MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE

Ce Forum MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE est lieu d'échange, d'apprentissage et d'ouverture sur le monde.IL EXISTE MILLE MANIERES DE MENTIR, MAIS UNE SEULE DE DIRE LA VERITE.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  
Derniers sujets
Marque-page social
Marque-page social Digg  Marque-page social Delicious  Marque-page social Reddit  Marque-page social Stumbleupon  Marque-page social Slashdot  Marque-page social Yahoo  Marque-page social Google  Marque-page social Blinklist  Marque-page social Blogmarks  Marque-page social Technorati  

Conservez et partagez l'adresse de MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE sur votre site de social bookmarking
MON BLOGUE-MY BLOG
QUOI DE NEUF SUR NOTRE PLANETE
 
LA FRANCE NON RECONNAISSANTE
Ephémerides

Partagez | 
 

 FinkielkrautFin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
mihou
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 8069
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 28/05/2005

25112005
MessageFinkielkrautFin

Finalement, tout cela est la faute de l’école qui n’enseigne pas LA vérité
selon Finkielkraut.
On appréciera tout particulièrement les dits et non dits de ce Savoir absolu
sans la version offerte au Figaro : « [...] au mépris de la vérité, l’école
française noiera donc demain la diversité des traites négrières dans l’océan de
la bien-pensance anti-occidentale. On enseignera la colonisation non comme un
phénomène historique terrible et ambigu, mais comme un crime contre l’humanité.
Ainsi répondra-t-on au défi de l’intégration en hâtant la désintégration
nationale. »

Au nom de la « diversité des traites négrières », Finkielkraut se dispense et
nous dispense de considérer explicitement l’esclavage comme un crime contre
l’humanité. Et la colonisation - terrible certes, mais ambiguë - n’étant pas
condamnable comme un crime contre l’humanité cesse d’être tout simplement et
explicitement condamnable.

Dans Haaretz, ces non-dits tournent à la dénégation pure et simple. Amalgamant
l’islamisation des noirs américains et les crétineries intolérables sur la
responsabilité des juifs dans l’esclavagisme, Finkielkraut, tout en nuances,
enchaîne :

« [...] le principal porte parole de cette théologie en France aujourd’hui
c’est Dieudonné, c’est lui qui est aujourd’hui le vrai patron de l’antisémitisme
en France, et non le Front national. Mais en France au lieu de combattre son
discours on fait précisément ce qu’il demande : on change l’enseignement de
l’histoire coloniale et de l’histoire de l’esclavage dans les écoles. On y
enseigne aujourd’hui l’histoire coloniale comme une histoire uniquement
négative. On n’enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer,
apporter la civilisation aux sauvages [sic]. On ne parle que des tentatives
d’exploitation, de domination, et de pillage. Mais en fait qu’est ce que veut
Dieudonné ? Il exige une « shoah » et pour les arabes et pour les noirs, mais si
l’on met la shoah et l’esclavage sur le même plan alors on est obligé de mentir,
car ce n’était pas une shoah. Et ce n’était pas un crime contre l’humanité parce
que ce n’était pas seulement un crime. C’était quelque chose
d’ambivalent. Ainsi en est-il également de l’esclavage. Il a commencé bien
avant l’occident. En fait, la spécificité de l’Occident pour tout ce qui
concerne l’esclavage c’est justement tout ce qui concerne son abolition.
L’abolition de l’esclavage est une question européenne et américaine. Cette
vérité là sur l’esclavage il est maintenant interdit de l’enseigner dans les
écoles. »
A cette « vérité » censurée, notre philosophe en oppose une autre. Après avoir
prophétisé dans l’émission « Qui Vive » que « le pogrome est l’avenir de l’homme
», il diagnostique dans Le Figaro : « La violence actuelle n’est pas une
réaction à l’injustice de la République, mais un gigantesque pogrome
antirépublicain ».
Si les mots ont un sens - et même pour Finkielkraut, ils en ont un - le choix
du terme de « pogrome » ne doit rien au hasard. Notre fin lettré le sait : «
pogrome » désigne (selon le Petit Robert) « un soulèvement violent organisé
contre la communauté juive ». Ainsi les formes de violence et de révolte qui
déplaisent à notre héros de la pensée seraient - essentiellement et donc
potentiellement - pénétrées d’antisémitisme. Fier de sa formule, Alain
Finkielkraut la commente ainsi dans Haaretz : « Contrairement à d’autres, moi je
n’ai pas parlé d’Intifada des banlieues, et je ne pense pas qu’il faille
utiliser ce terme.[...] Quoi qu’il en soit, ici il n’y a pas d’attentats et on
se trouve à une autre étape : je pense qu’il s’agit de l’étape du pogrome
anti-républicain. Il y a des gens en France qui haïssent la France comme
république. » Le pogrome antirépublicain est bien la première étape d’une
Intifada pogromiste.
La défaite du penseur et l’arbitrage de ses pairs médiatiques

