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 Esclavage:précisions et commentaires

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mihou
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02062005
MessageEsclavage:précisions et commentaires

Esclavage:précisions et commentaires

La traite des Noirs en question ( 29/02/2004 )
Un phénomène qui remonte à la nuit des temps pharaoniques
Par Dh
La traite des Noirs est un phénomène qui remonte à la nuit des temps pharaoniques.

C’est au milieu du XVe siècle que les Portugais commencèrent à trafiquer des hommes sur une côte africaine dont ils faisaient la connaissance. Au début du siècle suivant, les Espagnols, qui emménageaient depuis peu de l’autre côté de l’Atlantique, eurent besoin de bras pour exploiter les espaces immenses et fabuleux du Nouveau Monde. Les immigrants européens ne suffisaient pas à la tâche et les populations amérindiennes succombaient à celle qu’on leur imposait. Il fallait puiser à d’autres sources. On pensa à l’Afrique : elle était à la fois accessible et intarissable.

Les pays ibériques eurent vite fait de se répartir les rôles : au Portugal le transport des nègres, à l’Espagne l’utilisation des esclaves. Les navigateurs aventuriers hollandais, anglais et français considérèrent avec un intêret ce nouveau "marché" . Ils ne tardèrent pas à introduire frauduleusement des captifs outremer au grand dam des nouveaux propriétaires : la traite des Noirs par l’Atlantique avait désormais rang international. Elle obtint ses lettres de noblesse au XVIIe siècle quand les principales monarchies la légalisèrent et elle eut bientôt droit de cité dans les livres.

Dans son Dictionnaire Universel de Commerce publié en 1730, Jacques Savary des Bruslons définissait ainsi la traite des nègres : "Les Européens font depuis des siècles commerce de ces malheureux esclaves, qu’ils tirent de Guinée et des autres côtes d’Afrique, pour soutenir les Colonies qu’ils ont établies dans plusieurs endroits de l’Amérique et dans les Antilles".

La traite est donc l’enlèvement des Noirs d’Afrique suivie de leur déportation en Amérique, et plus tard vers l’archipel des Mascareignes dans l’océan Indien. Elle a deux objectifs et le second est le corollaire du premier : amasser de l’argent grâce au commerce des captifs ; façonner de belles colonies avec la sueur et le sang des esclaves.

La réalisation de ces deux objectifs nécessite une triple opération :

1/ échanger des produits bruts et manufacturés européens contre des captifs africains;

2/ transporter ces captifs par-delà l’océan pour en faire des esclaves dans les colonies;

3/ vendre ou échanger les captifs contre des denrées tropicales destinées à l’Europe.

La traite des Noirs était dénommée de diverses manières : traite des nègres, des esclaves, ou de Guinée. Il n’était pas signifiant d’utiliser un terme plutôt qu’un autre ni d’adopter une minuscule plutôt qu’une majuscule.

Il n’était pas non plus nécessaire de les employer : le mot "traite" employé sans complément suffisait la plupart du temps à définir son objet. On pouvait traiter autre chose que des hommes, toutes sortes de richesses que recélait l’Afrique, mais sans autre précision, "faire la traite" revenait à prendre des humains à la côte africaine.


à suivre...

La fin de l’esclavage au Brésil ( 28/02/2004 )
Le 13 mai 1888, la loi Aurea (ou loi d’or) met fin à l’esclavage au Brésil
Par Stela Bueno

Le 13 mai 1888, la loi Aurea (ou loi d’or) met fin à l’esclavage au Brésil.

L’empire du Brésil est ainsi le dernier État occidental à rompre avec cette pratique honteuse.

L’empereur Dom Pedro II étant en déplacement à l’étranger, c’est à sa fille, la princesse Isabel (Isabelle), qui exerce la régence, qu’il revient de promulguer ladite loi.

La loi Aurea est l’aboutissement d’un long processus qui commence un siècle plus tôt en Angleterre avec le mouvement antiesclavagiste.

