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 Editorial: sur la hiérarchie entre les "traites négrièr

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mihou
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

03062005
MessageEditorial: sur la hiérarchie entre les "traites négrièr

Editorial: sur la hiérarchie entre les "traites négrières"

Editorial: sur la hiérarchie entre les "traites négrières"
16/05/2005


Depuis quelques mois, l’épineux sujet de l’esclavage et de la commémoration de celui-ci s’est invité au premier plan des sujets traités par les médias hexagonaux. La semaine dernière c’était au tour du quotidien "France Soir" de s’intéresser à "notre communauté" à l’existence si contestée, y compris sur ce site sur lequel la tribune de Belinda Tshibwabwa Mwa Bay "La communauté noire n’existe pas" a laissé peu d’entre vous insensibles.



Par Hervé Mbouguen


Un sujet qui mobilise
Juste au moment où on pouvait commencer à se demander si le "record" de 1998 qui avait vu près de 50.000 afro-antillais battre le pavé parisien.
Visiblement le sujet ne laisse pas insensible, si on prend encore Grioo.com comme baromètre, force est de constater que l’esclavage sous toutes ses formes est l’un des sujets revenant le plus souvent dans les discussions alors que politique et racisme avaient vos suffrages à la naissance du site.

Les polémiques générées par certaines déclarations controversées, les propos régulièrement insultants d’Alain Finkielkraut (pour lequel on peut se demander si Dieudonné n’avait pas été visionnaire en le caricaturant dans son spectacle "Mes excuses") ont contribué à mobiliser notre communauté.
Tout comme les propos de Max Gallo ou les différentes tentatives de ventes de documents liés à l’esclavage qui ont montré que la loi Taubira-Delannon, votée avec tant de difficultés ce 10 Mai 2001 n’est pas appliquée comme elle le devrait.

De gré ou de force donc, le sujet de notre mémoire à nous s’est invité sur les médias, et nombre de membres de notre communauté se sont pris à rêver d’une reconnaissance "comparable à d’autres génocides" sans céder à la "comparaison victimaire", couple de mots ayant acquis une force négativo-médiatique comparable à celle de "nazisme" (pour ne pas employer un autre mot en "isme" encore plus dangereux) par les temps qui courent.


L’Etat doit-il penser pour nous ?
On peut d’ailleurs s’interroger sur ce désir maladif de reconnaissance de notre communauté, que d’aucuns n’hésitent pas à comparer au désir maladif de l’ancien esclave à être apprécié par son maître. En somme, et même s’il n’y a aucune raison que notre communauté soit moins bien traitée que les autres, il me semble plus important que nous fassions notre travail avant d’attendre que l’Etat français fasse le sien. Bien qu’il se soit souvent fait chahuter sur ce site, je me permettrai de citer Serge Bilé: "le jour où des millions de noirs descendront dans les rues pour commémorer l’esclavage, aucun gouvernement responsable ne pourra les ignorer".
En somme, commençons par balayer devant notre porte.

Dans le même ordre d’idée, pourquoi devrions-nous attendre que l’Etat fixe ce qui devrait être notre date? Est-ce à Jean-Pierre Raffarin de déterminer si le 27 Avril, le 10, le 22 ou le 23 Mai sont les dates les plus adaptées à notre souvenir?
Si le choix de cette date, qui ne prendra effet qu’en 2006 (en espérant que nous ayons oublié d’ici là?), était assorti de la transformation de cette date en jour férié et chômé, donc en faisant usage d’une prérogative de l’Etat, nous pourrions demeurer suspendus aux lèvres de M. Raffarin qui a au moins eu le mérite de confier ce choix à un comité présidé par Maryse Condé, respectable et fort honorable femme dont personne dans notre communauté ne pourrait contester le choix.

Il serait donc, à mon sens, plus intéressant que les diverses associations afro-antillaises mettent de côté l’ego de certains dirigeants frustrés qu’on n’ait pas choisi "leur" date, mais décident entre elles, sans attendre la permission de Matignon, de ce qui deviendrait notre date.


L’apparition de « Les traites négrières. Essai d’histoire globale »
Au delà du choix de la date de commémoration, on ne peut passer l’apparition d’un phénomène médiatique clairement identifié qui sert aujourd’hui d’alibi à ceux qui hier usaient de tous leurs pouvoirs pour que notre mémoire soit occultée, et qui utilisent aujourd’hui des arguments issus de son livre-alibi. Vous aurez probablement reconnu Olivier Pétré-Grenouilleau et son livre "Les traites négrières". Un lien en fin d’article permettra à ceux qui ne le connaissent pas de l’écouter durant une émission consacrée à la traite (sans le moindre historien africain naturellement) sur la Chaîne Public Sénat... donc avec les deniers publics, donc potentiellement avec les votres.

Que nous apprend Pétré-Grenouilleau? Qu’il y a eu "d’autres traites négrières", et notamment que les traites sub-sahariennes ont fait au moins autant voire plus de victimes que les autres. D’après le Bloc-Notes que Pap N’Diaye a consacré au sujet, Pétré-Grenouilleau a fait un bon travail historique (lire l’article).
N’étant pas historien je ne me risquerai pas à attaquer M. Pétré-Grenouilleau sur ce terrain, même si à en croire certaines rumeurs il refuserait de débattre avec certains historiens africains.

Quand les roitelets africains dédouanent les puissances occidentales
Ce qui est plus choquant c’est l’usage qui est fait de son travail, tant par lui-même que par d’autres, dans les médias.
Par exemple, sous prétexte que certains africains auraient vendu d’autres africains (ce qui est vrai), les occidentaux devraient quasiment être dédouanés de toute responsabilité. Cette attitude fut récemment adoptée par le député Patrick Gaubert qui refusa que la traite atlantique soit reconnue comme crime contre l’humanité au niveau européen tant que les traites « africaines et arabes » ne figuraient pas dans le document.




Le « Code noir »




Le "Code noir"? La bulle papale le justifiant? L’idéologie raciste ayant permis l’esclavage? L’espérance de vie plus que réduite des esclaves ? Des détails tant que la poignée de roitelets africains s’étant enrichie sur le dos de nos ancêtres n’aura pas été jugée.
En somme, la comparaison va peut-être choquer, c’est un peu comme si, sous prétexte qu’il y aurait peut-être eu des juifs parmi les collaborateurs de l’odieux régime nazi, le rôle d’Hitler et de ses sbires dans l’abominable Shoah devait être relativisé!

Autre argument qui revient souvent: on ne peut pas reconnaître la traite Atlantique tant que les autres n’auront pas été reconnues.
Ainsi, si les états arabes ou africains ayant bénéficié de la traite ne reconnaissent pas leurs torts, il n’y a pas de raison que l’Europe ou la Patrie des droits de l’Homme reconnaissent les leurs. Si j’avais dit gamin à mes parents que je ne reconnaissais pas une bêtise parce que mon frère en avait fait une de gravité équivalente, je crois que ma punition aurait été doublée. Mais là "heureusement" ils ne risquent rien, si ce n’est de continuer à nous mépriser comme ils le font depuis si longtemps.
Réagissant à ses thèses au micro d’Alain Foka sur RFI, Claudy Siar se demandait "jusqu’à quelle traite il faudrait remonter", parce que de l’antiquité à nos jours, plusieurs traites existent: devrons-nous attendre que les descendants d’Attila le Hun ou de Jules César s’excusent d’avoir esclavagisé certains peuples pour que les états occidentaux reconnaissent leurs crimes dans la traite Atlantique?
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