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AIME CESAIRE

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mihou
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MessageSujet: AIME CESAIRE   Jeu 17 Avr - 16:14


AIME CESAIRE, LE NEGRE FONDAMENTAL, RETOURNE EN GUINEE !







Le père de la négritude est retourné en Afrique. Le Nègre fondamental a tiré sa révérence à 94 ans. Son
héritage culturel IMMENSE lui survivra au delà du monde Négro-Africain. Il y a quelques jours, "la petite martiniquaise" du PS, Ségolène Royal,
comme il l'avait appelé lors de la visite de la candidate à la
Martinique, lui écrivait et confiait tout l'espoir de le voir rester
debout devant ses problème cardiaques."Tous et toutes, nous vous devons tant". "Sachez
simplement combien, de tout mon coeur, je souhaite que vous vous
rétablissiez pour continuer à éclairer notre chemin. Sachez que celle
que vous avez honorée en la disant 'petite Martiniquaise' voudrait
aujourd'hui vous transmettre à son tour un peu de la force que vous lui
avez alors donnée"

Aimé Césaire est parti, comblé par les honneurs, par le combat pour la NEGRITUDE
et par son oeuvre politique, il s'en est allé discrètement. La France,
comme à son habitude, lui rendra un hommage posthume, oubliant qu'elle
l'a ignoré de son vivant. Et même un Nicolas Sarkozy ira de son "couplet larmoyant",
lui qui est l'instigateur de la loi du 23 février 2005 sur
les bienfaits de la colonisation, et qui n'a pas hésité à insulter l'Afrique à Dakar,
le 26 juillet 2007. Tout cela, on ne l'oubliera pas par la grâce des
obsèques nationales en prévision. L'Afrique et tous ses descendants des Amériques
n'oublieront pas ce BAOBAB de sagesse qui a tant oeuvré pour l'honneur
et la dignité de leurs identités et celle d'un continent saigné par 4
siècles de barbarie et de déportation négrière transatlantique. Puisse
le monde Négro-Africain rendre un hommage à la hauteur de ce grand
serviteur qui retourne en GUINEE ? C'est même le service minimum à
exiger. Le 10 mai 2008, 160 anniversaire de l'abolition de l'esclavage,
sera une première étape dans le souvenir du patriarche de la NEGRITUDE.
Aimé Césaire est, reste et demeure LA
REFERENCE
, c'est à dire un NEGRE FONDAMENTAL !


A2N


Ecoutez trois extraits de l'intervention de Jacques Martial lors de la
cérémonie du 10 mai 2006 dans les jardins du Sénat. Extraits du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé
Césaire (Ed. Présence Africaine - 1955)


Extrait 1

Extrait 2

Extrait 3


[/url][url=http://www.youtube.com/v/hBpRW-9RtiA&hl=en]







[/url][url=http://www.youtube.com/v/_KTq5eTojPA&hl=en]







[/url][url=http://www.youtube.com/v/jr2xcY55ilI&hl=en]







[/url][url=http://www.youtube.com/v/tE3bxsfJMho&hl=en]









publié dans :
Honneur & Respect







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mihou
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MessageSujet: Accompagnons Césaire au Panthéon le 10 mai 2008 !   Jeu 17 Avr - 18:01

Accompagnons Césaire au Panthéon le 10 mai 2008 !




Par Claude Ribbe,
jeudi 17 avril 2008 à 17:46 :: General



C’est
avec beaucoup de tristesse que j’apprends aujourd’hui la mort d’Aimé
Césaire qui avait déjà été annoncée par anticipation samedi 12 avril. A
cette (fausse) nouvelle, j’avais immédiatement demandé - d’une manière
involontairement prématurée, ce que certains mauvais esprits n'ont pas
manqué de me reprocher - au président de la République d’ouvrir, le 10
mai prochain, les portes du Panthéon à l’auteur du Discours sur le Colonialisme
après des funérailles nationales. Je me réjouis que mon idée ait été
reprise aujourd’hui par des élus de sensibilités différentes tels que
Ségolène Royal ou Jean-Christophe Lagarde. Au-delà de ces deux
personnalités, c’est toute la classe politique qui devrait appuyer
cette demande et, au-delà de la classe politique, tous les Français.
Une pétition pour que Césaire entre au Panthéon le 10 mai 2008 a été
mise en ligne dès le 12 avril et je vous invite à la signer dès à
présent en cliquant ci-dessous :


signer la pétition "Césaire au Panthéon"


J’invite aussi les Français de toutes couleurs à se rassembler à
Paris ce même samedi 10 mai à 14 heures place de la République pour
donner à la marche déjà prévue à l’appel de mon ami Claudy Siar le sens
d’un grand hommage populaire à Aimé Césaire.



Le texte de la Pétition :



Monsieur le Président de la République,


Césaire est mort. Mais son œuvre est indestructible. Voici tantôt
deux ans, Monsieur le Président de la République, vous avez tenu à
rencontrer Aimé Césaire et il vous a offert, je crois, son Discours sur le colonialisme.


Un texte fondamental, vous en conviendrez, puisque vous l’avez lu.
Fondamental et scandaleux, vous en conviendrez également. Mais quels
sont les grands auteurs qui n’ont pas produit au moins un texte
scandaleux ? Quels sont les politiques qui n’ont pas commis au moins
une bévue ?


Vous aurez bientôt à célébrer une date importante, celle de
l’abolition de l’esclavage et je ne doute pas un instant que cela vous
préoccupe, vous qui avez refusé la «repentance». À juste titre. Qui
aurait osé demander à Césaire, français comme vous et moi, de se
repentir ?