Sous la pression des Anglais, le Portugal s’engage en 1810 à mettre un terme à la traite des esclaves mais sa promesse reste sans effet et le trafic clandestin se poursuit par-dessus les deux rives de l’Atlantique sud, entre les colonies portugaises d’Afrique et le Brésil.

Le Brésil est alors le principal marché de la traite atlantique. On estime que 700.000 esclaves débarquent à Rio de Janeiro rien qu’entre 1790 et 1830.

A la veille de son indépendance, le pays compte 4 millions d’habitants (170 millions aujourd’hui), dont une moitié d’esclaves. C’est à peine autant d’habitants qu’au moment de la conquête européenne, trois siècles plus tôt.

En 1822, le Brésil s’émancipe du Portugal. Il devient un empire et porte à sa tête Dom Pedro 1er, lui-même issu de la famille de Bragance qui règne au Portugal.

Quelques années plus tard, en 1830, l’empereur renouvelle la promesse d’abolir la traite en vue de s’attirer les bonnes grâces de l’Angleterre.

Le 4 septembre 1850, le Parlement brésilien, qui siège à Rio de Janeiro, réitère l’interdiction de la traite.

Dans le même temps, d’innombrables immigrants italiens commencent à affluer au Brésil. Cette main-d’œuvre libre et dynamique bouleverse les rapports sociaux.

Elle concurrence la main-d’œuvre servile dont les conditions de vie deviennent de plus en plus précaires.

Dans les années 1860, les idées abolitionnistes se répandent dans la bourgeoisie libérale de Rio avec la création de deux associations militantes : la «Sociedade Brasilera contra a Escradidao» et l’«Associaçao Central Emncipacionista».

En 1866, l’empereur Dom Pedro II signe plusieurs lettres de libération d’esclaves.

A l’ambassadeur français qui lui demande d’en finir avec l’esclavage, il répond que ce n’est plus qu’une question de forme et d’opportunité.

Mais les grands propriétaires fonciers, qui vivent grassement en exploitant (mal) d’immenses étendues de terres (latifundia), ne sont pas prêts à libérer leurs esclaves.

En 1871 vient la «loi du ventre libre» qui octroie la liberté d’office à tous les enfants à naître.

En 1884 enfin, plusieurs provinces du Brésil déclarent leur intention de ne plus importer d’esclaves, autrement dit d’appliquer les engagements internationaux déjà vieux de plus de 70 ans !

Nouveau pas avec la loi du 28 septembre 1885 qui déclare libres les esclaves de plus de 60 ans. En 1887, l’Église catholique se déclare publiquement désireuse d’en finir avec l’esclavage.

Quelques mois plus tard, la princesse Isabel profite de l’ouverture de la session du Parlement pour soumettre au vote la loi Aurea, sans prévoir de compensation financière pour les propriétaires d’esclaves.

En reconnaissance de son action contre l’esclavage, Isabel reçoit du pape Léon XIII une Rose d´Or.

Mais l’année suivante, les grands propriétaires fonciers irrités par l’abolition de l’esclavage se joignent à l’opposition républicaine.

L’empire est aboli. Dom Pedro II s’installe à Paris tandis que sa fille se retire au château d’Eu, en Normandie, propriété de son mari, Gaston d´Orléans, comte d´Eu et petit-fils du roi Louis-Philipe 1er.

L’ex-empereur mourra de la gangrène le 5 décembre 1891, à 66 ans, et son pays d’accueil, la France, lui accordera de somptueuses funérailles.

woland - port gentil - 02.03.04 10:19

désolé

encore moi. Juste pour préciser au monsieur qui évoque l’esclavage (JIPIRO78)

ce ne sont pas des milliers, mais au bas mot 100 millions de noirs qui sont directement morts de l’esclavage.

