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| Sujet: Le jus d’orange au plus haut depuis 15 ans Ven 28 Juil - 9:37 | |
| Le jus d’orange au plus haut depuis 15 ans
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Réagir à l'article Dominique Baillard (Photo : RFI) Dominique Baillard (Photo : RFI)
Cette semaine à New York, la livre de jus d’orange cotait 1,73 dollar pour une livraison en septembre : du jamais vu depuis
novembre 91 pour le jus concentré congelé, produit à 90% par le Brésil et la Floride. Par peur des cyclones qui pourraient
détruire la récolte floridienne dans les semaines qui viennent, toute la filière se couvre, faisant ainsi grimper les prix. Cette
nouvelle flambée n’est que le dernier épisode d’une hausse démarrée en 2004, quand la conjonction des maladies et des
ouragans a commencé à peser sérieusement sur l’avenir de la production américaine. A cette époque la livre de jus congelé
s’échangeait à 60 cents seulement.
Les tempêtes qui se sont abattus sur les vergers ces deux dernières années ont accéléré la propagation du chancre,
jusqu’alors circonscrit grâce à une politique radicale d’arrachage des arbres touchés. Cette bactérie apparue dans les années
90 diminue le rendement des oranges. De surcroît est apparue l’été dernier une autre maladie fatale aux orangers, la maladie
du dragon jaune vraisemblablement disséminée comme le chancre dans le sillon des ouragans. Un arbre sur dix peut être
touché par ces deux fléaux. La situation est critique, selon l’économiste Eric Imbert, du Centre International de Recherche
Agronomique, d’autant plus qu’aux périls sanitaires et climatiques il faut en ajouter un troisième encore plus redoutable : le
péril vieux. Ce n’est pas d’aujourd’hui : la Floride attire les retraités prêts à investir à prix d’or dans les terres où
mûrissaient paisiblement les oranges jusqu’à ce que les vents et les ravageurs s’en mêlent. Quand leur verger est attaqué par
la maladie, ou amputé par un ouragan, beaucoup d’agriculteurs finissent par céder leurs terres à des agents immobiliers à
l’affût.
Au Brésil la situation n’est guère plus réjouissante. Un autre phénomène de civilisation menace l’avenir de l’orange : la
bagnole ou plutôt la soif de carburant qu’elle génère. Avec l’envolée du brut, l’éthanol se développe encore plus vite que
prévu, provoquant une augmentation des surfaces plantées en cannes à sucre. Liés aux industriels par contrat, beaucoup de
producteurs d’orange ont été déçus par le bas niveau actuel des prix définis pour plusieurs années sans tenir compte de
l’évolution des cours. Du coup, quand leurs orangers doivent être replantés, ils préfèrent délaisser cette activité au profit de
la canne qui offre un meilleur retour sur investissement. D’après une étude menée par la profession, la production pourrait
diminuer d’un quart dans les 15 ans qui viennent. Une tendance qui ne s’inversera pas en un jour avec l'émergence de
nouvelles zones de production car, pour cela, planter des arbres ne suffit pas : il faut aussi construire les usines qui
pressent et congèlent le jus extrait de l’orange.
par Dominique Baillard http://www.rfi.fr/actufr/articles/079/article_44892.asp _________________ Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa Ma devise: se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE |
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