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 Réquisitoire d'une grande clémence contre un voyou franco-is

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mihou
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

10032006
MessageRéquisitoire d'une grande clémence contre un voyou franco-is

Réquisitoire d'une grande clémence contre un voyou franco-israélien

27/06/04 7.50 t.u.

Huit mois de prison avec sursis ont été requis, jeudi au Tribunal de Paris, à
l'encontre du voyou franco-israélien Anthony Attal, meneur de la bande appelée
Ligue de Défense Juive, formellement reconnu comme co-auteur de l'agression
contre des militants de l'Association
Générale des Etudiants de Nanterre (AGEN) le 30 décembre dernier à Paris.

Mais le plus scandaleux de l'audience qui s'est tenue de 14 heures à 17 heures
15 jeudi devant la Xème Chambre correctionnelle du Tribunal de Paris
ne se trouve même pas dans la clémence du réquisitoire prononcé contre un homme
coupable de violences en réunion, avec préméditation, perpétrées dans un lieu
lui-même symbolique (l'agression avait eu lieu à l'intérieur du Tribunal
administratif de Paris !).

Non, et les dizaines de personnes qui ont assisté à l'audience peuvent en
témoigner : l'événement le plus révoltant de cette séance a été le
comportement de la juge chargée de mener les débats, et qui a traité, trois
heures durant, les quatre étudiants victimes (l'un d'entre eux, d'origine
palestinienne, s'est vu délivrer 45 jours d'incapacité pour une grave blessure à
loeil droit, et il reste impossible d'évaluer aujourd'hui l'importance des
séquelles de l'agression à coups de matraque et de coup
poing américain qu'il a subie), comme si c'étaient eux les accusés.

Les faits avérés, malgré la négligence impardonnable -et reconnue comme telle
par les magistrats eux-mêmes- de l'instruction judiciaire, sont cependant d'une
grande clarté dans cette affaire.

Le 30 décembre 2003, à 15 heures, des militants de l'AGEN, un syndicat étudiant
qui s'occupe de la défense des intérêts matériels et moraux des
étudiants mais prend également position sur des causes humaines plus générales,
comme la défense des droits du peuple palestinien, se rendent au
tribunal administratif de Paris, pour un contentieux, assez ordinaire, avec la
direction de l'Université, sur une affaire d'attribution de locaux syndicaux.

Ils y sont accueillis par une vingtaine de nervis, de l'extrême-droite juive,
qui les tabassent aux cris de « Sales pédés, on va vous apprendre à protéger les
bougnoules », ou, dans le cas des étudiants d'origine arabe (2
sur les 4 victimes), plus simplement, « Sales bougnoules ».

Les victimes identifient rapidement, parmi leurs agresseurs, le sieur Anthony
Attal, un voyou de 27 ans, sans éducation, sans profession, mais non
sans formation à la violence : il se pavane sur des sites internet extrémistes,
fusil automatique en main, pendant son service militaire en
Israël. Ici en France, Anthony Attal est de toutes les provocations et
agressions. En septembre 2003, il se paie ainsi le luxe d'assister son ami
Alexandre Attali, animateur d'un site qui avait appelé à attaquer
physiquement les « Juifs traîtres », coupables de ne pas approuver la politique
de Sharon, tels Rony Brauman, Olivia Zémor, Michael Warschawski,
etc. Devant la 17ème chambre correctionnelle du tribunal, qui jugeait son ami
Attali, Anthony Attal réitère ses menaces, au point de provoquer une
interruption de séance. Mais les gendarmes du Palais le laissent filer.

Plus fort encore (mais pourquoi pas ? Car aucune action des pouvoirs publics n'a
jusqu'à présent contrarié la sensation d'impunité d'un pareil individu), Attal
se paie le luxe, mardi 22 juin, d'animer une manifestation de l'extrême-droite
juive, devant le Palais de Justice, pour protester,tenez-vous bien, contre la
partialité des tribunaux !

Jeudi, Attal s'est dégonflé, tout comme son avocat William Goldnadel, et il ne
s'est pas présenté devant la Xème Chambre du tribunal correctionnel.

Mais miracle ! Il y disposait d'un allié de poids, en la personne de la juge qui
menait les débats (dont nous donnerons l'identité dès que nous l'aurons), qui a
passé son temps, non pas à critiquer les manquements de l'enquête (aucun des
invraisemblables bobards donnés par Attal au cours de sa garde à vue n'a donné
lieu à la moindre vérification ultérieure, en raison d'instructions émanant du
cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, selon des informations que
nous avons recueillies à très bonne source), mais à tenter de mettre les
victimes en accusation.

Cette juge a ainsi tenté, très ouvertement, de démontrer que les militants de
l'AGEN, faute de s'être portés des coups à eux-mêmes, avaient monté de toutes
pièces le guet-apens dont ils allaient être les victimes !

Vicieusement, la juge tenta également de reprocher à l'AGEN d'avoir procédé à sa
propre enquête sur ces bandes de Sharoniens, qu'il s'agisse de la Ligue de
Défense Juive, du Bétar, ou de leurs vitrines « respectables » (un
responsable de l'Union des Etudiants Juifs de France à Nanterre, nommé Benjamin
Cymerman, a par exemple été formellement identifié dans cette
affaire, mais il n'a même pas été interrogé par la police). « Et pourquoi ne
l'auraient-ils pas fait, dès lors que ni la justice, ni la police n'ont fait
leur travail ? », rétorqua à juste titre Me Dominique Cochain, l'avocate des
victimes. De fait, Attal n'aurait jamais été cité à comparaître, sans
l'opiniâtreté des victimes, qui ont apporté tous les éléments de preuves
dont elles disposaient, contraignant police et justice à se bouger un minimum.

Ceux qui ont assisté à la séance garderont longtemps en mémoire cet exercice
écoeurant, où il ne fut jamais question de recherche de la vérité, mais de
tentatives pour prendre en défaut les dires et l'honneur de quatre jeunes
gens, interloqués d'avoir à rendre des comptes dans une enceinte où ils étaient
venus demander justice. A mi-parcours, un spectateur claqua la porte du tribunal
au cri de « Mascarade ! ». Rendons-lui hommage, car son indignation résumait le
sentiment général, y compris celui d'une partie de la magistrature présente dans
la salle.

Toujours est-il que nos quatre jeunes camarades, malgré les pressions indécentes
de la juge, ne plièrent pas, et confirmèrent en tous points leurs
déclarations antérieures : Attal faisait bien partie des agresseurs, il en était
même le meneur. Et la plaidoirerie de leur avocate, Me Dominique Cochain, fut
remarquable en tous points.

Finalement, la procureure fut contrainte de rendre les armes, au grand dam de la
juge qui salivait déjà à l'idée d'une opportune demande de non lieu, et constata
que les faits étaient manifestement avérés, et qu'on tenait au
moins un des criminels, Anthony Attal en l'occurrence. Pour autant, bien qu'yant
constaté la « gravité certaine » des actes commis (violences en réunion, avec
préméditation), passibles d'un maximum de 7 années de prison,
elle se contenta de demander contre le récidiviste (Attal a déjà été condamné
pour escroquerie d'une part, violences volontaires d'autre part) une peine de 8
mois de prison avec sursis.

Le jugement a été mis en délibéré, et sera rendu le 16 septembre prochain.

Il convient de remarquer que dans cette affaire l'AGEN, malgré ses
sollicitations, n'a bénéficié d'aucun soutien de la part des directions des
« grandes » organisations droitsdel'hommistes et antiracistes (on parle ici de
la LDH et du MRAP, et évidemment pas des succursales sharoniennes que
sont la LICRA ou le CRIF).

Enfin, ne cherchez pas de compte-rendu de ce procès dans vos médias habituels. A
la notable et louable exception d'une équipe de Canal +, la
presse brillait par son absence jeudi au tribunal.

Texte diffusé par le CAPJPO
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