On dit que vous assisterez à la commémoration du 10 mai 2008. On dit
aussi qu’elle pourrait se réduire à une singerie accommodée par des
gens qui n’ont ni compétence, ni légitimité pour parler de l’esclavage
et de ceux qui en sont issus. Alors plutôt que d’enterrer la loi du 10
mai 2001 par un ridicule spectacle de patronage, indigne de votre
présence et qui irriterait l’Outre-mer, vous pourriez ce jour là
honorer les descendants d’esclaves en accompagnant au Panthéon l’un des
plus grands d’entre eux, l’auteur du Discours sur le colonialisme et de Toussaint Louverture.
Ce serait pour vous l’occasion de rappeler au monde entier que la
France, pays des droits de l’homme, n’a peur ni de son histoire ni de
ses auteurs réputés dérangeants et peut se retrouver sans crainte au
sein d’une mémoire partagée.



C’est pourquoi j’ose solliciter de votre haute bienveillance,
Monsieur le Président de la République, un décret pour que la dépouille
d’Aimé Césaire, après des funérailles nationales exceptionnelles, soit
transférée au Panthéon le samedi 10 mai 2008.


Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma respectueuse considération.


Claude Ribbe



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lundi 14 avril 2008
Hommage national à Césaire le 10 mai 2008




Par Claude Ribbe,
lundi 14 avril 2008 à 20:29 :: General




On m’a brutalement annoncé vendredi 11 avril que Césaire était à
l’agonie, puis sa mort, dont l’annonce officielle devait intervenir
samedi 12 avril à 17 h (heure de Paris). La stupeur passée, ma première
réaction a été de proposer que la République lui rende un hommage
national et qu’il entre au Panthéon, ce qui a donné lieu à un
communiqué. C’était une manière d’attirer l’attention sur une œuvre
immense dont l’aspect subversif dérange encore.
Qu’on en juge :« Oui, il vaudrait la peine d’étudier cliniquement, dans
le détail, les démarches de Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au
très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle
qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, que Hitler l’habite,
qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère,c’est par manque de
logique, et qu’au fond ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi,
c’est le crime contre l’homme blanc et d’avoir appliqué à l’Europe des
procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes
d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique » (Discours sur le Colonialisme
1950). Eh oui, c’est cela, Césaire. L’œuvre du «chantre de la négritude
» est aussi une poétique de l’insurrection.
Depuis, la nouvelle de sa mort a été infirmée, son état étant qualifié
de « stable », mais aussi de « préoccupant» ce qui ne me rassure qu’à
moitié. Je forme évidemment des vœux pour qu’Aimé Césaire se rétablisse
et que son entrée au Panthéon, dont je maintiens fermement l’idée,
ne soit qu’une perspective lointaine.
Mais je continue à penser que la journée de mémoire du 10 mai 2008 doit
lui être consacrée. Un digne hommage serait en effet la moindre des
choses pour honorer un homme qui a longtemps été voué aux gémonies
avant d’être sacrifié à l’idolâtrie.
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mihou
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MessageSujet: Césaire au Panthéon le 10 mai 2008 !   Jeu 17 Avr - 18:05

Césaire au Panthéon le 10 mai 2008 !




Par Claude Ribbe,
samedi 12 avril 2008 à 16:24 :: General



Monsieur Nicolas Sarkozy,


Président de la République,





Monsieur le Président de la République,





Césaire est mort. Mais son œuvre est indestructible. Voici tantôt
deux ans, Monsieur le Président de la République, vous avez tenu à
rencontrer Aimé Césaire et il vous a offert, je crois, son Discours sur
le colonialisme. Un texte fondamental, vous en conviendrez, puisque
vous l’avez lu. Fondamental et scandaleux, vous en conviendrez
également. Mais quels sont les grands auteurs qui n’ont pas produit au
moins un texte scandaleux ? Quels sont les politiques qui n’ont pas
commis au moins une bévue ?


Vous aurez bientôt à célébrer une date importante, celle de
l’abolition de l’esclavage et je ne doute pas un instant que cela vous
préoccupe, vous qui avez refusé la «repentance». À juste titre. Qui
aurait osé demander à Césaire, français comme vous et moi, de se
repentir ?


On dit que vous assisterez à la commémoration du 10 mai 2008. On dit
aussi qu’elle pourrait se réduire à une singerie accommodée par des
gens qui n’ont ni compétence, ni légitimité pour parler de l’esclavage
et de ceux qui en sont issus. Alors plutôt que d’enterrer la loi du 10
mai 2001 par un ridicule spectacle de patronage, indigne de votre
présence et qui irriterait l’Outre-mer, vous pourriez ce jour là
honorer les descendants d’esclaves en accompagnant au Panthéon l’un des
plus grands d’entre eux, l’auteur du Discours sur le colonialisme et de
Toussaint Louverture. Ce serait pour vous l’occasion de rappeler au
monde entier que la France, pays des droits de l’homme, n’a peur ni de
son histoire ni de ses auteurs réputés dérangeants et peut se retrouver
sans crainte au sein d’une mémoire partagée.





C’est pourquoi j’ose solliciter de votre haute bienveillance,
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d’Aimé Césaire, après des funérailles nationales exceptionnelles, soit
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mihou
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MessageSujet: AIME CESAIRE, CE NEGRE DEBOUT !   Ven 18 Avr - 16:46


AIME CESAIRE, CE NEGRE DEBOUT !









