MONDE-HISTOIRE-CULTURE GENERALE

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QUOI DE NEUF SUR NOTRE PLANETE
 
LA FRANCE NON RECONNAISSANTE
Ephémerides

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zapimax
membre mordu du forum
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Nombre de messages : 654
Localisation : Washington D.C.
Date d'inscription : 14/06/2005

24112005
MessageQui a dit... ?

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2005-11-23-Qui-a-dit
2005
Qui a dit... ?
La révolte des banlieues a suscité beaucoup de commentaires. Dont ceux-ci :
« En France, on voudrait bien réduire les émeutes à leur niveau social. Voir
en elles une révolte de jeunes de banlieues contre leur situation, la
discrimination dont ils souffrent et contre le chômage. Le problème est que la
plupart de ces jeunes sont noirs ou arabes et s’identifient à l’islam. Il y a en
effet en France d’autres immigrants en situation difficile, chinois,
vietnamiens, portugais, et ils ne participent pas aux émeutes. Il est donc clair
qu’il s’agit d’une révolte à caractère ethnico-religieux. »
(…)
« On nous dit que l’équipe de France est adorée par tous parce qu’elle est
“black blanc beur”, en fait aujourd’hui elle est “black black black”, ce qui
fait ricaner toute l’Europe. Si on fait une telle remarque en France, on va en
prison, mais c’est quand même intéressant que l’équipe de France de football
soit composée presque uniquement de joueurs noirs. »
(…)
« Il y a aussi les paroles des chansons de rap, des paroles très
préoccuppantes, de véritables appels à la révolte, je crois qu’il y en a un, il
s’appelle docteur R., qui chante “Je pisse sur la France je pisse sur de
Gaulle”, etc. Ce sont des déclarations très violentes de haine de la France.
Toute cette haine et cette violence s’expriment maintenant dans les émeutes. Y
voir une réponse au racisme français, c’est être aveugle à une haine plus large
: la haine de l’Occident qui est responsable de tous les crimes. »
(…)
« Moi, je n’ai pas parlé d’Intifada des banlieues, et je ne pense pas qu’il
faille utiliser ce terme. J’ai pourtant découvert qu’eux aussi envoyaient en
première ligne de la lutte les plus jeunes, et vous en Israël vous connaissez ça
: on envoie devant les plus jeunes parce qu’on ne peut pas les mettre en prison
lorsqu’ils sont arrêtés. Quoi qu’il en soit, ici, il n’y a pas d’attentats et on
se trouve à une autre étape : je pense qu’il s’agit de l’étape du pogrom
anti-républicain. Il y a des gens en France qui haïssent la France comme
République. »
(…)
« On change l’enseignement de l’histoire coloniale et de l’histoire de
l’esclavage dans les écoles. On y enseigne aujourd’hui l’histoire coloniale
comme une histoire uniquement négative. On n’enseigne plus que le projet
colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages. On ne
parle que des tentatives d’exploitation, de domination et de pillage. Mais en
fait qu’est-ce que veut Dieudonné ? Il exige une Shoah et pour les Arabes et
pour les Noirs. Mais, si l’on met la Shoah et l’esclavage sur le même plan,
alors on est obligé de mentir, car ce n’était pas une Shoah. Et ce n’était pas
un crime contre l’humanité parce que ce n’était pas seulement un crime. C’était
quelque chose d’ambivalent. »
(…)
« On les a traités comme des révoltés, comme des révolutionnaires. C’est la
pire des choses qui pouvaient arriver à mon pays et je suis très malheureux.
Pourquoi ? Parce que le seul moyen de surmonter c’est de les obliger à avoir
honte. La honte, c’est le début de la morale. Mais au lieu de les pousser à
avoir honte, on leur a donné une légitimité : ils sont “intéressants”. Ils sont
“les damnés de la terre”. Imaginez un instant qu’ils soient blancs comme à
Rostock en Allemagne ; on dirait immédiatement : le fascisme ne passera pas. Un
Arabe qui incendie une école, c’est une révolte ; un Blanc, c’est du fascisme.
Je suis daltonien : le mal est le mal, peu importe sa couleur. »
(…)
« Moi, on m’a envoyé à l’école pour apprendre. La culture et l’éducation ont
une justification en elles-mêmes. Tu vas à l’école pour apprendre, c’est ça, le
but de l’école. Et ces gens qui détruisent des écoles, que disent-ils en fait ?
Leur message n’est pas un appel à l’aide ou une exigence de plus d’écoles ou de
meilleures écoles, c’est la volonté de liquider les intermédiaires entre eux et
les objets de leurs désirs. Et quels sont les objets de leurs désirs ? C’est
simple : l’argent, les marques et parfois des filles. »
(…)
« Imaginez que vous gérez (…) un restaurant, que vous êtes antiracistes, vous
pensez que tous les hommes sont égaux, et en plus, vous êtes juifs, c’est-à-dire
que pour vous, parler d’inégalité entre les race pose problème, et imaginez
qu’un jeune des banlieues vienne demander un emploi de serveur, il a l’accent
des banlieues, vous ne l’engagerez pas, c’est très simple. Vous ne l’engagerez
pas parce que c’est impossible. Il doit vous représenter, et ceci exige de la
discipline, de la politesse et une manière de parler. »
(…)
« Je pense que l’idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme
petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L’antiracisme sera au
vingt et unième siècle ce qu’a été le communisme au vingtième. »
(…)
« Mais s’ils ont une carte d’identité française, ils sont français et, s’ils
n’en ont pas, ils ont le droit de s’en aller. Ils disent : “Je ne suis pas
français, je vis en France, et en plus ma situation économique est difficile.”
Personne ne les retient de force ici, et c’est précisément là que se trouve le
début du mensonge. Parce que s’ils étaient victimes de l’exclusion et de la
pauvreté, ils iraient ailleurs. Mais ils savent très bien que partout ailleurs,
et en particulier dans les pays d’où ils viennent, leur situation serait encore
plus difficile pour tout ce qui concerne leurs droits et leurs chances. »
(…)
De qui sont ces propos ? De Jean-Marie Le Pen ? De Bruno Mégret ? Non :
d’Alain Finkielkraut, dans un entretien au quotidien israélien Haaretz publié le
18 novembre 2005 (lire la version intégrale en anglais). Et les journalistes qui
ont réalisé l’interview jugent utile de préciser que ces déclarations «
n’émanent pourtant pas d’un membre du Front national, mais de la bouche d’un
philosophe qu’on considérait autrefois comme l’un des porte-parole de la gauche
française, et l’un des philosophes qui ont mûri dans la révolte des étudiants de
mai 68 »…


http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2005-11-23-Qui-a-dit -
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