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 LUTTES ANTI-ESCLAVAGISTES EN MAURITANIE 4

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mihou
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Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

15022006
MessageLUTTES ANTI-ESCLAVAGISTES EN MAURITANIE 4

Les Berbères n'ont pas échappé aux razzieurs ghanaéns et tékrouriens. Parmi eux, les Sanhaja, encore dominés par Ghana qui leur impose un Farba ou gouverneur (cf.Al Bakri), se libèrent des Berbères Zénètes et s'allient au Tékrour pour réduire la puissance de leurs ennemis. Ils fondent avec les Tékrouriens le fameux mouvement almoravide qui contrôlera à partir du XIe siècle le trafic des esclaves à travers la Mauritanie centrale et septentrionale. Partis de l'actuelle Mauritanie, les Almoravides créent Marrakech (1069), avant de conquérir l'Andalousie (1087). Leur mouvement comptait des milliers de soldats noirs, dont certains étaient des esclaves. Mais la majorité des contingents était composée de guerriers envoyés aux côtés des Berbères Lamtûna (de Yahya Ben Oumar, Aboubakri Ben Oumar et Youssouf Ben Tachfîn) par Waar Diabi, le roi du Tékrour et dirigés par le prince Labba ou Lebbi, son neveu ou fils adoptif. Al Bakri, qui en est contemporain, décrit bien cette alliance du Tékrour et des Lamtûna. Le Tékrour était la seule puissance régionale amie dont le nom finira par désigner toutes les contrées musulmanes de l'Afrique sahélienne. Ces alliés Berbères Sanhaja et Noirs tékrouriens, en s'affranchissant de la tutelle de Ghana, en ruineront la puissance vers 1076 (date donnée par Delafosse). Les autres petits empires comme le Sosso et le Mali en profiteront pour s'individualiser.
Au XIIIe siècle, le temps des Soninké et des Tékrouriens est passé. C'est au tour des Manding de créer un nouvel empire au Soudan occidental, l'empire du Mali. La noblesse de cet État, à peine sortie de la tutelle de Ghana et du Sosso, n'hésitera pas à faire la guerre pour inonder le marché esclavagiste. L'empereur étant musulman, la justification est vite trouvée pour légitimer ses attaques contre ses voisins. Ils sont païens. Les soumettre au nom de la Jihâd relèverait de l'humanisme de croyants devant amener leurs autres "frères" à la découverte du vrai Dieu : " le roi fait la guerre contre les Nègres païens qui sont ses voisins ". Un globe-trotter comme Ibn Battûta (XIVe siècle), se rendant au Maroc, accompagnera une caravane qui " comptait six cents filles esclaves ".
Le trafic malien semble se déplacer plus à l'est vers le milieu du XIVe siècle, hors de la partie centrale de l'espace mauritanien. Ce qui lui permet de fournir plus d'esclaves à l'Égypte, apparemment plus demandeuse que le Maghreb. En effet, Al Maqhrizi signale au XIIIème la vente de 10.000 Soudanais (1275) suite à une expédition militaire à plusieurs lieues à l'Est de "Mali".

2. La Mauritanie, théâtre de la compétition entre traites esclavagistes saharienne et atlantique à l'époque moderne : " victoire de la caravelle sur la caravane".
A. La traite saharienne se fait plus pressante avec le développement des cultures industrielles au Maroc : XVIe- XVIIIe siècles.
Sous le règne des Askia du Songhaï, les échanges entre le Maghreb et la région reprennent avec, comme arrière-plan, la Jihâd menée : à partir de Tlemcen par Al Maghili, dans l'Atlas, par Al Ayashi et dans l'Entre Sénégal-Niger, par l'Askia Mohamed. Cette nouvelle réorientation de la route des esclaves du milieu du XVe siècle a ses témoins : " Les gros contingents étaient dirigés vers le Maroc, et ce pays en recevait également par une route plus occidentale venant de la côte mauritanienne, d'Arguin en particulier, et du Sénégal. Là, Maures et Arabes livraient des produits de luxe importés du Nord en échange "d'un grand nombre de têtes sans risque d'ailleurs de se voir eux-mêmes kidnappés par les Portugais nouvellement arrivés sur les lieux".