Le
PATRIARCHE Aimé Césaire, 94 ans, retourne en GUINEE, et la France se
prépare à l'honorer et à organiser des obsèques nationales pour LE père
de la "NEGRITUDE", dont
le combat contre la colonisation, le racisme, l'impérialisme a trouvé
des échos en Afrique, aux Amériques, en Asie et chez tous les peuples
opprimés. C'est dire si LE MONSIEUR qu'honore la
classe politique
,
qui n'est plus à une hypocrisie près, exception faite à Ségolène Royal,
n'est pas seulement un grand poète et alchimiste du verbe et de la
pensée. Aimé Césaire ne saurait être réduit à ce seul art, il est avant
tout un NEGRE FONDAMENTAL, tombé dans la politique par hasard, comme il
l'affirmait, il détient un record de longévité politique, 56 ans comme
maire de Fort De France.

Objet d'un véritable culte en Afrique et aux Antilles, notamment à la Martinique, "Papa Césaire", comme on l'appelle affectueusement
partout, reste un "éclaireur de notre temps",
terme utilisé par le secrétaire général de la Francophonie, le
Sénégalais Abdou Diouf. Il a démontré qu'un NEGRE DEBOUT, c'est à dire
franc, direct et assumant son identité valait mieux que tous ceux qui
se couchent, courent les cocktails et s'amusent devant les pitreries
les enfermant dans des rôles de faire valoir. On rappellera que "Papa Césaire" est resté un résistant au point de refuser tous les honneurs, de l'académie, de la légion d'honneur, ...et prix Nobel. Il ne se
couchait donc pas pour "un plat de lentilles". C'est loin d'être le cas pour certains qui parlent de la "NEGRITUDE". Ils se reconnaîtront probablement,n'est-ce pas ?


A2N



[/url][url=http://www.dailymotion.com/swf/x4nze4&v3=1&related=1]





Aimé CESAIRE
envoyé par Paroles-d-esclavage



[/url][url=http://www.dailymotion.com/swf/x3tw7t&v3=1&related=1]





Aimé Césaire



[/url][url=http://www.dailymotion.com/swf/x3x0v3&v3=1&related=1]





définition du mot "égalité" selon aimé césaire

http://www.alert2neg.com/article-18841560.html

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Dernière édition par mihou le Sam 19 Avr - 20:48, édité 1 fois
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mihou
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MessageSujet: Césaire "normalien noir", au Panthéon le 10 mai 2008 !   Sam 19 Avr - 20:48

Césaire "normalien noir", au Panthéon le 10 mai 2008 !




Par Claude Ribbe,
samedi 19 avril 2008 à 11:49 :: General



signer la pétition Césaire au Panthéon


J’ai proposé, dès le 12 avril, l’entrée de Césaire au Panthéon et
cette idée est soutenue par des politiques respectables : Ségolène
Royal, Jean-Christophe Lagarde, Abdou Diouf.
Bien entendu, il y a ceux que cela agace. On les comprend. D’aucuns
préféreraient que tout soit vite expédié, là-bas, loin de Paris, pour
bien montrer que Césaire n’était qu’un auteur mineur, régional et
communautariste, que, pour la France, cela n’a aucune importance.
Enterrons-le vite en Martinique, et qu’on n’en parle plus ! D’autres
préféreraient que Césaire soit à jamais séparé des «blancs».
Examinons un peu leurs arguments.
Les uns disent que Césaire ne mérite pas le Panthéon et que lui en
ouvrir les portes serait un acte « communautariste » et démagogique.
C’est à peu près la position de la frange raciste de l’extrême droite.
Les autres soutiennent qu’il «faut» le laisser en Martinique, sans
explication ou en parlant vaguement de « racines », ce qui revient
exactement au même. C’est du Barrès, c’est du Maurras au petit pied !
C’est la position des Afro-fascistes et des Afro-racistes qui haïssent
la République française et toutes ses institutions. C’est aussi la
position de Dieudonné. C’est aussi la position de Dominique de
Villepin. Je n'ai d'ailleurs pas compris à quel titre ce monsieur
s'exprimait. En tant que poète comparable à Césaire ? En tant qu'ancien
ministre des Affaires étrangères qui envoya sa soeur, aux frais de la
République, boycotter le bicentenaire d'Haïti et approuver un coup
d'Etat qui fit vingt mille morts et dont les conséquences plongent
aujourd'hui le pays dans la famine ? En tant qu'ancien Premier ministre
qui refusa de commémorer le bicentenaire de la mort du général Dumas ?
En tant qu'époux d’une « Béké » de la Martinique ? En tant
qu'admirateur de Napoléon qui rétablit l'esclavage dans les colonies
françaises et fit entrer au Panthéon Ambroise Régnier (qui y est
encore) pour avoir signé en 1803 une circulaire interdisant les
mariages mixtes sur le territoire métropolitain ? C’est malheureusement
aussi la position de François Bayrou, qui, pour le coup, aurait mieux
fait de se taire. Une pareille attitude n’étonnera personne quand on
sait que Bayrou fit discrètement retirer, lorsqu’il était ministre de
l’Education, à la demande d’Alain Griotteray, Le Discours sur le colonialisme
des programmes scolaires. Donc pour ces gens, Césaire serait un auteur
de portée « régionale » (entendez : il n’intéresse que les « nègres »).
Donc, les Martiniquais en Martinique, les Africains en Afrique et la
France aux Français ! Outre qu’il ne connaissent pas la Martinique et
ignorent que les indépendantistes, largement représentés, n’ont pas
pardonné à Césaire la départementalisation, ceux qui refusent le
Panthéon à Césaire oublient les Martiniquais qui sont nés en France,
qui sont très attachés à leur île, mais qui n’ont aucune intention d’y
retourner. - Ah oui, c’est vrai ! On n’y avait pas pensé ! - Eh bien
pensez-y, Mesdames et Messieurs les Ministres. Et pensez-y vite !
Ainsi, donc, le « Cinquième DOM » ne compterait pas ? Il y a autant de
Martiniquais et de Guadeloupéens en métropole et principalement dans la
région parisienne (pas loin du Panthéon) qu’en Martinique et en
Guadeloupe. Ceux là, qui lisent Césaire, mais qui ne parlent pas tous
le créole, ne sont certainement pas opposés à la panthéonisation. Mais
leur avis ne compte pas. Qu’a-t-on fait, jusqu’ici, pour les Antillais
déracinés de métropole, mis à part d’enterrer leurs congés bonifiés, de
les priver de leurs bonus de retraite, de les empêcher d’aller voir
leur famille par des tarifs aériens prohibitifs ou de les infantiliser
en leur proposant de se donner en spectacle place de la Sorbonne et de
danser le zouk et au son du tambour devant le ministre de l’Agriculture
sous prétexte de « veiller » Césaire sous l’œil bienveillant des
tenants du communautarisme blanc et colonial ? Si ce folklore ridicule
et indigne doit servir à promouvoir la banane martiniquaise, est-ce
bien le moment ? Les Antillais de France sont-ils au moins représentés
à Paris pas l’un des leurs ? Non pas ! Alors si les Antillais de France
n’ont même pas le droit d’être représentés à Paris par un éminent
Antillais vivant, qu’on leur laisse au moins la dépouille du plus
éminent des Antillais, maintenant qu’il est mort.
L’avis des Martiniquais insulaires ? On n’a pas voté en Martinique, que
je sache, pour savoir si les Martiniquais insulaires sont d’accord ou
pas pour que Césaire entre au Panthéon. S’est-on occupé de ce que
pensait le département de l’Aisne pour savoir s’il fallait panthéoniser
Dumas ? J’ai suivi les choses en direct et de très près. Beaucoup
d’habitants de Villers-Cotterêts étaient contre. Mais le président de
la République de l’époque a pris ses responsabilités en passant outre
et il a fort bien fait. Il y a bien eu une petite polémique entretenue
par quelques irréductibles, mais elle est vite retombée. Aujourd’hui, à
Villers-Cotterêts, tout le monde s’est rallié au Panthéon, ce qui
n’empêche pas que l’on continue à aller en pèlerinage sur place. Le
«culte» dumasien s’en est même trouvé renforcé. Aux Martiniquais de
profiter de cette panthéonisation pour demander au président de la
République les aides de la métropole dont ils ont grand besoin.
La position de Césaire sur sa propre panthéonisation ? Ridicule ! Il
n’y a aucun exemple d’une personne vivante qui déclare vouloir être
inhumée au Panthéon (sauf peut-être le grand poète Dominique de
Villepin). Je n’ai pas remarqué que Césaire se soit opposé à la
panthéonisation de Félix Eboué qui était guyanais ni, plus récemment, à
celle d’Alexandre Dumas. Césaire n’avait aucune position là-dessus.
Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il était foncièrement républicain et
que tout républicain de mérite accepte, a priori, le Panthéon si tel
est le souhait de la République.
Parlons un peu de la famille. Elle ne s’est jamais exprimée.
D’ailleurs, pourquoi s’exprimerait-elle ? C’est le Président de la
République et le Président de la République seul qui décide de la mise
au Panthéon. C’est à lui et à lui seul de faire valoir auprès de la
famille l’intérêt général qui l’emporterait sur les intérêts
particuliers. Oui, l’intérêt général ! Car si Césaire est un grand
Français –et il doit l’être puisqu’on va lui offrir, conformément à ma
demande, des funérailles nationales, - sa famille, c’est aussi la
France et non plus seulement sa famille biologique. C’est au non de
l’intérêt général que le Président de la République doit trancher, la
famille biologique entendue, naturellement. Mais je doute que la
famille biologique de Césaire ne partage pas mon point de vue. Et puis
un Président de la République doit prendre seul, en certaines
circonstances, des décisions importantes, sans entendre les
criailleries des uns ou des autres.
Césaire doit entrer au Panthéon, parce que c'est le meilleur moyen
d'attirer l'attention sur une oeuvre finalement méconnue du grand
public. La panthéonisation de Dumas, par exemple, a été l'occasion de
nombreuses rééditions.
Césaire doit entrer au Panthéon parce que c’est un grand poète. Et des
poètes, au Panthéon, jusqu’à présent, il n’y en a qu’un : Victor-Hugo.
Césaire doit aller lui tenir compagnie.
Césaire doit entrer au Panthéon en hommage aux Martiniquais : les
insulaires et ceux de métropole pour lesquels on ne fait rien si ce
n’est de les humilier en les donnant en spectacle dans la rue, aux
Parisiens, comme on les exposerait au zoo.
Césaire doit entrer au Panthéon parce que si lui n’y entre pas, aucun
Antillais n’y entrera jamais.
Césaire doit entrer au Panthéon pour rendre hommage à la négritude,
c'est-à-dire à la mémoire de ceux qui ont lutté contre le colonialisme
et l’esclavage.
Césaire doit entrer au Panthéon pour rendre hommage à l'Afrique que la
France a explloitée pendant des siècles.
Césaire doit entrer au Panthéon pour rendre hommage aux Africains que
la France a mis en esclavage en Martinique et aux Antilles et en
particulier à Césaire, ancêtre d'Aimé Césaire, un esclave révolté de
1833.
Césaire doit entrer au Panthéon parce qu’il a montré son attachement au
quartier en passant huit ans de sa vie sur la montagne
Sainte-Geneviève. Ce qu’il est, il le doit aussi au lycée
Louis-le-Grand et à l’Ecole normale de la rue d’Ulm (promotion 1935)
qui sont, comme le Panthéon, des institutions emblématiques de la
République.
Césaire doit entrer au Panthéon parce qu’il a été, durant une bonne
partie de sa vie, traité comme un pestiféré (pendant longtemps aucun
préfet ne franchissait le seuil de la mairie de Fort de France !) et
qu’on doit réparer cette offense en lui accordant au moins cet honneur
posthume.
Césaire doit entrer au Panthéon, car s’il n’y entrait pas, le monde
entier dirait que la République française est raciste.
Césaire doit entrer au Panthéon pour échapper à la récupération
communautarise qui s’ensuivrait forcément s'il n'y entrait pas.
Césaire doit entrer au Panthéon pour que l’on continue à parler de son
oeuvre au lieu de l'enterrer précipitamment sous quelques pelletées de
« négritude ».
Césaire doit entrer au Panthéon parce que son ami Senghor n'y a pas eu
droit, malgré la demande d'Abdou Diouf.
Césaire doit entrer au Panthéon le 10 mai 2008 pour donner un peu de
sens à cette date pour lequel le gouvernement n'a rien prévu d'autre
qu'un singerie au Sénat orgnaisée par des gens qui n'ont ni compétence
ni légitimité et au mépris de l'Outre-mer.