On considère que pour un esclave arrivant au port, 5 mourraient en route, transportés dans des cales pendnt plusieurs semaines, à même leurs déjections et attachés à la câle.

ce chiffre ne prend pas en compte:

- le déficit d’hommes et femmes valides (les plus recherchés par les négriers) dans les pays ravagés, et donc, outre les difficultés sur le moment, le retard entraîné dans le développement (la traite a duré au bas mot 4 siècles...)

- les traumatismes, les séculaires haines entre peuples, les "mélanges" forcés...

La traite a été assuré par les chrétiens principalement, les musulmans aussi, et les juifs bien sur. Très peu de personnes ont résisté à la manne financière, Voltaire lui même a été un temps associé dans une entreprise de négriers.

Les noirs, victimes de quatre siècles d’atrocités, n’ont aucune indemnité, aucun secours découlant des crimes commis contre eux.

Woland

Traites des Noirs ou Esclavage ? ( 02/03/2004 )
La confusion peut exister entre ces deux termes indissociables
Par DH

La confusion peut exister entre ces deux termes indissociables. L’esclavage et la traite s’alimentent mutuellement et ne peuvent donc, ou difficilement, vivre l’un sans l’autre : l’esclavage sans la traite se régénère au ralenti, la traite sans l’esclavage s’arrête. Pourtant, aussi liés soient-ils, ce sont des phénomènes parfaitement distincts occupant des durées, des lieux, des hommes différents.
L’esclavage était pluri-millénaire quand débuta la traite par l’Atlantique et il lui survécut des dizaines d’années dans les colonies des pays concernés. Par exemple, l’Angleterre et les États-Unis abolissent la traite en 1807, la France en 1815, et suppriment respectivement l’esclavage en 1833, 1865, 1848. Cuba et le Brésil sont, en 1886 et 1888, les deux derniers pays à abolir l’esclavage au XIXe siècle. Au XXe siècle, l’esclavage n’est pas mort. Il perdure en Mauritanie malgré trois abolitions dont la dernière remonte à 1981 seulement, et en 1996 Dominique Torrès publiait aux éditions Phébus un ouvrage intitulé : 200 millions d’esclaves aujourd’hui.

Si la traite et l’esclavage sévissent sur les terres africaines, la traite s’arrête en Amérique, là où l’esclavage recommence.

Les victimes sont toujours noires mais leur condition évolue, ou empire. Captives le temps de la traite, elles deviennent esclaves entre les mains de leurs nouveaux maîtres. Les bourreaux sont africains et européens. Les premiers amènent les captifs de l’intérieur vers les côtes et les seconds assurent leur transport vers l’Amérique : ce sont les négriers ; ceux qui exploitent les captifs dans les colonies sont les esclavagistes.

Mais négriers et propriétaires d’esclaves ne sont pas obligatoirement les mêmes. Un armateur métropolitain qui expédie à la traite peut n’avoir aucune relation directe avec le milieu des colons, ne posséder aucun champ de canne à sucre ni aucun esclave : il assure un service de pourvoyeur que les colons "amériquains" ne lui disputent pas. Mais cette séparation fut au fil du temps de moins en moins nette. Les colons étaient mauvais payeurs.


Aussi les négociants de la métropole n’avaient-ils comme autre moyen pour recouvrer leurs créances que de s’implanter aux îles, soit en se liant avec des sociétés déjà en place, soit en gérant des domaines ou en les enlevant à leurs débiteurs. Sur la fin du XVIIIe siècle, et souvent contre leur gré, les principales maisons de commerce des ports négriers français pratiquaient à la fois la traite et l’esclavage.

En dépit de leurs liens étroits, ces deux activités doivent être considérées séparément. Avec des passerelles inévitables entre les deux, l’étude de la traite est une fin en soi, celle de l’esclavage en est une autre.

Les esclaves en Amérique : Pourquoi ? ( 03/03/2004 )
Le besoin d’esclaves aux Amériques est né du souci des Espagnols de se constituer une réserve de main-d’œuvre
Par AFP
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