation. Cheikh Anta Diop a toujours invoqué la loi de Gogler. On sait maintenant qu'une centaine de gènes interviennent dans les phénomènes de pigmentation. Il se trouve que c'est par hasard, en étudiant le cancer par l'entremise de poissons zébrés Golden que des chercheurs de l'université de Pennsylvanie[83] ont identifié un des gènes lié à couleur humaine. Selon eux, la mutation d'un acide aminé dans le gène SLC24A5 aurait contribué à la transformation de la peau plus claire des européens par rapport à leurs ancêtres africains. Le gène, une mutation d'une lettre dans la séquence de 3,1 milliards de lettres de notre génome, serait responsable pour au moins du tiers de la perte de pigmentation du noir vers le blanc.

«The evolutionarily conserved ancestral allele of a human coding polymorphism predominates in African and East Asian populations. In contrast, the variant allele is nearly fixed in European populations, is associated with a substantial reduction in regional heterozygosity, and correlates with lighter skin pigmentation in admixed populations, suggesting a key role for the SLC24A5 gene in human pigmentation».

Déjà se font jour des spéculations sur l'usage de ces trouvailles pour bronzer ou pour se décolorer la peau sans dommage, ou pour contrer le cancer de la peau. On ne fait de toute façon que commencer à dévoiler la pointe de l'iceberg en terme de potentialités sur le gènome humain.[84]


Tous ces nouveaux éléments viennent conforter la thèse monocentrique. La toute dernière trouvaille relève du tracé des migrations humaines reliées au goût de l'amertume. Il se trouve que 75% des humains perçoivent le PTC (phénylthiocarbamide) comme très amer. Les 25% ne détectent pas du tout cette amertume. Cette faculté de détection devrait remonter à des temps immémoriaux où nos organismes instinctivement nous protégeaient de l'ingestion de plantes toxiques.

Je paraphraserai ici fidélement Dennis Drayna et ses collègues qui ont analysé cela. Ils découvrent que la combinaison de trois changements produisent la physionomie du gène récepteur de la non détection du PTC. Cette mutation génétique est advenue chez un ancêtre fondateur qui l'a légué à sa lignée. L'altération génétique est enchâssée dans une très courte séquence d'ADN ancestral, soit quelques 30 000 paires bases chez certains porteurs, révélant une ancienneté de l'ordre de plus de 100 000 ans. Plusieurs études ont montré que les populations de l'Afrique subsaharienne sont porteuses de 7 différentes formes du gène PTC. Mais seule les formes de gènes (major taster et major non taster) goût prononcé et goût incapable d'être détecté, se retrouvent à l'extérieur des populations africaines. Sur les 5 formes restantes, une est retrouvée occasionnellement dans des populations non africaines (et jamais chez les amérindiens), alors que les quatre autres sont exclusivement africaines. L'information suggère qu'un groupe d'Africains est bien sorti du continent autour de 75 000 pour se répandre à travers le monde, confirmant l'origine monogénétique. Mieux, la forme non taster –incapacité de détection du goût- résout la question du métissage entre homo sapiens et homo erectus. Ces derniers auraient dû avoir leur propre formes de PTC pour détecter les plantes toxiques de leur environnement. En cas de métissage, il y aurait donc dû avoir différentes formes de gènes PTC en Asie du Sud Est, de l'Est et en Europe. Mais, il y a une remarquable absence de telles variations, attestant qu'il n'y a pas eu de croisements avec résultats entre homo sapiens et autres pré-humains.[85] Ni la thèse de la transformation multirégionale –erectus se métamorphosant localement- ni la thèse réticulaire, métissage- ne sont compatibles désormais avec cette trouvaille confirmant la thèse «Out of Africa».

« Founder mutations now add a new dimension to DNA studies : calibrating the haplotype length dates the mutation, and calculating the frequency of the haplotype in the population measures the geographic spread of the founder's descendants. Each of us bears biochemical witness to the fact that all humans are indeed members of a single family, bound together by the shared inheritance of our genome»[86]

Espérons que des chercheurs émérites comme Yves Coppens, à qui on doit beaucoup dans ce débat, se ravisent sur certaines de leurs hypothèses de métissages entre sapiens et erectus ou d'évolution en grades. Cro-magnon est bien le premier leucoderme issu du négroïde grimaldien.

Sur l'évolution à partir du rameau africain, il y aura toujours des savants comme Carleton Coons[87] pour trouver le moyen d'y voir là plutôt le signe que les africains représentent des espèces moins avancées, comme s'ils seraient les derniers à avoir évolué vers l'humain moderne. Pour lui l'humain moderne est né en Asie où en Europe et se serait constitué indépendamment de l'influence africaine. Les relents de racisme, derrière ces thèses polycentriques, sont de toutes façons ridiculisées par les trouvailles énoncées plus haut. D'autant plus que la race n'existe pas, et c'est le grand mérite de Cheikh Anta Diop que de l'avoir compris parmi les premiers[88]:

"Le problème est de rééduquer notre perception de l'être humain, pour qu'elle se détache de l'apparence raciale et se polarise sur l'humain débarrassé de toutes coordonnés ethniques".

La race n'existe pas car l'humanité est une et a les mêmes capacités intellectuelles. Il n'y a aucune différence significative, ni anatomique ni au niveau du cerveau qui puisse permettre d'établir une quelconque hiérarchisation.


Cette remarque est importante notamment en ce qui concerne la genèse de la civilisation égyptienne dont on devra garder à l'esprit que malgré le brio et l'époustouflante prouesse technologique et historique qu'il s'agissait de société foncièrement inégalitaire, et hautement hiérarchisée. Elle ne semblait pourtant pas connaître ni la traite esclavagiste ni l'univers carcéral.

Egyptologie et quelques contributions africaines à la civilisation universelle.


L'Égypte, lieu naturel de propagation à partir de la vallée du Rift des premiers humains négroïdes, est la mère des civilisations humaines. L'Égypte nègre qui domestiquait les plantes au néolithique et qui cultivait l'orge au paléolithique. Cette Égypte qui bâtit le premier État d'une odyssée de 3000 ans était d'abord noire, comme les autres habitants de l'Afrique


En Afrique c'est dès le début des années cinquante, que Diop a soutenu cette thèse[89]. D'abord en 1948, et dans la première parution de la voix de l'Afrique en 1952, puis dans l'œuvre majeure de l'époque "Nations nègres et culture" et des textes suivants. Dans sa lancée, Obenga, Sall, Sertima, Johanson, Ela, Wonyou, Pfouma, Finch et quelques autres se sont fait les avocats de l'africanité nègre de l'Égypte pharaonique.


Géographiquement l'Égypte est un prolongement de la vallée du Rift, dont les développements morphologiques aboutirent par les transferts d'alluvions à la formation de terrasses elles mêmes correspondants à l'adaptation du Nil au niveau de la mer comme le comprirent très tôt, Rushdi Said, Arkell et Sandford [90] . L'Égypte est caractérisée par la primauté de la haute Égypte (zone s'étendant du delta -limite du Caire -à juste après la première cataracte-près d'Assouan-) sur le Delta. Depuis Homo érectus, et son industrie lithique acheuléenne, jusqu'aux premiers instruments paléolithiques et néolithiques, une présence toujours africaine caractérise l'humanisation de la région. A l'ouest et au sud de l'Egypte actuelle et du Nil s'est forgée la civilisation égyptienne. Les premiers égyptiens ont dû dompter les caprices du fleuve par les drainages, les digues et les irrigations pour créer cette fantastique civilisation s'étendant sur plusieurs dynasties. Ankh nous apprend que

«…Jacques LABEYRIE, ancien directeur du Centre des faibles radioactivités du CEA-CNRS, à Gif-sur-Yvette, indique que les résultats de ces datations établissent que le mouvement de la civilisation égyptienne du Sud vers le delta du Nil est corrélé à l'abaissement du niveau de la mer et recoupent parfaitement la tradition rapportée par les Anciens..»» [91]



Les chercheurs belges de l'équipe de Vermeersch découvrent au site de Nazlet Khater un gisement fossilifère magnifique avec une industrie lithique datée de 32 000 BP (BP signifie avant 1950). Non loin de là, un squelette difficilement datable à cause de sa faible proportion en charbon organique. Mais fait capital, cet homme à la boîte crânienne de 1400 cm3 serait plutôt nègre, si l'on s'en tient à sa cavité praenosale et ses maxillaires en saillies.[92] C'est à ce jour le premier égyptien connu. Zaborowski, sans trop s'aventurer dans le caractère négroïde des égyptiens, avait montré parmi les premiers qu'ils étaient bien des autochtones et non d'hypothétiques étrangers débarquant en Afrique.[93] Tout porte à croire en effet que se sont les mêmes hommes, qui à Ouadi Koubanya au paléolithique supérieur, soit il y a 18000 ans, pratiquaient les premières techniques agraires au monde, avec de l'orge, des lentilles du blé des pois.[94]. En Nubie «le Ballanien est daté de -14000 et le Halfien (2è cataracte) de 16000 av. J.C»[95]. La révolution néolithique semble s'être bel et bien déroulée dans cette vallée du Nil. Le développement des techniques agraires a généré des formes de communalisme et de divisions du travail de plus en plus spécialisées se parachevant dans l'Égypte pharaonique. Cette dernière, aussi loin que l'on peut remonter, naît sur place de ses indigènes et non par quelque hypothétique invasion ou influence asiatique. La période allant du néolithique aux premiers égyptiens est encore pleine de secrets. Une approche conceptuelle proche de la méthodologie "paléthnologique" de Leroi-Gouran ( fouilles et recherches systématiques pour l'appréhension de la vie de l'homme à travers ses manifestations culturelles politiques, économiques, sociales, religieuses, linguistiques) permet néanmoins de considérer la vallée nilotique et le peuple Anou comme fondement de l'Égypte pharaonique. La source de l'Egypte pharaonique est méridionale, éthiopienne et nubienne. L'emphase de recherches futures sur la protohistoire égyptienne nous éclairera certainement sur les débuts de l'odyssée égyptienne. Une chose est sûre, c'est que l'origine de cette civilisation n'est ni asiatique, ni moyen-orientale, mais bien d'un espace qui correspond au Soudan et à l'Éthiopie actuels. Aucune trace matérielle de civilisation indo-aryenne, rappelant la spécificité égyptienne à ce moment n'existe ailleurs, pour conforter un métissage possible. Aucun apport significatif de peuple migrant des espaces euro-asiatiques n'est décelé. Par contre, la civilisation existait déjà en Afrique, dans les cités Etats de Nagada, Thinis, Abydos, et attisait l'admiration de peuplades environnantes. Quostul en zone nubienne semble avoir été un creuset des premières formes étatiques. Quelques rois forgent l'ossature de l'appareil d'Etat à venir, mais les connaissances de ces systèmes demeurent fragmentaires. On cite les rois Scorpion I, Scorpion II, Ka, Iry Hor).[96] La première forme d'organisation politique connue remonte au moins à Ménès ou Narmer, premier chef d'Etat et conquérant ayant réussi à façonner le premier royaume, dès la fin de la période prédynastique. Parti de la Haute Egypte, son royaume parachève l'unité de la vallée du Nil. Quand Djeser qui fonde la 3ème dynastie égyptienne, autour de 2650 avant JC, monte sur le trône, l'essentiel du système politique égyptien est rôdé depuis plus 650 ans, et il est toujours authentiquement africain.


Mentouhotep -2100

Moret est catégorique :

« Nulle part ailleurs les conditions naturelles n'avaient favorisé au même degré qu'en Égypte le développement d'une société humaine ; aussi nulle part ne retrouve-t-on une industrie néolithique d'une technique comparable.

D'ailleurs , il n'existe en Syrie et en Mésopotamie, à part quelques stations néolithiques de Palestine d'âge imprécis, aucune trace de l'homme antérieurement à 4000 avant J.C. A cette date, les égyptiens entraient presque dans la période historique de la civilisation.

Il convient donc d'attribuer au génie propre des premiers habitants de l'Egypte, et aux conditions exceptionnelles présentées par la vallée du Nil, leur précoce développement : rien ne prouve que celui ci soit dû à une invasion d'étrangers plus civilisés, dont l'existence même ou tout au moins la civilisation serait à démontrer»[97]
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