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 [Vidéo + Livre] Histoire millénaire des africains en Asie

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AuteurMessage
Soundjata
Membre confirmé


Nombre de messages : 50
Date d'inscription : 30/06/2005

11022006
Message[Vidéo + Livre] Histoire millénaire des africains en Asie

[Vidéo + Livre] Histoire millénaire des africains en Asie

Le 23 décembre 2005, s'est tenue à la Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, une conférence organisée par Africamaat et Menaibuc en présence du Professeur Runoko Rashidi venu présenter son premier ouvrage traduit en français, "L'Histoire millénaire des Africains en Asie".



ISBN : 2-916435-00-X
Prix : 21,50 euro
Collection essais/histoire des diasporas
EDITIONS MONDE GLOBAL

"Présentation du livre

Histoire millénaire des Africains en Asie
Runoko Rashidi


Qui étaient les premiers habitants de la Mésopotamie, du Japon, de la Chine, de l'Inde? Qui étaient les premiers Arabes? Qui étaient les fondateurs de la brillante civilisation sumérienne? Le Bouddhisme est-il d'origine africaine?

Ce livre raconte une histoire fascinante et occultée qui commence il y a plus de 100 000 ans. Il bouleverse toutes nos certitudes sur les premières grandes civilisations de l'Asie; il bouscule la pensée unique qui règne dans certains milieux de la recherche scientifique et historique. Car du XIXe siècle à nos jours, de nombreux historiens , archéologues et anthropologues ont été les complices d'une vaste entreprise de falsification de l'histoire et du rôle des Africains dans les civilisations de l'antiquité, en Asie et ailleurs.

Pourtant les vestiges de la présence africaine sur le continent asiatique sont si considérables que, jusqu'à une époque récente, l'Asie passait pour être la patrie des Africains. Runoko Rashidi examine une masse de documents écrits, de travaux en anthropologie et linguistique, les résultats des fouilles archéologiques, l'histoire des premières religions asiatiques, le patrimoine artistique et iconographique de l'Asie, etc. La piste ici suivie par l'auteur nous mène jusqu'au lointain Japon des premiers samouraïs, en passant par l'Irak des Sumériens, l'Inde de la vallée de l'Indus et de Bouddha, la Chine, Angkor…


Présentation de l'auteur

Runoko Rashidi est un célèbre historien et conférencier international. Il est l'un des plus éminents spécialistes de l'histoire des Noirs en Asie et l'un des auteurs américains les plus féconds depuis un quart de siècle sur le sujet. Grand voyageur et organisateur de séjours éducatifs, il a parcouru toute l'Asie et est constamment à la recherche des traces et lieux de mémoire africains dans le monde afin de renouer les liens avec la grande famille africaine. "


http://www.gnammankou.com/vdp_rashidi-africainsenasie.htm
Extrait du site officiel du Professeur Dieudonné Gnammankou : www.gnammankou.com


Aussi, les Associations Thotep et Karibbean Spirit vous présentent un extrait de la présente conférence (30mn33s) :
En streaming :
- www.thotep.com
- www.karibbeantv.com
En téléchargement :
http://www.karibbeantv.com/content/rep004_100k.wmv (19,8 Mo)


Pour en savoir plus sur le sujet :
- THE GLOBAL AFRICAN PRESENCE : http://www.cwo.com/~lucumi/runoko.html :
site officiel du Professeur Runoko Rashidi (en anglais)
- AFRICAMAAT : www.africamaat.com :
site consacré aux Humanités Classiques Africaines.




Hotep, Soundjata
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[Vidéo + Livre] Histoire millénaire des africains en Asie :: Commentaires

Runoko Rashidi : ‘Aux Etats-Unis nous appelons Cheikh Anta Diop «le pharaon»’. Entretien exclusif accordé à Afrikara.com
06/03/2006



A l’occasion de la sortie de son ouvrage intitulé «Histoire Millénaire des Africains en Asie» publié aux Editions Monde Global dans la série «Histoire des Diasporas», Runoko Rashidi a accordé un entretien à la rédaction d’Afrikara.com, dans lequel il expose les thèmes et thèses centrales de son ouvrage et l’environnement de travail d’un historien, chercheur africain américain militant qu’il est. Dans la seconde partie d’un entretien riche et fraternel que nous livrons au public, l’historien revient sur ses inspirateurs, l’influence de Cheikh Anta Diop, Obenga, Sertima, ... et les visées ultimes panafricaines de son travail. Nous lui en savons gré.


A : Que pensez-vous de la thèse de l’origine polycentrique de l’humanité alors que des chercheurs chinois tentent de démontrer que le premier chinois vient de Chine...

R : Je pense que la thèse d’une origine polycentrique de l’humanité est complètement indéfendable au regard des preuves apportées par l’ADN, l’anthropologie physique. Même au regard de l’archéologie cette thèse est indéfendable. Tout ceci je crois repose sur des considérations raciales et ethnocentristes qui ne sont pas soutenus par les faits. Nous le mentionnons dans notre livre. L’une des plus intéressantes études scientifiques dans la matière a été réalisé par des érudits chinois montrant qu’environ 80% de la population chinoise à un ADN africain et des types sanguins africains. Donc, vous pouvez mentionner l’existence de cette thèse polycentrique de l’humanité dans le milieu scientifique chinois. Mais je répète encore que cette thèse n’a aucun fondement scientifique.

A : Pensez-vous que le champ de l’Afrocentricité devrait avoir sa propre épistémologie, sa propre démarche scientifique ?

R : J’aimerais croire que la science est universelle, que la méthodologie appliquée en tant qu’Africains Américains est valable pour d’autres groupes. Je pense que le racisme et l’anti-panafricanisme sont tellement ancrés que vous avez réellement à combattre le racisme institutionnel ou institutionnalisé. Si vous êtes professeur d’université et que vous avez le malheur de mentionner les travaux de Cheikh Anta Diop durant vos cours, vous courez le risque certain d’être démis de vos fonctions. Personne mieux que Cheikh Anta Diop et Obenga n’a démontré l’origine africaine de la civilisation de la vallée du Nil, personne ! Si les travaux de Diop sont réfutés, quels travaux de quel auteur pourraient être acceptés ?! Aux Etats-Unis nous appelons Diop « le pharaon ». Si le pharaon est banni, s’il n’est même pas possible de mentionner son nom, alors qu’est-ce qui me pousserait moi à vouloir démontrer que mes travaux sont irréfutables, vous me comprenez ? Je ne suis pas sûr de vouloir passer mon temps à devoir me justifier, surtout que je sais que la cause est en quelque sorte entendue. Je ne pense pas que l’époque que nous vivons verra des changements fondamentaux dans l’acceptation de l’origine africaine des civilisations de l’humanité. Je ne pense pas que cela arrivera.

A : Parlant ce qui est de vos influences, des auteurs qui vous ont inspiré ou influencé, Cheikh Anta Diop par exemple, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ? La dimension psychologique de ses travaux ou leur aspect scientifique ?