Il y a quelques temps, j’ai été traité de « normalien noir » par un
écrivain français que d’aucuns respectent, paraît-il, alors qu’il a
traité les Martiniquais d’ « assistés ». Césaire aussi était un
« normalien noir ». Eh bien moi, « normalien noir » de la promotion
1974 de la rue d’Ulm – premier Guadeloupéen à entrer dans cette école -
moi qui ai passé trois ans de ma vie sur les bancs du lycée
Louis-le-Grand sur les pas d’Aimé Césaire, avant de passer quatre
autres années à l’Ecole normale, toujours sur les traces de mon aîné,
je revendique ce titre de « normalien noir», je revendique aujourd’hui
ma négritude de « normalien noir » pour demander, au nom de tous les
« normaliens noirs » qui ne sont, hélas, pas bien nombreux, et au nom
de tous les normaliens « blancs », « jaunes » et « verts » dont aucun
n’a jamais été panthéonisé depuis la création de l’Ecole en 1794 (année
de l’abolition de l’esclavage) ; au nom d’Evariste Gallois, de Jean
Jaurès, d’Henri Bergson, de Romain Rolland, de Léon Blum ; au nom de
Charles Péguy, au nom aussi des normaliens des promotions 1914-1918,
tombés pour la France ; au nom de Simone Weil, de Jean Cavaillès, de
Marc Bloch, de Pierre Brossolette ; au nom de Maurice Genevoix, au nom
de Jean Guéhenno, au nom de Jean Guitton, au nom de Jean-Paul Sartre,
de Paul Nizan, de Michel Foucault, de Vladimir Jankélévitch ; au nom de
mes maîtres Jean-Toussaint Desanti et Pierre Boutang, qui furent
camarades de promotion de Césaire, au nom de Julien Gracq, de Maurice
Clavel ; au nom de mon ami Alain Peyrefitte, au nom de Georges Pompidou, qui, lui, n’aurait pas hésité une seconde,
je demande l’entrée de mon camarade Césaire, comme moi « normalien noir
», au Panthéon de la République française le 10 mai 2008. L'idée que le
premier normalien a entrer au Panthéon soit justement un "normalien
noir" me paraît plutôt séduisante. Bref, Césaire ou Finkielkraut,
maintenant, il faut choisir ! Et si Césaire n'a pas droit au Panthéon,
alors exhumons vite Félix Eboué de cette nécropole interdite à la
diversité, pour le renvoyer chez lui, chez les nègres, au soleil, en
Guyane, là où il doit avoir, comme Césaire, ses "racines" !
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MessageSujet: POETE, NOUS TE PLEURONS !   Lun 21 Avr - 5:03


POETE, NOUS TE PLEURONS !






[/url][url=http://www.hommage-cesaire.net/bandeaux/300x250.swf]








Par Ernest PEPIN



Un
phare s’est éteint ! Jamais homme, en Martinique et en Guadeloupe, ne
suscita tant de controverses, de polémiques et de débats comme si son
œuvre et son action avaient dérangé la fourmilière coloniale d’une
manière irrévérencieuse et quasiment « sauvage ».




Il lui avait suffi d’un petit recueil pour mettre le feu aux poudres : Le Cahier d’un
retour au pays natal.




Il lui avait suffi d’un mot pour brandir le drapeau de la résistance et de la dignité :
négritude.




Et vinrent les coups de canons que furent le Discours sur le colonialisme, la Lettre à Maurice
Thorez, sans oublier l’ouvrage monumental consacré à Toussaint Louverture.