Extraits des échanges dans Haaretz :

Question : « Et que va-t-il se passer en France ? »

Réponse : « Je ne sais pas je suis désespéré. [...] »

Question : « Alors votre conception du monde n’a aucune chance ? »

Réponse : « Non. J’ai perdu. Pour tout ce qui concerne la lutte sur l’école,
j’ai perdu. C’est intéressant, parce que quand je parle comme je parle, beaucoup
de gens sont d’accord avec moi. Beaucoup. Mais il y a quelque chose en France,
une espèce de déni qui provient des « bobos », des sociologues et des assistants
sociaux, et personne n’a le courage de dire autre chose. Ce combat est perdu, je
suis resté en arrière. »
La défaite de Finkielkraut, englobant dans le même mépris (la même haine, à
peine policée) les « bobos », les sociologues et les assistants sociaux est
émouvante. Encore heureux que ni les sociologues, ni les assistants sociaux ne
se voient pas confier une émission sur France Culture et une autre sur RCJ,
qu’ils ne soient pas interrogés trop souvent par Le Figaro ou Haaretz et invités
aussi souvent que lui à la télévision, Alain Finkielkraut pourrait être tenté de
demander leur interdiction, comme il est tenté de le faire pour « Les Guignols
de l’Info ».
On n’opposera pas à cette tentation cette autre : persécuter le persécuté. En
revanche, on ne se privera pas de poser cette question : jusqu’à quand les
grands moralistes qui monologuent de « tribunes libres » en « chroniques », d’ «
éditoriaux » en « libres opinions » attribueront-ils de tels propos à des
exercices de méditation philosophique et se tairont-ils sur leurs accents
racistes ?
Encore longtemps, semble-t-il.... Dans un article du Nouvel Observateur titré
« Le Pen reprend l’offensive : ’Je vous l’avais bien dit !’ » (17 novembre
2005), Claude Askolovitch rapporte des propos du Front national qui accablent
Alain-Gérard Slama (de France Culture et du Figaro) et Alain Finkielkraut (de
France Culture et... d’un peu partout) en leur apportant le soutien de l’extrême
droite. Mais Askolovitch relativise aussitôt les compliments du Front national
et vole à leur secours : « Ses rivaux [à Le Pen] emprunteraient désormais à son
analyse, mais aussi à ses solutions. (...) les intellectuels deviendraient
nationalistes. « Quand je lis Alain Finkielkraut ou Alain-Gérard Slama dans « Le
Figaro », je vois des articles que je pourrais signer », affirme Louis Aliot, le
jeune secrétaire général du Front. Il approuve les éditorialistes contempteurs
des casseurs d’écoles et dénonciateurs du discours antifrançais. Evidemment,
Aliot triche. Ni Slama, ni Finkielkraut, ni Chirac ne
prônent la préférence nationale, ou demandent, comme Le Pen, la suppression des
allocations familiales aux étrangers. »
Ces précisions destinées à exonérer Alain Finkielkraut du parrainage dont il
bénéficie permettent de banaliser des proximités manifestes.
Quand Alain Finkielkraut relativise l’esclavage et la violence coloniale,
quand il impute aux origines nationales des parents la violence de leurs
enfants, quand (« black, black, black »...) il suggère que l’équipe de France de
football n’a pas la couleur requise, quand à propos des immigrés sans carte
d’identité française, il proclame que « Personne ne les retient ici ! »
(variante philosophique du slogan xénophobe qui les invite à « retourner chez
eux »), les « grands » éditorialistes et chroniqueurs - ces penseurs qui pensent
pour nous dans les médias - disculpent ou se taisent.
Une telle indulgence est-elle une énigme ? Pas vraiment.
Henri Maler


---------------------------------

[1] Lire...
[2] Michel Warschawski et Michèle Sibony relèvent que « les réponses de
Finkelkraut ont étonné les journalistes qui l’ont interrogé à Paris ». Ces
journalistes, en effet, signalent que, « pourtant » ces réponses « n’émanent
pas du Front national mais de la bouche d’un philosophe qu’on considérait
autrefois comme l’un des porte parole de la gauche française, et l’un des
philosophes qui ont mûri dans la révolte des étudiants de mai 68 ». Ces mêmes
journalistes précisent qu’Alain Finkielkraut revient régulièrement sur le fait
que « il ne peut plus dire (cela ) en France », « on ne peut pas dire çà en
France » « il est peut être dangereux de dire çà en France ».



Source : acrimed | action critique médias
http://www.acrimed.org/article.php3?id_article=2202
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vuesdumonde.forumactif.com/
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

FinkielkrautFin :: Commentaires

Aucun commentaire.
 

FinkielkrautFin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE :: SOCIETE-SOCIETY :: DEBATS ET OPINIONS/DISCUSSIONS AND VIEWS-
Sauter vers: