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 La France doit se retirer d’Afrique

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Delugio
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Nombre de messages : 107
Date d'inscription : 29/05/2005

18022006
MessageLa France doit se retirer d’Afrique

Mouvement Ivoirien pour la Défense des Institutions — http://www.midici.com/midi/?midi=detailart&idart=1683 :

Interview de Théophile Kouamouo, journaliste franco-camerounais.

«Interview - Pour Théophile Kouamouo, le Rédacteur en chef du quotidien Le Courrier d'Abidjan, Paris empêche l'Afrique d'écrire sa propre histoire, au risque de provoquer une vague de sentiments antifrançais sur tout le continent.


Comment expliquez-vous cette brusque poussée de fièvre à Abidjan ?

Depuis le 19 septembre 2002, la Côte-d'Ivoire est assaillie par une rébellion armée qui occupe la moitié du pays. Au départ, la communauté internationale a exprimé le souhait de résoudre la crise par le dialogue, tout en restant dans le cadre de l'Etat de droit et du respect des institutions. Depuis Linas-Marcoussis [accords signés dans la région parisienne en janvier 2003, qui devaient aboutir à un partage du pouvoir entre les rebelles et le régime d'Abidjan, mais qui n'ont jamais été réellement mis en œuvre], les observateurs se sont rendu compte qu'il est plutôt question de protéger les rebelles à travers les forces d'interposition françaises, jusqu'à ce que les pouvoirs constitutionnels soient neutralisés. A Marcoussis, la France a tenté d'utiliser la rébellion comme opportunité pour transformer Laurent Gbagbo en "reine d'Angleterre", à la différence près que le Premier ministre omnipotent qu'on voulait lui imposer n'était pas issu du parti politique majoritaire à la suite des législatives, mais faisait partie d'une liste de trois personnalités présentée à Laurent Gbagbo par Jacques Chirac. De plus, les rebelles ayant rompu l'ordre constitutionnel étaient appelés à devenir les patrons de l'armée républicaine et des forces de police. Les Ivoiriens se sont révoltés, et les concepteurs de Linas-Marcoussis ont plus ou moins reculé, tout en s'activant pour vider l'institution présidentielle de son contenu sur le long terme, notamment en maintenant la rébellion afin d'empêcher toute nouvelle validation des légitimités électorales.
Aujourd'hui, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Alors que le Conseil constitutionnel ivoirien – seule institution habilitée à interpréter la Loi fondamentale dans des circonstances particulières – et la totalité des partis représentés à l'Assemblée nationale (75 % du corps électoral) se sont prononcés pour le prolongement de l'Assemblée nationale, le Groupe de travail international (GTI) a décidé de passer outre et d'engager un bras de fer. [Les Nations unies et la secrétaire d'Etat française à la Coopération ont annoncé que l'Assemblée nationale ivoirienne était dissoute car son mandat était achevé.] Or, si les Ivoiriens entérinent le fait qu'on jette à la poubelle les avis du Conseil constitutionnel, ils se résignent à "liquider" cette institution en même temps que l'Assemblée nationale et la Cour suprême – dont l'arrêt sur la Commission électorale n'est pas non plus pris en compte par le GTI. Dès ce moment, le pays accepte d'être gouverné par la communauté internationale et par le Premier ministre que Paris a imposé, sans possibilité de contrôle en interne. C'est une mise sous tutelle, un retour déguisé à l'ordre colonial, un assassinat de la démocratie, garantie partout dans le monde par la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Une partie de la presse française parle d'une faible mobilisation des "jeunes patriotes". Est-ce une réalité ?

C'est un faux problème. Depuis le début de cette crise, un certain nombre de manœuvriers internationaux parient sur l'essoufflement du mouvement patriotique. Ils se trompent. A chaque étape de la lutte correspond un type de mobilisation, comme dans toutes les révolutions démocratiques de longue haleine. Ce que je constate, c'est que le récent mouvement, malgré ce que peuvent en dire ceux qui préfèrent accabler Gbagbo au lieu de lire la scène politique ivoirienne avec finesse, s'est organisé malgré la désapprobation du chef de l'Etat et la perplexité d'un certain nombre de leaders traditionnels. Cela signifie que la lutte patriotique dépend moins des émetteurs de mots d'ordre que de la perception que les citoyens ont de la situation politique. Corsetez Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé [dirigeant des "jeunes patriotes", il s'est fait une réputation de tribun et de dur du régime avec des discours enflammés, notamment contre la politique française en Côte-d'Ivoire], d'autres personnes exprimeront leur ras-le-bol et seront rejointes par une base moins ignorante que l'on croit, qui ne fait pas de calcul politique, mais refuse de toutes ses forces la recolonisation de la Côte-d'Ivoire.

Après la France, l'ONU est à son tour prise à partie par les "jeunes patriotes". Cette tactique ne risque-t-elle pas d'accroître l'isolement de Gbagbo sur la scène intérieure comme internationale ?

Je répète que ce n'est pas Laurent Gbagbo qui a pris l'initiative de protester contre les décisions du GTI. Comme tout homme politique, il agit en prenant en compte les différentes forces et les mouvements sociaux, sans forcément toujours les diriger. Cela dit, sur la scène intérieure, les choses sont assez cristallisées et les derniers développements conforteront les différents camps dans leurs analyses. Quant à la scène internationale, elle est tout à fait virtuelle et ne dépend que de l'adhésion des protagonistes internes à ses actions. A moins que la France n'ait le courage de payer le prix de son ambition hégémonique, à l'image des Etats-Unis en Irak…

Le régime Gbagbo est-il à bout de souffle ? A-t-il perdu les moyens de financer ses partisans ?

Ce type d'analyse ne fait que traduire les arrière-pensées d'un certain nombre de lobbys qui ont, par exemple, milité fermement pour que le parti présidentiel perde le ministère de l'Economie et des Finances. Mais, dans quelques mois, on se rendra compte de sa vacuité. Il suffit simplement de se rappeler l'impressionnant mouvement patriotique qui a mené Laurent Gbagbo au pouvoir, en octobre 2000, alors que le général Gueï [qui était alors au pouvoir depuis un coup d'Etat contre Henri Konan Bédié, le 24 décembre 1999] tentait de confisquer sa victoire électorale, pour réfléchir autrement. Les millions d'Ivoiriens qui sont sortis en octobre 2000, alors que le Front populaire ivoirien [FPI, le parti de Laurent Gbagbo] était dans l'opposition, l'ont-ils fait parce qu'ils étaient financés ? Les convictions politiques existent en Afrique comme en Europe.

Avec le climat qui règne à Abidjan et dans le reste de la Côte-d'Ivoire, est-il encore possible d'organiser rapidement une élection présidentielle ? [Initialement prévue en octobre 2005, la présidentielle a été reportée d'un an.]

Ce n'est pas le climat qui règne qui empêche les élections, mais le refus forcené des rebelles, cautionnés par la France et par l'ONU, de déposer les armes. Je suis persuadé que tant que la coalition internationale qui veut redéfinir les rapports de force politiques en Côte-d'Ivoire n'aura pas changé la démographie électorale – en faisant voter des étrangers ouest-africains naturalisés à la va-vite, par exemple, et en permettant à ses poulains d'organiser des fraudes – elle maintiendra les rebelles en armes et empêchera le jeu des urnes.
Source : Le Courrier international»
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