Puis,
se voulant pédagogue, il éclaira le ciel du théâtre de fusées
salvatrices : La tragédie du Roi Christophe, Une saison au Congo, Une
tempête. Autant de questionnements où l’histoire déclinait ses
inquiétudes, ses enjeux et ses défis.




L’homme
politique que toujours le peuple martiniquais plébiscita depuis 1946,
avocat inconsolé de la départementalisation, fondateur du Parti
Progressiste Martiniquais, député-maire, Président du Conseil Régional,
connut les morsures aux jarrets d’une droite fétichiste, les salves
contraires des jeunes indépendantistes et l’incompréhension d’une
France sourde à ses revendications et plus soucieuse de le déchouquer
que de l’entendre.




Ce qui avait fait sa grandeur aux yeux des générations anciennes devenait un fardeau voire
même, pour certains, un péché.




Il aurait été le père suprême de l’assimilation, le responsable de toutes les dérives
décriées, le coupable d’une dépendance honteusement couverte d’allocations et de subventions.




Il
fit front en plaidant que la départementalisation de 1946 était une
demande émanant de la gauche, que le contexte de la guerre et de
l’après-guerre imposait ce choix, que cela correspondait aux
aspirations profondes du peuple. Et peut-être, secrètement, il pensait
aux débâcles des indépendances africaines et aux convulsions
sanguinaires de la dictature « noiriste » de François Duvalier. On peut
penser qu’il guettait un vent de révolte collective, une vraie poussée
populaire, un balan de l’histoire qui ne vint jamais. Le radicalisme
des écrits se muait, à l’Assemblée nationale en exigence de justice
sociale, en « postulation irritée de la fraternité », en tisons d’un
humanisme vrai.




Plus qu’un guerrier c’était un avocat !



Et
nul ne peut nier que ses plaidoiries furent de grandioses
interpellations à une France qui se dévoyait dans la besogne coloniale.
Nul ne peut contester que sa poésie, lave effervescente, tentait
d’éradiquer, à la racine même, « l’omni-niant crachat » du colonialisme.




Cette
ambigüité entre la pureté étincelante du dire et les compromis du faire
en dérouta plus d’un. Ils trouvèrent que la statue littéraire manquait
de ce socle qui fait les hommes d’état. En fait, ce qui manquait
c’était la foi en la violence, les certitudes sectaires, cette passion
barbare, ce sens enflé du moi qui font les beaux « libérateurs » du
peuple.




Peut-être pensait-il que trop souvent le soleil des indépendances vire en volcan imprévisible
d’une dépendance encore plus grande : celle de la misère et de la solitude.




Peut-être que tout simplement, accroché à de grands idéaux, croyait-il que la France pouvait
accoucher d’une émancipation généreuse et solidaire.




Peut-être !



Toujours
est-il que le monde caribéen, afro-américain, africain s’empara de ses
mots pour signifier qu’on ne pouvait impunément minorer une partie de
l’humanité et qu’il y avait place pour tous au rendez-vous de la
fraternité.




Et
plus l’homme politique s’usait, plus l’œuvre littéraire et militante
agrandissait l’horizon, reformulait l’espérance, irriguait les
cadastres minés par l’apartheid, le racisme, l’absence d’une utopie
refondatrice. Tout cela au point qu’il devint de son vivant
l’incarnation même de cette « blessure sacrée », de cet inconfort
existentiel, de cette mémoire souffrante, de cette résistance
ontologique où s’écrit le destin contrarié des damnés de la terre.




Et c’est ce qui nous reste ! Non pas des poèmes mais une pensée de nous-mêmes. Non pas de
la poésie mais une pétition. Non pas des mots mais une expression de l’identité. Non pas une esthétique mais une vision.




Je
n’ai jamais cherché Aimé Césaire dans le mirage de la négritude. Je
l’ai trouvé de ce côté où l’homme proteste, parfois en vain, contre le
calendrier des humiliations et des damnations de la condition humaine.
Ces protestations l’ont érigé en conscience d’une « négraille
inattendûment debout ».




Et pourtant c’est un poète ! Un poète comme il en surgit un par
siècle !




Poète,
parce que ses mots ont su plonger dans la cale des bateaux négriers,
transformer les cris de souffrance en voix des peuples, concasser la
langue jusqu’à en faire un semis de liberté, thésauriser nos
rébellions, espérer une « remontée jamais vue ».




Mots d’une histoire singulière, tragique et toujours espérante.



Mots d’une géographie péléenne où viennent boire les mangroves, éclater les coraux,
s’enflammer les balisiers.




Mots d’une existence plus tourmentée qu’on ne le croit, trempée dans une foi inébranlable en
l’humanité souffrante.




Mots conjugués en flamme de beauté et portant la torche d’une vérité sans
pourquoi.




Aimé
Césaire, absolument poète, sincèrement poète, mondialement poète. A
cette heure où l’ombre attise tes paupières, nous te pleurons !
Désormais, il nous appartient de regarder l’avenir en face car nous
savons que les plus grands bâtisseurs sont ceux qui réveillent
l’énergie des cendres à travers les décombres.