R : Davantage l’aspect scientifique, je crois. Je pense que mieux que personne, Diop a démontré qu’il était pratiquement impossible de nier l’origine africaine de la civilisation de la vallée du Nil. Il a démontré sa thèse d’une manière tellement solide qu’à mon avis on ne peut la réfuter. Seules des considérations raciales pourraient expliquer la réfutation de ses travaux. Pour moi donc, la contribution de Diop a été de démontrer sans l’ombre d’un doute l’origine africaine de la civilisation de la vallée du Nil. Et si vous pouvez démontrer l’origine africaine de la civilisation de la vallée du Nil, vous devriez être en mesure d’appliquer le même degré de professionnalisme, de rigueur intellectuelle, de rigueur académique à l’origine africaine d’autres régions de la planète. Mais ni Cheikh Anta Diop ni Ivan Van Sertima ne furent mes plus grandes influences, plutôt Chancellor Williams, et des personnes qui ont popularisé la philosophie de Chancellor Williams. J’ai ensuite lu Cheikh Anta Diop mais il n’a pas eu un grand impact, parce que ses travaux étaient tels qu’ils étaient trop avancés pour moi à l’époque. Je n’étais pas un académicien classique, j’étais plutôt un intellectuel, un étudiant, mais j’étudiais ces disciplines dans des groupes d’études. Après Cheikh Anta Diop, j’ai lu John G. Jackson qui est l’auteur entre autres de « Introduction to African Civilizations ». Ces deux hommes, Williams et Jackson, voilà mes vraies influences, parce qu’ils m’ont ouvert la porte à tout un univers d’Africains, à savoir que les Africains n’étaient pas uniquement en Afrique, que les Africains s’étaient rendus en Amérique et dans des régions du monde auxquelles on ne les associe pas en général.
Mais je dois également mentionner Diop et Ivan Van Sertima. Pour moi, la contribution majeure de Van Sertima n’était pas uniquement sa thèse sur la présence des Africains dans l’Amérique précolombienne. Van Sertima m’a ouvert une porte en me donnant l’opportunité de publier mes travaux. Je devais avoir 30 ans lorsque mes premiers travaux furent publiés dans la revue « Journal of African Civilizations ». Cela a permis à mes travaux d’être connu au niveau international. C’est également à cette période que j’ai commencé à travailler avec les Intouchables noirs de l’Inde. J’avais rédigé un chapitre dans un livre de Ivan Van Sertima sur les Intouchables de l’Inde et quelqu’un avait présenté le livre en question aux intouchables qui ont écrit à Van Sertima pour savoir qui était ce Runoko Rashidi pour pouvoir entrer en contact avec lui. Voilà comment j’ai commencé à correspondre directement avec les frères et les sœurs de l’Inde, et commencé à faire des voyages en Inde et dans d’autres parties de l’Asie. Donc, Ivan Van Sertima a vraiment été une personne très importante pour moi et nous avons développé une relation qui dure depuis presque 25 ans.

A : Et vous avez apporté votre contribution au « Journal of African Civilizations »...

R : le « Journal of African Civilizations » a été crée en 1979 je crois. A ce moment il s’agissait vraiment d’un journal. Mais avec le temps il est devenu davantage une maison de publication, et parfois il nous arrivait de publier 2 ou 3 livres en une année. Je crois qu’il y a eu 12 anthologies jusqu’ici. Et sur ces 12 ou 14 je ne sais plus, à l’exception d’une seule, j’ai apporté ma contribution à chaque fois. L’unique fois où je n’ai pas contribué c’était pour « Blacks In Science », parce que je ne travaillais pas encore avec Ivan Van Sertima. Je suis très fier de cette collaboration.

A : Oui, vous êtes un proche collaborateur de Ivan Van Sertima...

R : A bien des égards on peut dire que Van Sertima est aux Etats-Unis ce qu’est Cheikh Anta Diop pour les Africains d’expression française. C’est un grand érudit, vous savez. A travers la publication du « Journal of African Civilizations » il a réuni beaucoup d’érudits. Il a également imposé un standard de rigueur scientifique, par exemple son objectif n’était pas de publier tout ce qu’on pouvait lui présenter, mais de nous voir apporter des preuves scientifiques à ce que nous avancions. Donc, I. Van Sertima est très, très important. Je parle souvent de lui comme s’il nous avait quittés, parce qu’à cause de sa maladie qui s’apparente à une forme d’Alzheimer, nous savons qu’il n’écrira plus, qu’il ne donnera plus de conférence. Van Sertima était un grand champion à mes yeux.

A : En ce qui concerne les principaux domaines de la recherche, quelles seraient selon vous les pistes prometteuses à l’avenir ?