De larges concentrations d'esclaves se constituent dans l'Oued Drâa (Marrakech), le Touat et l'Oued Noûn. D'où le fort métissage en ces lieux, outre celui déjà ancien d'autochtones noirs de souche paléolithique capsienne et d'Ibero-maurussiens, pour former les Négro-Berbères de toute la Hamada du Drâa et du Soûs Al-Aksa. Dans le Soûs et le Haouz (sud de Marrakech), les esclaves venus du Sud étaient employés dans les installations industrielles nécessaires pour broyer la canne et cristalliser le sucre. Ce qui requerrait une forte main-d'oeuvre, forcément gratuite pour la rentabilisation des ventes marocaines en Méditerranée occidentale et dans la Péninsule ibérique. Le sucre procure au Maroc le tiers de ses revenus. On comprend dès lors tous les prétextes des Sultans pour attaquer les États soudanais de la Mésopotamie ouest africaine (l'Entre-Sénégal - Niger dans lequel la Mauritanie occupe, avec le Mali, une position centrale).
On serait porté à croire que les rivalités autour de cette ponction de main-d'oeuvre sont à l'origine des conflits entre ces sultans et ceux du Portugal et de l'Espagne (cf. Bataille des Trois Rois). Au même moment, les Askia du Songhaï mettent encore plus de pressions sur le bassin de Taoudéni (mines de sel de Tegazza), après celles sur l'Adrar (Atar, Ouadane , etc...) et le Tiris (Arguin). Ils remettraient en question la politique africaine du roi Sébastien et de son remplaçant, Philippe II d'Espagne et du Portugal et celle du Maroc de Mulay Mohamed es-Sheikh.
La dynastie saadienne s'empare de Marrakech en 1525, contrôle le Touat et maîtrise le commerce transsaharien des esclaves. Un de leurs rois, Al Mansour, poursuit une politique ouest-africaine très militariste. Dès 1578, il restera lié à la volonté de sa dynastie, obligée d'augmenter la production du sucre. Il mène alors une politique tous azimuts pour rendre plus performante la production et la commercialisation du sucre marocain. Pour ce faire, la conquête du Songhaï devenait nécessaire. Elle passera par le contrôle des mines de sel Teghazza et par l'accentuation du commerce des esclaves, dérivés vers le Haouz comme main d'oeuvre gratuite attachée aux plantations de canne de la région de Marrakech.
La victoire de l'armée marocaine sur le Songha à Tondibi n'est que "le couronnement de près d'un demi siècle d'efforts entrepris dès 1543-44 par le Sultan Mohamed Es-Sheikh, et poursuivis par Mulay Ahmed Al- Mansour, en 1584". Elle avait nécessité pour les sultans marocains de barrer la route aux Portugais, présents sur la côte mauritanienne, et de les empêcher de dévier la route des esclaves vers l'Atlantique : empêcher " la victoire de la caravelle sur la caravane " ( A.M. Godhino). Les Sultans Alaouites n'en font pas moins. Ils font des tournées dans l'hinterland mauritanien pour y trouver les relais à leur politique. Le plus célèbre d'entre eux, Moulay Ismail (le Sultan Noir, créateur de la Garde Noire) programme une politique saharienne dans laquelle la Mauritanie est largement tributaire. À partir du moment où les sultans marocains ont pris l'habitude de sillonner leur mehella à travers les villes de la Mauritanie du Nord, les expéditions ne cessent plus. Ainsi, en 1665, Mulay Er-Rachid envoie une expédition à Wadâne, Aratân, et Tichit, dans le Nord et le Nord-Est du pays. Mulay Ismaïl nomme Hannoun, le chef des Ulâd M'bareck, émir du Bakhouna, en 1672. Ce qui lui permet de contrôler le commerce de Tombouctou vers l'Ouest, c'est-à-dire vers le Haut-Sénégal-Niger, où les Européens viennent se ravitailler en esclaves. Il vole au secours de Ely Chandora, roi des Trarza, et lui permet de s'affranchir de la tutelle des Ulad Dlim et des Brakna chez lesquels, pourtant, il prendra femme en la personne de En-Nassira Es-Salwi, fille de l'émir Mohamed El Heyba Ould Nogmach. D'autres sources en font directement la fille même de Nogmach (l'ancêtre des Oulad Nogmach).
Mais tous les souverains de la région n'acceptent pas l'immiscion marocaine, et les Idaw Ich refusent une quelconque allégeance. Plutôt alliés aux Noirs dans la guerre qui les opposent aux Béni Hassan (soutenus par le Maroc), les Idaw Ich réussissent à briser leur tentative de domination. Vaincus par les Idaw Ich, ces Beni Hassan, dont les Oulad Mbarek etles Oulad Nasr, se déportent à l'est (les deux Hodh). Leur mouvement de repli est définitif au milieu du XVIIIe siècle avec la geste de Mohamed Cheïn, l'un des ancêtres des émirs actuels du Tagant. Le Tagant est alors le seul émirat berbère de Mauritanie, alors que tout l'espace maure est linguistiquement assimilé par l'arabe hassaniya.
En même temps qu'il s'immisce dans les affaires des émirats des Trarza et des Brakhna, où il envoie des contingents (les Horma), le Maroc répond à la demande d'aide des monarques négro-africains du Sud mauritanien et de l'actuel Sénégal : le Fuuta Tooro des Satigi. On se souvient des démarches de l'imposteur Labba auprès du Chérif au XVIe siècle, et la contre-offensive du Satigi en titre (Fuuta Tooro) qui obligea l'imposteur à s'échapper pour demander refuge et aide à Philippe II, roi d'Espagne et du Portugal. Mais le Fuuta, le Waalo-Brak et les principautés soninké du Guidimakha, sont contraints de s'accommoder de partenaires fort enclins à la duplicité.. L'action des Béni Hassan et du Makhzen marocain contre le Fuuta et le Waalo-brak après la victoire sur les Zawaya maures, finit par ruiner la région et la déstabiliser jusqu'à la révolution torodo (maraboutique) de 1776 qui libére le pays.
Les Marocains interviennent en 1716 dans les affaires du pays, après s'être imposés aux Hassan. Ils agissent de même dans les affaires du Waalo et du Guidimakha (ou "le Hayré"). À partir de ce moment, la traite esclavagiste l'emporte sur l'esclavage domestique, et cette nouvelle forme de traite est sans commune mesure par rapport au mode ancien, transsaharien. Ces régions de la Mauritanie doivent satisfaire aussi bien la demande saharienne (marocaine et proche orientale) en pleines convulsions, et répondre en même temps aux exigences de la demande atlantique. L'espace mauritanien entre dans le vortex de la nouvelle économie-monde capitaliste. Aucune des deux ponctions ne souffre de tarissement quelconque, durant cette phase d'accumulation capitaliste et de réaction saharienne. Mais la destruction des cadres sociaux et la refonte des Etats s'accélère. La Mauritanie est entre deux feux. Le Maroc et l'Europe soumettent son espace à une instabilité durable. C'est à cette époque que les émirs maures convoitent la vallée du Sénégal, exerçant une pression accrue aux escales du fleuve où s'échangent les esclaves et la gomme. Certains esclaves pris au sud sont en partie vendus sur place à des lignages maures et négro-africains, et les autres seront vendus ailleurs. C'est-à-dire que la traite renouvelle l'esclavage domestique et fournit une plus grande quantité du bétail "humain" à la demande pressante des formations sociales lointaines.
Avec les armes à feu introduites au XVIème siècle, comme en font foi les sources sur le sort de l'empire du Songhaï à l'issue de la bataille de Tondibi (1591), les moyens d'approvisionnement de captifs changent de nature. Les Marocains et les Européens peuvent désormais tenir à leur merci des chefs de guerre qui dépendent de leur bon vouloir, et auxquels ils fournissent les armes nécessaires à la nouvelle accumulation, dont ils ont le monopole. L'espace mauritanien passe, par l'introduction de ces armes à feu et par la demande plus forte d'esclaves de traite, des monarchies constitutionnelles au despotisme. Car dans un tel contexte, si l'on ne possède pas ces moyens militaires, c'est se voir le lendemain détrôné, conduit sur la côte ou dans le Sahara. Les sociétés de l'espace mauritanien évoluent vers leur militarisation. Les hommes en armes servent partout (chez les Noirs et chez les Maures) les desseins de l'étranger en alimentant le ravitaillement en esclaves. Partout des dynasties guerrières s'imposent comme nouvelles légitimités à la place des anciennes (Farba, Lamane, Ezzeyzât, Fama, etc ). Nous glissons des monarchies constitutionnelles au despotisme. La tradition orale pulaar appelle cette période "jamaanu waawi sengoo" ("qui le peut s'accroche"), et les Wolof l'appellent "Gnef-nanngou" ("Vaincre et usurper"). Ces nouvelles dynasties guerrières sont les Dényanké, chez les Hal-pulaaren (royaume du Fouta Toro); les Kangames qui s'en imposent aux rois ou Brak, chez les Wolof (royaume du Waalo); les Beni Hassan, chez les Maures (émirats du nord, du sud, de l'est et du centre de la Mauritanie); Songhraï et Bambara de Ségou et du Kaarta (Biton), dans la mouvance desquels s'inscrit l'espace soninké de Mauritanie. Le glissement dans les charges et les apanages se fait en faveur des agents de l'atlantisme.
C'est pour lutter contre ces dérives que les communautés paysannes, aussi bien maures que négro-africaines, s'organisent autour de leurs marabouts contre leurs souverains, stipendiés à l'Atlantique et au rêve impérial marocain, comme nous le verrons lorsque nous aurons à parler des luttes anti-esclavagistes. La signification et la portée de ces luttes anti-esclavagistes ne s'éclaire qu'avec une meilleure connaissance des effets de l'esclavage de traite dans la région qui, par son ampleur, sa dureté et sa durée, occulte l'esclavage archaïque dit "de case" ou domestique, et met toutes les institutions politiques et sociales de la région en situation de quasi-anomie.
B. Les États et les sociétés de l'espace mauritanien dans le vortex de la traite esclavagiste atlantique : une surdétermination de l'esclavage domestique.
La traite atlantique commence dans l'espace mauritanien lorsqu'en 1441, Antam Gonsalvez, qui accompagnait Nuno Tristâo, amena des captifs au Portugal, tous Maures blancs et de la tribu des Tekna. Le chef Tekna promit que s'il était libéré, il fournirait en contre-partie à ses nouveaux maîtres un plus grand nombre d'esclaves. Gonsalvez rembarqua pour l'Afrique avec ses prisonniers. Arrivé en Mauritanie, "il y reçut en échange dix Noirs, hommes et femmes, de différents pays". Le 8 août 1441, un marché fut organisé pour vendre ces captifs à Lagos (Portugal) : il s'agit de la première vente en Europe d'esclaves noirs venus d'Afrique, sous le haut-patronnage de l'Infant Henri (futur roi Henri le Navigateur), qui sera le "principal instigateur des expéditions africaines". Cette vente fut organisée après que furent "offerts à l'Eglise les meilleurs esclaves". Ce qui n'empêche pas les Portugais de profiter de la traite saharienne d'esclaves obtenus lors des razzias "opérées par les peuples islamisés du Sahel dans les régions du sud. Un des itinéraires passait par l'escale saharienne de Hoden (Ouadane)" où les captifs étaient répartis en groupes : pour la Cyrénaïque, la Sicile, Tunis et le reste était conduit à Arguin (sur la côte du Nord-Ouest mauritanien) pour être vendus aux Portugais en "échange de chevaux, de blé et de tissus". Un tel mouvement devint si important que les rois catholiques du Portugal décidèrent de construire un fort à Arguin et deux comptoirs commerciaux à Atar et Ouadane. "Arguin devint le modèle pour les constructions ultérieures le long des côtes d'Afrique, aussi bien par les portugais que par leurs rivaux européens"..
La ponction atlantique plus destructrice encore que la ponction saharienne ne se contente pas seulement de transformer l'espace mauritanien en une garenne de main-d'oeuvre gratuite, d'extraversion économique locale et de renforcement de l'esclavage domestique. La socio-histoire de l'esclavage en Mauritanie entre le XVIIe et le XVIIIe siècle s'éclaire mieux dans les Etats de la vallée du Sénégal - surtout au Fouta Toro - avec demande accrue d'esclaves dans la région.
Pour mieux illustrer notre propos j'emprunterai, entre autres sources, les données principales réunies par le professeur Oumar Kane dans sa thèse sur cette période dans le sous-espace du Fouta Toro, entre les XVII et XVIIIème siècle, pour montrer l'implosion des sociétés et États de ce qui deviendra la Mauritanie.
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