[/url][url=http://www.dailymotion.com/swf/x53xk6&v3=1&related=1]





Aimé Césaire Hommage en clip ( Eric Virgal )
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MessageSujet: DIEUDONNE DENONCE LA PORNOGRAPHIE EMOTIONNELLE AUTOUR D'AIME   Lun 21 Avr - 5:19


DIEUDONNE DENONCE LA PORNOGRAPHIE EMOTIONNELLE AUTOUR D'AIME CESAIRE










Par Frédéric WARINGUEZ
A
l'heure où la disparition d'Aimé Césaire, à l'âge de 94 ans, suscite
une réaction unanime de la classe politique française et à la veille
des obsèques nationales du poète, à Fort-de-France, en présence du
président de la République, Dieudonné rend, lui, hommage au "résistant". L'humoriste engagé s'indigne surtout de l'entreprise de récupération qui
s'opère.



Dieudonné, quelle est votre réaction à la disparition d'Aimé Césaire?

C'est le choc. Evidemment. On s'y attendait un peu mais c'est toujours terrible de voir partir un résistant comme lui.

Comment réagissez vous au flot de réactions et d'hommages suscités par cette disparition?
Je suis ulcéré. J'éprouve de l'indignation face à la récupération
politique qui s'exerce surtout de la part de Nicolas Sarkozy dont Aimé
Césaire était un farouche adversaire. Césaire l'a combattu, lui et ses
idées. J'espère, je souhaite que le peuple martiniquais boycottera la
venue de Nicolas Sarkozy.

Nicolas
Sarkozy rend hommage au nom de sa fonction de chef de l'Etat. La
récupération dont vous parlez ne s'exerce-t-elle pas de tous bords?

La récupération la plus obscène, c'est celle faite par l'ennemi, le
colonialiste. Celui que Césaire combattait. Nicolas Sarkozy met en
place la politique la plus dure qui soit avec l'Afrique. Son
ultralibéralisme, son américanisme qu'il ne masque même pas, c'est
l'inverse du grand projet d'émancipation des pays du sud défendu par
Césaire. Nicolas Sarkozy prône l'écrasement définitif du continent
africain. Avec son cher ami Bolloré dont on connaît les activités
destructrices en Afrique. Bolloré dont il dit qu'il en faudrait 60
millions comme lui en France. Si c'était le cas, le sort de l'Afrique
serait réglé en un quart d'heure... Césaire s'est toujours battu contre
les idées de Nicolas Sarkozy qu'il avait d'ailleurs refusé de recevoir.
Finalement, il l'avait reçu. Peut-être assisterons-nous à une bonne
surprise de la part du peuple martiniquais. La Martinique, c'est un
volcan qui peut cracher de la lave. Il est possible qu'une grande
résistance s'organise...

"Les charognards interviennent quand le corps est encore tiède"

Qu'entendez-vous par là?
Je crois qu'il pourrait y avoir une surprise face à cette obscénité
mémorielle qui pourrait se retourner contre ceux qui
l'instrumentalisent. Les charognards interviennent quand le corps est
encore tiède. Les proches du disparus, dans la peine, n'ont alors pas
la capacité de réagir tout de suite. Mais là, on sent un début de
résistance. Voir aujourd'hui Césaire pleuré par les "béké", les
descendants des esclavagistes, quelle ironie. Je ne les condamne pas
eux mais quand la République se saisira-t-elle de cette réalité qui
veut qu'en Martinique, aujourd'hui encore, 80% des terres appartiennent
aux descendants des esclavagistes? C'est à la République de se
réapproprier la Martinique. J'espère qu'il y aura un débat, qu'après le
choc, les esprits se réveilleront. Il faut s'organiser pour porter le
projet de Césaire, son combat et surtout évité qu'il soit récupéré.
Pour avoir reçu sa chaleur, pour l'avoir embrassé une fois, je serai
dans ce mouvement de résistance.

Que représentait Aimé Césaire pour vous? En quoi êtes-vous proche de son oeuvre?
Il y a une proximité d'abord par son théâtre, que j'admire. Et puis
j'ai eu la chance de le rencontrer suite à mon agression par quatre
militaires israéliens en Martinique*. Il avait alors exprimé son
indignation. Il m'avait reçu, il m'avait serré dans ses bras et apporté
son réconfort me disant que l'homme noir s'était fait suffisamment
battre sur cette terre d'esclavage. Il avait eu des mots très forts. Il
m'avait donné son soutien, sa chaleur. Aimé Césaire, c'était un frère
en humanité, un frère nègre bien sûr. Quand je vois ce qui se passe
aujourd'hui... Il nous a fait oublier la condition d'esclave qui est la
notre. Il a porté haut la question nègre. Il aurait été juste que sa
mort provoque un nouveau débat.

Qu'est-ce que signifie pour vous la négritude dont tout le monde parle en ce moment?
Césaire avait une faculté d'intelligence, une capacité littéraire
hors-norme pour transposer ce concept de négritude, de l'Afrique à
toute la condition humaine. Césaire était un universaliste. La
définition de la négritude pour moi, c'est le sentiment d'être esclave
d'un système. A ce titre-là, ceux qui se sentent esclaves du monde
néo-libéral, du monde de haine et de colonisation peuvent se
reconnaître dans la négritude et ce sans qu'il soit question de couleur
de peau. Moi, la négritude au sens physiologique, je ne m'y reconnais
pas, moi l'enfant métis.

Certains ont évoqué l'idée de voir Aimé Césaire entrer au Panthéon...
Il y a là-dedans une affaire de symbole... Mais, la grande fierté pour
le peuple noir de France, c'est de savoir que Césaire sera enterré à sa
place, là où il l'aurait voulu, sur son île, sur le sol imbibé de sang
noir de la Martinique.


Source: Le JDD





[/url][url=http://www.dailymotion.com/swf/x3kahq&v3=1&related=1]





Dieudonné rencontre Aime Cesaire
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MessageSujet: AIME CESAIRE AU PANTHEON..........A LA MARTINIQUE !   Mer 23 Avr - 16:01

Mercredi 23 avril 2008




AIME CESAIRE AU PANTHEON..........A LA MARTINIQUE !









Par Claudette Duhamel

Le colonialisme est ruse de l’histoire a écrit Aimé CESAIRE






A peine ce grand homme nous a-t-il quitté que ce colonialisme qu’il a
tant honni tente une ultime ruse pour le récupérer : Grands seigneurs
les hommes politiques français de tous bords proposent de le mettre
dans leur grand Panthéon à côté de leurs grands hommes, car disent-ils
Césaire était ... un grand français.




Et ces gouvernants et autres hommes et femmes politiques français sont
persuadés que le peuple martiniquais devrait être fier d’une telle proposition.




Quelle outrecuidance ! Quel intolérable mépris pour la mémoire de
Césaire, et pour le peuple martiniquais !




Car
comment pouvons nous envisager, sans trahir notre Aimé, de remettre aux
français sa dépouille, lui qui a toujours refusé leur légion d’honneur,
leur Académie, leur prix de littérature et autres distinctions ?




Pensent
ils vraiment que nous sommes à ce point sans intelligence et sans
dignité que nous accepterions de profaner la dépouille d’un homme
qu’ils ont tenté de marginaliser parce qu’il réclamait simplement un
peu de respect pour son peuple ?




N’oublions
pas que c’est parce qu’il prônait l’autonomie pour la nation
martiniquaise qu’Aimé Césaire a été, durant plusieurs décennies,
marginalisé par les gouvernants français, dans son propre pays et comme
il l’a dit lui même interdit de radio et de télévision, relégué dans
une sorte de ghetto..




N’oublions
pas non plus que ce qui a fait la force de cet homme, qui lui a permis
de résister durant des années, et d’ouvrir la voie pour la libération
des esprits, c’est son amour pour son peuple qui a fort heureusement
été payé en retour.




Car
par delà le grand écrivain, le grand poète, l’homme politique que tout
un chacun se plaît à décrire, il y a tout simplement un homme à qui il
faut rendre hommage : un homme profondément généreux, altruiste et
aimant son prochain.




Quand
dans le courant des années 1950 des femmes et des hommes fuyant les
campagnes de Martinique, dans un état de misère extrême, victimes par
l’exode rural conséquence des choix économiques désastreux des usiniers
békés, sont descendus vers Foyal, ils ont rencontré un homme : Aimé
Césaire qui s’est véritablement mis à leur service.




Son
extrême générosité lui a valu l’amour inconditionnel de ces miséreux
qui lui a donné la force pendant sa traversée du désert, de résister à
l’arbitraire colonial des gouvernants français, et au mépris de la
pseudo bourgeoisie mulâtre foyalaise.




Son exclusion des médias n’a pas empêché au peuple de foyal de le reconduire
régulièrement à la tête de la municipalité de Fort de France où il a oeuvré pendant 50 ans.




Les foyalais, étaient démesurément fiers de ce nègre, de son intelligence de
son immense culture tout autant que de son altruisme, sa générosité et son humanisme.




C’est à l’avènement du gouvernement socialiste que certains médias ont
timidement invité Césaire à s’exprimer.




Mais Césaire n’a finalement eu droit de cité dans nos médias que parce que
son génie littéraire devenait de plus en plus incontestable et incontournable dans le monde.




Cela
lui a valu le ralliement d’une partie de cette pseudo bourgeoisie et le
respect affiché des gouvernants français et ce, d’autant qu’après des
années de lutte souvent solitaire, sa revendication politique
d’autonomie s’était émoussée voire diluée dans un moratoire qui devait
démoraliser certains de ses partisans mais qui n’entama pas l’amour
inconditionnel que lui vouait son peuple.




A
l’heure de sa mort comme il fallait s’y attendre ce sont ses
adversaires d’autrefois à qui la parole est donnée pour parler de son
génie littéraire, de son apport à l’identité martiniquaise, du
caractère universel de sa pensée etc.... etc....




Voilà que certains petits pseudo bourgeois le revendiquent même comme père
spirituel.




Et Voilà que ceux qui l’avaient mis autrefois dans un ghetto veulent le
mettre dans leur grand mausolée : le panthéon français.




Écoutons la volonté de Césaire qui nous invite à Cesser d’être le jouet
sombre au carnaval des autres.




Je
demande, à tous ceux qui comme moi sont issus de ce peuple de foyal qui
a bénéficié de la générosité et de l’altruisme de cet homme, mais aussi
à tous ceux à qui Césaire a restitué leur fierté et leur dignité de
nègre ne pas laisser le pouvoir colonial nous déposséder du Nègre
fondamental, père de la nation martiniquaise.




Césaire ne saurait reposer près d’hommes qui, tels Voltaire et Victor Hugo
entre autres se sont fait en leur temps les chantres du racisme anti noir et du colonialisme.




Après tant de souffrances, tant de sacrifices au service de son peuple, Aimé
CESAIRE doit rester près des siens en terre martiniquaise afin que tous nous puissions lui rendre hommage.




Exigeons qu’un monument soit élevé en son honneur, afin qu’il repose en paix
dans sa terre natale et que tout martiniquais puisse chaque 17 avril honorer sa mémoire.







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Hommage Aime Cesaire [direct] Martinique 18 04 08
envoyé par fullhdReady
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AIME CESAIRE

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