R : J’aimerais voir des gens faire davantage de travaux de terrain, et j’aimerais que les gens se spécialisent davantage. J’aimerais qu’en plus de dire par exemple « Runoko est un expert de la présence des Africains en Asie » on puisse aussi dire « Runoko est un expert de la présence des Africains en Irak ; untel est un expert de la présence des Africains en Inde ; untel est un expert de la présence des Africains au Vietnam ». Je crois que c’est là la prochaine orientation qu’il nous faudra prendre. Mais je tiens encore à rappeler que l’enjeu fondamental demeure la question de l’identité : qui sont les Africains ? Qui peut être considéré Africain ? C’est quoi un Africain ? Comment ces notions changent à travers les années ? Par exemple, il y eut un temps où les peuples que nous nommons « Africains » étaient appelés « Ethiopiens ». Il y a des centaines d’années en Europe, ces mêmes « Africains » ou « Ethiopiens » étaient appelés « Maures ». Dans certaines parties du monde on utilisait le terme « Nègres ». J’aimerais vraiment que nous soyions plus clairs sur notre identité. Je crois que je vais consacrer le reste de ma vie à travailler dessus.

A : Parlant de la manière dont l’histoire peut nous aider à reconstruire de nouvelles sociétés, quel est votre regard sur la « Renaissance Africaine » dont a parlé Cheikh Anta Diop ? Est-ce que vous avez un idéal pour le peuple noir ? Qu’est-ce qui à ce stade de vos recherches pourrait nous amener à créer de nouveaux Etats ? Vous parlez d’identité mais peut-être pourrions-nous attendre plus des chercheurs ... l’exhumation ou l’invention de nouvelles institutions politiques par exemple ?

R : Je suppose que je peux parler d’identité historique. L’identité, l’histoire et la culture vont toujours ensemble. Je pense que nous sommes engagés dans une sorte de renaissance, mais celle-ci doit avoir des bases historiques. Cela signifie que nous sommes des êtres globaux, que les Africains sont liés à travers le monde. Tout ceci nous renvoie une fois de plus à notre argumentaire de départ, à savoir que les Africains avaient une histoire avant la colonisation, avant la mise en esclavage. Nous devons donc aller de l’avant et développer l’Afrique. Je crois que nous devons avoir un modèle panafricain pour cela. Pas un modèle européen, pas un modèle asiatique, mais un modèle africain... et pour que nous ayons un modèle africain, il nous faudrait avoir un certain sens de l’identité historique. Et si vous croyez que votre histoire commence avec Christophe Colomb, ou Vasco de Gama, ou Alexandre, ou Marco Polo, alors votre identité historique est détruite.
Il m’a été rapporté que le président du Sénégal a demandé un exemplaire du livre. Il y a deux mois, le président Thabo Mbeki a fait référence à moi dans une lettre adressée à l’ANC. Donc, je donnerai une série de conférences en Afrique du Sud à partir du mois de mai. J’espère rencontrer Thabo Mbeki. J’espère rencontrer les membres du gouvernement. J’aimerais pouvoir demander la possibilité de donner des conférences dans les universités sud-africaines. Et je pense que tout ceci signifie qu’en dépit de ce que les Africains ont dû endurer, nous commençons à nous regarder comme étant des être historiques ; des êtres dont l’histoire ne sera pas falsifiée, et je pense que nous sommes de plus en plus préparés à bâtir sur la base de notre histoire. Nous faisons déjà toutes ces choses aux Etats-Unis. Dans la ville de Philadelphie par exemple, durant tout le cursus scolaire, les African et African American Studies sont enseignées. Le système scolaire les intègre, c’est une loi. Mais je pense que jusqu’à ce que nous nous enracinions dans l’Afrique elle-même, c’est tout ce que nous pouvons faire. Lorsque les personnes qui sur le continent africain sont à la tête des nations commenceront à prendre conscience de ces aspects, je pense que nous ferons vraiment des avancées significatives.


Suite au message suivant...
A : Pour conclure cette entrevue, diriez-vous que vous êtes panafricaniste ou afrocentrique ?

R : Je suis un panafricaniste.

A : Quelle serait selon vous la nuance ?

