mihou Rang: Administrateur

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| Sujet: Coton : 2006 encore pire que 2005 Mer 18 Oct - 18:43 | |
| Coton : 2006 encore pire que 2005
Quand un marché dépend à 45% d’un seul acheteur, la moindre action de ce dernier devient déterminante pour l’ensemble des vendeurs. C’est ce qui se passe avec le coton, la Chine occupant le rôle central de premier consommateur, premier importateur auquel il faut ajouter un troisième podium qui corse le déséquilibre, celui de premier producteur mondial. Pékin a donc coutume d’arbitrer ses achats à l’international en fonction de la demande de la filature et des disponibilités de l’offre interne. Ce quasi monopole inversé explique les affres actuels de toute la filière : depuis des mois le couturier de la planète a suspendu ses achats de fibre, d’où des affaires stagnantes pour la plupart des producteurs.
Après une année 2005 laborieuse, le négoce désespère de 2006. Réunis la semaine dernière à Deauville pour le rendez-vous annuel de l’Association française cotonnière, les courtiers spécialisés dans les origines dites exotiques, c’est-à-dire toutes les origines à l’exception des Etats-Unis, n’ont pas fait mystère de leurs angoisses. Certains, souffrant plus que d’autres du marasme actuel, se demandent carrément s’ils seront encore là en 2007 pour la prochaine réunion de l’Afcot. Car pour l’instant les nouvelles ne sont pas brillantes. Après des mois de mutisme, Pékin a fini par octroyer à la fin du mois de septembre de nouveaux quotas autorisant les filateurs à s’approvisionner sur le marché mondial Mais l’information n’a donné lieu à aucune publication officielle des Chinois, d’où les multiples rumeurs circulant sur le contenu de ces nouvelles autorisations d’importations. Elles porteraient sur 700 000 tonnes, mais on ne sait toujours pas si elles arriveront à échéance en décembre ou en février comme le souhaitent les filateurs chinois. Car sortis bien tard, ces quotas sont difficiles à remplir avant la fin de l’année.
Acheter du coton embarqué des côtes africaines ou américaines ne se fait pas en un jour, il faut plusieurs semaines avant que la marchandise n’arrive à destination. Une course qui dessert le négoce. Il y a bien eu quelques achats depuis l’annonce officieuse des quotas, mais cela reste timide, commente un courtier européen. D’autant plus que la concurrence locale est rude en ce moment. La récolte en cours dans le Xinjiang est bien meilleure que prévue, d’où la brusque chute des prix chinois. Pendant ce temps les cours new-yorkais se traînent, bien en-dessous de la barre des 50 cents pour une livraison en décembre. Seule raison d’espérer pour les exportateurs : tôt ou tard, la demande chinoise reprendra à un rythme soutenu, car pour habiller les habitants de la planète, l’industrie consomme beaucoup plus de coton que ce que le pays est capable de produire.
par Dominique Baillard
[18/10/2006] http://www.rfi.fr/actufr/articles/082/article_46859.asp _________________ Le Mensonge peut courir un an, la vérité le rattrape en un jour, dit le sage Haoussa Ma devise: se SURPASSER ,ne JAMAIS ABDIQUER,TOUJOURS RESTER HUMBLE |
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