R : Je pense que les deux se rejoignent quelque part. Je ne cherche pas à établir de distinction entre les deux. Je pense que les gens font un lien entre les deux. Les deux sont similaires, je pense. Mais je me définis comme panafricaniste dans le sens où je crois en une unité globale de tous les Africains. Je suis Afro centré, pas Afro-centrique. Je suis Afro centré dans le sens où pour moi l’intérêt de l’Afrique doit être prioritaire. Mon centre d’intérêt c’est l’Afrique. Il n’y a rien de mal à cela. Je pense que les Africains doivent cesser de s’excuser d’être qui ils sont et ce qu’ils sont. Les Européens ne s’excusent pas. Les Asiatiques ne s’excusent pas. Seuls les Africains sont amenés à être sur la défensive chaque fois. Je pense que nous devons dépasser cela. Pourquoi devrions-nous nous excuser ? Nous sommes les premiers hommes. Nous sommes les premiers à avoir apporté la civilisation au monde. Nous sommes les premiers à avoir produit un livre, en fait nous sommes les premiers à avoir introduit la science de l’écriture, alors pourquoi devrions-nous être sur la défensive et permettre à d’autres de définir nos agendas ? C’est une chose que je ne ferai jamais. J’ai assisté à une grande conférence à Toulouse il y a trois semaines. Il y avait une majorité d’académiciens blancs qui dominaient la conférence. Chacun voulait parler de l’esclavage, esclavage ceci, esclavage cela. J’ai interrompu la conférence. Je pense que nous devons arrêter avec ça. Les Africains doivent écrire leur propre histoire. Les Européens ne peuvent pas écrire l’histoire de l’Afrique. Bien sûr ils peuvent apporter une contribution, présenter des preuves factuelles. Mais imaginez-vous, si une conférence est organisée sur le thème de l’holocauste elle sera dominée par des juifs. Elle ne sera pas dominée par des Africains, quelles que soient les études qu’ils auront pu faire sur l’holocauste, et personne ne s’en excusera. Mais dès que les Africains veulent parler de leur histoire, on voudrait toujours les amener à être sur la défensive. Il faut arrêter ça.

A : Merci. Souhaitez-vous ajouter une dernière chose ?

R : Merci brother, mais je pense que nous avons fait le tour de la question. Tout le plaisir a été pour moi. Merci beaucoup. Je crois qu’il absolument crucial d’avoir des discussions de cette nature. Pour moi c’est à la fois un honneur et un privilège de pouvoir parler de ces choses, parce ce que ce que nous essayons de faire c’est connecter tous les Africains du monde : les Africains d’Amérique avec les Africains de France ; les Africains de France avec les Africains d’Asie ; les Africains d’Asie avec les Africains d’Australie. Les Africains d’ici ne savent rien ou pas grand-chose des Africains d’Amérique, et les Africains Américains ne savent rien ou pas grand-chose des combats des Africains de ce pays. Et je crois que c’est autant important pour moi de donner ces informations que pour vous de faire cette interview parce que dès que je serai de retour chez moi, je m’attellerai à écrire un essai que je mettrai sur le net et probablement sur mon site au sujet de la présence des Africains à travers le monde, avec pour nœud la collaboration entre les Africains. On peut produire toutes les données possibles sur la présence des Africains à travers le monde, mais quelle est au bout du compte l’implication de tout cela ? Ce que nous essayons de faire c’est utiliser ces informations pour faire avancer le peuple africain. Nous essayons de communiquer au peuple africain un nouveau sens de la fierté d’être qui nous sommes ; fierté pour ce que nous avons accompli dans le passé, fierté par conséquent pour ce que nous sommes en mesure d’accomplir aujourd’hui. Voilà l’essence de notre travail. Il ne s’agit pas de prouver quoi que ce soit au blanc. Il s’agit de nous montrer à nous-mêmes ce que nous avons accompli et ce que nous sommes capables d’accomplir. Si nous le faisons, alors nous aurons rempli notre devoir.


Propos recueillis par Ze Belinga, Créteil, décembre 2005
Transcription et traduction, Ali Beng

Afrikara


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Hotep, Soundjata
votre site et vos créations sont magnifiques j'adore merci
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